samedi 31 janvier 2009




Confusion et tiraillements. Je ne sais que faire. Ni quel bien choisir. Le mien, ou le sien?


Je me suis faite prendre au jeu à nouveau. Parce qu'encore une fois j'aurai tant de difficultés à me défaire de lui...

J'ai besoin de temps. Une fin d'histoire à deux, ça peut être beau?

Tout dans ma tête balance. Il n'y a pas de conclusion. Mon esprit ne s'arrête sur aucune issue.

J'ai mal de passer d'une solution à l'autre sans arrêt. Mal de m'étourdir et de lui faire subir mon vide.

Je ne peux plus être amoureuse.





mercredi 28 janvier 2009






Je regarde la tempête s'installer. Je vois des gens se démener avec le vent, des bambins alourdis de trente kilos de vêtements d'hiver sortir de la garderie. Je suis la neige des yeux, jusqu'en bas, mais elle arrive toujours avant moi. Je sens qu'un ciel aussi blanc m'ennuiera bien vite, je cherche ailleurs pour occuper mon esprit. Ce n'est pas ma fenêtre ni ce qu'elle me montre qui me divertiront. J'ai besoin d'éclats et j'attends trop. J'ai peur du dehors, je ne vois plus. Je m'en vais parce que j'écris toute seule, de toute façon.










vendredi 23 janvier 2009





Ça prend combien de temps avant que le vide nous tue d'y tomber trop vite?
Il faudra combien d'avis pour me convaincre que la vie c'est le top?
Je compte combien de jours avant de m'embarquer dans le vrai du vrai?
On passe combien d'années à trouver?
J'ai avalé combien de comprimés aujourd'hui?
Est-ce que je sais combien je t'aime?
J'écris «combien» et je pense «comment», c'est grave?
L'écoute se résume à combien de minutes par semaine?
La parole, à combien d'heures?
Il est passé par là combien de fois?
Il y a combien de flocons dans une tempête?
Et dans ma tête?
À combien sent-on le froid?
Les fous sont conscients de combien des réalités qui les entourent?
Un chat roupillonne à combien de reprises dans une journée?
Je m'accroche à combien de chimères, en ce moment?
Elle pense à moi combien longtemps?
Je serai seule dans combien d'années à venir?
Tout ça durera combien de temps?
On pleure combien de larmes en une seule crise?
Sait-on combien le vent peut être dur?





mercredi 14 janvier 2009




Je ne veux plus sortir de ma cabane, je veux t'écrire de foutre le camp et en même temps t'empêcher de t'éloigner. Sur du papier blanc cartonné, à travers la fenêtre, mes mots qui t'interdisent l'accès. Sur des ailes enrubannées, mon appel à l'aide mes frustrations mon désespoir ma grande peine, vers toi tout atterrit.

Je ne veux plus quitter ma cabane, je veux me nourrir de nostalgie et m'hydrater de torpeur. Ne parler qu'aux chats que j'aurai laissés entrer. Je veux voir ma vie filer plus vite, m'en débarrasser la donner. Ne pas la sentir ne pas l'aimer.

Je ne veux plus bouger ailleurs que dans cette cabane. Je veux l'animer, l'humaniser. La serrer dans mes bras, en faire plus qu'un simple endroit. Je la prendrai comme deuxième peau, comme étoffe comme déguisement comme masque comme étau. Je la laisserai m'asphyxier, je mourrai à ses pieds. Mes yeux rivés aux siens.




samedi 10 janvier 2009

Men I've slept with are getting married or having kids. I'm taking lithium twice a day.
The dude I wanted so much in high school is growing his hair long, and the one I had a crush on in my Spanish class traded his dreads for curls almost like mine.
My lost love has become serious, and thinking about him so often has become ridiculously pathetic.
I'm gonna buy myself dozens of pairs of Converse shoes, use the colors to pretend to be hip and cool.
I never change or dye my hair, hardly ever get a haircut at all:
I don't mess with what's on top of my head, only with what's inside.
I still have scars, all over my body, from when I dig under it.
I also have one on my right knee, from the time I fell off my bike and some biker chick came to help me clean the wound.
And another one near my right elbow, from the night a friend banged her beer against my drink. Some glass got stuck in my arm.
I need to row my boat. As fast as I can.
I don't get serious with you people. I just get lucky, from time to time.
Plus when I get bored, I can always vanish.
And dance on my two feet with two raspberry-flavored lollipops in my hands.

mardi 6 janvier 2009






Il est l'heure d'énumérer les choses que j'aime et que je n'aime pas! Pour ceux qui ne s'y connaissent pas ici, il s'agit d'un petit rituel de début d'année auquel je suis loyale depuis maintenant trois ans. Alors voilà, dans le désordre, et sans répéter ce qui a déjà été souligné, à moins que les données n'aient changé:



J'aime...
  • les versions originales (anglaises, surtout) au cinéma. Vive le Clap, parce qu'à Québec, c'est de plus en plus rare.
  • mon chat. Durant les trois semaines que j'ai passées à l'hôpital, il m'a davantage manqué que l'amoureux. Mais il faut dire que l'amoureux pouvait me visiter, lui.
  • l'amoureux (puisqu'on en parle...!).
  • choisir du vernis foncé et m'en peindre les ongles.
  • mon espace, mon appart À MOI! Et j'aime ses murs, ses couleurs, ses divisions, j'aime le décorer tranquillement, j'aime y vivre, y lire...
  • le psychiatre qui s'occupe de moi pour le moment. Il a une façon enviable de voir la vie et de la vivre. Ses deux externes m'ont bien plu aussi.
  • m'entraîner. Et pourtant, je ne croyais pas m'amuser autant! Tout le long de mon suivi externe, j'ai accès à la salle prévue à cet effet à l'hôpital, la même que durant mon hospitalisation. Je veux continuer à y aller et après, je compte me débrouiller pour faire l'équivalent chez moi ou ailleurs.
  • les photos. En prendre (merci à mes parents pour le super appareil!), en regarder, décider lesquelles iront dans mes cadres...
  • le chocolat chaud Signature Starbucks aux noisettes.
  • les produits chez Yves Rocher. Et m'y faire faire un facial. Et leurs rabais, et leurs cadeaux, et leurs surprises avec la carte fidélité.
  • Mes parents, mon frère, ma soeur. Ils sont tous venus me voir le mois dernier, malgré la distance, malgré leurs horaires, malgré bien des choses.
  • Pierre-Luc. Ouais, je l'aime lui. Il n'a qu'à être là pour que je me mette à rire ou à dire plein de conneries, ou encore pour que je sois moi-même drôle. Lui l'est tellement. Et il est là, à sa façon. Pis on se comprend.
  • la «douche» folie.
  • les pâtes au pesto.
  • la série Six Feet Under. L'amoureux et moi avons entamé la cinquième et dernière saison, et j'ai envie de pleurer à chaque réplique tellement c'est beau, tellement c'est vrai, tellement c'est méchant.
  • les secrets, sous certaines facettes.
  • les activités en plein-air. Quand j'y repense, j'ai vraiment adoré notre week-end en amoureux passé au Cap Jaseux. Je referais de l'hébertisme et de la Via Ferrata n'importe quand!
  • Martha Wainwright. En spectacle, elle est enlevante. Et si coquine!
  • voyager entre amis. Toronto was so great, we HAVE to do it again soon! NYC I say. Ou Boston.
  • la solitude, quand tout le reste devient trop lourd.


Je n'aime pas...
  • la (le?) tequila.
  • l'hôpital (psychiatrique). Ses corridors, ses règlements, ses horaires...
  • gaspiller.
  • les sacs en plastique. UTILISEZ DES SACS RÉUTILISABLES. Il y en a de toutes les couleurs, de toutes les textures, de tous les tissus, de toutes les grandeurs, des dépliables, des refermables, des chers et des pas chers, certains avec compartiments, d'autres avec des poches... Il n'y a plus d'excuse.
  • Me rendre à mes rendez-vous (psychologiques ou pour mon suivi). Je redoute toujours ces instants passés face à une autre personne, des fois à partir de la veille au soir. Ce qui est énervant, aussi, c'est que des fois, rendue là-bas tout se passe bien, ou à peu près.
  • l'attitude bourgeoise.
  • avoir peur.
  • craindre les gens.
  • être la seule à me souvenir.
  • les suites de suites. The Fast and the Furious 3 ou 4, très peu pour moi.
  • les prises de sang.
  • vomir.
  • manquer d'argent.
  • ma paresse.
  • ma fatigue.
  • mes pores.
  • les marques sur ma peau, gracieuseté de moi-même et de mon auto-mutilation.
  • puer. C'est ma phobie, de sentir pas bon.
  • le temps des Fêtes.
  • perdre le contact. Avec les gens, plus qu'avec la réalité, parce qu'avec la réalité, je trouve souvent que c'est bien mieux dans mes rêves.
  • devoir avoir un plan, devoir choisir une voie.
  • être évaluée. Les examens, les travaux, j'ai assez donné.
  • manquer de clarté. Parfois.
  • oublier des trucs qui pourraient s'ajouter à cette liste mais qui ne me viennent pas à l'esprit au moment de rédiger ladite liste.




vendredi 2 janvier 2009






Quand j'étais petite, je rêvassais des heures durant à propos de l'amour, de la parfaite princesse et des princes charmants, laissant de côté leurs armure et les munissant de tout ce qu'il y a de plus humain. C'était décidé: mon chevalier à moi n'en serait pas vraiment un, il serait imparfait et vrai.

Toujours lorsque j'étais petite, je me surprenais à envier mes cousins et cousines plus âgés qui amenaient leurs amoureux(euses) chez ma grand-mère le soir du 31 décembre. Je les surestimais, eux qui avaient quelqu'un à embrasser sur le coup de minuit. Je les trouvais teeeeeeeellement chanceux, et je souhaitais un jour trouver ce genre de complicité qui pousse deux personnes à se regarder dans les yeux, à se sourire et à se dire qu'il n'y pas d'autre façon d'être mieux.

J'ai été déçue, un soir où j'avais amené mon compagnon de l'époque qui ignorait tout de mes fantaisies de petite fille. Ma haine du temps des Fêtes s'est sans doute mise à grandir en ce début d'année 2006. Quand je me suis retrouvée seule, j'ai gardé pour moi mon romantisme quétaine et j'ai fait un voeu muet de non-attachement pour un temps. Et pour cause de gastro et d'humeur malade, j'ai eu la «chance» de me retrouver seule dans mon lit, soit entre deux états ou endormie, durant les deux réveillons suivants. Je n'ai pas vu 2007 ni 2008 arriver et c'était très bien comme ça.

Pour la présente période des Fêtes, j'avais à mes côtés l'amoureux idéal. Il m'a traînée à Thetford Mines et à Beloeil pour me présenter à sa famille. Il m'a suivie ici à Québec pour festoyer avec la mienne. Et même si je n'étais pas dans l'esprit des Fêtes, il m'a supportée et il ne s'est même pas sauvé. Mais voilà, il y a un hic. Je me suis empoisonnée, sûrement. Je ne vois plus rien à deux, et j'en suis venue à craindre le décompte du 31 et cette seconde qui suit le coup de minuit et où tout le monde embrasse son plus proche voisin. Les voix étaient trop fortes, je ne voulais pas y mêler la mienne. Je ne savais plus compter, ni regarder dans les yeux, je savais juste pleurer et marmonner «J'aime pas ça» comme une enfant. L'amoureux m'a pourtant embrassée, il m'a serrée. A pris mon visage de ses deux mains, m'a embrassée encore. Moi qui avais mon prince à mes pieds, je rêvais d'un igloo et de solitude.

Cette année, je veux VRAIMENT ma cabane en bois rond pour Noël. J'y tiens.