mardi 27 décembre 2011

Ah oui :


«Elle roule toujours un long filtre entre ses doigts. Elle finira mal. Crèvera dans le ruisseau. En attendant elle est amusante.»

- Edouard Limonov, «La fille de Madame Angot» dans Journal d'un raté, Albin Michel, p. 28


Merci MHV de me faire lire cet homme.






lundi 26 décembre 2011







Oui Ignacio, si tu mets ta patte dans un bain rempli d'eau, tes coussinets, ils seront mouillés par après. Et si, quelques minutes plus tard, tu décides de refaire exactement la même chose, le résultat sera le même. Pas la peine de me regarder avec ces yeux-là, je te le dis : c'est comme ça.

Ce qu'il est craquant, ce chat.










jeudi 22 décembre 2011






J'ai tiré sur un fil qui se logeait dans mon ventre. Ça faisait longtemps. J'ai creusé pour l'extirper, le séparer de ma peau. Sous mes yeux il a disparu, sous mes yeux il s'est enlevé sans que je le voie sortir. Aucune victoire sur le trait. Mais le noir n'y est plus.

J'ai tiré sur un fil. J'ai écorché ma peau. J'ai laissé tomber quand il s'est évaporé. Le fil, le trait, le noir. À la place, il y a une tache rosâtre, un creux de honte, une preuve que mon outil de métal est passé par là. Ça brûle un peu. Mon ventre, il brûle un peu.






mercredi 21 décembre 2011

Le jeune homme est entré dans la librairie, s'est tout de suite dirigé vers le fond. Il regardait un peu partout, voyait sans doute tout et rien en même temps. Il s'est approché de moi et s'est empressé de s'excuser de sa question «idiote» (j'aime ça les questions idiotes moi) puis m'a demandé :

- Est-ce que [faovahughae]-Paul est à vendre?

Je n'avais pas tout saisi, alors je croyais qu'il voulait savoir si notre Paul en carton, à l'effigie du personnage du même nom de la série de bandes dessinées de Michel Rabagliati, était à vendre.

- Non, malheureusement. C'est un article promotionnel donné aux librairies et nous, notre Paul, on le garde précieusement.

Il m'a souri puis remerciée. Il est allé fouiner du côté des livres d'art et des essais pendant que je reformulais sa phrase dans ma tête. Puis j'ai allumé :

- Avez-vous dit l'écharpe de Paul?

- Oui, c'est ça, oui. Je la trouve magnifique.

L'écharpe en question, je l'avais mise autour du cou de Paul pour qu'il fasse un peu plus «hivernal», voire «temps des Fêtes», comme j'avais fait l'an dernier avec un autre de mes vieux foulards. Celui de cette année, je l'avais gagné durant une soirée au pub étudiant de mon ancienne université et je ne l'avais jamais porté. Trop «classique» pour moi.

- Oh, mais alors, vous pouvez la prendre!

Ses yeux se sont agrandis d'un coup. Je venais de faire sa journée (ou sa semaine, son mois peut-être).

- Je croyais que vous parliez de Paul. Paul, lui, on le garde, que je lui ai dit à la blague en me levant pour me diriger vers la vitrine.

Il a bafouillé un peu, semblait très reconnaissant. Quand je lui ai tendu l'écharpe, il l'a tout de suite mise à son cou en murmurant :

- Je la trouve superbe...

Il avait trois ou quatre sachets de thé dans les mains. Il m'a remerciée en m'en donnant un :

- Thé chaï?

J'ai éclaté de rire en lui disant que ce n'était pas nécessaire, il m'a fait signe de garder le petit paquet. On a échangé sourires et derniers mercis puis il est parti.

Je crois que je l'ai eu mon Noël, moi.












mardi 20 décembre 2011







Choses qui sont sûrement là pour faire chier, et rien d'autre :

  • les rouleaux de papier d'aluminium;
  • le mauvais timing;
  • le gouvernement;
  • les sondages au téléphone;
  • le temps des Fêtes;
  • les factures;
  • les files d'attente;
  • les trous de mémoire;
  • la constipation (dans tous les sens du terme);
  • les produits périmés;
  • les hommes intéressants déjà pris;
  • les persuadés-d'être-plus-fins-que-les-autres;
  • la valeur nutritive de tous les trucs bons à manger mais mauvais pour la santé (et/ou la ligne);
  • les annonces (quand c'est pas la télé tout court);
  • un problème technique, ou n'importe quel bug d'ordi/appareil quelconque;
  • la pluie en hiver;
  • les points noirs;
  • la tapeuse à la librairie;
  • la musique de Noël;
  • mes poils;
  • les objets qui tombent (faut se pencher pour les ramasser, se relever... Arrgghh, quelle plaie);
  • les bris;
  • le vernis qui ne reste pas;
  • un bain pas assez chaud;
  • les gens qui parlent beaucoup trop fort au cellulaire lorsqu'ils sont dans un endroit public et/ou transport en commun;
  • se renverser un liquide dessus, ou de la nourriture, ou peu importe, et tacher ses vêtements;
  • rater l'autobus (surtout si c'est de, genre, 3 secondes, et qu'il vous passe dans la face);
  • les SPM, ou tout comportement passé sur le dos de ce phénomène (ça nous fait chier aussi, oui);
  • perdre ses affaires (ou juste ne pas se rappeler où elles sont);
  • manquer d'un ingrédient au moment d'entamer une recette;
  • finir le rouleau de scotch tape en commençant à emballer des cadeaux;
  • les hommes qui refusent de danser;
  • la non-réciprocité;
  • geler;
  • les maladies;
  • la musique imposée;
  • les best sellers qui ne le méritent pas;
  • les gens publiés uniquement parce qu'ils sont déjà connus (et si leur livre devient un best seller grâce à ça, je ne réponds plus de moi-même);
  • engraisser;
  • mon nez qui coule et/ou qui saigne à 83% du temps;
  • une invasion de fourmis, ou de coquerelles, ou de punaises de lit, tiens...




mercredi 14 décembre 2011

J'ai envie de faire plein de listes, ces temps-ci. Alors je me gâte. Par contre, je les sens incomplètes, inachevées. J'y reviendrai peut-être plus tard. En voici tout de même une autre, la deuxième du mois :


Expressions que j'aime
  • «À la revoyure!» - C'est l'ami Phil qui me l'a adressée pour la première fois, il y a quelques années, tandis qu'on jasait sur MSN (la belle époque). Bizarre que je ne l'aie pas entendue plus tôt, m'enfin...
  • «péter sa coche» - Me semble que ça exprime très bien ce que ça veut dire.
  • «Gousse d'ail!» - Empruntée de mon ami Pierre-Luc, c'est une exclamation, du genre «Mon doux!».
  • «sans crier gare» - Peut-être juste parce que j'aime le mot «gare».
  • «Plaît-il?» - Je l'ai déjà mentionnée, je crois.
  • «couler un bronze» - Merci Félix de m'avoir mise en contact avec cette expression qui donne un peu de classe à l'action de déféquer.
  • «Où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir» - J'ai passé trop de périodes à être gênée dans'vie. Je sais donc que c'est pas mal vrai.
  • «Fouille pas.» - C'est mes grands-parents paternels qui me disaient ça quand j'étais petite et que je cherchais quelque chose ou que j'avais besoin d'aide pour assembler quoi que ce soit. C'était leur façon de me dire d'attendre un peu, qu'ils s'en venaient m'aider.
  • «que dalle» - Expression typiquement française qui me plaît bien.
  • «Bout de viarge!» - Je l'avais oubliée celle-là, merci à Stone de m'y avoir fait penser.
  • «Douche froide» - Celle-là aussi je l'avais oubliée. Pierre-Luc m'a rappelée à l'ordre. Ça vient de lui aussi.


Expressions que je n'aime pas

  • «Dieu sait que...» - Non. Dieu sait rien de nous autres, encore moins sur moi.
  • «Je veux pas être méchant/plate, mais...» - J'en ai déjà parlé. Si tu commences une phrase comme ça, c'est que ta remarque va forcément être méchante ou plate. Assume ou bien tais-toi.
  • «À la bonne heure!» - En fait, cette expression me laisse plutôt indifférente. Mais ça fait un peu pompeux, je trouve.
  • «Sans façon» - Un peu la même chose qu'avec l'expression précédente. Et on dirait que ça ne dit pas vraiment ce que ça veut dire.
  • «le b.a.-ba» - Ça m'a pris tellement d'années à comprendre ce que ça signifiait...






jeudi 8 décembre 2011






Des fois, c'est ce qu'on ne fait pas qui nous distingue. Je traîne depuis de nombreuses années certaines lacunes, c'est-à-dire qu'il me manque certaines habiletés qui semblent pourtant acquises par la grande majorité des êtres humains. J'avoue donc ici ces banalités que je n'ai jamais réussi à accomplir. Vous aurez compris que je ne parle pas de pirouettes, cascades ou prouesses (physiques ou intellectuelles) époustouflantes, mais bien de gestes ordinaires. Il doit y en avoir d'autres, mais pour le moment, je partage les plus évidentes.



Choses que je suis incapable de faire :

  • Souffler des ballons. Genre des ballounes de fête, là. Jamais été capable d'en souffler ne serait-ce qu'une seule de toute ma vie.
  • Déchirer un emballage de plastique avec mes dents. Je ne déchire rien avec mes dents, en fait, sauf la nourriture (et encore).
  • Descendre d'un vélo en posant le pied droit par terre en premier, mais du côté gauche. Comment vous faites?!
  • Freiner avec des patins. Je me suis d'ailleurs déjà cassé une dent en essayant, il y a sept ou huit ans. Le plus étrange, c'est que c'était la dernière du fond de la rangée d'en haut, à droite. Même mon amie qui m'a vue tomber - et qui en braillait de rire, malgré que je saignais et tout - n'a jamais compris comment j'avais réussi à atterrir de sorte que c'est cette dent-là qui a cassé en deux. J'ai le souvenir encore de sentir ma mâchoire sur la glace et je me dis que ça devait être de toute beauté, cette chute. Les Ice Capades en délire.





mercredi 7 décembre 2011






Splendide Feist. Merveilleuse, merveilleuse Feist. Et un petit brin espiègle, en plus! Sublime Feist, vraiment. Sa créativité m'épate. Hier soir, au Grand Théâtre, elle a livré presque l'entièreté de son nouvel album, Metals (que j'apprécie mille fois plus maintenant, d'ailleurs), et a su réinventer plusieurs de ses succès, dont Mushaboom, Honey Honey, et I Feel it All (ma préférée). Enfin une artiste dont je pourrais écouter et regarder les performances live sans me lasser (je suis du genre à préférer les enregistrements studio). Et elle n'oublie rien hen, elle nous gave autant les yeux que les oreilles, s'entourant de gens tout aussi talentueux qu'elle dans leur domaine. Les images, l'éclairage... Toute la mise en scène est bien pensée. Et pouce en l'air à ses «Mountain Men», ses choristes, qui jouent de leur voix de façon remarquable, tout comme la grande dame à l'avant de la scène. Des arrangements impeccables, une superbe utilisation de cet instrument naturel comme on en entend si peu souvent de nos jours, il me semble. C'était déjà la deuxième fois que je la voyais en concert et, si sa tournée ne venait pas de se terminer avec le show d'hier, j'y retournerais ce soir, dret-là!

Pour vous donner une idée, voici :




dimanche 4 décembre 2011

Je ne lis pas assez vite
Je n'écris pas assez
Je ne le vois pas
Je ne sais
Je n'
Je
Je oui
Je sens sous
Je suis de près
Je rédige le fond
J'y reste, j'accumule tout

jeudi 1 décembre 2011





Ce matin, alors que j'étais dans un Tim Hortons afin de m'acheter de quoi bouffer, je me suis mise à réfléchir (c'est dans ces endroits que toutes les grandes idées naissent, croyez-moi). Je pensais à des traductions de films (de l'anglais au français) et j'ai rapidement ciblé la phrase «Leave me alone!», habituellement traduite par : «Laisse-moi tranquille!». Je me suis rappelé d'une scène en particulier dans le film Kindergarten Cop (oui oui, ce film avec Arnold Schwarzenegger), où la demoiselle en détresse repousse Arnold du coude en lui lançant cette réplique. J'ai eu la «chance» de voir la version française peu de temps après, j'ai donc pu faire le rapprochement entre les deux phrases et les associer (c'est un peu comme ça que j'ai appris à parler anglais, moi), ce passage m'étant vraiment resté en tête. Je ne comprenais pas trop pourquoi elle refusait qu'il l'aide. Je la trouvais forte (culottée? épaisse?) de vouloir se sauver de son ex-mari cinglé sans accepter la collaboration de la police et, par extension, de celui dont elle tombait amoureuse (un grand film, vraiment). Pour en revenir à ce matin, j'ai voulu comparer, sans aucune notion de traduction et/ou linguistique quelconque, et j'en suis venue à ce constat : les francophones préfèrent qu'on leur foute la sainte paix, tandis que les anglophones, eux, veulent qu'on les laisse seuls.

... Tirez-en vos propres conclusions.








mercredi 30 novembre 2011







Bon. C'est rare que je fais dans le message d'intérêt public, à saveur sociale ou d'actualité, mais là je me lance, parce que bon, ça me touche. Et ayant vécu le début de secondaire que j'ai connu, ben je me sens concernée.

J'en ai croisé des baveux. On m'a traitée de noms. On m'a ri en pleine face. Au secondaire, au tout début, je fittais pas du tout. Ça en dérangeait une coup', y faut croire, parce qu'ils se gênaient pas pour me renoter tout ce que j'avais de différent d'eux. C'est devenu rough, mais je suis consciente que j'ai pas connu le pire. On m'a jamais touchée. C'en est pas venu aux coups, on m'a rien pris, pas d'argent, rien. Mais j'étais pas bien.

Ma chance à moi, c'est d'avoir eu des parents et des vrais amis qui étaient là. Ils comprenaient peut-être pas toujours pourquoi je pleurais, mais j'étais pas toute seule (même si des fois c'est comme ça que je me sentais, toute seule en chien). Je suis passée au travers, et c'est devenu mieux, sans que je sache pourquoi ni comment. Ce que j'ai réalisé (et ça prend ben juste de l'avoir vécu pour s'en rendre compte), c'est que ça s'améliore. Les gens vieillissent et toi aussi. À l'adolescence, tu sais pas ce que t'es et les autres non plus. Ils se cherchent autant que toi. Passe par-dessus l'école et embarque dans la vraie vie. C'est vraiment plus vivable après le foutu secondaire (ou même le primaire... les enfants peuvent être vraiment méchants). On dirait qu'avec l'âge, c'est moins important de porter LA marque in, et ça le devient moins si t'as le nez croche ou pas. Mais c'est encore drôle, y'a des adultes cons, mais ça c'est une autre histoire. Pis je le sais, c'est long en criss, attendre que ça passe : ma première année au secondaire fait partie des pires de ma vie, et elle m'apparaît plus longue que les dix dernières qui viennent de s'écouler. Ah pis tout ça, George dans Grey's Anatomy le dit vraiment mieux que moi.

J'ai pas de solution. Je vais dire comme tout le monde : parlez-en, agissez. Et peut-être qu'un jour, c'est l'intimidation qui sera out. Ça sonne cliché, mais c'est ce que je souhaite.










mardi 29 novembre 2011






Inconstance de l'événement

T'as plusieurs cordes cordes arc

Déguisement d'ongles Déguisement d'ombres

Temps de rupture
Temps de vent nous
Tant de vent devant nous

La la la la - Ha ah ah

Brutale confirmation

Joli tourne-disques
Jolie tourne la tête

Direction

Attention

Je signe le feu la comédie le trop-plein

Je dors
DORS
Il dort

J'aurais voulu l'isoler

Prendre et lessive
Esquive





dimanche 27 novembre 2011

Dimanche on se rafistole.
Lundi on en a envie mais on ne le fait pas.
Mardi on persécute.
Mercredi on divise.
Jeudi on recommence du début.
Vendredi on lâche tout.
Samedi on perd et on oublie.

Dimanche on cherche, on tente, on échoue.
Lundi on n'a rien appris.
Mardi on se crée des besoins.
Mercredi on profite.
Jeudi on passe aux aveux.
Vendredi on regrette.
Samedi on se réchauffe, c'est pour la vie.

dimanche 13 novembre 2011




Je reviens de chez mes vieux. J'y suis restée deux jours à peine, question de voir comment ils se portent, parce que des fois c'est à notre tour de prendre soin d'eux, mais aussi pour me faire faire des petits plats. Et ça a marché, mais je dirais qu'il y a plus eu du deuxième que du premier. Va falloir me reprendre.

Quand je suis là-bas, j'en profite parfois pour fouiller dans les garde-robes, voir ce qui traîne dans les boîtes, question de saluer les reliques du passé ou je sais pas quoi. Cette fois-ci, je cherchais un objet en particulier, alors je me suis mise à la tâche malgré toutes les embûches qui se trouvaient sur mon chemin (c't'idée de condamner une porte!). J'ai tassé tous les trucs qui me barraient l'entrée du placard du sous-sol, qui est lui-même rendu un entrepôt de débarras. Mais passons, si ma mère lit ça ça va le lui rappeler et elle va sombrer dans le désespoir, comme à toutes les fois qu'elle passe dans cette grande pièce qui autrefois accueillaient nos jeux, à ma soeur, mon frère et à moi (et à nos amis aussi, hen). La garde-robe, donc. Remplie de nos jouets. Poupées Barbie, balles, ballons, blocs Lego, figurines GIJoe, pièces de Mécano, Polly Pocket (du temps où ça fittait vraiment dans une poche, pas comme celles d'aujourd'hui), Quints, déguisements, toutous... J'ai passé à travers tout ça en ayant l'impression de voir les années 80 et une bonne portion de la décennie 90 en accéléré. J'ai retrouvé ma pouliche dromadaire/chameau (je ne rentre plus dans ce débat-là moi), que j'ai ramenée à Québec, et j'ai aussi déniché un super sac de cuir brun que ma mère s'était acheté à Loretteville dans le temps, dans un Paris 5-10-15 qu'elle m'a raconté. Avec ça, je vais pouvoir me pavaner au Urban Outfitters et je n'aurai rien à envier à leurs modèles (dont la plupart coûte environ 80$)! Bon, tout ça pour dire que je n'ai pas trouvé l'objet que je cherchais. Une petite sacoche, en fait. Qui vient avec une anecdote.

Il y avait ce magasin où parfois nous allions - je me demande encore pourquoi d'ailleurs, il me semble que nous ressortions toujours les mains vides. Cet endroit, qui se spécialisait en vêtements pour hommes et pour dames, chaussures et jouets, me donnait l'impression d'avoir été figé le jour même de son ouverture, qui eut lieu autour de 1938, si on se fie à ce site. C'est sûrement le magasin le plus défraîchi qu'il m'ait été donné de visiter. Mes souvenirs me rapportent des planchers d'un blanc poussiéreux et des murs semblables, tous les articles étaient grisâtres, statiques, comme si nous n'étions pas les seuls à ne jamais rien acheter. Dans ma petite tête, le stock ne se renouvelait jamais. Les ensembles étaient tous bruns ou gris. Les mannequins m'intimidaient, les employés étaient vieux et tout était laid. Et il fallait voir le sous-sol, où tous les jouets étaient rangés. Ils étaient tous vieux d'au moins dix ans, on ne pouvait les trouver nulle part ailleurs, plus personne ne les tenait. Il y en avait qui me plaisait quand même, comme les Piteux pitous (mon frère en avait déjà eu un à leur sortie sur le marché mais on ne m'en avait pas offert à moi... Je me suis rattrapée plus tard). La place était sombre, et ma mère n'aimait pas y aller, parce qu'il y avait toujours une dame qui nous suivait en bas pour nous surveiller scrupuleusement. Ça devait la mettre mal à l'aise, et maintenant que j'y repense, je déteste moi aussi me faire checker à outrance quand je magasine.

Une bonne fois, j'étais seule avec ma mère et nous faisions les courses. Nous étions entrées dans le Hutman's en question et je voulais absolument aller voir les jouets en bas. J'ignore si nous sommes descendues cette fois-là, mais je me souviens m'être mise à quémander une surprise, que ma maman m'a refusée. Un monsieur, un employé sans doute, devait nous avoir entendues puisqu'il s'est approché de moi et m'a offert une sacoche en velours cordé brun (bien sûr), une sacoche de madame mais pour petite fille quand même. Je me souviens l'avoir trouvée laide, avoir hésité mais l'avoir acceptée quand même, encouragée par ma mère (maintenant que j'y pense, c'était sûrement un employé sinon j'imagine qu'elle n'aurait pas voulu que je prenne un présent d'un parfait inconnu, tout bonnement comme ça dans le magasin le plus louche de la ville). Je l'ai très peu utilisée. J'ai à peine joué avec. Mais là, quoi, 18 ou 20 ans plus tard, j'aimerais bien l'avoir, cette sacoche. Elle serait parfaite avec plusieurs de mes kits. Mais voilà, ma mère l'a peut-être donnée, vu mon absence d'intérêt pour le sac en question.

Si je pense trop à cette histoire, je ne jetterai plus rien. Au cas où quelque chose qui ne me plaît pas, ou plus, se mette à me plaire plus tard. Ça explique sûrement déjà pourquoi je garde mes vêtements un minimum de cinq ans. Mais eux je continue de les porter pareil. C't'idée aussi, les modes, de revenir par cycles.

Pour compléter ce retour en arrière, sur le chemin du retour, j'ai eu envie d'entonner de grands succès-souvenirs qui ont marqué la fin de mon enfance et le début de mon adolescence. Ma soeur et moi avons donc chanté en choeur tous les greatest hits des New Kids on the Block et des Backstreet Boys. Oui oui. Ils y étaient tous, oui. Juste du plaisir!






vendredi 4 novembre 2011






Une variante de la liste qui risque de connaître d'autres éditions dans le futur. Parce qu'on s'entend que la langue, elle est fournie. Et que je ne peux pas tout rapporter en une shot. Alors voilà, les mots que j'aime et ceux que je n'aime pas, que ce soit pour leur sonorité, leur connotation, ce à quoi ils réfèrent, ou pour une tout autre raison qui ne me vient pas en tête dans le moment.


Mots que j'aime :

  • ultime. Ça sonne tellement grave et fataliste, je trouve. Comme «l'ultime biscuit» que l'on peut (pouvait?) acheter dans la grande salle en bas, le Repère des Chevaliers ou je ne sais trop, au Village Valcartier. Je me souviens aussi que j'avais réussi à plugger ce mot dans un examen de Genres littéraires II... Mon ami Pierre-Luc et moi nous amusions beaucoup à insérer toutes sortes de mots inhabituels dans nos travaux;
  • se bidonner. Quel verbe amusant!
  • furax. Ça amène l'émotion à un niveau supérieur;
  • bâtard. Mon patois de prédilection, pour le plus grand malheur de ma mère, qui trouve que ça ne fait pas très féminin. Je crois qu'elle n'apprécie guère mes «bout de viarge!» non plus;
  • moumoute. Ou mammouth. Je crois que c'est la syllabe -mou. J'aime dire «Mou-mou!» au lieu de «Mon Dieu!» ou «Mon doux!» parfois;
  • rêver. Qu'y a-t-il de mieux à faire, vraiment?
  • connard. Je crois l'avoir déjà dit dans une liste précédente. Ça a de l'impact;
  • moult. Un peu de la même espèce qu'ultime;
  • secret. On en a tellement;
  • moche. Et aussi mocheté;
  • propulser;
  • poulpe. J'avoue que c'est en découvrant le blog Un Jour Avec que je m'en suis rappelé;
  • foutre. Le verbe. Comme dans «Fous le camp!» ou «Fous-moi la paix!». J'aime aussi beaucoup foutu.


Les mots que je n'aime pas :

  • vagin. Je pense que je ne suis pas la seule (Saviez-vous que les femelles marsupiaux en ont deux? Sérieusement);
  • menstruations. Et tous ses dérivés. Je suis du genre à employer toutes les métaphores possibles pour éviter d'utiliser ce groupe de mots, comme «Ce temps du mois où on me rappelle que je suis une femme...»;
  • raser. Surtout si on parle pour une fille. Un gars qui se rase, ça me va. Mais se raser les jambes, ça sonne pas chic, pour moi. Je ne peux pas vraiment l'expliquer, et de toute façon, je m'épile moi, alors (épiler non plus, je trippe pas...);
  • jarret. Surtout si le -a a un accent circonflexe très souligné dans la prononciation : «Un beau jââârret d'agneau»...;
  • bobette. Et tous les mots qui finissent en -ette;
  • caleçon. Mais j'admets que l'emprunt de la langue anglaise, slip, est encore pire;
  • brassière. J'ai vraiment quelque chose contre les noms de sous-vêtements. Je les trouve tous ringards et à connotation «petite culotte de matante». Je préfère dire tout simplement «dessous»;
  • bru. Une autre bonne raison de ne pas me marier, je refuse d'être la bru de qui que ce soit;
  • grue. En plus y'a un pauvre oiseau qui porte ce nom;
  • crotale. Ça aussi y me semble l'avoir déjà mentionné;
  • frencher. Ou comment gâcher les images et les souvenirs que je me fais d'un geste si agréable. Pour moi, frencher, ça implique toujours trop de langue.



jeudi 27 octobre 2011





Je n'aime pas porter des bas. Je n'en ai pas mis non plus, avant de partir, cet après-midi. Mauvaise idée. Je sais, vous vous dites c'est octobre, mais j'avais des ballerines et il y en a qui osent encore la sandale romaine ou même la gougoune, à ce temps-ci de l'année, alors hen.

Je suis partie, petits souliers aux pieds, beau soleil, foulard et verres fumés. Je voulais me rendre de l'autre côté de la rive (la Saint-Charles elle divise tout) mais le pont était trop loin et je n'avais pas envie de faire le détour alors je me suis dit qu'est-ce qu'un peu d'eau, elle était basse en plus, la Saint-Charles. Autre mauvaise idée.

Alors me voilà, traversant la rivière à grandes enjambées. J'avais sous-estimé sa profondeur et sur-estimé la température de l'eau. Je n'étais pas rendue au quart de la distance à parcourir que j'étais trempée jusqu'aux épaules et que je les avais perdues, mes ballerines. Elles sont restées prisonnières de la vase et j'ai bien failli y rester aussi. Je me suis dit que je devrais peut-être rebrousser chemin puis j'ai pensé que suffit que j'avais entamé le projet, aussi bien le rendre à terme. Ouais, c'est ça : mauvaise idée.

À mi-chemin, le héron à qui j'avais rendu visite quelques fois cet été s'est mis à se moquer de moi. Sans rien faire pour m'aider. Il me semble qu'il aurait pu, je sais pas, me prendre dans son bec, s'envoler et m'apporter saine et sauve sur l'autre rive (mon poids et la capacité d'un héron à le soulever sont des données que j'évalue faussement (surtout en situation de crise (c'en était une))). Mais non. Comme pour faire exprès, une tribu de mouettes est venue se poser près de l'effronté pour rire de mon malheur (ok, ma niaiserie).

Finalement, je n'ai pas rejoint l'autre rive. Un homme est venu à ma rescousse. Il croyait que j'étais en train de me noyer. Je lui ai expliqué que je savais très bien nager mais il m'a regardée avec un de ces airs... Je ne pense pas qu'il m'ait crue non plus quand je lui ai dit comment je me suis retrouvée au milieu de la rivière, nu pieds. Il m'a donné ses bas, pour que je puisse rentrer sans trop me faire mal. Il m'a dit de bien faire attention à moi, puis il est parti de son côté, chaussé de ses Converse toutes mouillées (ok, il était tout mouillé). Et moi je suis retournée chez moi, avec seulement des bas dans les pieds.





dimanche 23 octobre 2011





T'as aucune idée de ce que t'as entre les mains jusqu'à ce que quelqu'un d'autre te le prenne. Ça s'applique dès la garderie et ça tient jusque dans le monde adulte. Comme au lit, par exemple (ou les histoires d'amour, si vous préférez).

Pour certains, partager est un plaisir. D'autres se foutent de savoir ce qu'ils ont échappé et qui s'est penché pour le ramasser. Et il y en a qui chignent et ragent de perdre leur joujou, surtout si c'est au profit d'un autre.

T'as vraiment aucune idée de ce que t'as entre les mains jusqu'à ce que quelqu'un d'autre te le prenne.

Des fois c'est pour te rendre compte que ça en valait pas le coup. D'autres fois c'est pour te donner une bonne raison de te traiter d'idiot (ou de conne). Et parfois c'est juste pour t'apprendre à vivre.














dimanche 16 octobre 2011






Mine de rien, ce blog a cinq ans. C'est grâce à Manu s'il existe. C'est lui qui m'en a donné l'idée et qui m'a aidée à le créer. C'est aussi à cause de mon ex (maintenant ex-ex) si j'ai débuté le tout. C'est de lui dont je parle, au tout début, c'est de lui dont je voulais me libérer. Après tout ce temps, je peux dire que c'est le cas, mais je me demande encore régulièrement ce qu'il advient de lui. Il m'a déjà avoué me lire, j'ignore s'il le fait encore. Et puis je me demande si on peut vraiment se défaire de quelqu'un qu'on a aimé à ce point. Sans doute que non.

Il y a cinq ans, j'en avais vingt-et-un et je prenais une première pause des études parce que ma tête flanchait. J'ai repris en force durant l'hiver, seulement pour tout abandonner l'automne suivant. Entretemps, j'avais nourri ce blog, m'étais gavée d'expériences sociales/amoureuses/relationnelles et on m'avait donné une place sensationnelle au sein d'une équipe qui l'est tout autant dans une petite (mais la plus grande à mes yeux) librairie indépendante.

Et depuis ce temps-là, j'ai eu des chats. Mon propre appart. Je suis arrivée dans le quartier Saint-Sauveur et je ne l'ai plus quitté. Je me suis inscrite à Facebook. Je me suis arraché quantité monstre de poils à m'en faire mal, à m'en laisser des marques. J'ai voulu en finir, souvent. À répétition. Je suis à nouveau tombée amoureuse, peut-être une ou deux fois, mais une grosse fois surtout. J'ai ensuite vécu la pire rupture de l'histoire des ruptures, qui s'est étalée sur plus de deux ans. J'ai eu plusieurs (trop) de crushs. J'ai charmé et j'ai été charmée (conquise, même). Souvent par celui qu'il ne fallait pas. J'ai mis de côté mon manuscrit à l'en oublier parfois, mais j'ai toujours écrit ici. Je le fais aussi pour la revue Les Libraires, et beaucoup pour le blog de la librairie. J'ai subi deux séjours à l'hôpital psychiatrique, j'ai passé deux mois en béquilles à cause d'une entorse qui s'est transformée en phlébite. J'ai fait couper mes cheveux, que je portais longs depuis plus d'une décennie, assez pour que ça paraisse. Je n'ai pas assez voyagé, mais j'ai lu. Lu et lu. J'ai recommencé à me vernir les ongles, comme au secondaire. J'ai attendu, j'ai espéré. Je me suis traitée de conne. J'ai marché, j'ai nagé, j'ai englouti une quantité honteuse de poutines, j'ai engraissé. J'ai côtoyé le jet-set littéraire (si on veut). J'ai perdu des amitiés et d'autres se sont tissées. J'ai rencontré les gars de The Freatz et je vénère ce groupe depuis (en show à l'AgitéE le dimanche 23 octobre prochain, wink wink). J'ai ri, j'ai ri... J'ai pleuré et j'ai ri. Je pleure encore et je ris toujours.

Mais tout ça, vous le savez ou à peu près, parce que je vous l'ai relaté ici. Ok, bien souvent sans que vous sachiez vraiment de quoi je parlais, mais bon. Je crois que j'ai une propension à faire l'incomprise. Loin de moi l'idée de vous dire si je suis satisfaite ou non de ce qui s'est passé durant les cinq dernières années, de ce que j'ai accompli et tout. J'ai juste fait des choses. Pis pas assez d'affaires.







samedi 8 octobre 2011






La fin de semaine, moi, je dors beaucoup trop. Voilà ce que je fais. Et le vendredi soir, c'est plutôt rare que je sors, même si des fois je me dis «Bouge-toi un peu, c'est vendredi soir!». L'envie de faire quelque chose entre amis me prend toujours plus le mercredi ou le jeudi. Ou le lundi, même. Hen, pourquoi est-ce qu'on ne s'éclate pas le lundi?

Quand c'est une fin de semaine de trois jours, je dors encore plus. Je n'en profite pas pour planifier un voyage à l'extérieur de la ville ou mille activités palpitantes, parce que je n'ai pas d'argent et aussi parce que je ne les vois jamais venir à l'avance, ces congés allongés. Alors en gros, je dors.

Je n'ai aucun talent pour saisir le parfait équilibre entre planifier des trucs et les proposer sur le coup. Organisation ou spontanéité? C'est que tout le monde y va de son mode préféré. Et moi je n'en ai pas. J'aime bien savoir à peu près à l'avance mais pas tant, mais j'adore aussi quand on me surprend avec un projet venu de nulle part.

Fuck les jours de la semaine et leur convention collective. Et moi je dis : pas étonnant qu'il y ait autant d'accidents. Chacun y va à son rythme. Et on serait sensés se rejoindre à quelque part? Meh! Chapeau à ceux qui ont trouvé leur tempo de groupe. Moi je m'en retourne dormir (ou pas).





vendredi 7 octobre 2011


Tadadam : la liste du mois (avec encore une nouvelle variante)!


Ce qui me gêne :

  • retourner un produit défectueux/périmé avant la date inscrite ou un repas au resto. En fait, je me rappelle l'avoir fait seulement une fois, et c'était il y a tout récemment, il s'agissait d'un carton de lait au chocolat au goût et à l'odeur douteux;
  • envoyer un texte pour le libraire. J'ai toujours peur que Josée-Anne trouve ça poche!
  • me lever durant un cours ou une présentation, disons pour aller aux toilettes. À 26 ans, je commence à peine à me le permettre;
  • pénétrer dans la zone de longueurs à la piscine où je vais faire des bulles. J'ai l'impression d'entrer dans un espace de champions où je dois nager avec une bonne technique pour avoir le droit d'y rester. Pour ça que préfère bouger à côté;
  • prendre des photos. Je suis soudainement beaucoup trop consciente de mes mouvements, et j'ose rarement m'avancer pour capter une image, je sens trop que les gens autour peuvent me regarder faire et juger mes gestes d'amatrice. Juste demander la permission de prendre une photo, je trouve ça gênant;
  • mon chien, qui grogne même après sa propre ombre. En fait, c'est rendu le chien de mes parents maintenant (!);
  • aller à la buanderie. J'aurais eu besoin d'y aller à une ou deux occasions, mais j'ai préféré faire tout un trajet avec mon linge sale et me rendre chez ma soeur pour faire mon lavage en paix;
  • mon manuscrit. Misère.

Ce qui ne me gêne pas :

  • offrir des macarons à l'effigie de pénis et de seins aux gars du Quartanier. Éric, lui, n'a pas osé;
  • porter lesdits macarons, qui ont été faits pour promouvoir le livre Pour en finir avec le sexe, de Caroline Allard et illustré par Iris, même au travail (les réactions sont absentes ou mitigées);
  • parler de sexe;
  • danser. Donnez-moi un certain temps de réchauffement et je vais y mettre ma vie;
  • tout ce qui n'a pas été mentionné dans la catégorie précédente, à moins d'un oubli de ma part. Dans ce cas vous ne le saurez jamais, ce qui franchement me gêne.

lundi 26 septembre 2011






C'est que l'automne ne veut pas y être. Je suis sûre. C'est que je danse toute seule, je n'ai pas le choix.
Il y a quelques petits coups qui me disent d'effacer. Des envies qui me promettent de tenter ma chance.
Elle avait trop de temps et pas assez de calme. Pas assez de voix.
J'admire leur instinct. Quelque chose les pousse à bondir. Quelqu'un leur a enseigné à guetter.
Moi je danse. Je demeure passive. J'écoute vos absences.
Pas de surplus dans tout ça. Rien de trop tendu.
C'est que l'automne n'est pas là encore, pas vraiment.
Il ne lui a rien menti. Quand il est tard parfois elle y songe.
Et moi je danse.






dimanche 18 septembre 2011



Les trucs qui cassent. Souvent ne sont porteurs d'aucun présage, ils cassent et c'est tout.

J'ai perdu foi en les vertus de la colle. Je ne jure que par les agrafes, dorénavant.

Est-ce que j'ai faim? Ce n'est pas clair, dans mon estomac.

Je crois qu'il y a un jeu auquel nous n'avons jamais joué. Je m'entends te le demander et c'est drôle.

Pleinement. Un faux pas assumé.

Une carotte. Pleine de poils. Mon corps dans un légume. Potage.

Et je m'amuse. Je pense que j'ai faim. Mes goûts sont trop sélectifs et dispendieux pour la soirée.

Une amie m'a dit. Une amie m'a bravée. Elle est loin mon amie.

Je provoque la tempête. Je suis sur un bateau en mer. Il y a des anguilles qui me pourchassent. Mais moi je lis des romans d'amour pour adolescentes. Et il vente.


)))(((


"I was old news to you then
Old news, old news to you then" (Lorelai, Fleet Foxes)






dimanche 11 septembre 2011






C'est drôle comme tout est une question de perception. Comme tout est relatif. Et que tout dépend de bien des choses.

C'est drôle de constater que bon nombre de phrases qui débutent par «C'est drôle» le sont rarement, drôles. Même pas amusantes.

Drôle comme on s'exprime trop souvent en énonçant le contraire de ce que l'on pense vraiment.

D'un autre côté, c'est drôle de voir à quel point nos paroles peuvent être prises au pied de la lettre. Des fois c'est juste beau écrit comme ça.

C'est drôle de se rendre compte qu'on ne s'entend pas.

C'est drôle que tu ne sois pas là.







samedi 10 septembre 2011





Que de la tôle. Et plein d'embarras.
Dommage qu'en ville on tue les efforts.
Dommage qu'en l'air si peu règnent.

L'ennui c'est que je ne peux pas revenir.
[La banane est naturellement radioactive]
Danse tes noirs et tous tes gris.
Danse comme si...

Je devine ton odeur sur ma peau.
Comme s'il en restait encore un peu.
Comme si c'était juste avant.

Un bout de laser. Des enfants.
Rouge qui tranche la poussière.
Rouge qui permet de s'esquiver.

lundi 5 septembre 2011



Une autre formule pour la liste du mois!



Il y en a trop (dans ce monde) :

  • de pharmacies. Certaines chaînes plus que d'autres;
  • de Couche-Tard (même si ça me prend leur Sloche à tous les jours ou presque l'été);
  • de chialage (mes listes peuvent être perçues comme du chialage, c'est effectivement le cas);
  • de poils de chats dans mon appart (mais pas des chats, ça y'en a pas assez);
  • d'abandons;
  • de livres;
  • d'idiots;
  • de gaspillage;
  • de sacs (autant en plastique que réutilisables...);
  • de crap que mes voisins ont à vendre (ils ont dû faire une vente de garage à toutes les fins de semaine durant l'été);
  • de maringouins (et autres insectes indésirables dont l'utilité sur Terre m'échappe chaque fois que j'en croise un);
  • d'injustices;
  • de situations à l'issue merdique pour lesquelles on blâme le mauvais timing;
  • de ménage à faire. Et c'est toujours à recommencer.


Il n'y en a pas assez (dans ce monde) :

  • de dons de sang (je suis la première à ne pas y aller... Est-ce qu'on peut donner du sang si on a du lithium dans ses veines?);
  • de liberté;
  • d'ouverture (d'esprit);
  • de shows de Freatz;
  • de soirées dansantes dans ma vie (je ne parle pas d'aller dans les clubs, là... Plutôt rock'n'roll!);
  • de bonnes téléséries québécoises;
  • d'équilibre;
  • d'enfants comme Adéline, la petite fille d'un an de ma cousine Andréanne et de son mari Vincent. Elle est a-do-ra-ble! Si davantage de bambins étaient comme elle, j'envisagerais peut-être d'en avoir moi aussi;
  • de gens qui adoptent des chats errants ou abandonnés. Adoptez un chat à la SPA ou dans un refuge plutôt que dans une animalerie, même si ce n'est pas un bébé (visitez le site d'Adoption Chats Sans Abri, ce n'en est qu'un parmi tant d'autres);
  • de stylos à la librairie. On les cherche toujours;
  • de temps pour tout découvrir (musique, auteurs, endroits, plats, breuvages...).

dimanche 28 août 2011






Angus & Julia Stone. Leur album Down The Way, c'est le mois d'août pour moi. C'est aussi le 1er septembre. C'est la moiteur, l'été qui ne veut pas s'en aller, moi qui ne peux pas décider, et qui ne veux pas laisser aller. C'est la chaleur, le vent, la sensualité, les déchirements. "Gonna hold ya, gonna kiss ya in my arms/Gonna take ya away from harm" Ce disque, et aussi quelques chansons de The Radio Dept., dont la merveilleuse Closing Scene. Deux corps brûlants, enlacés. Deux têtes lourdes, des caresses. Je les revois. Se retrouver. J'écoute, j'écoute, et je revois tout ça.









vendredi 26 août 2011







J'emmerde les Christine Michaud et les Pascale Piquet de ce monde avec leurs théories et leurs étapes et leurs démarches. Tous ceux et celles qui avancent que le bonheur est partout et facile et accessible. Que toutes les expériences nous rendent plus fort, meilleur, et qu'on en ressort grandi. Une dépression n'est pas une belle expérience. C'est pourquoi, Christine Dubois, quand je vois votre livre La dépression, le plus beau cadeau de ma vie sur les rayons, je fulmine. J'ai envie de vous envoyer promener. Je trouve ça franchement insultant pour tous les gens qui ont passé des mois, voire des années, à souffrir. Je ne peux et ne serai reconnaissante pour la mienne. Je ne suis pas une personne différente depuis, ni une femme toute puissante simplement parce que j'ai surmonté une épreuve. Et encore là, je n'ai rien vaincu, je suis passée à travers, c'est tout. La menace est toujours là. Il n'y a pas qu'un seul moyen de s'en sortir. Je dois me botter le derrière régulièrement pour ne pas redevenir larve, et de multiples façons. Oui, j'ai appris. Je suis prête à dire que je peux en retirer. Mais c'est le genre de leçon dont on peut se passer et on n'en est pas plus mal.

On va mettre quelque chose au clair : la vie n'est pas belle. Elle peut l'être. Elle l'est des fois. La vie peut être belle ou laide, chiante ou jouissive. Elle peut être plein de trucs, mais pas que belle. Et je vais vous dire, je pense que ce sont des moments, des parcelles, qui peuvent être quelque chose. La vie, c'est le tout. Les gens qui veulent me faire comprendre (donc accepter et glorifier) la beauté d'un tout aussi complexe que l'existence m'horripilent profondément.

Vos réponses ne sont pas les miennes. Ce n'est pas parce que vous avez décidé de renier tout ce que vous avez vécu avant votre grand événement ou illumination quelconque, ou que avez relégué au rang de névroses ou d'erreurs tout ce que vous avez fait qu'il devrait en être de même pour moi. Je refuse d'attribuer des termes sensés expliquer ou analyser les problèmes à mes comportements et relations antérieurs sous prétexte que je détiendrais finalement la clé du bien-être ou la solution absolue. Tout ce qui est venu avant n'était pas nécessairement mauvais. Ce nouvel état que vous semblez vénérer pourrait n'être que temporaire également. On vise toujours mieux. Le progrès. Ça ne veut pas dire que l'on doit piétiner ce qui l'a précédé.

Vos théories peuvent rejoindre certaines personnes. Vous ne ferez pas de moi une adepte. Ce genre de trucs, je me dis qu'on devrait tous en prendre et en laisser. Mais il y a de ces coachs de vie, mentors ou motivateurs qui me donnent envie de tout foutre au bûcher. Alors ne me faites pas chier avec la vie qui est donc bien belle.








lundi 22 août 2011







J'ai enfilé un chapeau rouge puis j'ai fait dans l'autoportrait ce soir. Ça m'a amusée un peu. Je me suis mise à jour avec mon semblable, il y avait longtemps qu'on ne s'était pas raconté nos aventures. C'est un peu mieux que hier soir, tout est mieux qu'un dimanche soir, bien souvent. J'ai quelques exceptions en tête, mais sinon on est là à respirer en attendant que la semaine démarre, que le boulot ou l'école reprenne. J'ai horreur de ça.

Je me vois comme prise dans un creux. Un creux moche, plat. Une petite banalité géniale et je remonterai. J'ai juste besoin d'élan. Souffle-moi dessus, bordel. C'est pas difficile, ça.




















dimanche 21 août 2011







Je redescends un peu.
Je me sens tout d'un coup très lasse.
Je n'ai rien à écrire.
J'ai envie que tu appelles.








mardi 16 août 2011





Avez-vous déjà remarqué? Ces gens qui changent les affiches publicitaires, disons dans les abribus, ou qui changent les lettres des panneaux de magasins ou de restaurants (et qui font presque systématiquement des fautes), on ne les voit jamais à l'oeuvre. Ou si peu souvent. Ça arrive environ trois fois dans une vie, d'en surprendre un. Et ça c'est si on est chanceux. On est plutôt conscient du changement, on se rend compte que la pub n'est plus la même que hier ou l'autre jour, mais on est rarement témoin de l'action. Étrange. Ces individus ont ce qu'on pourrait appeler une «job-fantôme». Pensez-vous qu'ils se le font dire, en formation, de tenter de rester le plus discret possible et de n'être repéré que par un nombre minimum de personnes? Ils doivent opérer de nuit. Mais encore là, leur façon de procéder demeure un mystère pour moi. Où sont-ils? Quand le font-ils? OÙ SONT LES CHANGEUX DE PANCARTES?!





mardi 9 août 2011





Vendredi soir, j'ai participé en compagnie de la gang du Septentrion à une visite thématique de la ville de Québec donnée par les Six-Associés. Notre guide était le sergent-policier Olivier Jalbert, personnifié par mon pote Simon des Sodas Mousse, et nous avions choisi le circuit «Luxure et ivrognerie», question de nous renseigner sur le monde nocturne de la capitale à la fin du XIXe siècle. Maisons closes, prisons, tavernes, tous ces endroits sont démystifiés durant le trajet. La soirée s'est avérée riche en découvertes et en faits étonnants. Je vous suggère fortement de vous renseigner sur cette compagnie et les différents tours qu'elle offre. Plaisant et peu dispendieux.

Cette pub étant faite, je peux dire que mes vacances se sont achevées sur une note très relaxe. Samedi avec la parenté, l'après-midi dans la piscine avec les cousins arrivés directement d'Allemagne, le souper à se bourrer de spaghetti à sa grand-mère, puis la soirée à se raconter des énigmes et à ne plus pouvoir parler tellement on a trop mangé. Dimanche en compagnie des parents, avec la mère qui nous gâte tout l'après-midi en nous achetant des serviettes, des draps et des bas funky, ensuite le souper à s'empiffrer (encore) dans un buffet chinois, et finalement se faire initier par un ami à un nouveau genre de cinéma en soirée. Lundi paisible, dans l'attente du retour au travail.

Ce matin j'ai regagné la librairie. J'ai tâché de me remettre à jour. Encore une fois, je suis dépassée par les nouveautés, moi qui ai commencé des «vieilleries» d'un an ou deux comme Mon nom est personne, de David Leblanc, ou Fuck America, d'Edgar Hilsenrath. Remarquez, je suis toujours en arrière. Qui dans le monde peut se vanter de ne connaître aucun retard dans ses lectures par rapport aux nouvelles parutions? Si même MHV (qui lit une quantité de livres et à une vitesse phénoménale) traîne de la patte, c'est que ce n'est guère possible. Je me rends compte qu'il y a des jobs beaucoup plus chiantes que la mienne où retourner après les vacances, et c'est en grande partie grâce à elle (non, je ne cherche pas à demander une augmentation).

Alors voilà. La fin des vacances, le début de la rentrée littéraire. Parce qu'il y en a qui sont déjà rendus à l'automne. Alors même si on ne les lit pas tous, ces livres, faut bien les recevoir!








dimanche 7 août 2011

Une autre forme de liste encore ce mois-ci!




Choses qui m'impressionnent :

  • les aimants. Quand même!
  • les photocopieuses et imprimantes. Il y a de ces inventions...
  • la photographie. Non mais pensez-y!
  • l'Internet;
  • la débrouillardise des aveugles et le travail de leurs chiens-guides;
  • Wanda Jackson. Cette. Femme;
  • les ponts. Sauf peut-être ceux suspendus, eux sont ma mort, mais les autres, leur construction me fascine. Ils font comment pour les fixer dans l'eau? M'enfin, j'ai une amie qui va pouvoir répondre à toutes mes questions dans quelques années;
  • les gymnastes, acrobates et autres sportifs/performeurs connexes;
  • ma mère, pour sa patience, son dévouement, sa tolérance, sa gentillesse et sa nature sans malice.



Choses qui ne m'impressionnent pas :

  • la télé-réalité;
  • la violence, sous toutes ses formes. Elle peut me faire très peur, par contre;
  • un show de DJ, du style Girl Talk, sans scratching ou prouesse quelconque. Je trouve ça d'un inintérêt total à regarder, particulièrement dans un contexte de non-bar, même si je peux apprécier la sélection des morceaux choisis;
  • la musique trop forte en voiture, surtout le boum boum. Ça ne m'impressionne pas, ça m'agresse;
  • Magnetic Hill. J'y suis allée deux fois dans ma vie (sans compter la fois pour assister au concert de U2 précédé d'Arcade Fire), et je n'ai jamais été bernée par la pseudo-illusion de monter plutôt que descendre, ou le contraire. Encore aujourd'hui, plusieurs années plus tard, je me demande encore c'est quoi l'affaire, et qu'est-ce que j'aurais été sensée voir, le truc d'attraction et tout. J'y comprends rien, et je trouve ça nul;
  • le monde qui essaie sans retenue et sans subtilité aucune d'impressionner à tout prix.

vendredi 5 août 2011






Profiter de sa présence dans la ville qui l'a vue grandir (pas naître, juste grandir) pour voir deux amies qu'on ne voit plus assez souvent. Constater que le petit de la première a grandi, que sa famille va bien. Lui raconter ses aventures amoureuses comme lorsqu'elles étaient adolescentes, à la différence près que là, il se passe quelque chose et pas uniquement dans sa tête. Prendre des nouvelles, comme ça. Plaisant.

Être surprise par nul autre que Pierre-Léon Lalonde, mon chauffeur volontaire pour le retour à Québec qui est débarqué sans prévenir, et prendre la route plus tôt que prévu avec lui et sa charmante Pauline. S'endormir malgré la conversation intéressante. Retrouver son espace et ses chats le temps de le dire, rester avec eux le plus longtemps possible pour rattraper les caresses perdues.

Prendre le traversier pour se diriger vers la Rive-Sud pour ce rendez-vous tant espéré avec The Tea Party, groupe-culte qui en a précédé tant d'autres dans son coeur. Sourire devant un Jeff Burrows mâchant de la gomme comme si ça faisait partie de son jeu de drums, mais surtout devant cette coupe qu'il arborait, très à la François Jean des B.B. Puis être sous l'emprise de Jeff Martin, qui changeait de guitare à chaque chanson (M. Martin ayant l'oreille absolue, on ne voudrait pas changer de place avec le roadie chargé de tuner chacun des instruments), et qui y allait d'interventions dignes de son charme, presque cheesy pour certaines ("The Tea Party will never say goodbye again"), d'autres plutôt remplies de sarcasme ("There have been a lot of rumors about me... They're all true"). Et enfin voir avec plaisir Stuart Chatwood se balancer au clavier comme on l'a vu faire dans les vidéos. Ce groupe, ce groupe, ce groupe. Vouloir le voir, l'entendre, encore et encore.

Dormir tard avec ses chats. Ne pas foutre grand-chose, à part ses ongles, d'une couleur qu'on n'avait pas portée depuis longtemps. Profiter de son balcon. Regarder les photos de son petit voyage. Siester avec les chats. Fainéante, qu'on avait dit.









lundi 1 août 2011






Un film qui m'a laissée plus que perplexe avec sa citation de Job en introduction et ses deux ou trois passes de pseudo-documentaires sur la création de l'Univers. Un après-midi au soleil et sous les jets d'eau, une soirée avec Yoav, et même son plus récent album signé (étant donné le nom que je porte, j'ai eu droit à son attention quelques minutes de plus que les autres).

Un vendredi à préparer le départ, à revisiter sa coiffeuse (qui s'inquiétait et craignait de ne plus me voir; non non, c'est normal pour moi d'y aller qu'une seule fois par année), puis à partir pour vrai et à chercher à trois têtes tout le temps requis pour sortir de Québec et traverser le pont le mot «chapelure». Arriver chez ses parents (qui sont en tournée de camping en Estrie), revoir son frère et le boxer Max, des amis, se rendre au fameux party du parking; et carrément oublier de manger des ployes et des teriyakis (merdeeeee).

Survivre à la courte nuit et quitter pour Moncton parce qu'Arcade Fire et U2 nous attendent. Passer quelques heures avec des amis du copain d'une amie, à boire une ou deux bières en les écoutant faire du «boum boum». Et ensuite marcher pendant ce qui a semblé des heures, dans de la bouette la plupart du temps, pour se rendre au foutu site où les groupes sus-mentionnés donnaient leur show. Revoir Régine et être charmée à nouveau par toute sa bande; être éblouie par Bono et les autres, la scène, l'écran. Nouveau périple dans la vase, puis dodo. Mon pauvre dos, mes pauvres pieds.

Retrouver la plage par un après-midi ensoleillé, s'étendre sur le sable et nager dans la mer, se laisser emporter par les vagues. Manger au St. James' Gate, y boire un martini et penser pour un instant qu'on est sophistiqué, puis filer vers un feu entre jeunes gens tous en congé le lendemain pour la fête du Nouveau-Brunswick.

Regagner Edmundston tout à l'heure. Regarder des films avec le frère et sa copine et leur 'tit Max. Relaxer. Réfléchir au retour à Québec. Les vacances ne sont pas finies.









mercredi 27 juillet 2011





Lundi matin, je me suis levée beaucoup trop tôt pour quelqu'un qui se dit fière d'être en vacances. J'ai mis en marche mon nouveau climatiseur, installé la veille par mon père. Pas moyen de changer l'indicateur pour passer de degrés Fahrenheit à des degrés Celsius. Et on appelle ça le progrès? Franchement, je suis un peu déçue. Mais sinon, à part bloquer la vue à mes chats qui aimaient bien regarder dehors par la fenêtre qu'il occupe désormais, il refroidit à souhait, l'engin.

'Suis allée me faire vacciner trois fois plutôt qu'une. Comme une grande, que j'ai fait ça. Même pas tombée dans les pommes. Après, la soeur et moi nous sommes demandé quoi faire tellement longtemps que nous n'avons rien fait. J'ai ressorti mon vieux collage et l'ai complété un peu. Peut-être bien qu'un jour je l'accrocherai. 'Suis sortie pour acheter des trucs pour faire des pâtes. Plus tard, je me suis trempée dans un bain très chaud, longtemps, j'y ai lu Le Sablier des solitudes, de Jean-Simon DesRochers. Puis j'ai fait mes ongles, qui sont déjà à refaire, parce que comme je le craignais, mon fond de flacon de vernis était à chier et ça fait pas très joli, tout ça. Soucis esthétiques superficiels et nuls, j'en conviens. Un constat, avant de dormir : je suis vraiment lasse d'avoir recours à certaines personnes et d'aller aux mêmes endroits, tout le temps. Lasse, voire écoeurée. Le passeport au pc, s'il-vous-plaît.

Mardi, facial. 'Failli m'endormir. Il y avait longtemps que je ne m'étais pas autant détendue durant un de ces trucs. J'ai pensé à toi, à eux. Puis je suis allée dépenser, acheté six disques d'un coup et d'autres babioles. De retour chez moi, je me suis surprise à laver le plancher à genoux, comme dans le temps. Partout, partout. Je ne sais pas ce qui m'a prise. Remarquez que j'habite un petit 3 et demi, ça relève donc pas de l'exploit. J'ai lu encore, on passe à, ou plutôt on poursuit avec, La chute des géants, de Ken Follett. Tout ça en écoutant le nouveau de Fleet Foxes, les deux derniers de Gorillaz et le plus récent de Matthew Good. 'Pensé à nouveau à toi. Mais pas à eux, vraiment. 'Me suis couchée tôt, quand même.

La journée commence encore de bonne heure. J'ai fait des muffins, vous en voulez? Le lavage est déjà prêt à être étendu. Rien à l'horaire si ce n'est que de lire jusqu'à ce que mort s'ensuive. Et peut-être aller voir un film.














lundi 25 juillet 2011






On dirait bien que je vous ai tous menés en bateau.


***


Un temps fou à sécher. Le tableau de ma formule.

Tout le monde se trompe. Tout le temps.


***


Je n'ai pas envie de te dire. Alors je t'embrasse.

L'air frais jusqu'à moi. Vous êtes partis.











dimanche 24 juillet 2011






Manger des fraises dans son lit, un matin de soleil, un chat à sa gauche, un autre à sa droite. Se dire «Les vacances... Deux semaines à s'improviser fainéante». Y penser, le constater, parce qu'à la veille de retourner au travail, on se dira que c'est passé trop vite, et qu'il y a quinze jours à peine on avait tout ça devant soi.

Commencer tout ça par un BBQ maison dans le quartier des Mormons, où les noms des rues sont des prénoms courants comme Sébastien ou Édith, faire peur à ses amis parce qu'on manie le couteau comme si on avait douze pouces (et un index, qu'on a légèrement entaillé d'ailleurs), manger sans doute les meilleurs burgers à vie (chapeau Phil; et désolé mon frère, mais les tiens demeurent les plus gros au monde), boire de la sangría concoctée par soi-même, jouer à Cranium en anglais et se faire battre de peu, chiller sur un balcon pour profiter de quelques bouffées d'air pseudo-fraîche. Ah vraiment, ces soirées entre jeunes dans la seconde moitié de la vingtaine, tous un peu cassés, tous capables d'en rire (et de rire point), on ne s'en lasse pas.

Et puis poursuivre avec un après-midi à se laisser couler dans la piscine de sa tante, à boire une Sloche, et s'asseoir au soleil dans la jolie cour de sa grand-mère, jaser jaser, s'imprégner de l'enthousiasme de Kate, la chienne tripède, et lui flatter la tête, entre les deux oreilles qu'elle lève de temps à autre, ce qui lui donne un air aux aguets, croquer des fruits entre femmes et croiser son oncle taximan, rire de ses commentaires, se saucer à nouveau avant de partir, s'étirer tous les membres dans l'eau pour finalement aller s'empiffrer au East Side Mario's avec la soeur.

On en revient aux fraises dégustées au lit, au linge accroché sur la corde, au vent. Au reste de la journée, probablement familiale encore. Et au reste de la semaine, très peu remplie, ouverte à l'imprévu.

Oui oui, les vacances. Les vacances toutes simples.






lundi 11 juillet 2011







Pour moi, les Romains ne sont pas Italiens. Et Rome n'est pas en Italie. Rome est à Rome, c'est tout. Et les Romains sont des Romains. Je blâme les dessins animés d'Astérix pour ça. Les Romains sont les rivaux des Gaulois et Rome, le centre de tout; une cité, une province, un pays tout à la fois. Dans ma tête, les Romains sont un peuple à part entière, pas que les habitants d'une région, et Rome n'a pas besoin d'être englobée par un territoire : elle EST le territoire qui englobe tout tout autour. J'ai une vision très «50 av. J.-C.» de l'endroit et de ses gens. Il m'arrive quand même parfois de faire le lien lorsque j'entends parler de Rome et de la situer en Italie, mais dans le fond, je la préfère indépendante de tout autre entité, et les Romains, j'aime mieux les idéaliser en outrepassant le fait que leur empire s'est écrasé il y a plus de 1500 ans. Ça ne m'a pas empêchée de bien réussir dans mes cours d'histoire et de géographie, rassurez-vous. Il faut savoir sortir de son monde aux moments opportuns.









mardi 5 juillet 2011


Légère variation dans la liste ce mois-ci, je plonge dans le
conditionnel :



J'aimerais...
  • voyager;
  • connaître toutes les paroles de toutes les chansons qui me plaisent;
  • lire plus rapidement (pour pouvoir lire plus de livres);
  • regarder plus de films;
  • que l'été se poursuive ainsi;
  • retrouver mes muscles;
  • avoir des belles jambes, sans bobos;
  • ravoir une vision parfaite;
  • disposer d'un open budget pour les disques, les bijoux, les vêtements, les accessoires et les trucs déco;
  • sauver mille chats et vivre avec eux dans un palais;
  • danser plus souvent;
  • savoir quoi manger des fois;
  • jouer au mini-putt dans un futur rapproché.


Je n'aimerais pas...
  • avoir des gens sous ma responsabilité (lire : des enfants ou diriger un groupe, un État ou un pays ou être médecin);
  • perdre mes chats;
  • ne plus me souvenir;
  • que tu n'ailles pas bien;
  • ne jamais terminer mon manuscrit (même si c'est bien parti pour ça...);
  • rater Matthew Good lors de son prochain passage à Québec en octobre prochain;
  • être orpheline;
  • faire le poteau sur le bord de la route durant les constructions. Ça entre dans mon top 10 des jobs les plus aliénantes (en ce moment, je n'ai pas d'autres exemples d'emplois qui pourraient figurer dans ce palmarès, mais j'y reviendrai);
  • être Guy Turcotte. Ni un des membres du jury lors de son procès;
  • sombrer dans l'oubli;
  • quitter mon travail ou me faire virer. Je ne connais pas d'autres employeurs aussi compréhensifs, aussi tolérants, aussi «d'adon» et aussi sautés que ma gang!

mardi 28 juin 2011







Je maudis les temps électriques. Je te préfère aux candidats méritants. Une fleur avec ton nom dessus. Puis je me réveille et je me sens vraiment pétale.










dimanche 26 juin 2011






Je te le dis comme tu respires :
Il y a trop d'arcs-en-ciel dans mes souvenirs pour que tu m'élèves plus haut.

Des matins de riz comme quand il pleut trop,
j'ai préparé les heures et tout fait entrer dans un sac.

C'est vrai, je pars nulle part...
Mais n'en quitte pas moins toute une ère et ses travaux entamés.

Je te le dis comme tu respires :
Je cache au creux de mes paumes les parfums de tous ceux qui m'ont fait sourire.

Parce que, la peine
Elle existe et elle s'enfonce, elle creuse et fait des petits.

J'ai en tête des paroles d'un discours que je ne connais pas.
J'ai perdu les images qu'il m'aurait fallu retenir.

Je te le dis comme tu respires :
Le bonheur, vraiment, ne doit pas être loin de ça.

dimanche 19 juin 2011







Mon papa à moi, il fait des jeux de mots, des bons desserts, les meilleurs cannellonis au monde, des ben beaux portrâts (et du bel art photographique en général), des bibliothèques pour sa fille libraire, des meubles uniques, du camping de luxe avec amour, des compliments sans retenue, le plus fier anti-Canadiens qui soit, des rénovâtions pour ma maman, un correspondant-courriel assidu, un preux défenseur de l'Arbre, don de son temps, bien souvent, et plus encore : il fait un bon papa, mon papa à moi.








jeudi 16 juin 2011









J'ai fait comme dans les films, j'ai parlé comme dans les chansons. Je ne suis qu'une copie de ce qui a déjà été créé. Je suis mais pas des fois. Et c'est nettement plus beau.






dimanche 5 juin 2011





La liste de juin :


J'aime...

  • les clients gourmands/éponges. On peut leur vendre n'importe quoi, mais on leur refile du bon stock quand même;
  • manger une pomme avec Ignacio. On s'entend : je la mange et ensuite il lèche le coeur. Il faut le voir tendre la patte avec impatience tandis que j'exécute ma part du projet, puis ensuite voir ses yeux rouler dans le beurre quand c'est enfin son tour;
  • les jujubes en forme de pieds de coqs. Miam;
  • les b-sides, souvent plus que les sides a;
  • le blog What Not To Crochet. Merci Mélanie d'avoir partagé;
  • quand Ignacio me ramène des trucs dans sa gueule, genre un de ses jouets. Ir-ré-sis-ti-ble;
  • ma dédicace de François Blais;
  • Raoul Hunter. Cet homme a été caricaturiste pour le journal Le Soleil pendant plus de 30 ans. Anecdote : dans la salle de bains au Septentrion, en haut de la librairie, trône une de ses oeuvres mettant en vedette Pierre Elliott Trudeau juste au-dessus de la toilette. Le comble, c'est que MHV, ma boss, ait osé l'avouer à M. Hunter lors de son passage à la librairie! En vrai gentleman qu'il est, ce dernier a bien pris la chose et est resté pour nous entretenir quelques minutes. Quel être intéressant et charmant;
  • la crème sûre;
  • Les Chocolats Favoris. Surtout leur glacerie! Re-miam;
  • les jeux Wii Sports et Wii Sports Resorts. Du plaisir et des rires! J'aime particulièrement me créer les bonhommes les plus laids qui soient. Ma Cynthiâ Gendron de chez ma soeur rivalise vraiment avec mon épouvantail de chez les gars;
  • Catherine Mavrikakis. Cette femme. Pour moi, la lecture de Le ciel de Bay City a été foudroyante, mais c'est vraiment depuis que j'ai terminé L'éternité en accéléré que je lui voue un culte. Tant de révélations...


Je n'aime pas...

  • ne pas trouver un livre demandé par un client dans la librairie, alors qu'on l'a bel et bien en inventaire. J'ai l'air d'une empotée, il me semble;
  • l'impatience des gens face au délai d'attente de notre machine à cartes de crédit/débit après la composition de leur NIP. Au pire, elle prend à peine 6 secondes de plus que les autres, mais systématiquement, quand ils se rendent compte que c'est plus long qu'en temps «normal», ou bien ils se mettent à chialer ou bien ils s'inquiètent, pensant que la transaction n'a pas été approuvée;
  • la mode Joshua Perets. Je n'ai vraiment aucune affinité avec ce style mais je ne peux, bien sûr, empêcher personne d'aimer ça;
  • les trucs faits en bas, genre des toutous ou autres pièces artisanales quelconques. Je ne trouve pas ça beau. Et j'ose espérer que seuls des bas jamais portés sont utilisés pendant la création, parce que là ça serait franchement dégueux pour moi qui ne touche qu'à mes propres bas et jamais à ceux des autres, mais à bien y penser, souvent ce sont des produits faits par des compagnies qui font la promotion des matières recyclées...;
  • être le genre de personne qui refuse de tasser ses chats couchés sur son lit lorsqu'elle veut retirer les draps pour les laver et qui préfère attendre qu'ils daignent se lever d'eux-mêmes une fois leur somme d'après-midi complété;
  • les bugs Facebook. Je veux recevoir mes messages, moi, et voir les photos de mes amis correctement, bon;
  • les responsabilités de locataire (fournir les chèques de loyer pour la prochaine année, se rendre compte qu'on n'a plus de chèques alors devoir en faire faire, s'assurer qu'on a assez de cash dans son compte quand le chèque va passer, ce qui arrive toujours à une date aléatoire qui est rarement le 1er, appeler pour signaler que le robinet de la cuisine menace d'exploser, appeler encore parce qu'il n'y a pas eu d'éclairage dans le couloir depuis les 7 derniers mois et que ton livreur de St-Hubert a failli ne pas pouvoir se rendre jusqu'à toi, paralysé qu'il était par sa peur de la noirceur);
  • avoir des problèmes aussi insignifiants que les 2 derniers points mentionnés et m'en plaindre publiquement;
  • l'incertitude, toujours.

lundi 30 mai 2011




Up on Melancholy Hill
There's a plastic tree
Are you here with me?
Just looking out on the day
Of another dream

Well you can't get what you want
But you can get me
So let's set up and see
'Cause you are my medicine
When you're close to me
When you're close to me

So call in the submarine
'round the world we'll go
Does anybody know
If we're looking out on the day
Of another dream?

If you can't get what you want
Then you come with me

Up on Melancholy Hill
Sits a manatee
Just looking out on the day
When you're close to me
When you're close to me

When you're close to me

- On Melancholy Hill, Gorillaz
Lien

dimanche 8 mai 2011





Un chat à la fenêtre à mon retour. Oui.

Je gaspille en (t')attendant. Il n'y aura pas plus forte que moi.

Merde. C'est l'envie qui me prend de savoir.

Qui fout tout en l'air (?). Moi moi moi.

Deviens et après on verra.

Il y a un ciel bleu à quelque part, ce n'est pas le mien.

Je l'emprunte quand même. J'emprunte l'air.

Joli collier. Merci.

Elle le mordille. Recule, petite, recule.

Je regarde rien. J'écoute, j'écoute.

La meilleure musique au monde. I'll be guilty by association...

Franchement, franchement, franchement.







lundi 2 mai 2011






Avec le printemps qui est là, j'ai une envie subite de me promener main dans la main dans le Vieux et de me nourrir exclusivement de boissons frappées et fruitées de toutes sortes.

Foutus amoureux.

Foutus smoothies/frappucinos/frappés.

Les saisons, ça change le monde, hen (quelle évidence poche à articuler)...





dimanche 1 mai 2011




Une habitude que j'aime bien : la liste en début de mois!


J'aime...
  • les fontaines. Les jardins d'eau. Et leurs dérivés;
  • The Radio Dept.;
  • être cinglante. C'est nouveau, j'y prends goût;
  • le roman Rosa candida. Ses personnages, surtout. La petite Flóra Sól est particulièrement attachante!
  • les guépards. Mon nouveau trip de dosage de cute;
  • Mathieu Handfield. Son écriture. Je l'épouserai dans un avenir rapproché, oh oui;
  • la performance de Charlotte Gainsbourg dans Antichrist. Cette femme mériterait qu'on s'agenouille devant elle pour sa prestation. Et puis j'aime son album IRM.



Je n'aime pas...
  • la chanson dans la pub des yogourts Source. Grrrrrr...;
  • la barre-de-ventre que j'ai expérimentée à quelques reprises au cours du dernier mois. Ouille;
  • quand un de mes chats gerbe;
  • quand un de mes chats gerbe sur mes draps fraîchement lavés (on parle d'une fraîcheur fraîche d'à peine 2h);
  • quand un de mes chats gerbe sur mes taies d'oreiller le lendemain qu'il a gerbé sur mes draps fraîchement lavés;
  • ramasser de la gerbe de chats;
  • gaspiller de la nourriture. J'ai l'impression de le faire tellement depuis que je vis seule;
  • le manque alarmant d'originalité des parents qui choisissent pour leur enfant le même prénom que leur nom, ce qui donne des Benoît Benoît, Michel Michel ou Noël Noël (ce sont tous des cas répertoriés);
  • les emballages d'aluminium qui enveloppent les petits oeufs chocolatés. Je m'obstine avec à chaque fois.

mardi 26 avril 2011




Elle se trouvait belle au vent, sous ses épaisseurs de laine. Se trouvait belle, les cheveux sans retenue, un foulard noué nonchalamment autour du cou, des bottes de pluie aux pieds. Se trouvait belle sans s'être vue. Une assurance née dans l'ignorance.

Le ciel gris et les bourrasques l'accompagnaient. Elle aimait lorsque le soir tardait à s'installer, parce que le jour avait été sombre de toute façon. Aimait qu'il n'y ait personne dans la rue, qu'elle soit la seule à se foutre d'être aux abris ou non. Sentait que la pluie était inévitable.

Elle rentrait sans se presser. Avait tout son temps. Tout son temps pour ne faire que ça, avoir tout son temps. Cette sortie rachetait sa journée, déjà pas si mal. Elle était belle, dehors au vent. Personne ne l'attendait et elle n'attendait personne. Personne. Elle se trouvait belle.




mercredi 20 avril 2011









Je vous parle d'une banane. Sans arrière-pensée ou sous-entendu croche. Une banane, donc. Jaune. Elle regrette sa pelure, la grande. Elle s'est défait trop tôt de son enveloppe. Il fait tempête pour les fruits aussi.









dimanche 17 avril 2011





London town
My heart is falling down
Will it break on the ground
For you
I'm in love in London town

Je cherche la bonne recette
Qui fait que si tout s'arrête
Ma peine resterait discrète
Discrète

Mais nous nous sommes envolés
Oui nous nous sommes soulevés
Et j'ai peur de mon coeur
Cassé

London town
My heart is falling down
Will it break on the ground
For you
I'm in love in London town

Deux oiseaux dans l'espace
Ton reflet dans la glace
Mon chagrin qui ne passe pas

Et ce doux souvenir
De nous va-t-il vieillir
Comme une carte trop pâle
Trop pâle ?

Y a-t-il un élixir
Une formule à écrire
Pour prolonger la fête
La fête ?

Pour réveiller Juliette
Avant que les coeurs ne s'arrêtent
Pour recoller les miettes
Les miettes ?

London town
My heart is falling down
Will it break on the ground
For you
I'm in love in London town

mardi 12 avril 2011





Est-ce que

Quand

Franchement


][ ][ ][

Je ne termine plus rien.


Je vis de fruits et j'emballe ma faim.




][ ][ ][


Si tu la vois

N'aies pas ce

Doucement


][ ][ ][


Je suis ce qu'on me laisse bien.

Je n'invente pas de néant.

Je fuis, je fuis tout ce qui n'est rien.


][ ][ ][


J'ignore

Je l'







vendredi 8 avril 2011





Si je ne peux pas le voir alors je ne veux plus te voir.

Si je ne peux pas le voir alors je ne veux plus te voir.

Si je ne peux pas le voir alors je ne veux plus te voir.

Si je ne peux pas le voir alors je ne veux plus te voir.

Si je ne peux pas le voir alors je ne veux plus te voir.

Si je ne peux pas le voir alors je ne veux plus te voir.

Si je ne peux pas le voir alors je ne veux plus te voir.

Si je ne peux pas le voir alors je ne veux plus te voir.

Si je ne peux pas le voir alors je ne veux plus te voir.

Si je ne peux pas le voir alors je ne veux plus te voir.




Je mélange tout.

Je suis gâtée, égoïste.

Je ne suis pas capable de mieux.





mardi 5 avril 2011





Baboune déprime pas contente mauve chagrin peine morose moral à plat les bleus mauvaise humeur tristesse colère vide apathie trouble brouillard abattement amollissement découragement maussade taciturne sombre terne renfrognement tourment mal tracas souffrance irritation courroux aigreur ressentiment rage rancoeur bouderie torpeur léthargie engourdissement pas d'accord insipide pas envie pas capable le reste de la marde.
















C'était prévisible.

C'est rien de personnel.


Voilà. Ci-haut, comment réduire à deux des phrases les plus plates de l'Univers toute cette histoire de merde.

Je me sens beaucoup mieux maintenant.




lundi 4 avril 2011

Une petite liste :



J'aime...



  • les fourmiliers. Quelles bêtes!


  • les expressions «Plaît-il?» et «Que nenni». J'aime bien utiliser la première dans une conversation ordinaire;


  • Gorillaz. Ce groupe est doté d'un génie tout à fait surprenant et plaisant à écouter;


  • l'album Wolfgang Amadeus Phoenix, de Phoenix;


  • le film Before Sunrise, malgré que la photo sur le dessus du boîtier soit d'un quétaine insurpassable. Je me suis finalement décidée à le regarder, parce qu'il y avait déjà quelques années que j'avais été submergée par sa suite, Before Sunset. Ça en a valu la peine. Il ne se passe pas grand-chose dans ces films, mais les dialogues sont solides et le naturel des deux acteurs, Ethan Hawke et Julie Delpy, est saisissant, de même que la chimie entre eux;


  • avoir réussi mon objectif de lire presque tous les finalistes au Prix des libraires cette année. En fait, je les ai tous lus sauf deux : je n'ai pas terminé Purge et je n'ai pas touché à L'homme inquiet, sachant déjà que je ne voterais pas pour ce Henning Mankell, à tort ou à raison;




  • Marc Séguin. Cet homme humble est un artiste de grand talent, et j'avais apprécié son roman La foi du braconnier;


  • le blog (désormais terminé) Portraits as Living Deads. J'adore le concept, surtout la partie des cent premières personnalités dessinées tel qu'on les a retrouvées mortes;


Je n'aime pas...




  • me faire bullshitter;


  • ce moment-là, très précisément;


  • tes foutus silences;


  • les marques que laissent les bas au-dessus des chevilles après qu'on les a enlevés. C'est pas chic;




  • me rendre compte que je choisis toujours la caisse où l'attente est la plus longue, à l'épicerie ou ailleurs, peu importe si je vais où il y a le moins de personnes dans la file. Je crois que cette malédiction me vient de mon père;


  • tirer, malgré les apparences;


  • devoir prévoir à l'avance ce que je vais porter. J'ai de la difficulté à choisir mes vêtements deux minutes avant de m'habiller, alors faire des bagages, pour moi, ça craint;


  • me taper une heure d'autobus pour aller travailler, et une autre heure pour revenir après la journée. Une chance, ce n'est que temporaire. Deux semaines et je regagnerai mon espace à proximité de tout, ou presque!