dimanche 28 août 2011






Angus & Julia Stone. Leur album Down The Way, c'est le mois d'août pour moi. C'est aussi le 1er septembre. C'est la moiteur, l'été qui ne veut pas s'en aller, moi qui ne peux pas décider, et qui ne veux pas laisser aller. C'est la chaleur, le vent, la sensualité, les déchirements. "Gonna hold ya, gonna kiss ya in my arms/Gonna take ya away from harm" Ce disque, et aussi quelques chansons de The Radio Dept., dont la merveilleuse Closing Scene. Deux corps brûlants, enlacés. Deux têtes lourdes, des caresses. Je les revois. Se retrouver. J'écoute, j'écoute, et je revois tout ça.









vendredi 26 août 2011







J'emmerde les Christine Michaud et les Pascale Piquet de ce monde avec leurs théories et leurs étapes et leurs démarches. Tous ceux et celles qui avancent que le bonheur est partout et facile et accessible. Que toutes les expériences nous rendent plus fort, meilleur, et qu'on en ressort grandi. Une dépression n'est pas une belle expérience. C'est pourquoi, Christine Dubois, quand je vois votre livre La dépression, le plus beau cadeau de ma vie sur les rayons, je fulmine. J'ai envie de vous envoyer promener. Je trouve ça franchement insultant pour tous les gens qui ont passé des mois, voire des années, à souffrir. Je ne peux et ne serai reconnaissante pour la mienne. Je ne suis pas une personne différente depuis, ni une femme toute puissante simplement parce que j'ai surmonté une épreuve. Et encore là, je n'ai rien vaincu, je suis passée à travers, c'est tout. La menace est toujours là. Il n'y a pas qu'un seul moyen de s'en sortir. Je dois me botter le derrière régulièrement pour ne pas redevenir larve, et de multiples façons. Oui, j'ai appris. Je suis prête à dire que je peux en retirer. Mais c'est le genre de leçon dont on peut se passer et on n'en est pas plus mal.

On va mettre quelque chose au clair : la vie n'est pas belle. Elle peut l'être. Elle l'est des fois. La vie peut être belle ou laide, chiante ou jouissive. Elle peut être plein de trucs, mais pas que belle. Et je vais vous dire, je pense que ce sont des moments, des parcelles, qui peuvent être quelque chose. La vie, c'est le tout. Les gens qui veulent me faire comprendre (donc accepter et glorifier) la beauté d'un tout aussi complexe que l'existence m'horripilent profondément.

Vos réponses ne sont pas les miennes. Ce n'est pas parce que vous avez décidé de renier tout ce que vous avez vécu avant votre grand événement ou illumination quelconque, ou que avez relégué au rang de névroses ou d'erreurs tout ce que vous avez fait qu'il devrait en être de même pour moi. Je refuse d'attribuer des termes sensés expliquer ou analyser les problèmes à mes comportements et relations antérieurs sous prétexte que je détiendrais finalement la clé du bien-être ou la solution absolue. Tout ce qui est venu avant n'était pas nécessairement mauvais. Ce nouvel état que vous semblez vénérer pourrait n'être que temporaire également. On vise toujours mieux. Le progrès. Ça ne veut pas dire que l'on doit piétiner ce qui l'a précédé.

Vos théories peuvent rejoindre certaines personnes. Vous ne ferez pas de moi une adepte. Ce genre de trucs, je me dis qu'on devrait tous en prendre et en laisser. Mais il y a de ces coachs de vie, mentors ou motivateurs qui me donnent envie de tout foutre au bûcher. Alors ne me faites pas chier avec la vie qui est donc bien belle.








lundi 22 août 2011







J'ai enfilé un chapeau rouge puis j'ai fait dans l'autoportrait ce soir. Ça m'a amusée un peu. Je me suis mise à jour avec mon semblable, il y avait longtemps qu'on ne s'était pas raconté nos aventures. C'est un peu mieux que hier soir, tout est mieux qu'un dimanche soir, bien souvent. J'ai quelques exceptions en tête, mais sinon on est là à respirer en attendant que la semaine démarre, que le boulot ou l'école reprenne. J'ai horreur de ça.

Je me vois comme prise dans un creux. Un creux moche, plat. Une petite banalité géniale et je remonterai. J'ai juste besoin d'élan. Souffle-moi dessus, bordel. C'est pas difficile, ça.




















dimanche 21 août 2011







Je redescends un peu.
Je me sens tout d'un coup très lasse.
Je n'ai rien à écrire.
J'ai envie que tu appelles.








mardi 16 août 2011





Avez-vous déjà remarqué? Ces gens qui changent les affiches publicitaires, disons dans les abribus, ou qui changent les lettres des panneaux de magasins ou de restaurants (et qui font presque systématiquement des fautes), on ne les voit jamais à l'oeuvre. Ou si peu souvent. Ça arrive environ trois fois dans une vie, d'en surprendre un. Et ça c'est si on est chanceux. On est plutôt conscient du changement, on se rend compte que la pub n'est plus la même que hier ou l'autre jour, mais on est rarement témoin de l'action. Étrange. Ces individus ont ce qu'on pourrait appeler une «job-fantôme». Pensez-vous qu'ils se le font dire, en formation, de tenter de rester le plus discret possible et de n'être repéré que par un nombre minimum de personnes? Ils doivent opérer de nuit. Mais encore là, leur façon de procéder demeure un mystère pour moi. Où sont-ils? Quand le font-ils? OÙ SONT LES CHANGEUX DE PANCARTES?!





mardi 9 août 2011





Vendredi soir, j'ai participé en compagnie de la gang du Septentrion à une visite thématique de la ville de Québec donnée par les Six-Associés. Notre guide était le sergent-policier Olivier Jalbert, personnifié par mon pote Simon des Sodas Mousse, et nous avions choisi le circuit «Luxure et ivrognerie», question de nous renseigner sur le monde nocturne de la capitale à la fin du XIXe siècle. Maisons closes, prisons, tavernes, tous ces endroits sont démystifiés durant le trajet. La soirée s'est avérée riche en découvertes et en faits étonnants. Je vous suggère fortement de vous renseigner sur cette compagnie et les différents tours qu'elle offre. Plaisant et peu dispendieux.

Cette pub étant faite, je peux dire que mes vacances se sont achevées sur une note très relaxe. Samedi avec la parenté, l'après-midi dans la piscine avec les cousins arrivés directement d'Allemagne, le souper à se bourrer de spaghetti à sa grand-mère, puis la soirée à se raconter des énigmes et à ne plus pouvoir parler tellement on a trop mangé. Dimanche en compagnie des parents, avec la mère qui nous gâte tout l'après-midi en nous achetant des serviettes, des draps et des bas funky, ensuite le souper à s'empiffrer (encore) dans un buffet chinois, et finalement se faire initier par un ami à un nouveau genre de cinéma en soirée. Lundi paisible, dans l'attente du retour au travail.

Ce matin j'ai regagné la librairie. J'ai tâché de me remettre à jour. Encore une fois, je suis dépassée par les nouveautés, moi qui ai commencé des «vieilleries» d'un an ou deux comme Mon nom est personne, de David Leblanc, ou Fuck America, d'Edgar Hilsenrath. Remarquez, je suis toujours en arrière. Qui dans le monde peut se vanter de ne connaître aucun retard dans ses lectures par rapport aux nouvelles parutions? Si même MHV (qui lit une quantité de livres et à une vitesse phénoménale) traîne de la patte, c'est que ce n'est guère possible. Je me rends compte qu'il y a des jobs beaucoup plus chiantes que la mienne où retourner après les vacances, et c'est en grande partie grâce à elle (non, je ne cherche pas à demander une augmentation).

Alors voilà. La fin des vacances, le début de la rentrée littéraire. Parce qu'il y en a qui sont déjà rendus à l'automne. Alors même si on ne les lit pas tous, ces livres, faut bien les recevoir!








dimanche 7 août 2011

Une autre forme de liste encore ce mois-ci!




Choses qui m'impressionnent :

  • les aimants. Quand même!
  • les photocopieuses et imprimantes. Il y a de ces inventions...
  • la photographie. Non mais pensez-y!
  • l'Internet;
  • la débrouillardise des aveugles et le travail de leurs chiens-guides;
  • Wanda Jackson. Cette. Femme;
  • les ponts. Sauf peut-être ceux suspendus, eux sont ma mort, mais les autres, leur construction me fascine. Ils font comment pour les fixer dans l'eau? M'enfin, j'ai une amie qui va pouvoir répondre à toutes mes questions dans quelques années;
  • les gymnastes, acrobates et autres sportifs/performeurs connexes;
  • ma mère, pour sa patience, son dévouement, sa tolérance, sa gentillesse et sa nature sans malice.



Choses qui ne m'impressionnent pas :

  • la télé-réalité;
  • la violence, sous toutes ses formes. Elle peut me faire très peur, par contre;
  • un show de DJ, du style Girl Talk, sans scratching ou prouesse quelconque. Je trouve ça d'un inintérêt total à regarder, particulièrement dans un contexte de non-bar, même si je peux apprécier la sélection des morceaux choisis;
  • la musique trop forte en voiture, surtout le boum boum. Ça ne m'impressionne pas, ça m'agresse;
  • Magnetic Hill. J'y suis allée deux fois dans ma vie (sans compter la fois pour assister au concert de U2 précédé d'Arcade Fire), et je n'ai jamais été bernée par la pseudo-illusion de monter plutôt que descendre, ou le contraire. Encore aujourd'hui, plusieurs années plus tard, je me demande encore c'est quoi l'affaire, et qu'est-ce que j'aurais été sensée voir, le truc d'attraction et tout. J'y comprends rien, et je trouve ça nul;
  • le monde qui essaie sans retenue et sans subtilité aucune d'impressionner à tout prix.

vendredi 5 août 2011






Profiter de sa présence dans la ville qui l'a vue grandir (pas naître, juste grandir) pour voir deux amies qu'on ne voit plus assez souvent. Constater que le petit de la première a grandi, que sa famille va bien. Lui raconter ses aventures amoureuses comme lorsqu'elles étaient adolescentes, à la différence près que là, il se passe quelque chose et pas uniquement dans sa tête. Prendre des nouvelles, comme ça. Plaisant.

Être surprise par nul autre que Pierre-Léon Lalonde, mon chauffeur volontaire pour le retour à Québec qui est débarqué sans prévenir, et prendre la route plus tôt que prévu avec lui et sa charmante Pauline. S'endormir malgré la conversation intéressante. Retrouver son espace et ses chats le temps de le dire, rester avec eux le plus longtemps possible pour rattraper les caresses perdues.

Prendre le traversier pour se diriger vers la Rive-Sud pour ce rendez-vous tant espéré avec The Tea Party, groupe-culte qui en a précédé tant d'autres dans son coeur. Sourire devant un Jeff Burrows mâchant de la gomme comme si ça faisait partie de son jeu de drums, mais surtout devant cette coupe qu'il arborait, très à la François Jean des B.B. Puis être sous l'emprise de Jeff Martin, qui changeait de guitare à chaque chanson (M. Martin ayant l'oreille absolue, on ne voudrait pas changer de place avec le roadie chargé de tuner chacun des instruments), et qui y allait d'interventions dignes de son charme, presque cheesy pour certaines ("The Tea Party will never say goodbye again"), d'autres plutôt remplies de sarcasme ("There have been a lot of rumors about me... They're all true"). Et enfin voir avec plaisir Stuart Chatwood se balancer au clavier comme on l'a vu faire dans les vidéos. Ce groupe, ce groupe, ce groupe. Vouloir le voir, l'entendre, encore et encore.

Dormir tard avec ses chats. Ne pas foutre grand-chose, à part ses ongles, d'une couleur qu'on n'avait pas portée depuis longtemps. Profiter de son balcon. Regarder les photos de son petit voyage. Siester avec les chats. Fainéante, qu'on avait dit.









lundi 1 août 2011






Un film qui m'a laissée plus que perplexe avec sa citation de Job en introduction et ses deux ou trois passes de pseudo-documentaires sur la création de l'Univers. Un après-midi au soleil et sous les jets d'eau, une soirée avec Yoav, et même son plus récent album signé (étant donné le nom que je porte, j'ai eu droit à son attention quelques minutes de plus que les autres).

Un vendredi à préparer le départ, à revisiter sa coiffeuse (qui s'inquiétait et craignait de ne plus me voir; non non, c'est normal pour moi d'y aller qu'une seule fois par année), puis à partir pour vrai et à chercher à trois têtes tout le temps requis pour sortir de Québec et traverser le pont le mot «chapelure». Arriver chez ses parents (qui sont en tournée de camping en Estrie), revoir son frère et le boxer Max, des amis, se rendre au fameux party du parking; et carrément oublier de manger des ployes et des teriyakis (merdeeeee).

Survivre à la courte nuit et quitter pour Moncton parce qu'Arcade Fire et U2 nous attendent. Passer quelques heures avec des amis du copain d'une amie, à boire une ou deux bières en les écoutant faire du «boum boum». Et ensuite marcher pendant ce qui a semblé des heures, dans de la bouette la plupart du temps, pour se rendre au foutu site où les groupes sus-mentionnés donnaient leur show. Revoir Régine et être charmée à nouveau par toute sa bande; être éblouie par Bono et les autres, la scène, l'écran. Nouveau périple dans la vase, puis dodo. Mon pauvre dos, mes pauvres pieds.

Retrouver la plage par un après-midi ensoleillé, s'étendre sur le sable et nager dans la mer, se laisser emporter par les vagues. Manger au St. James' Gate, y boire un martini et penser pour un instant qu'on est sophistiqué, puis filer vers un feu entre jeunes gens tous en congé le lendemain pour la fête du Nouveau-Brunswick.

Regagner Edmundston tout à l'heure. Regarder des films avec le frère et sa copine et leur 'tit Max. Relaxer. Réfléchir au retour à Québec. Les vacances ne sont pas finies.