jeudi 28 mai 2015





Palmarès 22


La chanson : Love Will Tear Us Apart, MA toune.  Un peu pour souligner qu'il y a 35 ans, soit le 18 mai 1980, Ian Curtis, le chanteur de Joy Division (MON band) a mis fin à ses jours.  J'ai entendu cette chanson pour la première fois en regardant une entrevue à MusiquePlus avec The Tea Party (MON autre groupe).  C'était la demande spéciale du chanteur, Jeff Martin.  Le moment et la découverte ont été pour moi prodigieux.  La voix de Curtis, vous dis-je, SA VOIX!  Le synthétiseur...  Les paroles...  Tout ce que sous-entend le titre...  TOUT.



La vedette féline du moment : Feu Colonel Meow.  Il est mort tout jeune, et c'est bien dommage.  Je l'aime particulièrement parce que sa maîtresse lui avait construit une personnalité très prononcée qui s'alliait à merveille avec sa bouille.  En gros, c'était un dictateur qui avait un penchant pour le scotch et qui s'amusait à malmener le chien Boots.

Avec Boots.  On voit qu'il le juge sévèrement.


Colonel Meow détenait même le record Guinness du chat au plus long pelage!  Sans farce.


La photographe : Katie Crawford, qui a créé la série My Anxious Heart, une série d'autoportraits qui représente la réalité et les souffrances de vivre avec un trouble de l'anxiété et la dépression.  Chaque cliché est accompagné de quelques phrases qui renforcent le sentiment exprimé.  C'est d'une beauté et d'une vérité remarquables.

"a glass of water isn’t heavy. it’s almost mindless when you have to pick one up. but what if you couldn’t empty it or set it down? what if you had to support its weight for days... months... years? the weight doesn’t change, but the burden does. at a certain point, you can’t remember how light it used to seem. sometimes it takes everything in you to pretend it isn’t there. and sometimes, you just have to let it fall."  © Katie Crawford


"Depression is when you can't feel at all. Anxiety is when you feel too much. Having both is a constant war within your own mind. Having both means never winning."  © Katie Crawford


La citation :

"Hello, lovin's."


Le meilleur : Vendredi dernier, je suis retournée travailler quelques heures à la Librairie Vaugeois.  C'était la première fois depuis que j'avais arrêté à cause de mon état de santé, soit en septembre 2013.  Les habitudes sont revenues assez vite et j'ai bien rigolé avec deux de mes anciens collègues, Huguette et Gaël.  Je vais y aller de temps à autre pendant que je suis une formation en orientation et réinsertion en milieu de travail.  J'ai longtemps réfléchi à savoir si je devais reprendre le boulot là, s'il était trop tard, si je lambinais trop, si j'étais prête...  Ma psychothérapeute/ergothérapeute m'a souvent encouragée (des fois de façon dure et maladroite) à me remettre au travail le plus tôt possible.  Je n'étais jamais assez certaine et nous avons eu plusieurs malentendus à ce sujet, et j'ai constaté la semaine dernière que je n'aurais pas pu recommencer avant.  C'était trop long comme pause, certes, mais c'est comme ça que ça a fonctionné pour moi.  Reste juste à voir si ça va continuer dans cette direction.  On appelle ça écouter son coeur, ou son corps, une chose dans le genre, je crois.






lundi 18 mai 2015





Palmarès 21


Le meilleur : Mon neveu.  C'est le meilleur, point.  Il sourit, fait des bye, bye et adore se faire applaudir.  Et il réussit à me faire craquer.  Moi, craquer pour un tout petit enfant de un an.  C'est pas rien.  Pis ses parents aussi sont les meilleurs, mon frère et ma belle-soeur, qui seront parents d'un nouveau bébé bientôt.

Rémi, mon p'tit neveu, qui a la chance de s'amuser avec des jouets Fisher Price vintage!


La citation :

«Goûte, goûteur.» 
- La reine Cléopâtre à son goûteur dans Astérix et Cléopâtre, film d'animation de René Goscinny et Albert Uderzo, adapté de leur bande dessinée du même nom.


L'artiste : Bruno Borges, un illustrateur et graphiste qui vit présentement à São Paulo.  C'est lui qui a créé, entre autres, la pochette de l'album Sons of the Sea de Brandon Boyd, aussi chanteur du groupe Incubus.  M. Borges fait aussi des collages.  Moi qui adore ça, comment ne pas l'aimer!

La couverture de la pochette de l'album Sons of the Sea de Brandon Boyd, © Bruno Borges 


© Bruno Borges


Le pire : Voir sa grand-mère mourir lentement.


La vedette féline du moment : Tram-Poes, ou Ake de son vrai nom, un chat connu pour se rendre quotidiennement à l'arrêt de tram Oude Plantage à Rotterdam et y passer plusieurs heures.  Il fait le bonheur - et la journée - des voyageurs depuis plus de dix ans!  Il se fait photographier par et avec des gens de partout dans le monde, pas seulement les locaux!  Paraît qu'il lui arrive aussi de prendre le train à l'occasion.  Il a même son siège réservé!

© Michel van Kooten


"Seat only to be used by black and white cat."



La chanson : En l'honneur de ma Granny et de la famille Gagnon : Cecilia, de Simon & Garfunkel.  En plus, un extrait de ce morceau faisait partie du Pub Quiz de la semaine dernière...





mercredi 13 mai 2015






Palmarès 20


La citation :

«SYLVAIN - Mathilde.  Si t'arrives pas à pleurer, tu peux parler.  Si tu peux pas parler, dis rien.  Mais tu sais, parfois, on commence à parler et c'est là qu'on se met à pleurer et pis là on dit ce qu'on n'aurait pas dit en parlant, si tu vois ce que je veux dire.  Sinon, tu peux aussi continuer à faire ta tête de pioche.»
- Un long dimanche de fiançailles, film de Jean-Pierre Jeunet, scénario de Guillaume Laurant et Jean-Pierre Jeunet d'après le roman du même nom de Sébastien Japrisot


Le meilleur : Prendre part au Burger Fest annuel.  Passer des heures entre amis à manger (des burgers, pour ceux qui ne suivent pas), boire de la bière, discuter, tenir un minuscule chihuahua-rat dans mes bras, flatter le basset de la place et gratter le dragon barbu, rire et écouter des charmants musiciens se faire aller la guitare et hurler les paroles (souvent transformées en vers douteux).  Rire encore.  Rentrer au petit matin, avec le soleil qui se lève.  


La lecture : L'attentat, de Yasmina Khadra (Julliard), roman paru 2005.  Un roman troublant qui raconte l'histoire d'Amine, un médecin arabe vivant à Tel-Aviv.  Après avoir opéré sur plusieurs victimes d'un attenta à la bombe dans un restaurant de la ville, il apprend que le kamikaze n'était nul autre que sa propre femme, Sihem.  Il se lancera alors dans une quête pour savoir comment l'amour de sa vie en est venue à basculer du côté de ceux qui se sacrifient pour la Cause.  Il est plus que désolant de penser que ce livre est sorti il y a dix ans, et que le conflit israélo-palestinien est loin d'être réglé...


La chanson : I'm an Albatraoz, d'AronChupa.  Oui oui, la toune qui joue dans la pub de Hyundai avec Guillaume Lemay-Thivierge.  Je suis consciente du potentiel de ver d'oreille de cette chanson, mais elle me plaît.  C'est surtout que je me vois très bien sur un plancher de danse en train de danser ma vie là-dessus.




Le photographe : Celui qui s'amuse à prendre des photos de Barbie vintage et à les vendre dans les rues de New York, David Parise.  Il utilise de vraies poupées, Photoshop et des décors miniatures pour créer des clichés cocasses et audacieux.  Pas trop de scènes de vie familiale conforme dans l'univers de cet artiste.  On y voit plusieurs couples formés de deux Ken ou de deux Barbie, beaucoup de poitrines nues, des scaphandriers...  Un brin salace et frivole, comme j'aime!

Late for Dinner Again!© David Parise


Girls Headstands, © David Parise

L'album : The Kinks Are The Village Green Preservation Society de The Kinks, sorti en 1968.  Merci à JP de me l'avoir prêté.  Mon appréciation de ce disque renforce mon goût pour les groupes britanniques.  Que de la bonne musique!







lundi 4 mai 2015





Je suis rentrée chez moi en marchant sous la pluie.  J'ai levé les yeux plusieurs fois, regardé cette pluie tomber sous la lueur des réverbères.  Je crois que nous devrions tous prendre le temps de relever la tête plus souvent, regarder le ciel, laisser le soleil nous chauffer les joues, ou les gouttes nous tremper le front et nous mouiller les cheveux.  Ne serait-ce qu'en attendant notre tour pour traverser la rue.  8 secondes, à peine.  Juste pour voir autre chose que les fissures des trottoirs.  Quitte à trébucher.  Faire comme Tim Robbins à la fin de The Shawshank Redemption, s'arrêter dehors une fois libre, lever les bras et profiter du vent et de l'eau qui nous ruisselle dessus.  Juste pour plus faire sentir des choses à notre face.  Connecter avec les éléments.  Respirer la vie.  Tout ça, là.













samedi 2 mai 2015






Palmarès 19


La télésérie : Nouvelle adresse, présentée à ICI Radio-Canada.  J'hésitais à m'y mettre parce que je craignais que ce soit trop quétaine, mais j'aime beaucoup, finalement.  Il y a effectivement des moments de grande tendresse, mais rien qui me fasse vomir.  La famille Lapointe est chaleureuse (on aimerait en faire partie), tous les personnages ont leur petit quelque chose et vivent leurs propres drames, même si l'intrigue est centrée sur le cancer incurable de Nathalie (Macha Grenon), une mère monoparentale de trois enfants.  Les femmes sont très différentes l'une de l'autre dans cette série, et certaines plus éclatées et marquantes : je pense à Danielle, Magalie, Romy...


La lecture : Je suis en train de lire à haute vitesse le 12e numéro de la revue Feuilleton.  Chroniques, portraits, articles, reportages, textes inédits, illustrations, photographies...  Tout ce qui sort de cette publication est brillant et pertinent.  J'ai pris connaissance de nombreux événements et personnalités grâce à cette revue.  Les textes ont élargi ma perspective internationale, si on veut.  L'intérêt était déjà là, mais avoir accès à autant de sujets variés dans une seule publication, toujours très bien montée et si agréable à regarder, est un plus pour moi.  J'ai tout de suite été accrochée en parcourant les pages du premier numéro.  Tout y est attirant : les dessins, les noms des auteurs et journalistes souvent connus, les thèmes abordés...

Le 12e numéro de Feuilleton, entièrement illustré par Yann Kebbi


La chanson : Under the Boardwalk, de The Drifters.  L'ami Christian a partagé un cover de cette chanson, j'ai donc fouillé pour l'originale.




Le meilleur : Jouer avec ma petite pensionnaire, une chatte errante qui a reçu le nom de Souris-Mini (je ne suis pas responsable).  Dire que lorsqu'elle est arrivée au refuge Adoption Chats Sans Abri, on devait utiliser des gants de caoutchouc pour la nourrir et nettoyer sa cage!  Elle a fait beaucoup de progrès depuis, et je l'ai accueillie chez moi pour la socialiser.  Elle est encore craintive quand je m'approche d'elle, mais quand elle-même prend l'initiative, elle se laisse aller!  Maintenant, nous jouons à tous les soirs.  Son objet de prédilection est l'espèce de plastique blanc qui entoure les cartons de livraison de chez St-Hubert, par exemple.  J'ai le plus grand sourire du monde quand elle ouvre sa petite gueule pour coincer le bout de plastique entre ses dents.  Ce qu'elle est mignonne!  Et prenez note que Souris-Mini se cherche toujours une famille permanente sans enfant!  Si vous êtes intéressé, manifestez-vous dans les commentaires ci-dessous.






La citation : Prononcée par Dorothy Parker et retranscrite dans un article du New York Times, édition du 24 février 1924 : 

"If at any time you grow wearied of humanity in general and long for the life of a hermit, try selling tickets for a benefit. Either that or let the word get around that your leprosy is doing as well as can be expected." 



La vidéo : Le clip pour la chanson I Of The Storm, de Of Monsters And Men.  La chanson est bonne, mais c'est surtout pour la présence de la drag queen à moitié prête : elle ne porte pas sa perruque et n'est pas habillée encore.  J'ignore si ce dénudement a une signification, et si oui, ce que ça cache.  Et puis elle offre une prestation puissante et sentie de la chanson.  L'absence de couleurs ajoute à la sensibilité, je dirais.



La pire pub ever : Celle pour Black Opium, la nouvelle fragrance pour dames d'Yves Saint-Laurent.  Une femme se réveille en pleine nuit, seule, enfile un manteau et des talons hauts, court dans la ville, rejoint un homme, l'enlace et lui pique une bouteille de parfum.  Elle fait tout ça pour récupérer une odeur.  Sa propre odeur, même pas pour retrouver l'homme, ou la senteur de l'homme, non non.  Elle veut ravoir son parfum, la conne.  



vendredi 1 mai 2015






L'humanité absorbe tout.  La merde tout comme les jolies choses.  La pureté tout comme les horreurs.  C'est malheureux.  Si nous pouvions filtrer et nous débarrasser des bactéries, nous nous porterions sûrement mieux.  Vidangeons les amarres.  Ce qui nous retient au laid.  Mais, comme plusieurs, je me méfie des environnements aseptisés.  Et si le trop bien nous faisait perdre nos défenses?  Notre milieu a-t-il besoin de malheurs pour fonctionner?  Si oui, ou sinon, pourquoi?  Pourquoi?  Pourquoi?  À quoi servent les atrocités, vraiment?

Ce ne sont pas des questions très originales que je me pose là.  D'autres les ont énoncées avant moi.  Il n'y a pas de réponse satisfaisante.  Il n'y a rien pour nous rassurer, nous prouver que ça va s'améliorer.  Je ne sais pas pourquoi j'y pense ce soir.  Je ne suis même pas de mauvaise humeur, ni accablée ou quoi que ce soit.  Et puis, flûte!

(C'était peut-être seulement pour pouvoir insérer l'exclamation «et puis, flûte!» dans un texte.)