samedi 16 septembre 2017





J'aime...

  • jouer à Tetris.  Surtout quand je torche tout le monde;
  • les smoothies moozoo de chez Beaver Tails.  Ils sont faits à base de jus d'orange ou de limonade et on peut mettre jusqu'à deux fruits parmi une relativement large sélection.  Ils sont très bons;
  • l'humour de The Perry Bible Fellowship, une série de comics créés par Nicholas Gurewitch.  Attention, ce n'est pas pour tout le monde!  C'est morbide.  Certains strips sont trop intelligents pour que je comprenne, je l'avoue, mais la plupart sont très accessibles.  Gurewitch décrit lui-même son style comme étant «the clarity of obscurity» et je crois que c'est juste.  Il y a un brin de fantaisie aussi dans son oeuvre.  Je partage ici deux exemples plutôt sages :
© pbfcomics

© pbfcomics


Je n'aime pas...

  • la haine.  J'en entretiens moi-même parfois et ce n'est pas agréable;
  • passer des entrevues.  Surtout répondre à la question sur les résolutions de problèmes.  Je n'ai jamais d'exemple de situation problématique rencontrée par le passé dans laquelle j'ai été particulièrement brillante, alors je dis n'importe quoi et je me sens niaiseuse.  Je suis incapable de me vendre.  C'est de la marde;
  • avoir à forcer autant pour trouver des choses que j'aime, ces temps-ci;
  • la brièveté des chansons du nouvel album d'Arcade Fire, Everything Now;
  • avoir manqué le show d'Arcade Fire au Centre Vidéotron à cause de l'absence de cash.




jeudi 14 septembre 2017





Ce n'est pas la fin du nez
Il faut respirer par le temps
Et compter son bout du monde






mercredi 6 septembre 2017





Je suis remplie de terre et de vers.  Je suis foncée, à l'intérieur.  Mon cerveau n'est qu'un amas de chiffons secs noués les uns aux autres.  Je suis lourde de terre et de cendres.  Dans mes veines rien ne coule.  Sous ma peau rien ne circule.  La terre s'y tient, immobile.  Les vers s'entassent.  Quand je bouge tout suit.  J'avance difficilement.  Sac de terre de cendres de vers qui tangue.  Sac de terre de cendres de vers pesant.  Mes os sont sales.  Des graines se coincent aux jointures.  Je suis un paquet de sable épais.  Mes bras mous suintent de vers.  Des vers morts empilés.  La terre m'habite, les cendres me refroidissent.  Je suis remplie de poussière.  Mon coeur pulse mais ne provoque rien.  En dedans, tout reste en place.  La terre les vers la cendre.  En dedans, tout est mort.  Asséché.  Ma tête est remplie de tissus, mon corps de terre.  Je n'entends plus rien.  Je vois les vers, à l'intérieur de moi.  Je sens la cendre, en moi.  Je suis lourde.  Je suis pleine de terre.








mardi 5 septembre 2017





I'm bored.  So bored.  So fed up.

I'm big.  So big.  So full yet so empty.

So fed up so fed up so fed up so fed up.






mercredi 30 août 2017




J'aime...

  • le roman Le poids de la neige, de Christian Guay-Poliquin, paru aux Éditions La Peuplade.  J'avais peur de trouver déprimant de lire à la fin du mois d'août une histoire dans laquelle l'hiver et la neige occupent une place aussi importante mais finalement, ça se lit très bien, même en pleine chaleur.  Lors d'une panne d'électricité qui dure des mois, un vieil homme s'occupe d'un plus jeune victime d'un accident en échange de la promesse d'une place dans la prochaine expédition qui amènerait les habitants d'un village à la grande ville.  On y suit l'évolution de la relation entre les deux protagonistes.  Qu'aura comme effet l'isolement qui s'abat sur eux?
  • Spotify.  Plein de musique, plein!
  • l'état de mes jambes.  J'ai presque complètement arrêté de m'arracher la peau alors elles sont présentables, plus qu'elles ne l'ont été depuis des années;
  • les illustrations de Marion Fayolle.  J'aime son trait clair et précis et son style assez minimaliste qui cache bien des sous-entendus.  

© Marion Fayolle

© Marion Fayolle



Je n'aime pas...

  • les passe-montagnes.  Ça m'effraie.  Et quand on respire dedans l'hiver avec la condensation et tout ça fait dégueux;
  • les amandes seules.  C'est dull un peu.  En barre de chocolat, ça va;
  • chercher un emploi.  Je ne sais pas ce que je veux faire.  Je ne veux pas travailler, en fait.  Je veux écrire.  Où sont passés les mécènes, merde?
  • la liqueur flatte.  Ça aussi c'est dull rare.







jeudi 24 août 2017





J'aime...

  • le livre Le nénuphar et l'araignée, de Claire Legendre, paru aux éditions Les Allusifs.  L'auteure y raconte ses phobies, ses angoisses, ses malaises.  Ces textes me parlent tellement, c'est fou.  C'est rempli de réflexions prenantes et teinté d'un peu d'humour.  Il s'agit d'un partage sincère et généreux;
  • le livre Jeanne Moreau a le sourire à l'envers, de Simon Boulerice, publié aux éditions Leméac.  Je l'ai lu d'un trait, alors que je n'arrivais pas à me rendormir une nuit.  Ce roman pour ados portant entre autres sur l'anorexie raconte l'histoire de Léon, jeune banlieusard de la rive sud de Montréal, qui entretient une correspondance manuscrite avec Léonie, jeune fille de la rive sud de Québec, et de sa famille.  Le sens de l'exagération de Léon est craquant et fort réaliste - tout est la fin du monde quand on a quinze ans.  Un récit drôle et tendre;
  • les séjours à l'hôtel.  Je n'y suis pas allée si souvent, mais voir tous ces touristes passer à la boutique où je travaille me fait me rappeler que j'aimerais bien souvent être à leur place et voyager et passer des soirées et des nuits dans une chambre étrangère et profiter de la piscine.  Ça n'a pas besoin d'être ultra-luxueux.  J'aime les petits déjeuners qui y sont servis et le fait que c'est quelqu'un d'autre qui fait le ménage à ma place;
  • souhaiter bonne fête aux gens.  Noël ne me dit vraiment pas grand-chose mais les anniversaires, je trouve ça important et j'aime bien le souligner.  C'est une belle occasion pour dire à la personne qu'elle est spéciale et qu'elle nous est chère.  J'apprécie aussi beaucoup quand on célèbre le mien;
  • la sauce à pizza Gattuso.  C'est ce que je mets dans mes nachos au lieu de la salsa.


Je n'aime pas...

  • les travaux sur ma rue.  Ils refont l'asphalte et des bouts de trottoir.  C'est bruyant et je me demande toujours si j'ai le droit d'y marcher pendant qu'ils sont là.  Je suis gênée de sortir de chez moi, imaginez-vous donc!  Ça perturbe le sommeil de mes chats, aussi.  Bon ok, j'avoue que ce n'est vraiment pas si pire que ça mais je ne peux m'empêcher de me sentir impuissante quand Ignacio me regarde, l'air de dire «Mais fais quelque chose, j'essaie de dormir, moi!»;
  • ne pas aller au refuge parce que je manque de motivation et que je n'ose pas sortir de chez moi à cause des travaux susmentionnés;
  • les factures à payer;
  • la constipation (dans tous les sens du terme);
  • le manque d'inspiration (surtout le mien).




dimanche 20 août 2017




J'aime...

  • le maïs;
  • que mon amie Tanja (celle qui tient la revue SOGLITUDES) soit revenue d'Europe;
  • le roman The Water-Method Man, de John Irving.  Personnages particuliers et attachants, situations loufoques et abracadabrantes, cette histoire est de la même trempe que The World According to Garp.  Plaisir de lecture garanti;
  • le groupe de musique Daughter.  Avez-vous entendu leur chanson Youth?  Une trame qui hante longtemps.





Je n'aime pas...

  • le manque d'espace à mon lieu de travail.  C'est petit en maudit!  Je découvre tranquillement mes tendances claustrophobes, j'ignorais que c'est quelque chose qui pouvait me déranger;
  • la précarité de mes finances;
  • les lendemains de veille pénibles;
  • quand je ne m'aide pas.




jeudi 10 août 2017





Ce samedi 12 août, je serai à nouveau libraire à la Librairie Vaugeois entre 11h et 14h.  J'y serai à l'occasion du 12 août, j'achète un livre québécois!  Depuis 4 ans, ce jour est désigné pour rendre hommage à la littérature québécoise.  De nombreuses librairies indépendantes proposent une foule d'activités et de rencontres pour souligner l'événement.  Jetez un coup d'oeil à cette liste pour voir ce que vous suggère votre librairie pour célébrer la lecture des auteurs d'ici.  

On se voit samedi chez Vaugeois!







mercredi 9 août 2017







La revue SOGLITUDES, tenue par ma belle amie Tatjana Barazon, est une revue qui porte sur les seuils.  Le titre vient d'ailleurs du mot italien pour seuil, «soglia» (dont le «g» est muet), et du mot français solitude.  À travers des réflexions, des entrevues et des portraits, SOGLITUDES traite de passions, d'échanges, d'entre-deux et de bien d'autres choses encore.  Des textes sur différents endroits intéressants et des personnalités animées à découvrir à chaque saison et ce, en français, en anglais et en allemand.  La revue est disponible en format papier et en ligne.

Le plus récent numéro contient ma première participation à la revue, quelques mots portant sur les heures de trop dans une journée.  On y présente aussi le Kraken Cru, petit resto/bar à huîtres/cale amusante qui m'accueille maintenant presque une fois par semaine tellement la bouffe y est bonne, le cidre y est doux et les gens y sont charmants.  Tatjana s'est aussi entretenue avec Cloé Cabana, conseillère en orientation.  Est également inclus dans cette édition d'été 2017 un extrait du Mystère de la Planète Alas-K, une mignonne histoire d'ours et de voyages interplanétaires.

J'ai rencontré Tatjana lors du lancement du livre Une fille louche, il y a presque un an déjà!  Sa curiosité et son intérêt pour le recueil m'avaient flattée, elle m'avait posé plusieurs questions qui m'avaient laissée bouche bée.  Elle m'avait proposé de faire une entrevue pour la revue et j'avais accepté.  Nous avions convenu de faire le tout par écrit, et je dois avouer que ça m'arrangeait énormément puisque j'aurais le temps de réfléchir à mes réponses, moi qui  ne suis pas très douée pour la spontanéité!  Je crois m'en être tirée pas si mal, si vous voulez jeter un coup d'oeil au résultat, vous pouvez le faire ici.




mercredi 2 août 2017





Je me réveille plusieurs fois la nuit et je me demande ce qui me dérange vraiment, dans tout ça.  Dans mes relations.  Dans le quotidien.  Ça gruge de se questionner autant.  Je suis constamment tiraillée entre la partie en moi qui voudrait tout faire simple et celle qui ne peut s'empêcher de compliquer les choses en poussant trop loin.  La première se fout de pas mal d'affaires et aimerait envoyer promener le reste tandis que l'autre prend tout personnel et trop à coeur.  Alors parfois, je suis capable de passer outre.  Et d'autres temps, je remue les détails.  Je rebrasse les échanges, reprends les actions, revois les événements.  Il y a des moments où je ne sens rien et certains où je ressens tellement.  Je vis des heures si longues, si mornes, et des instants si courts, si vifs.  Je subis mes extrêmes et je ne sais pas où me caser.  Si je pouvais au moins me rapprocher un peu du juste milieu...







mardi 25 juillet 2017








What the fuck
h
y
t
h
e
f
u
c
k
                                                                       
                                                                     
                                                                     
                                                                     
                                                                     
                                                                   

dimanche 23 juillet 2017





Choses que je n'ai jamais faites mais que j'aimerais (ou devrais) faire :


  • prendre l'avion;
  • donner du sang;
  • regarder la série The Handmaid's Tale  (d'après la suggestion de Mélanie);
  • essayer le yoga; 
  • ou le zumba;
  • finir le roman que j'ai commencé à écrire à l'automne 2005 (!);
  • visionner le film Thelma Louise;
  • l'inviter à sortir;
  • visiter Prague;
  • ou New York;
  • ou Boston;
  • ou plein d'autres places;
  • économiser;
  • recommencer à faire du bénévolat au refuge Adoption Chats Sans Abri;
  • trouver un emploi qui me passionne et qui subvienne à mes besoins;
  • aller à la Marina St-Roch;
  • me remettre à cuisiner comme du monde;
  • porter les chapeaux que je possède mais que je ne mets pas;
  • du rafting;
  • quelques autres activités auxquelles je ne pense pas dans le moment mais que j'ai déjà voulu pratiquer.





mardi 18 juillet 2017





Je démissionne sur plein de trucs ces jours-ci.  Mon poids.  Ma paresse.  Plaire.  Je n'ai pas envie de faire d'efforts pour changer tout ça.  J'ai essayé.  Maintenant je laisse aller.  Je me résigne à propos de mon trop-de-ventre.  Mes siestes.  Mon invisibilité.  Ou peut-être pas tout à fait.  Mais je vais prétendre que je m'y fais.

À un moment donné je vais me tanner pour vrai.  Et je vais bouger.







mercredi 12 juillet 2017




Je ne fais que de petites choses.  Durant de petits temps.  Des trucs mini pendant peu de minutes.  Je ne m'occupe que par bribes.  Impossible de me fixer sur quoi que ce soit longtemps.  Ça ne génère pas grand-chose.  Je produis du gros rien.  Je crée du vacant.  L'air et moi, on s'entend.








mardi 11 juillet 2017






Je tourne en triangle.  Je m'enfarge dans les pointes.  Ma tête roule dans tous les sens, je bois les bulles et mes mains s'envolent.

J'essaie de te dire que c'est à ton tour.  Chacun à la fois.

Je répète recommence refais re.  Je regarde refuse revois re.

Mes mots sont partis.  J'enlève un à un les motifs.  Mon histoire ne se rend pas.












samedi 1 juillet 2017





Vient un temps où tout stagne.  Où tout s'efface devant.  Restent les possibilités, ou le néant.  Parfois les deux.

Alors on aspire à plus.  À on-ne-sait-pas-quoi.  On se pose des questions, mais on n'amène aucune réponse.

Je n'ai pas de réponse, mais tellement de questions.  J'aspire à quelque chose, mais à quoi?  À quelque chose, vraiment?  Ou à rien?










jeudi 22 juin 2017





Je ne comprends pas...


  • l'engouement pour Barbara Streisand;
  • comment fonctionnent les machines;
  • la physique;
  • les mathématiques (dépassées le niveau du secondaire, mettons);
  • les gens qui jettent des détritus au sol;
  • mes voisins qui laissent leurs mégots de cigarettes par terre dans les escaliers de l'immeuble;
  • toutes les langues sauf le français, l'anglais et un peu d'espagnol;
  • le fonctionnement de la Bourse;
  • certaines de tes actions;
  • le football américain (et bien d'autres sports, en fait);
  • les gens qui portent des bas dans leurs sandales;
  • les codes pour le lavage et le séchage des vêtements inscrits sur les étiquettes;
  • la météo;
  • pourquoi les poils repoussent si vite;
  • pourquoi tout ce qui goûte bon est mauvais pour la santé;
  • comment ça marche, une boussole;
  • les gens qui arrosent leur entrée en asphalte;
  • le gouvernement;
  • bien d'autres choses auxquelles je ne pense pas en ce moment.





jeudi 8 juin 2017



J'aime...

  • plier du linge.  Pour vrai.  À ma nouvelle job, je dois régulièrement replier les t-shirts que les clients regardent et déplacent et ça ne me dérange pas du tout;
  • passer du temps avec ma cousine Noémie;
  • boire du cidre sur mon balcon au soleil;
  • le Symbio Wildlife Park, en Australie.  D'ici à ce que j'aille là-bas et puisse visiter ce zoo en vrai, je profite de leur page Facebook et de toutes les vidéos mises en ligne pour regarder leurs animaux, tous plus mignons les uns que les autres.  J'ai un faible pour leurs koalas.  Ils sont trop cuuuuuuuute!  Je vous présente Harry, un petit orphelin beaucoup trop câlin :




Je n'aime pas...

  • me lever pour une visite de logement à 9h quand personne ne se pointe à ladite heure.  C'est parce que je pourrais dormir, moi;
  • mon incroyable talent à perdre mon temps;
  • les épisodes de sitcoms remplis de flashbacks.  Ça sent le manque d'idées;
  • rédiger des lettres de présentation/motivation.





dimanche 4 juin 2017





Je suis une enfant du Canal Famille, de la corde à sauter, des Barbie, Polly Pocket et Littlest Pet Shop, des jeux de cache-cache, des sleepovers, des sacs à dos en toutous, d'Ini Mini Magi Mo.

Je suis une adolescente des lettres pliées artistiquement et échangées en classe, des débuts de l'Internet, de Hotmail et MSN, des Beanie Babies, de la naissance de mes troubles d'humeur, de la sortie du film Titanic au cinéma.

Je suis une adulte de Wikipedia, de Facebook, des pubs et restaurants de Saint-Roch et de Saint-Sauveur, des séries télé américaines, de la musique indie, des romans à l'humour noir, de mes dépressions, de la cause des animaux abandonnés.

Je suis un produit de tout ça.

Je suis bien d'autres choses.  Je suis ce que tu n'es pas, je suis stagnante, insatisfaite, ingrate, je suis à la recherche, je suis rêveuse, contemplative, comme arrêtée, plaquée, je suis contre moi-même, contre l'adulte en moi, je suis chantante, je suis en attente et à la dérive, en harmonie et au chaos, je suis à l'amour mais pas trop, aux folies, aux grandeurs, je suis comme tu ne veux pas, je suis étrangère mais dépendante, lointaine mais accrochée, reculée mais alerte parfois.

Je suis tout ça, multipliée par autrefois, maintenant et plus tard.

Je suis un produit de mon environnement, de mes choix, de mes événements.  Je suis un produit de ce que j'ai fait, de ce que j'ai pensé et d'où je suis allée.

Je suis une substance ahurissante.  Un combo de chair et d'émotions déboussolant.  Une créature désordonnée, un amas en mouvement, une fantastique complication.









vendredi 2 juin 2017



C'est une mauvaise journée.  Ça arrive.

Je crois que tout a commencé quand j'ai dû me faire à dîner.  En paressant au lit, je rêvais déjà à ce que j'allais me concocter, parce que je pense toujours à ça ces temps-ci, manger, et j'anticipais parce que je savais très bien que je n'avais plus rien pour me cuisiner quoi que ce soit d'intéressant.  J'hésitais entre me faire livrer quelque chose et faire cuire des pâtes (c'est tout ce qu'il restait).  J'ai opté pour les pâtes.  Erreur.  Elles étaient dégueulasses.  Et il y en a encore, bordel, j'en ai trop fait!  Je n'avais pas de sauce ou de coulis ou de confetti pour mettre dessus à part de la mayonnaise, ça se voulait donc un semblant de salade de pâtes comme ma mère fait (et réussit, elle), mais ça s'est vite transformé en mélange de larves huileuses saupoudrées d'un pauvre assaisonnement de sarriette et de basilic.  C'était moche.

Je mange beaucoup ces derniers temps.  Et là c'est comme si j'avais mangé pour rien, parce que ce n'était pas bon.  C'est comme si j'avais gaspillé l'action sacrée qu'est celle de se nourrir et alors là je m'en veux, ça me frustre.

Le bal de la dépréciation s'est enclenché : je suis grosse, gonflée, je suis une grosse torche qui ne bouge pas assez et qui mange mal (sauuuuce...  beuuuuuuure...), j'ai une bedaine, je suis ronde, j'ai des bourrelets, de la cellulite, m'avez-vous vu les cuisses, ça rebondit, toute cette chair toute cette graisse, je suis lourde, je ne peux plus me lever, ça y est je suis une patate, je prendrais bien de la crème sûre, des jujubes avec ça, et voilà j'éclate.

Le fait de me trouver grosse et de me sentir ballon n'est pas nouveau pour moi, mais cette fois-ci c'est vrai que j'ai engraissé.  Ma glande thyroide a à nouveau déclaré faillite cet hiver, mais je sens que je ne peux pas la blâmer pour tout, surtout que le réajustement de ma médication doit lui avoir botté le cul un brin.  Seulement, quand je me trouve grosse, je me trouve laide, et quand je me trouve laide, je me trouve pas bonne, puis trop commune, puis incapable, puis inutile.  Je me demande ensuite quoi faire de mon derrière, ce que je fais sur la Terre et ce que je vais manger en soirée.  Je ne suis pas très fière de moi.

Mes ruminations peuvent me mener très loin.  En fait, non, elles me font tourner en rond, ça m'exaspère, tout m'irrite et j'ai envie de tout brûler.  Brûler de la graisse, surtout.  Mais en même temps, j'ai le goût d'une poutine.  

Friiiiiiiiites.








jeudi 1 juin 2017



**Texte inédit de 2012**



C't'une fois un enfoiré et une connasse. Sauf que l'enfoiré ne l'est pas vraiment, enfoiré. Mais la connasse l'est pour vrai, elle.

Il ne dit jamais les trucs qu'elle veut entendre quand elle veut les entendre. Et elle en veut toujours plus, toujours trop. Elle panique pour rien. A peur, a peur.

Ils n'ont pas la fréquence synchro. Il l'écarte. Elle l'enquiquine.

Et fuck la non-réciprocité.







mercredi 31 mai 2017





J'aime...

  • les pétoncles;
  • sortir, être avec mes amis, beaucoup ces temps-ci;
  • me faire complimenter à propos de la santé de mes dents par l'hygiéniste dentaire et le dentiste;
  • cette chanson de Mara Tremblay :



Je n'aime pas...

  • l'eau gazéifiée ou minérale;
  • quand mon linge devient trop serré et ne me fait plus (j'engraisse encore, bordel!);
  • m'emmerder;
  • la cellulite.









mercredi 17 mai 2017




J'aime...

  • les frites.  Beaucoup trop;
  • le pavé de morue du Kraken Cru.  C'est le meilleur poisson que j'ai mangé de toute ma vie, toutes espèces confondues.  Ça fondait dans la bouche, menoum.  C'était servi avec une purée de courges aux pistaches et olives, re-menoum;
  • le jeu de dessins Telestrations.  C'est un peu comme un mélange de téléphone arabe et de Fais-moi un dessin...  Ça donne des résultats hilarants!
  • regarder mes chats se faire griller au soleil.





Je n'aime pas...

  • les huîtres;
  • Oscar de Profundis, le dernier roman de Catherine Mavrikakis (Héliotrope).  Je n'embarque pas.  C'est lent, long et répétitif, il me semble.  L'écriture est bien et Mme Mavrikakis demeure une de mes auteurs préférés, mais son apocalypse ne me plaît pas;
  • me sentir malade.  Être congestionnée, avoir mal à la gorge, avoir des frissons, tout ça...;
  • quand un garçon a la cuisse plus petite que mon bras.  T'sais, donnez-moi une chance côté estime de soi et image positive de soi-même!




mercredi 3 mai 2017






Des trucs qui me fascinent...

  • Harry Houdini
  • l'Égypte antique
  • la Seconde Guerre mondiale (la Première aussi, remarquez...)
  • le naufrage du Titanic
  • le cerveau humain
  • les oiseaux du paradis et leurs «techniques de cruise» (voir la vidéo ci-dessous!)







jeudi 27 avril 2017




J'aime...

  • siroter un bon petit rhum & coke;
  • le roman Marée montante de Charles Quimper (Éditions Alto).  C'est magnifique.  Malgré l'histoire triste (le narrateur est un père qui a perdu sa petite fille et qui perd ensuite un à un tous ses repères), il n'y a rien de larmoyant là-dedans.  C'est si bien écrit, c'est beau de lire et de voir l'homme chercher son enfant partout, dans tous les recoins, dans tous les endroits et dans tous les contextes possibles.  Et ça ne s'étire pas, c'est tout court, ça dure juste assez, l'auteur ne s'éternise pas non plus.  Je vous le suggère fortement;
  • aller bien;
  • cette pub de Heineken (merci Manu de l'avoir partagée sur Facebook) :





Je n'aime pas...

  • les chaussures à bout ouvert;
  • l'imprimé camouflage.  Je trouve ça laid, mais laid!  Peu importe la couleur, peu importe la variante.  Je n'en ai porté que durant un été, à l'adolescence : j'avais des bermudas avec ce motif-là, dans des tons de bleu.  C'est la teinte qui fait le moins pire, selon moi;
  • les asperges.  J'en ai déjà mangé, mais c'est fini, ce temps-là;
  • l'odeur suspecte d'origine inconnue qui se dégageait de mon frigo.  Je crois avoir maintenant réglé le problème.




mercredi 26 avril 2017





J'ai des humeurs, des envies, des horreurs.

J'ai des humeurs, des envies, des douceurs.

J'ai des humeurs, des envies, des heures.  À passer en pensant.  Trop.

J'ai des humeurs, des envies, des couleurs.

J'ai des humeurs, des envies, des rondeurs.







mardi 11 avril 2017






J'aime...

  • faire des casse-tête;
  • mettre les poubelles et la récu au chemin.  Je m'explique : ce n'est pas que j'aime gaspiller ou faire des déchets, mais j'aime le sentiment de repartir à neuf que ça me procure.  C'est peut-être un peu intense, je sais;
  • mes amis du monde du livre;
  • cette chanson :




Je n'aime pas...

  • mes pertes de mémoire;
  • mes confusions;
  • l'odeur des baumes Blistex;
  • les crises boulimiques de ma chatte Capicolle.  Le Festival de la Gerbe, très peu pour moi;
  • remplir des demandes, des formulaires, tout ce qui est administratif et long et pointu;
  • me faire presser.





mercredi 5 avril 2017






C'est le Salon international du livre de Québec qui débute aujourd'hui et j'en suis à ma première participation en tant qu'auteure. Il me ferait ultraplaisir que vous veniez me serrer la pince durant l'une ou l'autre de mes séances dites de «signature(s)» pour Une fille louche (éditions Hamac). Je serai présente au Centre des congrès de Québec les MERCREDI 5 et JEUDI 6 AVRIL de 18h30 à 19h30 ainsi que le SAMEDI 8 AVRIL de 12h à 13h. Passez me voir au STAND 163, on jasera!



Le livre ressemble à ça.
Je vais avoir l'air de ça.
(Photo : Anne-Marie Gagnon)




lundi 3 avril 2017





C'est le matin.  Le soleil entre grand par les fenêtres et réchauffe le plancher du salon.  Les chats s'y font griller.  J'entends les enfants de l'école primaire tout près crier et hurler.  Je sens leur urgence de vivre la récréation, si courte.  Bientôt ils devront rentrer.  Bientôt ils devront se taire.  Se calmer.

Je me suis levée tôt.  Je suis en train de mettre mon cv à jour, j'en suis à me chercher un nouvel emploi.  Pour l'instant, ça va.  Je m'affaire tranquillement.  Je ne m'en plains pas, on pourrait presque dire que je suis motivée.  Mais je ne sais pas si cet élan va rester.  Mon humeur pivote sans avertir, dernièrement.

Un moment je suis bien, je m'occupe et m'abandonne à mon environnement, tout fonctionne et il n'y a pas de souci.  L'instant d'après je bloque, m'affole et ne reconnais plus rien des murs autour, ne sais plus rien de la marche à suivre, des gestes à poser.  Je perds pied sans même avancer.

Je peux me relever et je le fais.  Mais l'étrangeté m'étouffe.  C'est si bizarre, tellement bizarre, trop bizarre.  Le familier m'échappe, parfois.  Ça peut être anodin.  J'ai oublié où j'ai rangé mes plats.  Le papier cellophane.  Mes bas.  Des fois c'est plus alarmant.  Je ne me souviens plus par où prendre l'escalier Colbert.

C'est le matin, il fait très beau.  Peggy Sue est couchée au soleil, Ignacio regarde par la fenêtre et Capicolle se promène dans la pièce en ronchonnant.  Je tape à l'ordi et pour le moment, tout est ok.  La minute où je vais paniquer à l'idée de ne plus avoir d'argent n'est pas encore arrivée.  Je ne stresse pas trop encore en pensant aux démarches que je devrai entreprendre pour me dénicher un boulot.  Je ne me sens pas trop laissée à moi-même encore (ce ne serait qu'un sentiment, de toute façon).  Je ne suffoque pas trop déjà sous les questions, les doutes.  Pas trop, pas déjà.

C'est le matin, il est tout de même encore assez tôt.  Après tout ce que j'ai accompli, j'ai droit à une sieste, moi je dis.  Allez, je vais aller essayer de faire durer cet état.









samedi 4 mars 2017







Tu ne sais pas te faire tu ne sais pas t'y faire.

Défaut.

À défaut de s'y plaire.

Éclaboussements, se taire.

Combustion.  Te défaire.

Brutalités.  Te faire t'y faire.










mercredi 1 mars 2017





J'aime...


  • The Tea Party.  Je viens de les voir en spectacle pour la deuxième fois et je suis soufflée par leur énergie (ils ne sont plus très jeunes!).  Leur talent et la maîtrise de leur art sont encore au top.  À l'occasion du 20e anniversaire de la parution de l'album Transmission, ils l'ont interprété en intégralité et ont poursuivi avec une seconde partie endiablée contenant quelques-unes de mes pièces préférées (Heaven Coming Down et Winter Solstice, entre autres).  C'était magistral, puissant.  Quelle présence que celle du chanteur, Jeff Martin!  Cette voix!  Il a de grands gestes théâtraux, un regard pénétrant et un sourire en coin si charismatique...  Il m'intimide.  Pourtant, il est bien sympathique et ne prend pas toute la place, il laisse également briller ses deux acolytes (Jeff Burrows à la batterie et Stuart Chatwood à la basse et aux claviers).  Il est vrai que je ne suis pas très objective par rapport à ce groupe, qui fait partie de mes favoris, mais ils ont livré un des shows que j'ai le plus appréciés de ma vie;
  • les pâtes fourrées.  Tortellini, ravioli, cappelletti...
  • le succès du livre Une fille louche.  Je ne dévoilerai pas le nombre d'exemplaires vendus, mais j'affirme être très contente du travail accompli, des commentaires reçus, autant de mes proches que de la part d'inconnus, ainsi que des critiques dont il a fait l'objet.  Tout ça a dépassé mes attentes.  Merci à tous!







Je n'aime pas...


  • quand, durant un concert, la personne à côté de moi chante les paroles de la chanson en cours en avance et ce, de façon délibérée;
  • avoir les sinus bouchés.  Je préfère de loin tousser ou presque n'importe quel autre symptôme du rhume ou de la grippe;
  • la moutarde forte.






mercredi 22 février 2017





J'aime...

  • les craquelins Harvest Stone au riz brun, sésame et lin.  C'est ma marraine qui m'y a fait goûter la première fois et depuis, je ne peux m'en passer!
  • le documentaire Stories We Tell (2012) de Sarah Polley, dans lequel est révélé l'identité de son père biologique.  C'est sublime, humain et touchant.  L'histoire familiale est racontée selon plusieurs points de vue : ceux des deux pères, des frères et soeurs de Sarah et d'amis de la famille.  Le rapport au passé, aux souvenirs et à la vérité est quelque chose qui me fascine depuis toujours.  Dans le film, on a l'occasion de voir et réfléchir sur ce phénomène qu'est la pluralité des versions d'une même expérience.  Qui dit vrai?  Qui dit faux?  En fait, personne ne ment, ce sont nos souvenirs et notre mémoire qui peuvent faillir ou recolorer certains événements.  Au-delà de tous les questionnements que ce visionnement a déclenchés en moi, il y a aussi de très belles histoires d'amour à découvrir dans Stories We Tell;
  • le fromage Cheddar à la Guinness.  Si bon!
  • le Sibéria Spa.  Mon amie Mélanie nous a payé la traite, à ma soeur, à elle-même et à moi : une journée à relaxer dans les bains, les saunas et les aires de repos de l'endroit, ainsi qu'un massage californien pour compléter le tout.  Que c'était agréable!  La place est très belle, bien aménagée, et le décor est enchanteur, comme on dit.  On a fait la rotation entre les bains chauds/à la vapeur ou les saunas, les cascades froides et les hamacs ou coussins confortables près d'un feu pendant quelques heures.  Après, j'ai eu droit au meilleur massage que j'aie jamais reçu (si vous y allez, demandez Julie, elle est excellente).  Merci mille fois mon amie, j'ai adoré!




Je n'aime pas...

  • être ankylosée sans raison (soit je bouge vraiment trop dans mon sommeil, soit je dors trop crampée...  J'ai mal partout, bordel!);
  • faire de l'hypothyroïdie.  J'ai zéro énergie et j'engraisse, beurk;
  • dormir tout croche (sens littéral et figuré);
  • quand Capicolle me piétine les seins la nuit.  On dirait qu'elle fait exprès pour me passer dessus lorsque je suis étendue sur le dos dans mon lit.  Et toujours sur cette partie de mon corps.  La poitrine, woman, c'est sensible!





jeudi 16 février 2017





Je fais rien.  Il y a plein de choses que je pourrais faire, mais je fais rien.  Plein de choses que je devrais faire.  Mais non, je ne les fais pas.  Passer l'aspirateur, faire du lavage, prendre une marche, aller voir et m'occuper des chats au refuge, regarder un film ou une série, lire...  Rien ne me tente.  Il y a plein de trucs que je pourrais faire pour me divertir, mais je n'en ai pas envie.  Toutes des activités susceptibles de me faire du bien, de m'amuser, de faire passer le temps de façon agréable.  Mais je n'ai même pas le goût de me faire du bien.  Ou de prendre soin de moi.






jeudi 9 février 2017




J'aime...

  • Victor, 4 ans, le fils aîné de ma cousine Noémie et son amoureux Alexandre.  Il est craquant!  Le jour de mon anniversaire, Noémie m'a reçue à souper chez elle et juste avant, nous sommes allées chercher ses garçons à la garderie.  Victor m'a accueillie comme si j'étais sa meilleure amie et il semblait très excité des plans de la soirée.  Il avait même raconté à son éducatrice que c'était ma fête et qu'on soupait tous ensemble pour l'occasion.  Ça m'a touchée, de faire partie de la journée d'un petit bonhomme comme ça.  Et puis il me fait sourire quand, en voyant mes mains trembler, il me demande pourquoi je «grelotte»;
  • le film Lion (2016), en lice pour plusieurs Oscars.  Il s'agit de l'histoire vraie de Saroo, un petit Indien de 5 ans qui se perd à des milliers de kilomètres de chez lui et finit par être adopté par un couple vivant en Tasmanie.  Durant sa vingtaine, il va chercher à retrouver sa famille à l'aide de Google Earth.  Une quête grandiose, touchante.  Dev Patel et le petit Sunny Pawar livrent de très fortes performances.  On y voit aussi de magnifiques images de deux pays liés par un destin extraordinaire;  
  • les chocolats Lindt.  Surtout les petites boules Lindor.  Comment résister, vraiment?  Ils sont parfaits;
  • cette chorégraphie d'Andrew Winghart sur la chanson Cry Me A River de Justin Timberlake.  J'ai toujours beaucoup aimé cette chanson même si je ne voulais pas le dire à l'époque de sa sortie.  Et là, avec cette danse, ces mouvements, ces danseurs, ces costumes, ça lui donne une toute autre couleur, et on oublie encore plus vite Britney Spears.  Merci à mon amie Fannie d'avoir partagé cette vidéo.




Je n'aime pas...

  • les terroristes;
  • l'opéra;
  • le thé et les tisanes.  Pour moi, ce n'est que de l'eau chaude avec un semblant de saveur ou d'arôme ou d'applez-ça-comme-vous-voulez;
  • mon genou gauche.  Il me fait souffrir de temps en temps depuis une chute d'il y a une couple d'années.  L'os est tout croche, mais il paraît qu'il n'y a rien là.








mercredi 8 février 2017






J'aime...


  • la série britannique Him & Her.  C'est mon amie Anne-Marie Genest qui me l'a proposée et j'a-do-re.  On y voit un couple dans la mi-vingtaine dans leur quotidien tout ce qui a de plus banal, passé dans leur petit flat, constamment dérangés par le voisin, les amis, la famille.  C'est cute, gross et très drôle;
  • l'exposition Comme chiens et chats, présentée au Musée de la civilisation jusqu'au 4 septembre 2017.  Bien divisée et très bien documentée, il y a même quelques blocs interactifs.  Ma mère et moi y avons passé une couple d'heures, il est rare qu'un truc dans un musée capte mon attention aussi longtemps.  Il faut dire que le sujet fait partie de mes centres d'intérêts principaux, mais quand même;
  • Lise Dion.  Elle est drôle et sympathique, je trouve;
  • ce clip et cette chanson :


¯-_    "And you should know that 
I'm thinking about what you said 
When you held my hand 
Oh, I adore you"     _-¯



Je n'aime pas...

  • les pubs de Plaisirs Gastronomiques.  C'est loin d'être drôle et les illustrations sont hideuses;
  • tes agissements;
  • la solitude, ces temps-ci.  Ma mère a passé neuf jours chez moi à me trimballer à mes rendez-vous médicaux, au musée, au restaurant, au centre d'achats, à me tenir compagnie, à recevoir mes humeurs et à juste m'aider à vivre, bref, et depuis qu'elle a quitté, je me rends compte qu'être seule me pèse beaucoup et me permet de trop réfléchir et de laisser place à l'anxiété et la panique. Damn...;
  • les salles d'attente.





jeudi 19 janvier 2017




J'aime...

  • les milk shakes du Flash, à la Place de la Cité.  Ce sont les meilleurs;
  • regarder les vieilles entrevues menées par Barbara Walters;
  • l'excellente série American Crime Story - The People v. O. J. Simpson.  Solide;
  • Sarah Paulson, l'interprète de Marcia Clark, la procureure durant le procès dudit M. Simpson.  Autant pour sa performance impeccable que pour sa personnalité.  Elle est tellement drôle et charmante en entrevue!



Je n'aime pas...

  • patiner (voir billet du 11 janvier 2017);
  • les bancs de neige sur le bord des routes et des autoroutes, dégoulinants de brun.  Ouache;
  • la gadoue.  Encore-plus-ouache;
  • les maux de gorge.




mercredi 11 janvier 2017






Durant la période des Fêtes, je suis allée patiner avec mon parrain, deux de mes cousines, la fille de l'une d'elles et ma soeur.  Nous nous sommes rendus à l'anneau Gaétan-Boucher.  J'ai déjà patiné dans ma vie, mais là ça devait faire trois ou quatre ans que je ne l'avais pas fait, et étant donné le peu de plaisir que j'en avais retiré, j'avais fait don de mes patins.  J'ai donc emprunté ceux de ma marraine qui, si vous suivez un peu vous l'aurez deviné, n'était pas avec nous.

Constat immédiat : je n'aime pas plus ça que la dernière fois.  Je ne peux même pas faire deux coups de patins sans perdre l'équilibre.  Impossible pour moi d'avancer.  Je fige.  Je fais quoi?  Nous avons déjà passé plus de temps à enfiler nos engins de torture à pieds qu'à nous promener sur la glace.  Les autres sont partis loin loin à l'aventure, sauf ma soeur et ma cousine Anne-Marie, qui se sont rendu compte de ma détresse.  Je décide donc de prendre une des espèces d'appui qu'utilisent les enfants qui ne savent pas encore patiner et de voguer en m'y appuyant.  N'ayez crainte, je n'ai pas grand orgueil et je n'ai pas l'humiliation facile pour ce genre de choses.  Ma soeur décide même de m'accompagner en en prenant un elle aussi pour les premiers tours, question de se refaire un peu.  Ce n'est pas tout à fait comme le vélo, le patin.

Je crois avoir eu du plaisir pendant deux tours.  Trois, pour être généreuse.  Au début, c'était cocasse, les deux grandes trentenaires avec leurs marchettes.  Mais aussitôt que j'essayais de ne plus m'appuyer sur le truc, l'équilibre m'abandonnait.  Et je n'arrêtais pas de m'enfarger dans les osties de pointes parce que je ne levais pas assez mes pieds ou parce que je n'avais simplement pas la technique.  Dire qu'au secondaire, quelques-unes de mes amies faisaient du patinage synchronisé et une couple d'autres du patinage artistique, dont un qui a participé aux Jeux Olympiques d'hiver de 2006 à Turin et qui s'est classé 12e, salut Shawn Sawyer!  Comment?  COMMENT FAISAIENT-ILS?

Deuxième constat : je suis nulle.  Et je n'aimerai pas plus ça dans cinq tours.  Je décide donc d'abandonner, sans gêne ni regret, et de m'étendre sur le côté de la patinoire, bien installée dans la neige pour regarder les flocons tomber.  Je n'allais quand même pas demander aux autres de partir et ainsi gâcher leur fun.  Ça ne me dérangeait pas d'attendre.

Je regardais donc le ciel blanc, étendue sur le dos, pieds croisés, toute à mon aise, et je laissais les flocons me chatouiller le visage.  À l'occasion, j'approchais une de mes mains pour observer de plus près les cristaux qui s'étaient déposés sur ma mitaine (une paire que m'a tricotée ma soeur Stéphanie!), j'en étudiais la forme, l'éclat...  J'entendais les rires et des bouts de conversation des patineurs qui passaient devant moi.

Puis j'en ai entendu deux.  Qui se parlaient.  En me regardant, sûrement, parce qu'ils se sont mis à parler de moi, mais pas à moi.

<<<>>>

HOMME - (...) tu fais plus d'exercice en patinant qu'en restant allongé dans'neige!

FEMME - Tant qu'à ça, reste chez vous!

<<<>>>

Chères gens,

Vous n'avez eu accès qu'à environ 15 minutes de ma journée en passant devant moi à quelques reprises, probablement de ma vie si on considère que les chances que l'on se recroise sont minces.  Vous ne m'avez vue qu'à travers une fenêtre de mon existence.  Une fenêtre, que dis-je, un carreau!  Sale.  Parce que vous y voyiez sûrement embrouillé.  Et que ce que vous y avez observé ne représente qu'une infime partie de ce que je suis.  Il m'arrive parfois de me foutre de ce que les gens pensent de moi.  Mais il arrive aussi que l'opinion des autres me gèle, m'empêche d'agir, d'avancer.  Cette journée-là, j'ai eu envie de me lever la tête et de vous faire un beau gros sourire.  D'un côté, jme torchais pas mal de vos propos, mais d'un autre, ça m'a dérangée quand même.  Parce que pour la première fois depuis des semaines, j'étais bien.  J'étais bien, à regarder les flocons tomber.  J'étais bien, effouerrée dans la neige.  Vous ne saviez même pas combien de tours j'avais fait avant, j'aurais pu en avoir fait des centaines (ok, non).  Vous ne saviez pas si j'étais blessée ou non, vous ne saviez pas que j'attendais mon groupe.  Vous ne saviez rien.

Mais je vous comprends, je le fais moi-même souvent.  Émettre des commentaires sur des personnes que je n'aperçois que quelques secondes.  Que je ne vois passer et que je dis, dans ma tête ou à celui/celle/ceux/celles en ma présence, une niaiserie ou une parole désobligeante.  Dans le fond, je n'ai aucune idée du contexte.  Des fois il y a une explication derrière ce dont je suis témoin (d'autres fois non, certains individus sont juste craqués et il n'y a rien à faire pour les réchapper).  Mais bon, tout le monde s'est déjà amusé aux dépens des autres, inconnus ou pas.  Et nous allons continuer à le faire.

Troisième constat : je ne sais plus vraiment où je m'en vais avec ce texte et je commence à trouver que ça sonne comme une rubrique du genre «Ce n'est pas bien de juger son prochain» alors je vais couper ça là.  Il faut savoir quand s'arrêter, dans la vie.





vendredi 6 janvier 2017





Tu t'es assis sur ta poésie.  Et moi je fougue constamment.

Je vais lire mes rêves.  Je n'ai vu personne se poser nulle part.

Ce n'est pas cette suite que je voyais, mais alors là pas du tout.


On ne prend pas le temps chez nous.  C'est un réflexe de convoi.

D'un seul élan.  Vont et viennent et viennent et meurent.

Les bêtes, les peaux, les sons, les os, le vent.


Peu de joies internes pour une mère, une mer de métal.

Placer les tuiles, me tromper.

Inadmissible.  Impossible.


Je ne mène à rien, n'aspire à rien.

Il y a comme une odeur de sucre brûlé.  Une odeur déplacée, 

C'est d'une passivité incongrue.




mercredi 4 janvier 2017




J'aime...

  • m'endormir avec de la musique.  J'ai recommencé à le faire il y a quelques semaines pour me détendre et tenter de régler mes problèmes d'insomnie et de crispation;
  • la télésérie Feux, écrite par Serge Boucher, ce génial auteur à qui l'on doit aussi Aveux et Apparences.  Des textes et des moments puissants, accompagnés de comédiens d'immenses talents (Alexandre Goyette, où étais-tu avant cet automne?);
  • la soirée du réveillon du Jour de l'An passé chez Hélène et Phil, avec du bon monde, de la bonne bouffe, des bons rires, des bons «cadeaux» et le feu dehors après minuit;
  • que ma petite Peggy Sue se laisse flatter le menton de temps à autre lorsqu'elle est couchée au pied de mon lit.


Je n'aime pas...

  • tout, ou à peu près.