mercredi 18 mars 2026

 


Il semblerait qu'il n'existe pas de top 2024, que je n'en aie pas fait.  Pas vraiment étonnant, je suis peu inspirée, peu motivée et peu ouverte depuis fin 2022.  J'ose par contre dire que ça s'améliore : la preuve, j'ai un top 2025.  L'énergie revient peu à peu.  Je fais des activités.  J'essaie des choses.  Je dois continuer sur cette lancée, maintenant.

Les coups de coeur se manifestent enfin.  Tout n'est plus sur la même marche, il y a du plus beau qui m'élève un peu, et aussi du moins bon qui m'horripile mais ce n'est pas au sujet du jour.  Je ne suis plus aussi indifférente, j'ai des variantes.  D'humeurs, de goûts, de pensées, de fatigues, d'énergies...  Ça fait du bien de ne pas être juste coincée dans le néant.  Il n'est jamais loin, par contre, l'enfoiré.

Je partage avec vous mes prefs de l'année dernière (oui, en mars).


Mon top 2025 de tout et de n'importe quoi :


  • aller mieux
  • la série britannique Sex Education
  • la série britannique Adolescence
  • le balado History of the 90's
  • la série britannique (décidément!) The Crown
  • la série québécoise Inspirez expirez
  • le film polonais-états-unien A Real Pain 
  • la série états-unienne Euphoria
  • le livre Y avait-il des limites si oui je les ai franchies mais c'était par amour ok, de Michelle Lapierre-Dallaire
  • Bijou de Banlieue, un livre-collage par Bijou de Banlieue
  • la chanson Last Forever de Bob Moses
  • Ce qu'on devient, chanson que j'affectionne particulièrement sur le dernier album de Feu! Chatterton, Labyrinthe
  • les repas cuisinés en collaboration avec mes parents
  • la fin de semaine annuelle au chalet de l'ami Pascal.  Que c'est plaisant et relaxant
  • l'aquaforme
  • mon lave-vaisselle mobile, don d'un ami de ma soeur.  Ma vie a changé depuis




mercredi 21 janvier 2026



Hier soir, tandis que je n'arrivais pas à dormir, je me suis mise à concocter une liste de noms de villes, de municipalités et d'îles québécoises qui font de bons (ou moins bons) jeux de mots relatifs au crime, à la mort, aux gangs, aux armes et autres objets ou concepts connexes.  Ça m'a amusée, même si c'est probablement de mauvais goût.  Reste à voir si vous aimez aussi.  Si vous pouvez en composer d'autres, j'aimerais les connaître!


Québec Bandit

  • Terregun
  • Rouyn-Mandat
  • Grand-Meurtre
  • Rimouskill
  • Shawinigang
  • Baie-Saint-Pow
  • La Malboom
  • Rawdone
  • Asbestos (des fois le nom n'a pas besoin de jeu de mots pour évoquer la mort...  Et oui je sais que ça s'appelle Val-des-Sources maintenant)
  • Kinnear's Killers
  • Victimeville
  • Trois-Repères
  • Montlégal
  • Quéprisedebec
  • Saint-Jean-Portdarmes-Joli
  • Percé (ici également pas de jeu de mots)
  • Saint-Louis-du-Aïe!-Aïe!
  • Grangster
  • Saint-Délit-de-Caxton
  • Cap-Chot
  • Île Mésaventure
  • Hitman
  • Arvidé(e)
  • Brossabre
  • Saint-Félinicide
  • Kamouraskatastrophe
  • Cacounapalm
  • Charlevoixdefait


mardi 16 décembre 2025

 

J'écoute des chansons qui parlent de gens qui partagent d'intenses connexions, de deux personnes qui comprennent tout l'une de l'autre et du monde qui les entoure et je pense à toi et moi.  Je me dis que c'est nous deux, qu'on est comme ça.  Que ça nous correspond.  Du moins je l'ai déjà pensé.  J'y ai déjà cru.

Puis le pathétisme m'a frappée.

Est-ce que c'est vrai si une seule des deux personnes le voit comme ça?  S'il y en a juste une qui ressent ça à ce point?  Est-ce que le lien est là?

Nous avons peut-être déjà été quelque chose.  Nous ne sommes plus rien maintenant.








lundi 24 novembre 2025

 

Bien que je n'aie jamais vraiment eu de parcours prédéfini, l'invalidité ne m'était jamais apparue comme un passage possible.  Vient avec ça un remaniement d'horaire.  Il faut remplir les heures.  Le problème est que je remets en question tous mes goûts, toutes mes passions, tous mes loisirs passés.  Je ne sais plus m'occuper.  Il existe des tas d'options, et je le sais.  Mais rien ne me titille.  Je ne suis attirée par à peu près rien.  Je néglige même ce que je pourrais faire : ménage, vaisselle, quelques heures à la librairie...  Ça c'est plus du côté obligations, parce que du côté passe-temps, il y a : lecture, écriture, le DIY...  Mais est-ce que j'aime encore ça tant que ça, lire?  Et écrire, est-ce que ça me fait vivre autant de choses et de vies différentes comme j'appréciais avant?  Le DIY, est-ce que c'était juste un trip de pandémie?  Qu'est-ce que je fais pour m'amuser?  Je scrolle bien trop sur mon téléphone, moi aussi.

Et puis je me sens terriblement seule.  Que ce soit vrai ou non importe peu, le feeling est là et me gruge à chaque jour.  Pour rendre les choses plus lourdes, il y a des périodes durant lesquelles je ne veux voir personne et je m'isole dans mon espace.  Mon moral descend alors au 8e sous-sol.  Je m'ennuie de mes chats morts.  Et j'ai l'impression de ne pas accorder assez d'attention à celle qui est encore là.

Quelles sont les solutions?  Est-ce que je prends bien soin de moi?  Comment on fait ça?

Qu'est-ce que je me sens seule.





mercredi 22 octobre 2025

 


Je n'ai plus de visage.  Je suis rendue avec une grosse face.  Gonflée.  Bouffie.  Je suis flanquée d'un deuxième menton depuis un certain temps déjà.  Je le dé.tes.te.  Qui a voulu d'autant de peau qui fait juste glisser, tomber?  Pas moi certain.  Et mon cou est énorme.  Il a gagné en diamètre.  Pour balancer tout le reste, je suppose.

Je me trouve dégoûtante.  Je ne suis que des contours flous.  Où  sont mes lignes, mes os?  On ne peut pas me dessiner, je n'ai plus de point de repère.  Pas de point, pas de trait.  Pas de trait, pas de visage.

Je me déteste.




jeudi 18 septembre 2025

 


Je suis invalide.  Mon psychiatre l'a déclaré officiellement dans un formulaire en janvier 2024.  Après, j'ai dû courir après les papiers et informations nécessaires pour prouver mon état à l'assistance sociale et au Régime des rentes du Québec, question de recevoir l'argent auquel j'ai droit pour survivre.  C'est complété maintenant.  Mais je devrai toujours démontrer que je ne reçois pas trop de cash d'ailleurs (j'ai le droit de travailler un certain nombre d'heures), sinon mes prestations vont baisser.  Je ne me considère pas chanceuse, mais je dois admettre que je le suis, de vivre dans un pays qui accorde des montants à des gens comme moi, qui ne peuvent pas travailler.  J'ai utilisé le terme «j'ai droit» plus haut et j'en suis consciente.  Est-ce qu'une personne qui n'a rien à fournir à la société en termes de travail et d'économie devrait en recevoir du gouvernement?  C'est débattable.  Quant à savoir qui peut et qui ne peut pas travailler, il y a des médecins dans toutes les instances par lesquelles je suis passée et ils ont tous approuvé les conclusions de mon psychiatre, que je consulte depuis 2008.

Il me connaît bien.  Il sait qu'un poids s'est enlevé de mes épaules lorsqu'il a rempli les documents stipulant mon invalidité.  Il trouve que je souris et ris davantage durant nos rendez-vous.  Il ne me voit pas au quotidien, il n'est donc pas témoin de toutes les shits que je passe au travers.  Mais globalement, depuis le début de l'été je dirais, je vais un peu mieux.  C'est un jour à la fois, comme aime le répéter ma mère.  Des fois c'est à la semaine, une semaine de marde au complet!  Ça arrive à tout le monde, ça c'est sûr.  Disons que moi mes réactions sont disproportionnées.  

Drama Queen?  Oui, on pourrait dire ça.  Malade?  Sans aucun doute.  J'ai toute ma vie à travailler avec ça.






samedi 6 septembre 2025

 



Je t'oublie-tu?




"But I'm in so deep
You know I'm such a fool for you
You got me wrapped around your finger
Do you have to let it linger?
Do you have to, do you have to, do you have to let it linger?"

- Linger, The Cranberries, Everybody Is Doing It, So Why Can't We?, 1993.