lundi 4 juin 2012





Révélations-CHOC sur ma personne (ça y est, on croirait lire un gros titre d'une couverture du magazine 7 Jours...) :


  • Il m'arrive - trop souvent - quand je suis sous la douche de me mettre à chanter (dans ma tête) Kumbaya.  Mais seulement le refrain.  C'est aliénant.
  • Ce qui m'amène à dire que je ne fredonne ou chante jamais à voix haute sans musique, même quand je suis seule, même sous la douche.  À moins de lâcher un petit «La, la, la» qui ne mène à rien.  Mais je chante souvent dans ma tête (un peu comme Céline, qui elle danse dans sa tête).
  • Quand je suis malade, j'ai presque toujours des cravings peu appropriés pour mon état.  Pendant que j'agonise (toujours appuyer sur le dramatique quand il n'y en a pas), je fantasme souvent de m'empiffrer de mes mets préférés, de gros gras sale (lire : poutine) ou de commander divers plats dans des restaurants variés.  Ma dernière fringale de malade était un burger de Chez Victor.  J'ai attendu d'être rétablie pour me gâter... c'était suc-cu-lent!
  • Ce n'est pas propre et ce n'est pas en ordre, chez moi.  Désolée Maman.
  • Je ne lave plus aucun vêtement à la main.  Le cycle délicat existe et j'en suis une fière et reconnaissante utilisatrice.
  • J'ai les oreilles recollées.  Je me suis fait opérer quand j'avais 10 ans environ.  C'est moi qui ai demandé à ma mère. 
  • Je n'ai pas de cellulaire.
  • Je n'ai pas le câble.  Ma télé ne m'est utile que lorsque je regarde des DVD's.
  • Je saigne régulièrement du nez.  Ça commence pour aucune raison (à n'importe quel moment, devant n'importe qui, pendant n'importe quelle situation... bien plaisant), ou si je me mouche trop souvent, ou si l'air est trop sec.  Quand j'étais petite, on m'a enlevé les adénoïdes et c'était sensé régler le problème (en fait, c'est surtout qu'ils étaient devenus trop gros et que je ronflais, mais bon), pourtant encore aujourd'hui je pisse le sang plus souvent qu'à mon tour (dire que je connais des gens qui n'ont JAMAIS saigné du nez!).
  • Je dors encore avec des toutous (je n'éprouve aucune honte à l'avouer et j'en parle souvent, de mes peluches).
  • Je n'ai même pas hâte d'entendre le nouvel album de Metric.  J'ai beaucoup trop écouté Fantasies en boucle, je suis saturée.  Mais je serai peut-être conquise.
  • Après avoir regardé les six premiers épisodes de Breaking Bad, j'aime bien, mais je ne me tiens pas sur le bout de ma chaise à ne plus me pouvoir.  On me dit que ça s'améliore de saison en saison, ça tombe bien, j'ai tout de même l'intention de continuer.
  • Je préfère bien des animaux à certaines personnes.
  • Je n'ai encore jamais pris l'avion (ça j'en ai un peu honte).
  • Contrairement à plusieurs des frisés de la Terre, ou à la loi qui fait qu'on désire toujours ce que le voisin a, je ne rêve pas d'avoir les cheveux raides (je ne rêve plus en tout cas... j'ai eu ma phase d'ado qui s'étire les cheveux, c'est sûr).  Je l'ai déjà dit, je veux un afro.








dimanche 3 juin 2012





Mardi soir, je suis allée taper de la casserole avec des gens de mon quartier.  L'ami est venu, un collègue est passé.  Il y avait même Steve de St-Bruno, pour ceux qui connaissent les Pharaons.  Je me suis dit qu'il était temps de me lever avec les autres, parce que la loi 78, comme plusieurs, me fait chier et m'effraie.  Le conflit n'est plus qu'étudiant et j'ai choisi de signifier mon désaccord au moins une fois.  

Je ne suis pas dupe.  Je me suis demandé, comme à peu près tout le monde, si ça changeait vraiment quelque chose, toutes ces manifestations, toutes ces soirées de bruit et de casseroles.  C'est sûrement mieux que de regarder les choses filer du confort de son salon.  J'ai aimé mon expérience.  Nous étions plus de 50, je dirais (misère, j'aurais pu me faire arrêter!).  Nous nous sommes fait accueillir par ceux déjà sur place comme des rois, comme des amis, comme des membres du clan.  L'esprit de communauté ressentie durant ces minutes passées à marcher avec ces individus était grand (alors que je n'avais rien éprouvé de la sorte auparavant, et ça fait 4 ans que je demeure dans St-Sauveur).  Il faut dire que je suis une rebelle doudouce, par contre.  Je faisais bien attention de me tenir sur les trottoirs, et non de marcher dans la rue, question de ne pas ralentir les automobilistes.  Les 2 ou 3 qui ont été gênés par notre groupe ont semblé bien le prendre, ils nous ont souri et n'ont pas vraiment démontré de signes d'impatience.  Je ne suis restée que 20 ou 25 minutes, comme il était convenu pour ces rassemblements, parce que mon but n'est pas de faire chier le peuple, non plus.  Tout le monde a droit à sa petite soirée tranquille sans se faire agresser les oreilles par un tintamarre qui n'en finit plus, je me dis.  Et ça, la dame qui nous a envoyé un doigt d'honneur au moment de notre passage devant sa maison l'aurait eu de toute façon, elle n'avait qu'à attendre 1 minute de plus.

L'ami a pété sa cuillère en bois (ou plutôt celle de son coloc).  J'ai légèrement fendu la mienne.  Nos casseroles sont intactes.  Pour ma part, j'ai utilisé une de celles que j'ai héritées de mes grands-parents paternels.  Très vintage, avec une belle ligne orange.  Je n'ai pas pu m'empêcher de me demander si mon grand-père et ma grand-mère auraient été fiers de me voir aller avec leur vaisselle.  En fait, plusieurs se mobilisent et manifestent pour défendre les droits de leurs enfants et des jeunes de demain, moi je dois avouer que je pensais à mes grands-parents, ce soir-là.  À ce qu'ils ont vécu, eux, et s'ils comprendraient ce qu'il se passe en ce moment.  Moi, je ne suis pas sûre de tout saisir.  En vrai, il est certain que je ne comprends pas grand-chose.  Est-ce à dire que ma participation en est diminuée?  Que je devrais me contenter de regarder les autres faire?  Je ne sais pas, mais ça sent mauvais tout ça, et j'ai des envies de bouger des fois, de faire bouger.  Des envies de radical.  De quelque chose de plus que ça.

Ah et puis, lisez donc ça et signez si ça vous parle.  Les pétitions aussi, ça rentre dans les trucs dont on peut questionner l'utilité, mais simplement lire ne nous enlèvera que quelques secondes de notre temps quotidien passé sur Facebook, ou à regarder une annonce insipide à la télé.  Alors si ça peut changer quelque chose, ça n'aura pas été trop pénible non plus.


















dimanche 27 mai 2012






L'été j'abuse de trucs glacés et de fruits.  C'est bien parti cette année et la saison n'est pas même pas encore officielle.

Je suis une petite nature.  Pas très solide.  Si le vent s'emporte, je plie.  Je casse.  Je m'envole.  Mais je suis facilement rattachable.  Je suis faite d'embouts et de noeuds.  De ficelles qui s'accrochent.  Je recommence, je repars avec les morceaux qui restent.  J'en crée de nouveaux.

L'été je n'aspire qu'à plus.













lundi 21 mai 2012






J'oscille souvent entre deux façons de réagir devant le langage : miser sur l'importance et la valeur des mots, c'est-à-dire tout prendre au pied de la lettre, ou rappeler à tous l'arbitraire du nom, répéter qu'il ne s'agit que de mots.  Qu'il n'y a rien de grave, en fait, ce ne sont que des mots.  Je me dis que des fois c'est juste beau, les mots.  Quand on les met ensemble, qu'on fait des phrases et tout.

Par exemple, en début d'année, j'ai lu l'excellent recueil Chaque automne j'ai envie de mourir, de Véronique Côté et Steve Gagnon.  Personnellement, je trouve ce titre fort joli.  Je suis consciente qu'il puisse effrayer certaines personnes.  Mais il ne faut pas avoir peur du titre.  Une dame a refusé de l'acheter à cause de ce que ça évoque, ce n'était supposément pas approprié pour la jeune fille à qui elle cherchait à offrir un livre.  Madame!  Ce livre n'est pas pro-suicide, au contraire.  J'ai eu envie d'en finir pendant plus de la moitié de mon existence, j'ai lu le livre et il ne m'a fait que du bien.  J'ai a-do-ré ce livre, il demeure jusqu'à maintenant parmi mes meilleures lectures de l'année.  Quand je pense à tous ces moments intenses et savoureux que cette personne aurait pu vivre en le lisant, je trouve ça dommage que la cliente ait reculé devant les mots sur la couverture.  J'ai offert ce livre à ma mère pour son anniversaire.  Elle a un peu sursauté en lisant le titre.  J'espère qu'elle a eu, ou qu'elle aura, l'audace de lire le contenu.

Quand on parle, quand on écrit, quand on écoute, quand on lit, que doit-on prendre au sérieux?  Et que doit-on prendre à la légère?  Quand faut-il paniquer?  Quand peut-on rire?  Un même message, prononcé sur deux tons différents, peuvent avoir des significations complètement opposées.  Comment s'assurer que l'autre a bien saisi?  Et si on embarque la ponctuation là-dedans, aussi bien dire que personne ne communique avec la même langue!

Je suis persuadée que certains de mes billets publiés sur ce blog n'ont pas été saisis comme je l'aurais souhaité. Mais que puis-je y faire?  La plupart des textes que je préfère lire sont ceux qui laissent place à l'interprétation du lecteur, ceux qui offrent une multitude de sens.  C'est une des beautés de la littérature, selon moi, de savoir rejoindre autant de personnes de multiples façons et pour différentes raisons.  Mais quand il s'agit d'échanger, de transmettre un message bien clair, il est plutôt choquant de voir que l'autre n'a pas compris.

Des fois je trouve juste ça beau.  Des fois ça sonne bien dans ma tête.  Alors je le dis, ou je l'écris.  Faut pas avoir peur des mots.  Faut dire ce qu'on pense, et parfois déconner.  Faut s'assumer, je pense.















jeudi 17 mai 2012





Je veux


  • que la Sloche soit prête chaque fois que je me pointe dans un Couche-Tard pour en boire
  • un nouvel ordi qui fonctionne bien
  • me sentir moins fatiguée tout le temps
  • que ça se règle, de façon juste, idéalement (même si je ne saisis pas tout à propos de ce(tte) crise/conflit/gouvernement)
  • te voir
  • que cette semaine finisse
  • écouter Radiohead jusqu'à ce que mort s'ensuive
  • des belles jambes
  • des dents plus blanches
  • du soleil, de la chaleur
  • avoir de l'appétit, et de l'appétit varié
  • me baigner dehors
  • un afro



Je ne veux pas

  • t'emmerder
  • et/ou te faire peur
  • chialer pour rien (mais je le fais)
  • travailler (ça va revenir...)
  • être ingrate
  • que les animaux en danger disparaissent;
  • recommencer
  • engraisser
  • te brimer
  • avoir à me justifier, tout le temps
  • que mes chats me trouvent plate
  • me  tourmenter (c'est plus fort que moi, ce n'est pas un plaisir)
  • faire de faux pas (surtout pas à répétition)




jeudi 10 mai 2012





C'est bien parce que je prépare quelque chose que je me tais autant.  Mouahaha!

À l'hiver 2013, ce blog sera publié sous forme de recueil dans la collection Hamac-Carnets, qui a déjà fait passer en livres d'autres blogs tels que J'écris parce que je chante mal et Un taxi la nuit de mes amis Daniel Rondeau et Pierre-Léon Lalonde, Les Chroniques d'une mère indigne de la désopilante Caroline Allard (qui ont connu tellement de succès qu'elles ont été transformées en bd et en webépisodes), et aussi Lucie le chien, d'une de mes jeunes auteurs favoris, Sophie Bienvenu (l'ex-cel-lent Et au pire, on se mariera, et l'ex-cel-len-te série (k)).

Merci à Éric et Marie-Michèle des éditions du Septentrion d'avoir pensé à Une fille louche.  Bien hâte de le tenir dans mes mains, ce livre-là.









lundi 7 mai 2012






Vous pouvez maintenant lire le fruit de ma participation à la Nuit de la Création 2012 sur le site de la revue en ligne Le Crachoir de Flaubert.  Gardez en tête que j'écrivais sous contraintes...
N'hésitez pas à jeter un coup d'oeil au reste du contenu de cette revue, c'est un bel endroit pour découvrir de nouvelles plumes!