dimanche 5 septembre 2021

 

Faits : 


  • Ça ne me tente plus d'aller voir l'exposition Picasso. Figures au musée tantôt.  Je vais y aller pareil parce que j'ai déjà réservé mon billet et que c'est gratuit.
  • J'ai plus de difficulté à avaler les petits comprimés que les gros.  Go figure.
  • Les mots les plus souvent répétés dans ma tête : «Je ne sais pas quoi faire de moi».
  • Mon chat Ignacio m'a sacré une claque ce matin parce que je n'ai pas su arrêter de lui flatter la bedaine à temps.
  • Je ne suis apparemment plus capable d'appliquer du vernis à ongles comme il faut et tous mes flacons sèchent trop vite.
  • À part pour de la poutine, mon appétit est quasi inexistant.
  • Mes shorts de couleur verte sont un peu serrés maintenant.
  • Je veux acheter mille toutous.
  • Je pleure (trop) souvent.
  • Je ne sais pas quoi faire de moi.  De ma personne, de mon temps, de ma tête.
  • Je retire très peu de ou aucun plaisir à faire ce qui m'amuse habituellement.
  • Mon état général se définit en gros par : lassitude et déception.
  • Ceci dit, un petit nombre de personnes sont très douées pour me faire sourire et rire.
  • J'apprécie beaucoup ma lecture de American Gods de Neil Gaiman. 
  • Dormir demeure une de mes activités de prédilection.
  • L'espèce de jeu du téléphone entre l'infirmière et mon psychiatre, ou entre la réceptionniste et mon médecin de famille, m'exaspère profondément.
  • Je m'exaspère profondément.
  • Cette liste m'exaspère profondément.
  • Tout m'exaspère profondément.




dimanche 22 août 2021

 


Incohérente
           nséquente
        rruptible
                mpréhensible
    ngrue
         ncevable
         ntrôlable
      rrigible







jeudi 19 août 2021

 


La semaine dernière, j'ai regardé le dernier épisode de l'exquise série Easy, dans lequel on voit Sophie, une actrice partie vivre son rêve à Los Angeles il y a quelques années, débarquer à Chicago, son ancienne ville, pour à peine 24 heures afin d'assister à un événement bénéfice quelconque.  Elle décide de passer au travail de son ex-copain Drew, qu'elle avait laissé derrière au profit d'un rôle dans une série lui promettant potentiellement la gloire.  Elle l'invite à assister à la soirée, puis à se joindre à son ancien groupe de théâtre pour quelques verres, et finalement à aller en prendre un dernier en tête-à-tête.

Tout le long, je me suis demandé si j'aurais le droit de faire ça, moi.  De faire ça, de ressurgir dans la vie de quelqu'un, de prendre de ses nouvelles tout bonnement, de l'inviter à reconnecter?  Est-ce que ça créerait le même effet que ça a eu sur Drew? Ou le même que pour Sophie, qui a osé?  S'est-elle même posé la question?  Parce que je me dis que moi je n'ai peut-être pas vécu de relation assez significative avec quelqu'un, POUR ce quelqu'un, pour qu'une réapparition surprise de ma part ait un impact dans sa journée.  Est-ce que quelqu'un voudrait seulement de mes nouvelles après ne pas m'avoir vue pendant deux ans?

Je sais qu'à l'inverse, je dirais oui tout de suite.  Si quelqu'un de mon passé débarquait, quelqu'un que j'ai chéri ou qui a été important pour moi, se présentait devant moi et m'invitait à catcher up, c'est sûr que je me libèrerais.  Possible que je perdrais tout focus pour le reste de la journée.  Que je sois fébrile, complètement bouleversée.  Son retour dans ma vie me chavirerait, même si c'était juste pour quelques heures.  C'est certain que ça le ferait.

Suis-je comme Michael Scott, de The Office, est-ce que j'exagère les liens?  Est-ce que j'extrapole les sentiments des autres, est-ce que j'invente des relations qui dans le fond n'existent que dans ma tête?  J'embellis peut-être les moments complices.  J'accorde sans doute plus d'importance aux instants partagés que les autres personnes concernées.  Les gens deviennent tellement importants pour moi.  J'ai souvent peur qu'il y ait un trop grand écart entre la place que je leur donne et celle que les autres me font.  

J'aimerais laisser une marque indélébile sur ceux qui ne s'effacent pas de mon esprit, de mon corps.  Je ne veux pas qu'on m'oublie.  Je veux m'imprimer en eux.  Qu'ils souhaitent me revoir et que je leur vole un peu de temps dans leur nouvelle vie sans moi.  Qu'ils regrettent un peu que je n'en fasse plus partie.  Même si c'est juste pour quelques heures.

Et une fois au rendez-vous, est-ce que j'aurais le droit de mentionner le passé?  À émettre des si, avouer quelques regrets, encourager l'autre à se confesser aussi?  Est-ce que j'aurais le droit de faire plein de sous-entendus et de prendre des détours pour ne pas hurler ce que j'aurais vraiment envie de dire?  Est-ce que ce serait correct de me sentir si bien en sa présence, et même d'être titillée par la conversation?  De ressentir le thrill des what if? dans mon ventre?  Même s'il ne se passait rien, et que c'était juste pour quelques heures.  Ce serait ok?

Je veux être le chavirement de quelqu'un, même juste pour quelques heures.



mardi 17 août 2021

 

Des ombres, les miennes. 
Pluriel.


Je m'adresse, grossière, à moi-même.
J'évoque les baisers non reçus,
la taille des déceptions,
les qualités perdues,
les disparitions rugueuses.


Des idées qui font couler.
Je n'ai
sans doute 
pas compris.
Je suis
sans doute
passé à côté.


 

dimanche 15 août 2021

lundi 9 août 2021

 


Trucs biens des derniers temps 


  • Saint-Jean-Port-Joli
  • Mes parents
  • Revoir mon frère Sébastien, sa femme Marie-Ève et leurs enfants Rémi et Mahée
  • Revoir la plupart des membres de la famille Gagnon
  • Revoir l'amie Mélanie (et son chum Peter et rencontrer leur chat Andy)
  • Le soin facial que je me suis offert chez Yves Rocher
  • La journée passée au Sibéria Spa avec ma soeur
  • Fouiller dans le garde-robe de jouets chez mes parents - que de souvenirs!
  • La soirée avec Thiery
  • La costarde glacée de l'épicerie La Locale
  • Les quatre premières saisons du balado Ma version des faits avec Isabelle Richer
  • Gagner le concours de Crocodile Agile sur Instagram (trois nouvelles paires de boucles d'oreilles!)
  • La série Easy 
  • Les Plaines avec Dimitri
  • Mes chats
  • Gédéon, le koala peluchothérapeutique
  • Le roman American Gods, de Neil Gaiman
  • Le livre Pour nous libérer les rivières, de Hugo Latulippe