Je l’affirme sans gêne ni honte : je suis une petite fille qui aura toujours, TOUJOURS, besoin de sa mère.
Une de mes nouvelles obsessions sont ce qu'on appelle en anglais les ringer t-shirts, ou ringer tees. Il s'agit des gilets à manches courtes aux bordures et col contrastants. Ils sont apparus dans les années 50, ont fait un comeback durant les seventies et semblent redevenir populaires en ce moment. Je crois que j'ai toujours aimé ce look, mais dernièrement ça a explosé. J'en veux de toutes les couleurs possibles! Ardène en propose des jolis et tout doux faits de matériel recyclé. J'en ai trouvé trois en magasin cet été (en spécial, bien sûr), puis une couple de jours plus tard, j'ai profité d'un rabais additionnel pour en commander six autres en ligne (!). J'en aurais pris un de plus, mais le temps de passer au checkout et ma taille n'était plus disponible dans cette couleur. J'ai pu me reprendre par après quand il est revenu en stock. Comme pour n'importe quel vêtement, je préfère ceux sans texte, à quelques exceptions près. Il y en avait un à l'effigie des Smashing Pumpkins mais il n'a plus l'air d'exister.
| Exemple. |
Je suis aussi obsédée par les bottes d'hiver Merrell que j'ai dégotées au magasin Latulippe tantôt avec ma mère et ma soeur. Mes actuelles sont maganées, finies selon Mom. J'ai hâte de porter mes nouvelles demain. J'en parle depuis que je les ai ramenées chez moi. J'ai presque envie de dormir avec. Elles étaient en rabais à 50% en plus! Je m'excite de manière si superficielle, je sais. Je pense que je devrais en être honteuse, mais en même temps bof. Si consommer me fait tripper en ce moment, je vais le prendre et le savourer. J'ai toujours aimé me procurer des choses. Je tente d'améliorer mes habitudes d'achats, comme me tourner vers le seconde main de plus en plus, mais bon.
| Botte Merrell modèle Tremblant Ezra Zip, couleur boulder. Me looooove. |
Ce que j'ai aussi adoré consommer dernièrement, c'est la troisième saison de la série d'anthologie American Crime Story, Impeachment. Celle-ci porte sur le scandale Clinton-Lewinsky, qui a mené à la destitution du président Clinton et a eu des répercussions majeures non seulement aux États-Unis, mais pas mal partout dans le monde. Tout cet intérêt pour une histoire de baise (n'oublions pas que ce n'était que ça au départ, une relation intime extraconjugale) qui a mené à des mensonges under oath, tout ce voyeurisme, cette obsession, cet acharnement envers les personnes concernées me fascinent. M'effraient. La façon dont certains détails ont été tordus, le traitement qu'ont subi plusieurs victimes dans cette affaire et les conséquences sont horribles. Les gens sont cruels, ça ne fait pas de doute. Je suis tout de même consciente d'avoir moi-même fait preuve de voyeurisme en regardant la série qui décortique tous les événements entourant l'affaire. Le sujet est accrocheur et fait parler. Mais il y a aussi le jeu des acteurs qui est à souligner et l'esthétisme des décors, la réalisation entière de la série. Les deux premières saisons, une sur le procès d'O.J. Simpson et l'autre sur l'assassinat du designer Gianni Versace, sont excellentes aussi. Ne résistez pas et gâtez-vous avec les trois!
À part ça, connaissez-vous Tika? Ou Noodle? Loki? George peut-être? Leurs comptes Instagram respectifs m'amusent énormément. Que du doux et du funny et un peu d'éducation sur les oiseaux. Il y a aussi le mien qui est pas pire, si vous voulez y jeter un oeil.
Voilà pour mes distractions futiles des derniers temps. Je reviendrai peut-être à un contenu plus substantiel, tôt ou tard, qui sait.
Je mange beaucoup de chocolat ces jours-ci.
Je me demande : est-ce que j'ai vraiment envie d'être bien ou c'est juste que je suis archi-écoeurée de ne pas aller? N'est-ce pas la même chose? À une ou deux nuances près, sans doute. Mais la réponse est : les deux, merde.
Il y a le jeu du yoyo qui m'épuise. Un temps ça va et la minute suivante je m'écroule. Une semaine peut bien se passer et celle d'après j'en arrache. J'aspire à peu de choses en ce moment, mais une certaine continuité me plairait bien. Des extrêmes moins prononcés, ce serait chic.
J'ai envie de hurler.
Mardi je crois avoir réussi à agir en adulte «fonctionnel». Je me suis levée et ai déjeuné (levée ET déjeuné), me suis préparée me suis rendue au travail, ai travaillé sans trop me soucier des minutes qui s'enfilent trop lentement (wow), suis rentrée chez moi ai réglé mon solde de carte de crédit (j'ai une carte de crédit), ai mangé ai siesté puis suis allée à mon cours d'entraînement en groupe (you go girl!). Je suis revenue, me suis douchée j'ai lu et me suis mise au lit, satisfaite de ma journée.
Ça n'arrive pas souvent, que j'en sois satisfaite. C'est rare aussi que ce genre d'accomplissement disons raisonnable me touche. D'habitude ça me prend quelque chose de plus ouf. C'est peut-être ça, vieillir, maturer? Ou dans mon cas, guérir?
Il y a une couple de semaines je m'étais inscrite pour aller donner du sang, ce que je n'ai jamais fait encore. Le rendez-vous était fixé pour dimanche, donc hier. Eh bien je n'ai toujours pas fait de don de sang. Il paraît qu'une pomme, ce n'est pas assez avant de donner, il faut manger plus consistant. Ils ont préféré me renvoyer pour ma sécurité. Je comprends. Mais moi qui étais déjà fière d'avoir mangé et de m'être bien hydratée! J'ai pris un autre rendez-vous avant de partir. Le 21 novembre prochain, je devrai donc m'empiffrer le midi et je pourrai ensuite faire don de mon sang.
Je suis allée voter après mon échec sanguin. Vraiment, ces derniers jours, j'ai fait preuve d'organisation et de discipline et de ces choses qui font que ça tourne à peu près rond. Ce n'est pas facile ni toujours agréable, mais c'est à ma portée, et j'en suis toujours la première étonnée.
![]() |
| Oh yes, it really does. © Nathan W. Pyle, Strange Planet |