samedi 26 juin 2010

Mon état d'esprit actuel et récurrent raconté par Emily Loizeau dans sa chanson Je Ne Sais Pas Choisir, de l'album L'autre Bout Du Monde (2006) :


Quand je dors toute seule j'me dis : Dieu ce s'rait bon
De partager mon lit avec un garçon
Quand je partage mon lit avec un garçon,
J'me dis dormir tout' seule que ce s'rait bon

Ah non mais vraiment, je n'sais pas choisir
C'est bien embêtant, j'vous le fais pas dire
Ah non mais vraiment, je n'sais pas choisir
C'est tellement troublant, laissez-moi dormir

Quand chez l'indien je prends un poulet tikka
Je me dis ça s'rait mieux un agneau korma
Quand finalement je mange des gambas aux raisins
J'me dis j'aurais dû prendre végétarien

Ah non mais vraiment, je n'sais pas choisir
C'est bien embêtant, j'vous le fais pas dire
Ah non mais vraiment, je n'sais pas choisir
C'est tellement troublant, laissez-moi dormir

Quand je veux me jeter du pont du carrousel
Je me dis finalement non, la vie est belle
Quand quelqu'un me dit la vie est belle
Je voudrais me jeter du pont du carrousel

Ah non mais vraiment, je n'sais pas choisir
C'est bien embêtant, j'vous le fais pas dire
Ah non mais vraiment, je n'sais pas choisir
C'est tellement troublant, laissez-moi dormir

Quand je veux mourir le mercredi matin
Je me dis ça peut attendre jeudi matin
Quand je me réveille le matin du jeudi
J'me dis j'aurais dû mourir mercredi

Ah non mais vraiment, je n'sais pas choisir
C'est bien embêtant, j'vous le fais pas dire
Ah non mais vraiment, je n'sais pas choisir
C'est tellement troublant, laissez-moi dormir

(Je Ne Sais Pas Choisir, Emily Loizeau)




vendredi 25 juin 2010





Faut comprendre que tout ce que tu fais, je préfèrerais que ça vienne d'un autre. Oui, que ce soit un autre qui déploie ne serait-ce que le quart de tes efforts pour moi. Je suis saturée de tes attentions envers moi, alors je ne les reçois pas à leur juste valeur. Est-ce que tu saisis?

Je veux que d'autres me remarquent, maintenant. Je veux leur faire tourner la tête autant que la tienne, je souhaite les faire craquer. Tous. Tous ceux qui me sont tombés dans l'oeil ces derniers temps. Je veux qu'ils appellent à tout bout de champ. Qu'ils m'écrivent et me rendent visite. Un à la fois, s'il le faut.

Je suis consciente de mon ingratitude. Pourtant, je ne crois pas en demander beaucoup. Et ce n'est pas si compliqué, après tout. J'aimerais juste qu'il n'y ait pas que toi qui saches que j'existe à ce point-là.




mercredi 23 juin 2010




Je pense avoir atteint mon seuil de délires st-jean-baptistiens. À tout juste 25 ans et avec seulement deux ou trois expériences mémorables en poche. Mon sommet est-il déjà inégalable? Suis-je saturée de cette fête? Comme quoi on peut s'en sortir sans certaines traditions... Je remercie tout de même ceux qui m'ont invitée à me joindre à leurs célébrations!

Une date. Pourquoi c'est si important, une date? Moi-même, je me laisse avoir avec les anniversaires, les fériés, les souvenirs... Je mentionne, je souligne, je rappelle, je me remémore, je ris, je pleure, je revis, j'essaie (en vain) d'oublier... Juste parce qu'il y a un an, ou trois, ou même dix, à pareille date, il s'est passé ceci ou bien il est arrivé cela. Et tout ça au nom de la foutue nostalgie!

Il m'arrive de me rappeler les vêtements que je portais lors d'un événement particulier. Même au primaire, puis plus tard quand je les ai enlevés pour la première fois devant un garçon. Il m'arrive de me souvenir des mots échangés, des regards, des baisers, des colères, des gestes. D'envier, de regretter, d'espérer ces moments et d'autres encore. J'en ai jamais assez et je ne supporte pas quand c'est trop. Mais je n'échangerais pas mes images contre les tiennes, par contre.





samedi 19 juin 2010




«Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, de plus nécessaire que le théâtre.»


- Louis Jouvet, acteur français (1887-1951)





mardi 15 juin 2010








Il y a des choses qui se transforment sans demander mon avis et c'est bien comme ça. Ça arrive. Il y a des choses qui changent et je ne peux rien y faire et ce n'est pas plus grave que ça. On s'y fait, ou pas, mais on vit avec.

C'est très aérien, tout ça. Le va et vient des gens. Se rencontrer, se quitter. La musique de The xx. Ce que les autres ont écrit.

Je me prétends patiente, ces jours-ci, dans l'espoir de savoir attendre. D'apprendre à laisser couler, puis de laisser filer, en cas de besoin.

Je ne sais pas poursuivre, pour l'instant. Je crois que nous nous devons la persévérance et la lucidité de ne pas pousser jusqu'à l'acharnement. Je crois. Je crois que je n'irai pas bien dans deux mois.

Foutaises, tout ça. La plupart du reste aussi.




lundi 14 juin 2010

J'aime cette femme. Profondément, désormais :

«La sexualité n'est pas un projet (contrairement à l'écriture d'un livre, à une carrière, à l'éducation d'un enfant). La sexualité se consume toute seule chaque jour. Il n'y a pas de promesses, pas d'objectifs, rien n'est différé. Ce n'est pas une accumulation. La sexualité est le seul bien que la mort ne peut pas nous voler, une fois que nous avons commencé à vivre sexuellement. Mourir après une année de bonheur sexuel n'est pas plus triste que mourir après trente années. Seuls les actes qui sont répétés, donc, sont libres du goût amer de la mort.»

- Susan Sontag, Renaître, Christian Bourgois éditeur.




samedi 5 juin 2010





Et si on s'était dit ce qu'on attendait de ce qui suivrait ce baiser avant même de tout commencer, avant de se frôler, de se toucher, penses-tu qu'on aurait pu éviter toute cette confusion? Le trop-plein de questions, les malentendus? Est-ce qu'on aurait seulement osé, tu crois?


Ce n'est pas que je m'ennuie, ou que tu me manques. Je veux juste te voir, c'est tout.