jeudi 15 juillet 2010




Il ne faut pas.

Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas Il ne faut pas

Il ne faut pas.

Tout gâcher.

Me laisser aller.

Il ne faut pas.


--
Des fois, je ne me rappelle plus son visage. Des fois, j'oublie son visage. Ses traits, je les confonds.
--


Du temps.

Se préparer à toute éventualité.

Laisser la fibre du temps Laisser la fibre du temps Laisser la fibre du temps

Agir.

Faire des ronds, se cultiver une patience.

En attendant.

Je me ronge les doigts
Je me ronge les doigts
Je me ronge les doigts
Je me ronge les doigts

Jusqu'à perdre mon inconscience.

En l'attendant.




mardi 13 juillet 2010





Ça y est. Je connais désormais la transcendance. Rien de moins. C'était prodigieux. Tout, absolument tout, y était : Régine, Win, William, Sarah, les autres, leurs instruments, leur fougue, leur musique, leurs voix, leurs images... ILS SONT SI BRILLANTS! J'en veux plus. J'en veux toujours. Recommençons à tous les soirs. C'est beau de passer la vie avec Arcade Fire.


lundi 12 juillet 2010





J'avoue que je ne tiens plus vraiment en place. J'avoue que j'ai très hâte de les entendre.

Arcade Fire.

Sur les Plaines.

Ce soir.

Ma vie risque de s'achever sur leurs dernières notes. Je serai alors un être complet, abouti. Je ne désirerai plus rien d'autre (sauf toi, bien sûr, mais ça ne voudra plus dire la même chose alors, peut-être). J'oublierai qu'un jour déjà pas si lointain, je savais ce qu'était l'attente. Je n'attendrai plus rien. Je les suivrai toujours. J'entretiendrai le concept de culte. Leurs instruments demeureront mes repères. Leurs chansons remplaceront mes organes et je vivrai de leurs tissus.

No Cars Go, la première version, restera ce mois de février 2006 à jamais.
Headlights Look Like Diamonds deviendra mon plus beau souvenir.
Neighborhood #1 (Tunnels), mon langage courant.
Wake Up, mon anthème.
Black Wave /Bad Vibrations, ma chanson d'urgence.
Ocean Of Noise, mon oraison funèbre.
Et The Suburbs, mon nouvel amour.


Sometimes I can't believe it
I'm moving past the feeling
Sometimes I can't believe it
I'm moving past the feeling again


- The Suburbs, Arcade Fire





jeudi 8 juillet 2010

Tiens, c'est assez rapide, comme réaction. Comme remplacement. Instinctif, même, peut-être à un certain niveau, niveau que je ne ressens absolument pas, mais ça ne veut pas dire qu'il n'existe pas, non?
Merde, j'ai besoin de sentir pour savoir que ça existe?
J'ai besoin de sentir pour savoir que c'est vrai.
Et c'est complet, comme sensation. Ça passe partout. Puis voilà que je veux tout, sans exception, je ne mets rien de côté. J'accepte les travers si ça m'amène à ta voix. Vraiment. Je veux tout. Avec empressement, ce qui diminue mes chances de réussite. Je le sais mais n'y peux rien.
Mais on ne peut pas vraiment réussir, là-dedans, n'est-ce pas?
Je ne réussis pas souvent là-dedans.
Tu viens, je m'évade?

dimanche 4 juillet 2010

Ma liste mensuelle :


J'aime

  • essayer de ne pas piler sur les fourmis quand je marche. Il y en a qui évitent les craques de trottoirs, moi je tente de ne pas tuer ces vaillants insectes. À chacun sa cause!
  • le covoiturage. Plus le concept, en fait, parce que c'est pas que j'adoooore voyager avec des étrangers, mais c'est économique et écologique;
  • Emily Loizeau;
  • sentir la pointe de mes cheveux chatouiller ma nuque. Après plus de dix ans à porter les cheveux longs, j'avais oublié ce que ça faisait;
  • le cidre;
  • porter des vêtements d'été. En fait, j'aime m'habiller pour chaque saison, mais ces jours-ci, j'aime mes morceaux estivaux;
  • aller me rafraîchir dans les jets d'eau du parc Victoria, y passer l'après-midi à lire ou paresser au soleil;
  • «spotter» les chiens durant mes promenades;
  • assister aux matchs des Capitales, malgré que le baseball n'est pas le sport le plus palpitant qui soit;
  • nommer chacun des chats errants de mon quartier. Il y a Caramel Mou, Boulette Noire 1 et Boulette Noire 2 (je soupçonne qu'il y ait une Boulette Noire 3...), Lait Frappé, Nicole Kidman (merci Pierre-Luc de l'avoir baptisé celui-là), Flesh, Sel-et-Poivre... J'espère que je n'en oublie pas;
  • le magazine Nunuche;
  • les macarons. J'en ai plusieurs, en mets sur mes sacs, mes vestes, mon babillard;
  • embrasser. Je ne le dirai jamais assez. Ça peut être si doux, si passionné, si tendre, si électrifiant, si sensuel, si chaud, si tout, un baiser...
  • échanger des courriels avec mon amie Marie-Claude et ma cousine Noémie.


Je n'aime pas

  • le port de bas blancs;
  • le port de bas dans les sandales;
  • le port de bas blancs dans les sandales;
  • avoir à décider ce que je vais manger. Ces jours-ci, tout est trop compliqué et trop long à faire pour moi. Je me tourne donc plus souvent qu'autrement vers mes options-clés du moment : pâtes carbonara, jujubes (oui oui, ça peut constituer un repas, croyez-moi), Subway, fruits ou poulet. Bonjour la variété!
  • la guacamole;
  • la salsa non plus;
  • me sentir impuissante;
  • attendre;
  • le dernier de Philippe Djian, Incidences. Pas pour l'instant, en tout cas, et ça s'enligne mal pour que je le finisse. C'est du déjà vu, il me semble;
  • les promesses;
  • laisser aller. C'est surtout parce que j'en suis rarement capable;
  • les mots balancés uniquement pour faire mal;
  • les mots balancés uniquement pour faire plaisir ou pour satisfaire ce besoin qu'on avait de les entendre;
  • les excuses et les remerciements à répétition. Trop c'est comme pas assez.

dimanche 27 juin 2010








'Puts a lot of pressure, you know. Having to make everything count. I find it hard, personally. To make every second matter, every instant count. Most of the time I only feel like doing empty tasks and waste away the hours. Sleep. Lie in the sun. Daydream about you calling me. Walk towards nowhere.

I can recall not doing much with my life and I remember losing a whole lot of time. But I do, too, remember laughing and sharing and befriending and kissing and dancing. I remember doing the wrong things with the wrong people, the kind of things that felt so right at the moment, and still do, actually. Sometimes I worry whether or not I am able to make it all count. At other times I like to pretend that I don't care and just live. That's what matters to me, I guess.




samedi 26 juin 2010

Mon état d'esprit actuel et récurrent raconté par Emily Loizeau dans sa chanson Je Ne Sais Pas Choisir, de l'album L'autre Bout Du Monde (2006) :


Quand je dors toute seule j'me dis : Dieu ce s'rait bon
De partager mon lit avec un garçon
Quand je partage mon lit avec un garçon,
J'me dis dormir tout' seule que ce s'rait bon

Ah non mais vraiment, je n'sais pas choisir
C'est bien embêtant, j'vous le fais pas dire
Ah non mais vraiment, je n'sais pas choisir
C'est tellement troublant, laissez-moi dormir

Quand chez l'indien je prends un poulet tikka
Je me dis ça s'rait mieux un agneau korma
Quand finalement je mange des gambas aux raisins
J'me dis j'aurais dû prendre végétarien

Ah non mais vraiment, je n'sais pas choisir
C'est bien embêtant, j'vous le fais pas dire
Ah non mais vraiment, je n'sais pas choisir
C'est tellement troublant, laissez-moi dormir

Quand je veux me jeter du pont du carrousel
Je me dis finalement non, la vie est belle
Quand quelqu'un me dit la vie est belle
Je voudrais me jeter du pont du carrousel

Ah non mais vraiment, je n'sais pas choisir
C'est bien embêtant, j'vous le fais pas dire
Ah non mais vraiment, je n'sais pas choisir
C'est tellement troublant, laissez-moi dormir

Quand je veux mourir le mercredi matin
Je me dis ça peut attendre jeudi matin
Quand je me réveille le matin du jeudi
J'me dis j'aurais dû mourir mercredi

Ah non mais vraiment, je n'sais pas choisir
C'est bien embêtant, j'vous le fais pas dire
Ah non mais vraiment, je n'sais pas choisir
C'est tellement troublant, laissez-moi dormir

(Je Ne Sais Pas Choisir, Emily Loizeau)