lundi 14 mars 2011





C'est une chaîne, je pense, tout ça. Tout le monde a un ami comme moi j'ai un tel ami, et chacun de nous est pour quelqu'un d'autre ce que je suis pour toi. Ou à peu de choses près. Je crois que nous sommes beaucoup à avoir un meilleur ami loin loin, et une meilleure amie à qui écrire, et un ami qui est trop là et qu'on prend sûrement un peu pour bouche-trou et sans doute pour acquis. Certains qu'on ne voit qu'une fois l'an et même pas, mais qu'on connaît toujours. Et d'autres qu'on verrait souvent, voire tout le temps, mais eux se foutent de toi alors ça n'arrive pas. Ou peut-être qu'ils ne se foutent pas de toi, qu'ils font juste comme toi avec d'autres amis : ils ne te donnent pas la priorité.

Moi, la priorité, je te la donnerais. Et à toi aussi. Et à quelques autres encore. Je fais quoi pour que vous ayez envie d'être avec moi?

Je sais, je sais... Je me trouve une vie ailleurs pour commencer et après je reviendrai vous voir.






mardi 8 mars 2011






Ça sent le cafard.
Rien de grave, rien de gros. Un tout petit cafard.
Qui m'immobilise néanmoins.

Maintenant que la bestiole a été identifiée, je fais quoi?
Je ne suis pas très brasseuse de carcasses.
Je suis plutôt carcasse tout court.

Je vais finir par me botter les fesses.
Mais je revendique tout de même mon droit de bouder, d'être désagréable.
Pas que ce soit mon tour, ou que je sois due, non. Juste parce que ça me tente.

Oh et je dis n'importe quoi.
Je suis bête beyond borders.
Je retourne me coucher.




samedi 5 mars 2011




Cette liste.



J'aime...

  • le site This Animal is Awesome;
  • la télésérie Weeds. TELLEMENT;
  • le film 127 Hours. Quelle performance de James Franco!
  • Weezer. Je les redécouvre;
  • les jus/smoothies Arthur's;
  • les sauces ou mayo au cari;
  • l'album Petite musique de pluie de Monsieur Mono. C'est d'une lenteur et d'une lourdeur à se tirer une balle dans la tête, je vous l'accorde, mais j'aime ça;
  • les vernis à ongles NYC. Je trouve qu'ils s'appliquent mieux que les autres marques que j'ai testées et ils durent plus longtemps. La teinte Chinatown est ma préférée de toutes!
  • le nouveau commis de soir au Couche-Tard devant la librairie. Dans le sens qu'il est HOT et que si c'est lui qui est là quand je vais déposer ma paye au guichet, j'achète un paquet de gomme ou des jujubes, juste pour lui parler plus longtemps et avoir droit à un sourire supplémentaire;
  • le blog Hyperbole and a Half. L'humour, les dessins (horribles ou rigolos, à vous de trancher) et les talents de conteuse de cette jeune femme me font bien me marrer;
  • MGMT. Je l'ai déjà dit? J'ai un doute;
  • Clément de Gaulejac. Un artiste à découvrir.



Je n'aime pas...

  • les verbes qui se prennent pour des noms. Comme dans le titre Quel devenir pour le christianisme? ou dans la phrase «As-tu compté tout ton avoir?»;
  • les sauces trop juteuses. Vous savez, dans les pâtes? Une sauce à spaghetti qui pisse dans mon assiette, j'haïs ça. Et j'ai eu le même problème quelques fois avec mes oeufs brouillés, ils étaient tout juteux. Beurk;
  • le terme «prêt-à-porter». Je crois que je ne saisis pas tout à fait... Mais enfin, quel vêtement n'est pas prêt à porter, dites-moi? S'il ne l'est pas, c'est qu'il s'agit d'un bout de tissu, tout simplement, non?
  • avoir le nez en feu, ou congestionné, ou tout bouché. Je préfère le symptôme de la toux;
  • les souliers dont le bout des orteils est ouvert. Ça revient à la mode. Je n'aime pas plus ça que jadis;
  • les trompettes du Carnaval de Québec et toutes leurs répliques. Pire son jamais produit;
  • qu'on refuse de me voir;
  • le roman Purge, de Sofi Oksanen. Il a reçu de très bonnes critiques, a gagné des prix, mais moi je ne suis pas arrivée à le terminer. Peut-être plus tard, mais pour l'instant le passé de ces deux femmes me laisse plus qu'indifférente;
  • faire la vaisselle. Ça me purge vraiment, ces temps-ci (oh le clin d'oeil à l'élément précédent!);
  • agir en enfant gâtée.

lundi 28 février 2011





Quelque part en Amérique profonde, vit un homme. Une femme. Des enfants. Vivent des gens. Qui n'ont rien à voir ensemble, à la base, mais l'Amérique les a mis là, entre eux. Les a laissés se démerder entre eux.

Elle n'est pas intervenue, l'Amérique, quand ils se sont mis à se taper dessus. Se disait sans doute qu'elle n'avait rien à voir là-dedans. 'Pouvait pas s'imaginer qu'en fait, ils se la disputaient. Putain d'Amérique.

Quand tout a été réglé, ou disons presque, parce que même plus de deux cents ans plus tard, on peut encore demander des excuses pour des offenses subies par des ancêtres à des gens qui n'étaient pas là non plus au moment de l'affront, quand tout n'a pas été réglé donc, mais presque, l'Amérique a dominé le monde.

L'Amérique, elle n'a rien à apprendre à qui que ce soit. Parce que l'homme, la femme, les enfants et tous les gens, ils sont les mêmes qu'avant. Tout se répète en Amérique. Les batailles, les discours, les catastrophes, les pertes, les fêtes, les accords, les trahisons, tout, tout se fait, se défait et se refait. Dans le chaos le plus complet. Bordel d'Amérique. Qui recommence souvent, tout le temps.







lundi 14 février 2011






What we have is not special,

what we have is weird.  Fucked up weird.

And I will hate you for it one day.







mardi 8 février 2011







Des fois je m'emporte et je ne sais plus comment jouer. Je deviens une vraie fille et j'exige des trucs. J'oublie que je ne devrais pas demander, ni attendre. Coucoune de mes deux, quand arrêteras-tu de leur faire peur? C'est que c'est grand, grave même, tout ça. Mais on ne devrait pas s'en faire tant. Moi la première.

Il m'arrive parfois de me considérer comme une good catch. De me dire que, si j'étais un homme - et «quelqu'un» (pour ne pas dire Dieu, il ignore tout à mon sujet) sait que j'en suis un des fois - je me trouverais irrésistible. Je veux dire, je ne connais pas tant de filles prêtes à s'amuser comme ça. Qui relancent, qui ravivent... Mais peut-être que j'ai tout faux. Possible que je ne sache pas ce que les hommes cherchent.

Je vois tes syllabes partout. C'est tout ce que je sais. Et je m'enferme avec tes habitudes, question de ne pas faire pareil. C'est tout ce que je peux faire.






dimanche 6 février 2011





Ah, Joseph Arthur! J'avais oublié que tu existais et que tu chantais de si belles chansons. Mais ça y est, je te reprends. Et je te fredonne.


...'''... "Knowing that we've found / Enough to get away" ...'''...


Je me suis concocté la plus gigantesque des omelettes pour personnes seules. Je ne crois pas en venir à bout. Je ne crois pas venir à bout de ma solitude non plus. Je vais t'appeler.


° "Last night with you / When we turned blue /
I saw right through / When we turned blue
" °


Je rêve des fois que tout éclate. Au matin quand je me réveille, je dois m'arrêter pour constater que rien n'a changé, que nous sommes encore graciés.


<>>< "It's all down from here (Automatic, automatic, automatic situation) /
The fall you prepared (Automatic, automatic, automatic situation)" <>><


Qui l'eut cru, vraiment? J'agis comme ce que je repousse. Il faut faire vite. Retrouver l'essence qui fait rire, le trait qui rend léger. Avant que je ne les exaspère tous.


¤¤ "This is a nuclear daydream
It's my atomic bomb
I already lost my passage
I already lost our home" ¤¤