dimanche 4 mars 2012







Je suis dans une période sèche, côté lecture. Je ne termine plus les romans que j'entame. Pour une libraire, c'est loin d'être pratique. On dirait que je n'ai aucune patience, aucune pitié, aucune clémence, en ce moment. Je me dis que je n'ai pas de temps à perdre avec des récits qui ne me stimulent pas plus que ça. Seulement voilà, je ne dois pas lire les bons trucs, parce que je tombe sur rien, ou à peu près, qui sache garder mon intérêt. Pourtant c'est clair que des bonnes histoires, il y en a! Mon radar ne doit plus savoir les détecter... Je suis en manque de coups de coeur. Même si j'en ai tout de même connu dernièrement, j'en veux plus. Je veux qu'on me jette à terre. Comme Sophie Bienvenu sait le faire, ou me captiver comme je l'ai été par le recueil Chaque automne j'ai envie de mourir, de Véronique Côté et Steve Gagnon. Les autres, vous êtes où?

Capicolle joue avec un bouchon de liège. Je me demande si c'est acceptable pour une jeune fille comme moi de se coucher avant 21h30 un dimanche soir. Quand on dort ça passe plus vite. Pareil creux. Pareil entre-deux.










vendredi 2 mars 2012






J'entre dans mars comme d'autres boudent : les pieds durs, le regard à terre. Je boude peut-être un peu. Mais pas tant.

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À ton commentaire d'il y a des mois : c'est grave dans la mesure où c'est long. Entre chaque fois. C'est tout. C'est pas plus grave que ça.

Et je ne crois pas qu'on trouve ce qu'on cherche, dans quelqu'un. D'une paire de souliers ou d'une pièce de vêtement, d'un véhicule ou d'une maison, on peut peut-être penser «C'est e-xac-te-ment ce que je voulais!». Mais d'une personne? Non. Je crois pas. On prend ce qu'elle nous offre et on apprend à le rendre ce qu'on veut. On se surprend à aimer ce qu'on n'aurait pas soupçonné. Ça finit par devenir tout ce qu'on souhaite avoir tout près. Et puis après on se dit «Finalement, c'était ça». Je ne parle pas de s'accomoder, ou de se résigner, ou de «faire l'affaire». Non. Ça se fait naturellement. Et c'est là pour un bout, ou pour longtemps.

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J'ai cette manie d'hésiter vraiment beaucoup avant de skipper une chanson dans mes propres listes de lecture. Il m'arrive même rarement d'oser le faire. Je dois me raisonner et me convaincre que la toune en question ne se sentira pas plus rejetée que les autres.

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J'étais plus belle hier.









mercredi 29 février 2012





Il y a quatre ans, je publiais un billet pour le simple fait d'écrire un 29 février, me disant que je ne pourrais pas le refaire avant quatre ans. Bien voilà, quatre années ont passé. Et je peux à nouveau rédiger un mot un 29 février. Fou de même, la vie!

Je n'ai pas grand-chose à ajouter, sinon que le mot du jour est «chancagner». Ça veut dire chagriner, tracasser. Je l'ignorais. Jusqu'à cet après-midi. Ce 29 février n'aura pas été vain.

Tantôt m'est revenue en tête une chanson de Porno for Pyros que j'avais découverte sur la compilation Big Shiny 90's. Je la partage. Ah, ce clip, je vous l'accorde. Vive les années 90...











mardi 28 février 2012





Tout compte fait...

... texter, c'est plate en bâtard. J'en attends trop de l'immédiateté supposée de cet exercice. Peut-être aussi que je m'y prends mal.

... je pourrais me tourner vers le thé. Hier, à la première des soirées Les Micros ouverts de la BD, j'ai goûté au plus exquis des thés, le «rouge twilight», ou thé sanguinolent (versus le thé viril que je n'ai pas testé) de Sebz. Fruité à souhait, avec un brin d'hibiscus. Mmmm mmmm mmmm!

... j'ai vraiment beaucoup de cheveux. Après le séchoir, c'est assez hallucinant.

... je n'ai vraiment rien à écrire, ces temps-ci.






vendredi 10 février 2012






C'est d'un ridicule à tout casser. À tout fracasser.
Mais on s'en tire. On s'en sort. On y aspire.

D'un autre côté les fanfares, le vent, les rires d'un moment.
Je n'avais plus de cheveux, plus de maintien : suffit l'équilibre, tout ça parti sans annonce ni mémo.
On ne nous laisse plus croire au retour. On ne laisse plus croire au mieux.

Si je disais vraiment les mots, le lapin sans doute il détalerait.
Je fouille je fouille, depuis hier je me fie au lourdaud.
Je veux nous voir la nuit souvent.

Si vite si grand si fort si lent si moyen si petit. Si dans l'extrême. Je te coupe une jambe.
Une incartade. Tranchée finement. N'en faisons pas tout un plat.
Je m'enferme, mon espace mon froid mes draps loin loin, près pas loin j'y vais.







mercredi 8 février 2012






Ça prendrait bien une liste, maintenant. Il y a longtemps que j'avais envie d'en faire une sur les prénoms les plus horribles de tous les temps et je reportais, et puis c'est pas comme si ça n'existait pas nulle part... En décembre dernier, je suis tombée sur celles des (Z)imparfaites et ça m'a inspirée. Je vais tâcher de ne pas les reprendre dans leur intégralité, mais sachez que je suis pas mal entièrement d'accord pour les prénoms qui y figurent.
Je réalise que les prénoms féminins me viennent plus facilement que les masculins, mais pourtant... Les pauvres garçons ne sont pas épargnés non plus! Aussi, je tiens à préciser que si votre nom se trouve dans ma liste, ne le prenez pas personnel, ce n'est vraiment pas un affront à votre personne, mais bien à la laideur (subjective hen, tout est dans les goûts) de votre nom. Vous avez bien le droit de trouver ça hideux, Sylvianne, aussi. Ah, et ça inclut d'emblée les orthographes fuckées, avec plein de k , de y pis des traits d'union où il n'en va pas. Voilà.



Ces pauvres filles

  • Étiennette (et tous les noms qui finissent en -ette. Non, je n'aime pas Juliette non plus)
  • Cindy (je répète : c'est pas contre les Cindy... J'ai des amies qui s'appellent comme ça, et je n'ai rien contre elles, je les aime bien. Mais Cindy, j'ai toujours accroché... Et je me demande ce que je trouve pire : si c'est bien prononcé ou quand l'accent est mis sur le d et que ça donne «Cindddzy»...)
  • Barbara
  • Sylvaine (je l'ai déjà dit je pense, des fois les suppléants à l'école se trompaient et m'appelaient comme ça en faisant l'appel au début du cours. Grrrrrr...)
  • Garance et Tiphaine (les prénoms des deux filles décédées de Patrick Poivre d'Arvor)
  • Hortense (le genre de nom que je donne à mes amis en peluche. Mais je n'ai même pas de Hortense, je crois)
  • Aglaé
  • Bérengère (surtout que la première fois que j'ai entendu ce prénom, c'était à propos de la participante d'Occupation Double ou de Loft Story...)
  • Jocelyne
  • Esther
  • Luce
  • Ursule (Ursula n'est pas bien mieux...)
  • Gertrude
  • Xavière (y'a des noms qui ne passent vraiment pas quand on les a initialement connus pour l'autre sexe)
  • Rose
  • Adélaïde (ça ou «hémorroïdes»...)
  • Doris (j'allais oublier)


Ces pauvres garçons

  • Rosaire (sérieux, ce prénom aurait dû devenir illégal dans les années 60, comme ça aujourd'hui, personne en bas de 50 ans ne pourrait le porter)
  • Roland, Ronald (et leurs dérivés)
  • Aimé (Aimé!)
  • Jasmin
  • Adélard
  • Camille (même chose que pour Xavière)
  • Patrice
  • Jesse
  • Dick (t'sais! Et oui je suis au courant que c'est surtout le diminutif de Richard, en anglais, mais quand même!)
  • Clotaire (surtout si le nom de famille qui vient après c'est Rapaille)
  • Amédée
  • Fabien
  • Guy
  • Rudy (en fait, il me fait plutôt rigoler, ce prénom. C'est comme ça que j'avais baptisé l'écureuil qui squattait notre balcon à mon ancien appart à Charlesbourg)
  • Zachée (je pense toujours à du steak haché, ou à ma prof de première année qui nous avait raconté l'histoire de Zachée juché dans l'arbre. Elle avait mimé et tout)
  • Gildor (lui aussi j'allais l'oublier)


Et j'en oublie tout plein...





vendredi 3 février 2012






Tu m'apprends la haine. Petit à petit. Je t'ai laissé ambitionner, j'en suis consciente. Maintenant c'est assez.

FOUS LE CAMP. Laisse-moi vivre.