samedi 14 novembre 2015




Palmarès 43


Le site : Vie de merde, un site où n'importe qui peut soumettre une anecdote, une expérience ou un événement ironique, souffrant ou amer du petit quotidien.  C'est un bel exemple du «Quand on se compare, on se console»...


La pièce de théâtre : Et au pire, on se mariera, l'adaptation de Nicolas Gendron du roman éponyme d'une auteure que j'adore, Sophie Bienvenu.  Le théâtre ExLibris est venu la présenter à Québec du 3 au 7 novembre et j'ai saisi l'occasion de revivre l'histoire d'Aïcha, 13 ans, qui tombe amoureuse d'un homme qui a plus du double de son âge.  Au fur et à mesure qu'elle se confie à une intervenante (invisible), on comprend qu'Aïcha a grandi dans un environnement difficile, qu'elle vit une relation complexe avec sa mère et que sa courte existence la pousse à vieillir trop vite.  L'interprétation de Kim Despatis est impeccable.  J'ai été aussi touchée, dérangée et impressionnée par le contenu aux thèmes tabous et le texte costaud que durant ma lecture, puis époustouflée par sa performance.  Si vous n'avez pas pu assister à une des représentations, lisez le livre!

Aïcha (Kim Despatis) avec son canard. 


Aïcha se confie à une interlocutrice «fantôme».


La citation :

«On nous inflige
Des désirs qui nous affligent.» 
- Alain Souchon, Foule sentimentale, 1993


Le meilleur : Je me suis procuré le DVD du spectacle Les heures verticales de Louis-José Houde.  J'ai vu ce show-là live deux fois.  J'ai encore ri, et ri, et ri en regardant l'enregistrement.


Le pire : J'ai appris il y a quelques semaines que Louis-José Houde est désormais en couple avec l'actrice Magalie Lépine-Blondeau.  Je suis en peine d'amour depuis.  Mais bon, je suis bien contente pour eux, oui oui, bla bla...


La chanson : Steady, As She Goes de The Raconteurs.



Le photographe : L'impressionnant Arno Raffael Minkkinen, qui utilise son propre corps et le met en scène dans ses photos pour qu'il fasse partie du paysage/décor/environnement.  Celles-ci sont incroyables, surtout en sachant qu'il n'utilise pas Photoshop et ne fait appel à aucun assistant.  Son processus de création est très inspirant.  Il a débuté sa série d'autoportraits il y a plus de 50 ans!  C'est vraiment admirable, comme travail.

© Arno Raffael Minkkinen


© Arno Raffael Minkkinen



vendredi 6 novembre 2015





Palmarès 42


La chanson : Cette merveilleuse version de Nothing Compares 2 U chantée par Jimmy Scott.  Merci à MHV pour son partage sur Facebook.




Le pire : Les gens qui demeurent inconscients de la présence des autres dans les transports en commun.  Ceux qui bloquent le passage, les portes, qui monopolisent des sièges avec leurs sacs, qui ne cèdent pas leur place à ceux qui en ont plus besoin...


Le meilleur : Faire un toast, un cheers, un tchin, lever un verre à la santé de, trinquer quoi, lors d'un souper ou d'une soirée.  Ça unit, c'est un beau petit moment, que ce soit partagé à deux ou en groupe.


La lecture : 37°2 le matin, un des premiers romans de Philippe Djian, publié en 1985 et adapté au cinéma par Jean-Jacques Beineix l'année suivante.  La Betty est follement dangereuse et explosive; le narrateur, lui, amoureux fou d'elle.  Il sait qu'il serait prêt à tout pour cette femme, et il sait que ça pourrait le mener à sa perte.  En rétrospective, il cible bien les moments où il aurait dû se rendre compte que tout allait mal tourner mais sur le coup, impossible d'agir à l'encontre des désirs de la belle.  Elle aime le risque et lui risque tout.


La citation :
«La forme de tes yeux ne m'apprend pas à vivre.» 
- Paul Éluard


La vidéo : Ce court reportage du Wall Street Journal qui raconte l'amitié qui unit un vieil homme et un pingouin.  J'en veux un (pingouin) moi aussi!




L'artiste : Mathilde Corbeil.  Des illustrations jeunes, actuelles et colorées, en général assez minimalistes.  Ses images témoignent d'un bel humour ou d'une belle sensibilité, parfois même les deux.

© Mathilde Corbeil


© Mathilde Corbeil





dimanche 1 novembre 2015



Palmarès 41


L'artiste : Kate Hush, une artiste au médium assez inusité : le néon!  Elle se concentre sur l'image de la femme fatale et représente souvent des vedettes féminines du cinéma et de la télévision.  Je trouve ce qu'elle fait absolument génial et plusieurs de ses oeuvres me font sourire.  J'ai aimé lire cette entrevue au cours de laquelle la créatrice parle de son procédé, de ses intérêts et ses inspirations.  Merci à Stéphane de m'avoir fait découvrir Mme Hush.

O'Sailor, © Kate Hush.


When this kind of fire starts, it is very hard to put out, un hommage à Catherine Coulson, l'interprète de la Log Lady de la série Twin Peaks, de David Lynch.  © Kate Hush.


Le meilleur : Les biscuits aux noix de macadam du Royaume de la Tarte.  Ce sont les biscuits les plus mous et les plus délicieux au monde!  Je blâme en partie cet endroit (qui est situé à 10 pas de chez moi) de m'avoir aidée à reprendre 15 livres.


Le pire : Mon pouce vert.  Ou plutôt le fait que je ne l'ai pas.  J'adore les cactus, pourtant j'ai tué tous ceux que j'ai eus.  Jusqu'à maintenant, je n'ai réussi qu'à faire vivre deux plantes : ma grimpante, Jocelyne, et mon bambou, Clothilde.


La chanson : Une du band canadien Half Moon Run, Turn Your Love, de leur deuxième et plus récent album sorti tout récemment, Sun Leads Me On.




Le constat : Je n'ai jamais fait ça, moi, lécher le bout de mon doigt pour ramasser ou distribuer des copies.  Ça aide vraiment?


La citation :

«Le sublime il est vrai présente l'inconvénient d'être peu crédible.» 
- Alexandre Jardin















mercredi 28 octobre 2015








Je n'aime pas vraiment les derniers jours.  Le plafond de ma cuisine a encore coulé.  J'ai mal à la tête.  Mes tremblements s'imposent un peu plus.  Ça s'annonce jamais quand ça visite, ces choses-là, et ça ne dit pas pour combien de temps.  Il fait très beau, il vente et j'aime ça, pourtant je n'en profite pas pour marcher davantage.  Je ne marche plus autant qu'avant.  C'est l'ironie du chou-fleur.




















mercredi 21 octobre 2015





Palmarès 40


La chanson : Five Years de David Bowie.  J'adore le bout du ice cream parlour.



Le meilleur : Ça fait 9 ans que j'entretiens ce blog.  9 ans, quand même.  Clap clap clap pour moi.


Le pire : Les résultats de l'élection fédérale canadienne 2015.  Ouch.


La découverte : David Goudreault, un auteur, poète, slameur et parolier de grand talent.  Il paraît que son premier roman, La bête à sa mer, est très bon.  C'est un génie : il a réussi à écrire en 3 semaines un texte qu'on lui avait commandé et qui devait contenir les titres de 57 émissions qui passent, ou sont déjà passées à Radio-Canada.  C'est tout simplement brillant.  Lorsqu'il l'a récité devant un petit public de 8 ou 9 personnes dans une minuscule chambre d'hôtel à l'occasion de la soirée Oeuvres de chair (dans le cadre du festival Québec en toutes lettres), j'ai été flabbergastée.




Le film : Paul à Québec (2015), de François Bouvier d'après la bande dessinée de Michel Rabagliati.  On y retrouve l'humour du dessinateur et de sa série Paul, ainsi que sa sensibilité.  Paul à Québec est sans doute le tome le plus touchant des BD de M. Rabagliati, le beau-père de Paul étant atteint d'un cancer en phase terminale.  Les scènes passées en famille, comme la soirée (assez avancée) où les adultes jouent à leur jeu de cartes préféré, «J'achète», font sourire et peuvent rappeler la parenté autour d'une table, riant fort, se taquinant, buvant leurs bières et fumant leurs cigarettes.

La famille Beaulieu au grand complet.


Les trois filles (Lapin 1, Lapin 2 et Lapin 3) de Lisette et Roland avec leurs conjoints respectifs.


La citation :

«Si tu [y] meurs, c'est sûr que tu meurs!» 
- Moi, en parlant de l'Alaska





vendredi 16 octobre 2015





Palmarès 39


La chanson : Molten Light, de Chad VanGaalen.  L'univers de cet homme est coloré, intrigant et un peu morbide.  J'aime.




L'oeuvre : Ces statues, une création de Tamara Kvesitadze, inspirées des personnages d'un roman paru en 1937, Ali and Nino, qui raconte la tragique histoire de deux amants, un musulman et une princesse Géorgienne, séparés après l'invasion de la Géorgie par la Russie Soviétique.  À chaque soir, les statues se mettent en mouvement, se rapprochent l'une de l'autre, s'étreignent puis s'éloignent.  Les voir en vrai doit être fort impressionnant.




Le pire : Un lavabo de cuisine.  Ça m'écoeure.  J'essaie de garder le mien propre, mais avec tout ce qui peut quand même s'y ramasser, ça me lève le coeur.  Je me lave rarement les mains dans cet évier-là, je préfère aller à la salle de bain...


Le meilleur : J'aime voir deux hommes se serrer la main.  J'aime l'espèce de fraternité, de solidarité, qui se dégage de ce geste.  Pas nécessairement une poignée de mains formelle, plus celle où ils se tapent les paumes ensemble.  Je trouve que ça fait relaxe et chaleureux.


La citation :

«Ils servent à quoi, les écrivains?  À ménager leur santé ou à écrire des grands livres?» 
- Bernard-Henri Lévy dans Conversations d'un enfant du siècle de Frédéric Beigbeder, Grasset, p. 292 (à propos de l'utilisation de substances illicites durant le processus de  création).


La lecture : Je suis en train de relire L'insoutenable légèreté de l'être, de Milan Kundera.  CE.  ROMAN.  Il est encore plus chavirant et retentissant pour moi qu'à ma première lecture.  Je pourrais le citer au complet tellement chaque phrase me révèle quelque chose sur moi-même, mes expériences, la vie, l'amour, la sexualité...  L'auteur y explore plusieurs thèmes et idées ainsi que certains contrastes dans les dichotomies tels que la légèreté et la pesanteur, le négatif et le positif...

Un jeune Milan Kundera.
(Photo de la Czech Cojeco encyclopedia)









dimanche 11 octobre 2015





Hier, ma grand-mère aurait eu 93 ans.  Ça me fait penser que l'année dernière, je n'avais pas assisté à son souper d'anniversaire.  J'ignore où j'étais à pareille date.  J'avais peut-être une autre activité?  Étais-je restée chez moi?  Je n'étais pas tout à fait guérie, je ne sortais pas encore beaucoup.  Peu importe, j'ai manqué cette soirée.  Je me souviens l'avoir appelée pour lui souhaiter bonne fête.  Je me souviens qu'elle m'avait entre autres demandé de combien de chats je m'occupais dans le moment au refuge.  Elle était très forte en actualité familiale, elle n'oubliait rien du quotidien de chacun.  J'avoue avoir pensé, le 10 octobre des dernières années, que c'était peut-être le dernier.  

Hier soir, une partie de la famille s'est tout de même réunie chez ma tante, comme nous en avions l'habitude durant la fin de semaine de l'Action de Grâce pour souligner sa journée à elle.  Mon père a porté un toast en son honneur.  Nous avons eu une pensée pour elle.  Je crois que chacun d'entre nous a plusieurs pensées pour elle à tous les jours.  

Bonne fête, Granny.