dimanche 10 mai 2020

vendredi 8 mai 2020





J'aime...
  • apprendre des nouvelles tâches au boulot.  Ça change de la routine et ça aide mes collègues qui sont débordées;
  • la lasagne végétarienne de la Fromagerie des Grondines.  Menoum;
  • le fauteuil dans lequel je suis assise en ce moment, offert par mes parents à l'occasion de mon déménagement en 2014;
  • le roman Hex, de Rebecca Dinerstein Knight (Penguin).  Quelle belle et pathétique obsession qu'entretient Nell pour sa professeure d'université.
Hex, Rebecca Dinerstein Knight, Penguin, p. 173.


Je n'aime pas...
  • l'odeur du Purell et de ses équivalents;
  • le concept des stories sur Facebook ou sur Instagram.  Ça se perd dans le néant après?  Pourquoi ça disparaît?
  • les gens qui ne veulent même pas essayer de comprendre tout ce que cette pandémie a créé comme dommages collatéraux (et je pense juste ici aux entreprises qui doivent dealer avec des clients qui ne se rendent pas compte que ça occasionne des retards, des délais, des erreurs, et nécessite de la préparation, du revirage de bord, des idées géniales de dernière minute, de la main d'oeuvre...);
  • le fouillis total dans lequel nous sommes ainsi que le manque de cohérence dans les étapes et les directives qui nous sont données pour amorcer le déconfinement dit «progressif».




jeudi 30 avril 2020




Pour la Journée du poème à porter, je n’ai pas exhibé de vers sur moi, mais j’ai acheté deux recueils de poésie, dont le très bon Deux et demie de Carolanne Foucher (Les éditions de ta mère), que j’avais déjà lu et que j’ai relu la boule dans’gorge et les yeux humides.


Carolanne Foucher, Deux et demie, Les éditions de ta mère, p. 40
#poèmeàporter







samedi 25 avril 2020





J'aime...

  • la salade de poulet du Costco.  Elle est foutument bonne;
  • attendre l'arrivée d'items commandés en ligne.  J'avais acheté de cette façon environ quatre fois dans ma vie avant le confinement et j'avoue que j'y ai pris goût.  Depuis, je me suis commandé un t-shirt et un macaron (ce dernier n'est pas encore arrivé, misère!) de chez Threadless, un t-shirt et un macaron de chez Doctorak, des bas de chez Roo Socks, une peluche du webcomic Strange Planet et euhm, je pense que c'est tout.  C'est excitant de tracker les produits,  les guetter, et puis c'est comme recevoir un cadeau à chaque fois;
  • le nouveau chat de Jeremy Laniel, Samuel Beckett, qui a les plus beaux yeux bleus de l'Univers (le chat, pas Jeremy);
  • l'artiste français Quibe, particulièrement ses baisers.  Il en publie un différent à chaque jour sur son compte Instagram depuis le mois de mars pour distraire et nous faire pleinement apprécier ce geste maintenant proscrit dans la plupart des cas.  Bien que je ne pratique le minimalisme dans aucune sphère de ma vie, j'apprécie le talent qu'ont certains de maîtriser ce style.  
Kiss 2015, © Quibe
Un de mes préférés.


Je n'aime pas...

  • les soupirs répétitifsSpeak your mind.  Ou respire normalement;
  • les rénovations.  C'est in-ter-mi-na-ble.  La durée et les coûts prévus ne sont jamais respectés.  C'est comme être obligé de s'abonner à une suite d'imprévus plus ou moins agréables et poursuivre jusqu'à être satisfait du résultat (ou s'en contenter);
  • le trop grand nombre d'applications qui existent pour vidéoconférencer.  Pour une fois, je revendique le monopole de l'une d'elles, que ce soit uniforme et que je n'aie pas à me familiariser à nouveau à chaque fois;
  • ne pas voir mes amis comme avant.  Vous savez, le fameux «avant».  Il y en a certains que je voyais quelques fois par semaine.  Avec le reste de mon entourage, je suis plus habituée que nos rencontres soient espacées.  J'ai hâte de voir qui aura le réflexe de se jeter dans les bras de tout le monde et qui refusera de toucher qui que ce soit à cause des nouvelles tendances de distanciation sociale.  




jeudi 16 avril 2020





Depuis lundi, je suis déconfite.  J'ai regagné le sous-sol de la librairie Pantoute afin de prêter main forte à mes collègues qui se chargent des commandes en ligne.  Parce que oui, bien que la librairie soit fermée, vous pouvez faire des achats en ligne via pantoute.leslibraires.ca et vous faire livrer le tout chez vous (ou chez qui vous voulez!).  Les gens veulent lire, il n'y a aucun doute, surtout en cette période de confinement.  N'ayez crainte, nous nous lavons les mains régulièrement, nous tenons loin les uns des autres et gardons nos postillons chacun pour soi.


°-_-°


"CHARLIE - Please tell me some good news, please!
 GADI - The good news is I have lied to you as little as possible." 
- The Little Drummer Girl


Mardi soir, j'ai commencé le visionnement de l'excellente mini-série britannique The Little Drummer Girl, adaptée du roman du même titre de John le Carré.  J'en avais entendu parler de façon très positive et je ne peux que hocher vigoureusement de la tête, même si personne ne me voit, pour signifier mon accord.  Déjà avec le générique d'introduction, je bavais devant tant de beauté.  La photographie est magistrale.  Tout est bon dans ce drame d'espionnage : l'intrigue, les dialogues, les dilemmes moraux soulevés, les acteurs, la musique, les décors (qui suintent l'année 1979 à la perfection)...  J'ai terminé la série hier et aujourd'hui mes pensées y revenaient sans cesse.
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En ce moment, je lis Les Liaisons dangereuses, roman de prédilection de mon cher collègue et ami Benoît.  C'est agréable de lire la correspondance de gens qui ont encore moins de principes que moi...

«J'ai bien besoin d'avoir cette femme, pour me sauver du ridicule d'en être amoureux : car où ne mène pas un désir contrarié?» 
- Le vicomte de Valmont dans Les Liaisons dangereuses, Choderlos de Laclos


°-_-°


Je me suis prélassée à quelques reprises dans un bain bien chaud durant mon confinement.  Habituellement quand je me fais bouillir comme ça, j'en profite pour lire, mais là j'ai plutôt écouté de la musique.  Je ne sais pas pourquoi l'idée d'accompagner ces moments de relaxation d'une trame musicale ne m'avait pas traversé l'esprit plus tôt.  M'enfin, pour quelque chose de soft, je vous propose le duo slovène zalagasper.  Un brin onirique, ça me plaît.  Ma chanson préférée demeure Sebi, celle avec laquelle je les ai découverts lors de l'Eurovision 2019 (merci à l'ami Guy, même si lui la déteste).


°-_-°