vendredi 4 juin 2010




Voici, voici, voi-ci-ci (ça y est, je m'emporte encore) ma liste de thumbs up et de thumbs down du mois!


J'aime

  • les corneilles. Je trouve ça beau, moi. Leur plumage, leur couleur, leur démarche. Et je les trouve ingénieuses. Il n'y a pas si longtemps, j'en ai vu une cueillir d'une poubelle un sac de plastique contenant un sac de Doritos (saveur de nacho). Elle a déposé le sac de plastique sur le trottoir, a retiré le sac de Doritos, L'A TOURNÉ À L'ENVERS pour en vider le contenu par terre, s'en est débarrassé puis s'est gâtée dans les grenailles qu'il restait. Elle était si habile, on voyait qu'elle en était pas à son premier lunch servi sur le trottoir. Je me dis que c'est brillant, quand on n'a qu'un bec et deux pattes;
  • Sébastien Ricard. Et je lui ai déjà dit, que je l'aime, et je l'ai aussi remercié. Lui m'a fait la bise (*soupir d'extase*);
  • la fascination que porte mon chat Ignacio envers le bain. Quand je m'en coule un, il observe chaque étape, de l'ajout des bulles jusqu'au moment de le vider. Il semble ne rien comprendre à la mousse : il la tâtonne un peu, la renifle, s'en approche tranquillement (il est même tombé dans la baignoire une fois, le bord était mouillé. Il en est ressorti à une vitesse assez impressionnante);
  • les siestes;
  • Catouin! Sa version de Ça fait rire les oiseaux (rebaptisée Ça fait wiwe les oiseaux, d'ailleurs) est PRO-DI-GIEU-SE. Écoutez-la sur son Myspace, ça va la peine. Je serai à jamais reconnaissante envers MC Gilles de me l'avoir fait connaître lors de son passage à Tout le monde en parle;
  • Éric Bruneau (à lui je ne lui ai pas dit que je l'aime, de toute façon il est avec Laurence Leboeuf, alors...);
  • Lhasa. Je n'en avais jamais entendu parler de son vivant, malheureusement, mais je la découvre depuis peu et apprécie beaucoup ses textes et sa musique;
  • les monstres de la Monster Factory. Des peluches faites à la main, toutes plus originales les unes que les autres, et qui proviennent de Toronto. Chapeau à l'équipe! Pour ma part, Mr. Jefferson partage mon quotidien depuis un peu moins d'une semaine;
  • La canicule des pauvres, de Jean-Simon DesRochers. Très bon roman dans lequel les habitants d'un immeuble crade de Montréal se côtoient, se croisent, s'apprécient, se détestent, se corrompent, se trahissent et/ou s'ignorent;
  • Sunday Bloody Sunday. J'aime cette chanson de U2, vraiment. Je ne peux m'expliquer pourquoi;
  • les deux là, que je ne nommerai pas. C'est si beau, les voir... Ils me redonnent presque foi en l'amour, c'est pas peu dire!



Je n'aime pas

  • les vendeurs de Québec Loisirs. Leur manière de procéder est carrément agressante;
  • l'étroitesse du trottoir sur l'avenue Maguire, mais surtout parce que beaucoup de gens n'ont pas la conscience d'esprit d'aller terminer leur conversation ailleurs qu'en plein milieu dudit trottoir trop étroit;
  • l'odeur que dégagent les fleurs de la terrasse du Cochon Dingue sur Maguire par jours de pluie. Ça sent le vieux petit pois moisi!
  • avoir l'excuse facile;
  • la cruauté envers les animaux. Voir une bête se faire maltraiter dans un film, même un dessins animés, me crève le coeur (je n'ai jamais été capable de regarder Rox et Rouky au-delà de la scène où la vieille dame rapporte le petit renard dans la forêt, et je n'aurais pas vu la fin de Happy Feet si ça n'avait été de ma soeur qui m'a forcée de continuer même si tous les pingouins rient du petit qui ne sait pas chanter mais qui peut danser). Imaginer que mes chats puissent avoir mal ou même juste avoir du chagrin m'est insupportable;
  • les titres de chansons avec des parenthèses. Ça fait laid et c'est long. Il faudrait choisir : c'est une idée ou l'autre que le texte véhicule!
  • les livres scellés. On achète un livre pour son contenu, habituellement, alors on veut pouvoir y jeter un coup d'oeil, bordel!
  • les hors d'oeuvre, bouchées, tapas et autres dérivés complexes et trop sophistiqués. Parfois, des craquelins, des petits pâtés, des fromages et des crudités, ça fait amplement l'affaire, en tout cas en ce qui me concerne;
  • courir après (les gens, l'argent, le bonheur, le plaisir, la vie...);
  • être celle qui reste avec des questions alors que tout le monde autour est passé à autre chose en moyenne deux fois.

lundi 31 mai 2010




Hier, tandis que je faisais je ne sais plus quoi (ça arrive qu'on ne s'en rappelle plus), j'ai entendu un miaulement. Rien d'anormal, me direz-vous, tu vis avec deux chats. Oui. Seulement, ce miaulement ne m'était pas familier, je ne le reconnaissais pas. Et ça ne faisait que «Miou», sans le «a». La bête qui faisait ce son n'avait pas (encore) appris à miauler comme il se doit.

Je me suis dirigée vers l'arrière de mon chez-moi, d'où provenaient les sons, suivie de mon mâle curieux qui devait sûrement se demander si la minette dehors, elle voudrait bien jouer avec lui. On a jeté un coup d'oeil par la fenêtre : aucune espèce à quatre pattes pouvant porter ces cris en vue. J'allais démissionner quand je l'ai vue, la petite bestiole, marcher de long en large sur le toit qui donne sur mon balcon. Minuscule chose un peu apeurée qui se demandait comment se sortir de là alors que moi je la dévisageais en me demandant comment elle avait fait pour atterrir là. Aidée de ses petites griffes, elle a essayé de grimper sur une des poutres verticales, mais la pauvre a vite glissé! En 2, 5 secondes, je me suis imaginée devoir ramasser un chaton mort dans ma cour, un étage plus bas. Heureusement, sa chute s'est arrêté sur mon balcon, ledit chaton s'étant coincé entre la poutre et le mur. Il a réussi à se hisser du bon côté, et non pas dans le vide. À ce moment-là, même ma chatte anti-chats nous avait rejoints pour ne rien manquer de l'action.

Je suis allée à la rencontre de notre petit visiteur. Il ne semblait pas avoir rien de brisé. J'avais déjà craqué, malgré que ses couleurs me laissaient plutôt indifférente (blanc à la bedaine, aux pattes et un peu au visage, puis tabby gris au dos, à la queue et à la tête). Ses yeux et son petit visage bien prononcé m'ont charmée. Je lui ai fait la conversation, j'essayais de savoir d'où il venait, lui me répondait à peine, trop occupé qu'il était de découvrir ce nouveau bout d'univers. J'essayais déjà de me convaincre que je n'avais pas de place pour un troisième chat, que Capicolle me détesterait de lui faire supporter UN AUTRE de son espèce, que comme ma soeur me disait, je risquais d'avoir des problèmes si j'imposais aux deux miens un autre chat dans un espace confiné, bla bla...

Mon nouvel ami était en train de me renifler les orteils et les doigts quand nous avons entendu «Ah, t'es là toi!». Nous avons tous les deux relevé la tête, et j'ai vu ma voisine d'en haut descendre en disant qu'elle le cherchait. Lui s'était réfugié sous ma table entretemps. J'ai expliqué à ma voisine qu'il était sur le toit à côté quand je l'ai entendu, et qu'il est tombé sur ma galerie. Je n'avais jamais pensé qu'il avait pu tomber du balcon d'en haut. Je lui ai remis son chat, mais je ne lui ai pas dit à quel point j'étais soulagée qu'il soit à quelqu'un et qu'elle le retrouve. Je me voyais déjà le garder «en attendant», puis devoir lui trouver une famille, et ne plus en être capable parce que je me serais attachée et tout... Ah, vraiment, ces petites bêtes.

Elle est partie et moi je suis rentrée voir mes deux bestioles à moi. Ce ne sera pas pour cette fois-ci, Capicolle. Et je t'en trouverai bien un, pote de jeux, Ignacio.





samedi 29 mai 2010




Réjouis-toi : je n'ai presque plus rien à te dire.

Tu vois, le problème, c'est que moi j'aime croire que toutes mes histoires, ou du moins la plupart, auraient pu durer. Si certains facteurs avaient été remodelés, si d'autres efforts avaient été fournis, et si le timing avait été meilleur. Eh bien, j'y crois, et je me dis que l'issue aurait pu être toute autre. Si, si, si.

Je suis contente que mon oreille me pique ce soir. Je pourrai peut-être faire mes adieux à l'otite moyenne aigüe qui s'est déclarée en milieu de semaine. Mais je n'en parlerai pas trop parce que déjà je sens mon côté gauche être à nouveau immergé... La douleur reviendra, sans doute. Ça, c'est quelque chose qui ne quitte pas. Elle nous retrouve simplement sous différentes formes.

Je concentre mon attention sur des trucs qui n'en méritent pas. Alors je vis présentement sur une île où il n'y a que des jujubes et des pâtes carbonara pour me nourrir, des photos et des vidéos de bébés animaux de toutes espèces pour m'attendrir, des fringues et des accessoires indie disponibles sur Internet pour me vêtir, les épisodes de Musée Eden, la saison 2 de Beverly Hills 90210 et la saison 3 de Grey's Anatomy qui passent en boucle pour me divertir, et quelques autres futilités pour me remplir le cerveau. J'ai déjà été plus glorieuse.

J'ai déjà été plus forte, aussi, mais ça c'est une autre histoire.








samedi 22 mai 2010

C'est parce que t'es un souvenir, maintenant. Rien de moins. Tu pourrais facilement tomber de ce piédestal que ma mémoire t'a bricolé, et je n'en serais qu'à moitié responsable. Gère cet espace que t'occupes dans ma tête. Ne bousille pas tout. Soyons bons joueurs tous les deux pour une fois.

samedi 15 mai 2010





J'ai menti, moi aussi. Je lui ai dit que je ne lui en voulais pas, que je blâmais plutôt la vie, le timing et toutes ces autres merdes pour le dénouement abrupt. Mais c'était sans connaître sa(ses) version(s) de l'histoire.

Avoir su. Avoir su, quoi? Avoir su, j'aurais fait la même chose, j'imagine. Je me serais fait avoir. Je l'aurais invité dans mon lit, pour l'avoir tout près et jaser de choses qu'on n'avait jamais abordées avant lui et moi. Je l'aurais réinvité, pour tous les baisers et les nuits. Ouais, c'est moi, ça. Parce que j'aime mieux me péter la gueule que ne pas essayer. Ce que je regrette vraiment? C'est que souvent ça ne dure pas longtemps, pas même une décente période de temps. On me dérobe beaucoup trop vite ce(lui) que je suis sensée oublier tout aussi rapidement.

Et là, c'est que j'en ai traîné d'autres avec moi. Ce qui est déplorable. Je n'ai pas que ma déception à couvrir, j'ai aussi mon tort à assumer. Mais ça va passer, tout ça. Comme le reste. La vie c'est vraiment juste une série d'erreurs que l'on répète jusqu'à ce qu'on en ait vraiment assez. Le genre de leçon faite sur mesure pour ceux qui n'ont pas envie d'apprendre.

Quelle classe.




vendredi 14 mai 2010





YOU TOLD ME THAT YOU'D STAY WITH ME
AND SHELTER ME FOREVER
THAT WAS A HARD PROMISE TO KEEP
I CAN'T BLAME YOU FOR THE BAD WEATHER

AFTER ALL THAT HAS BEEN SAID AND DONE
I WON'T ASK YOU WHERE YOU'RE GOING
DON'T KEEP IN TOUCH, I DON'T MISS YOU MUCH
EXCEPT SOMETIMES EARLY IN THE MORNING

NOW USE YOUR SILVER TONGUE ONCE MORE
THERE'S ONE THING THAT I'D LIKE TO KNOW
DID YOU EVER BELIEVE THE LIES THAT YOU TOLD
DID YOU EARN THE FOOL'S GOLD THAT YOU GAVE ME

I FORGIVE YOU WANTING TO BE FREE
I REALIZE YOU LONG TO WANDER
AND I SYMPATHIZE WITH YOUR ROVING EYES
I JUST CAN'T FORGIVE YOUR BAD MANNERS

NOW USE YOUR SILVER TONGUE ONCE MORE
THERE'S ONE THING THAT I'D LIKE TO KNOW
DID YOU EVER BELIEVE THE LIES THAT YOU TOLD
DID YOU EARN THE FOOL'S GOLD THAT YOU GAVE ME

(Fool's Gold, Lhasa de Sela)


Bon. Il ne m'a pas exactement fait ce genre de promesses. Mais il m'a dit des choses. Des choses qu'on ne dit pas, quand on ne les pense pas. Et il a fait des trucs, a agi d'une certaine façon qui pouvait laisser croire à ma tête de fille, ou à la tête de n'importe qui, à des éventualités. Ou du moins à une suite. Pas à une fin. Pas déjà la fin.
Puis ensuite, il est allé me salir pour se donner le beau rôle, s'assurer de garder ses amitiés intactes. Il a démenti, comme si j'avais tout inventé. Je ne suis pas aussi déconnectée que ça. Il leur a raconté environ le contraire de ce qu'il m'a écrit. Salaud. Et je ne comprends toujours pas. Pourquoi, je peux l'imaginer. Mais comment, et à partir de quel moment. Quand il a décidé que je n'en valais pas la peine. J'aimerais savoir.