dimanche 26 août 2018




Moi sous toutes sortes de formes d'art :


- Le titre de chanson qui me représente le mieux :

I Wanna Be Adored de The Stone Roses.




- Le personnage de littérature auquel je ressemble le plus :

Emma Bovary, bien que je déteste l'admettre.  On retrouve cette connasse rêveuse et insatiable dans le roman Madame Bovary de Gustave Flaubert, paru en 1857.

L'édition que je m'étais procurée pour un cours lors de ma première session en études littéraires à l'Université Laval.  Je n'avais pas aimé.


- Le personnage de film auquel je m'identifie parfaitement :

Samantha Baker dans Sixteen Candles (1984), écrit et réalisé par John Hugues.  Samantha et moi, on est pas mal pareilles, sauf qu'elle a beaucoup plus de style que moi j'en avais à 16 ans.  Et qu'elle finit avec le mec de ses rêves.  Ça ne m'est pas arrivé à cet âge-là.  J'étais beaucoup trop timide, maladroite, pas sûre de moi et complexée pour ça.


- L'artiste qui, sans le savoir, dépeint mon quotidien avec le plus d'exactitude :

Cécile Dormeau.  C'est juste tellement ça!  Des exemples :

Moi quand j'écris avec Ignacio ou Capicolle.
© Cécile Dormeau

Mon obsession.  Mes jambes sont laides.  Elles ont déjà été pires, mais ont déjà été mieux aussi.
© Cécile Dormeau

M'épiler.  Je le fais à outrance.
© Cécile Dormeau

Moi quand je lis avec Ignacio sur mes jambes/fesses et Capicolle dans mon dos (rarement sur ma tête, mais bon, vous voyez le principe).
© Cécile Dormeau


- La série télé que je connais par coeur ou presque :

Friends.  Je la regarde en boucle.  Mon ami Dimitri et moi on se lance régulièrement des répliques et on reconstitue des scènes.  Voici mon moment préféré ever :



- Les chansons qui résument très bien mes derniers démêlés relationnels :

Prémonition de Coeur de pirate et Too Little Too Late de Metric.  C'est fou comme des pièces musicales peuvent correspondre à ce que l'on vit ou à ce que l'on a vécu.  Fou de constater qu'on aurait pu écrire ces paroles soi-même.





- La figure historique que j'aurais aimé rencontrer :

Gertrude Stein.  Non seulement elle semble avoir été toute une dame, mais en plus, elle se tenait avec des gens que j'aurais adoré fréquenter (Pablo Picasso, Henri Matisse, Georges Braque, Ernest Hemingway, Francis Scott Fitzgerald, Guillaume Apollinaire...).

Portrait de Gertrude Stein par Pablo Picasso (1905-1906).


- Le personnage de fiction que j'aimerais être :

Mathilde Donnay, du roman Un long dimanche de fiançailles (1991) écrit par Sébastien Japrisot et du film du même titre (2004) réalisé par Jean-Pierre Jeunet.  Elle est portée par une force et un espoir inébranlables.  Elle est si amoureuse, si effrontée parfois, si entêtée...  J'aimerais avoir un peu de tout ça en moi.  J'ai parlé plusieurs fois de ces deux oeuvres sur ce blog.  Le caractère de Mathilde explique beaucoup mon appréciation.

L'édition Folio du livre avec en couverture Audrey Tautou, l'interprète de Mathilde dans l'adaptation cinématographique.  Normalement, je n'aime pas quand paraît un bouquin dont la couverture est refaite avec une image tirée du film qui s'en est inspiré, mais c'est la version que je possède, alors bon.








lundi 20 août 2018





Une liste liquide!



J'aime...
  • le lait au chocolat;
  • la liqueur (trop);
  • le cidre;
  • les bières blanches;
  • les bières sûres;
  • les milk shakes;
  • les smoothies;
  • les cocktails de fruits.


Je n'aime pas...
  • le café (sauf s'il est alcoolisé);
  • le thé;
  • la tequila;
  • l'eau pétillante;
  • les jus de légumes.



samedi 18 août 2018





Les chats, ils ne savent pas comment réagir quand on pleure trop fort des fois.  Ils préfèrent les sanglots creux.  J'aimerais aussi dans ces moments ne pas faire de bruit.  Je préfèrerais ne pas me compromettre.  Ne pas m'afficher.  

Les chats, ils ne savent pas pourquoi ils sont là.





dimanche 29 juillet 2018






Je vais dire comme tout le monde : il fait chaud.  C'est humide, dehors.

L'autre jour, j'ai vu une petite fourmi qui transportait ce qui semblait être un minuscule morceau de roche ou de ciment.  Minuscule à mes yeux, mais pour elle, ça devait être lourd et lui sembler plutôt énorme.  Je l'ai regardée pendant une ou deux minutes, je la trouvais bien vaillante.  Elle s'est mise à tourner en rond.  Elle a peut-être réalisé, pour je ne sais quelle raison, que tout ça était bien inutile, parce qu'elle a lâché son bagage et a poursuivi son chemin les pattes libres.  Vaillante, mais semi.  Un peu comme moi.  Je semi-vaille.

Qu'est-ce qu'elle s'en allait faire avec son machin?  Aucune idée.  Est-ce que ç'aurait été important qu'elle se rende à destination?  Nul ne le sait.  Quelqu'un l'attendait-elle avec sa livraison?  Encore là, qui peut le dire?  Peut-être qu'elle a laissé tomber une de ses amies fourmis.  Peut-être qu'elle a déçu son clan.  Mais il est possible aussi qu'elle ait pris la bonne décision, qu'elle ait bien fait d'abandonner.  Peut-être qu'elle cherchait seulement à impressionner, elle-même ou autrui, mais qu'elle s'est rendue compte que tout ça était bien vain, alors elle a laissé faire.  Probable aussi qu'elle faisait juste passer le temps.

Je me sens un peu mauve, ces jours-ci.  Un peu seule, même si.  Je me sens dimanche.  Je devrais peut-être essayer de transporter des trucs.  Les amener ailleurs.  Changer d'idée en cours de route.  Revenir.  Repartir.  Et ne pas trop me dire que c'est sans doute inutile.





vendredi 27 juillet 2018






Il m'arrive parfois de perdre mon temps en furetant sur certains comptes Instagram, bien que je n'aie plus de compte à moi.  Mon pauvre iPod touch 2e-génération-ou-à-peu-près ne me permettait pas de suivre la game.  Mes photos ne faisaient pas le poids devant celles de mes amis, j'ai donc abdiqué.  Je pourrais peut-être m'y remettre maintenant que j'ai un appareil plus récent...  M'enfin.  Si je reviens à ceux des autres, plusieurs sont impertinents, mais il y en a aussi qui valent le détour.  J'ai pensé vous en présenter quelques-uns :

  • Velvet Coke (@velvetcoke) : un compte qui rend hommage aux icônes de la musique, du cinéma, de la télévision et de la mode des décennies 50, 60, 70, 80 et 90 (à quelques exceptions près).  La personne derrière ce catalogue de photos et de vidéos rares voue un culte démesuré à Axl Rose, a un faible pour les stars États-Uniennes, Anglaises et Françaises et assume tout à fait son côté nostalgique.  C'est rempli d'anecdotes, de citations et de faits plus ou moins connus sur des célébrités, alors on est dans le potinage, mais un peu haut de gamme, je dirais.  J'adore!
  • ITISARTIME (@itisartime) : entièrement dédié à l'art.  Que de découvertes en un seul endroit!  Créativité, ingéniosité, humour, intelligence, diversité...  C'est vraiment très riche, rafraîchissant et éclectique.  À visiter régulièrement.
Je suis tombée sur ce t-shirt orné d'un magnifique paresseux brodé,
oeuvre de l'artiste Stefanija (@_damaja_),
qui fait des morceaux absolument splendides.

  • Alessandro B. (@arnaldpomotz) : encore plein d'art, le tout manié par le même dude que le compte précédent.  Les deux se répètent très peu, alors ça vaut autant la peine de fréquenter l'un que l'autre.  Il y a tellement d'artistes à connaître...
Exemple de ce qu'on peut trouver sur @arnaldpomotz. 
Moi ça me parle.

  • Trophy Wife Barbie (@trophywifebarbie) : attention, cette Barbie décape!  Il faut bien saisir l'humour, les opinions et les revendications derrière ce compte pour vraiment l'apprécier.  Personnellement, je le trouve génial.  Trophy Wife Barbie a des bourrelets, boit trop, arbore des tatouages, a des amis vraiment cool (une trans, entre autres), est divorcée et se fout des standards.  L'idée, le concept et tout le travail viennent de l'artiste Annelies Hofmeyr, qui explique que son but est de dénoncer les limitations que nous imposent les étiquettes et aussi d'explorer les questions liées au genre et à l'identité féminine.  Pour en savoir plus, lisez cette entrevue ou cet article.
Trophy Wife Barbie sait bien s'entourer.
© Trophy Wife Barbie







lundi 16 juillet 2018






Mais comment fait-on pour miser sur quelqu'un et persévérer avec cette personne?  Qu'y a-t-il de si débalancé chez moi qui fait que ça ne dure pas?  Pourquoi est-ce que je refuse de m'embarquer dans autre chose que du tout croche?  J'aspire pourtant à du plus sain, depuis quelque temps.

Dois-je vraiment sacrifier la passion pour connaître la sécurité?  C'est que j'aime les choses féroces, moi.  Mais suis-je sensée toujours être déchirée pour me sentir vivante?  Qu'est-ce qui m'attire vers le complexe?  Les tiraillements m'animent-ils tant?

La stabilité est-elle vraiment comme je me l'imagine, ennuyante et sans attrait?  Le désir peut-il survivre au quotidien?   

Je veux être déchaînée à jamais.







mardi 10 juillet 2018







«Alors il s'empêchait de repenser à ça, puisqu'il ne savait pas ce qui était le plus douloureux de la jalousie qu'on éprouve ou de celle qu'on cache, de ce qu'on ressent ou de ce qu'on maquille.»

- Laurent Mauvignier, Seuls, Éditions de Minuit, p. 39


Une citation comme ça qui me fait réfléchir, et pour vous dire que je lis, que je ne travaille pas, que je vis l'été en me baignant et en buvant avec des amis.  Vous dire que je ne me force pas, que je n'ai pas envie d'aller m'entraîner ce soir.  Dire aussi que je ne sais pas quoi écrire de plus, je ne sais pas quoi écrire ces jours-ci.