lundi 4 avril 2011

Une petite liste :



J'aime...



  • les fourmiliers. Quelles bêtes!


  • les expressions «Plaît-il?» et «Que nenni». J'aime bien utiliser la première dans une conversation ordinaire;


  • Gorillaz. Ce groupe est doté d'un génie tout à fait surprenant et plaisant à écouter;


  • l'album Wolfgang Amadeus Phoenix, de Phoenix;


  • le film Before Sunrise, malgré que la photo sur le dessus du boîtier soit d'un quétaine insurpassable. Je me suis finalement décidée à le regarder, parce qu'il y avait déjà quelques années que j'avais été submergée par sa suite, Before Sunset. Ça en a valu la peine. Il ne se passe pas grand-chose dans ces films, mais les dialogues sont solides et le naturel des deux acteurs, Ethan Hawke et Julie Delpy, est saisissant, de même que la chimie entre eux;


  • avoir réussi mon objectif de lire presque tous les finalistes au Prix des libraires cette année. En fait, je les ai tous lus sauf deux : je n'ai pas terminé Purge et je n'ai pas touché à L'homme inquiet, sachant déjà que je ne voterais pas pour ce Henning Mankell, à tort ou à raison;




  • Marc Séguin. Cet homme humble est un artiste de grand talent, et j'avais apprécié son roman La foi du braconnier;


  • le blog (désormais terminé) Portraits as Living Deads. J'adore le concept, surtout la partie des cent premières personnalités dessinées tel qu'on les a retrouvées mortes;


Je n'aime pas...




  • me faire bullshitter;


  • ce moment-là, très précisément;


  • tes foutus silences;


  • les marques que laissent les bas au-dessus des chevilles après qu'on les a enlevés. C'est pas chic;




  • me rendre compte que je choisis toujours la caisse où l'attente est la plus longue, à l'épicerie ou ailleurs, peu importe si je vais où il y a le moins de personnes dans la file. Je crois que cette malédiction me vient de mon père;


  • tirer, malgré les apparences;


  • devoir prévoir à l'avance ce que je vais porter. J'ai de la difficulté à choisir mes vêtements deux minutes avant de m'habiller, alors faire des bagages, pour moi, ça craint;


  • me taper une heure d'autobus pour aller travailler, et une autre heure pour revenir après la journée. Une chance, ce n'est que temporaire. Deux semaines et je regagnerai mon espace à proximité de tout, ou presque!



mercredi 30 mars 2011







Ce matin dans l'autobus, je suis tombée amoureuse d'un jeune papa. Je blâme mes 26 ans pour pareil faible. Ça ne m'était jamais arrivé auparavant.

Tout à l'heure, j'ai vu de ma fenêtre Queue Grise, le chat au regard implacable (et à la queue grise) se promener et j'ai immédiatement su que le printemps s'était installé pour de bon. Dans mon quartier, la reprise de possession de leur territoire par les chats du ghetto est un signe qui ne ment pas, surtout si on croise le chef de la bande.

Je ne suis plus prête, on dirait. Pourtant j'avais préparé quoi dire, pensé à ce que j'allais faire. Je ne sais plus. Tant pis. Je vais me lancer quand même. Ça aurait sorti tout croche de toute façon. Ah, la beauté d'un naufrage prévu...

À go, je coule.




mardi 29 mars 2011






Mes chats, ils les voient mes sourires, mes chats? Je devrais peut-être cultiver l'art de parler à voix haute. Mais peut-être bien qu'ils se foutraient de ce que j'ai à raconter, aussi.

***

Je ne suis pas patiente. C'est un fait. Du même ordre que me proclamer femme frisée. Un fait à accepter, or else. L'alternative serait de me pavaner avec la chevelure plaquée. Mais je préfère m'assumer et ne pas trop étirer mes nerfs pour les autres. Seulement pour bien paraître, en fait. Et ne pas déplaire. Mais autrement, je demeure frisée et impatiente. Et insatiable.

Selon Lao Tseu, grand philosophe et maître taoïste, il n'y a «Pas plus grand malheur que d'être insatiable. Pas de pire fléau que l'esprit de convoitise. Qui sait se borner aura toujours assez.»

... I'm doomed.









mardi 22 mars 2011





J'existe. Et toi pas, apparemment.

Je suis retournée dans cet endroit qui me rappelle le commencement. J'aurais pu basculer davantage, ç'aurait pu. Parce qu'on fait quoi quand on ne tombe pas, qu'on sait qu'on aurait pu mais qu'on n'est pas tombé? On se dit que ça va sûrement venir, plus tard. Et on attend.

Je ne me fais pas d'idées. En fait, je m'en fais tout plein et après je les décortique puis j'invente leurs contraires pour balancer tout ça. Pour ne pas y croire trop fort. Comme ça quand ça n'arrive pas, demeure toujours la satisfaction d'avoir prévu le coup.

Puissante, tout de même, cette envie que j'ai de te voir apparaître. Aussi intense, cette fatalité qui n'en fera rien.

Mine de rien, j'ai hâte à plus tard. J'ai hâte de tomber. Parce que tâcher de maintenir l'équilibre, c'est épuisant, à la fin.







dimanche 20 mars 2011






Tant qu'il y aura du sucre. Et de la musique. Des chats. Tant qu'il y aura tout ça, je pourrai peut-être supporter le fait que tu ne m'adresses pas la parole, que tu ne m'aies pas écrit ou que tu ne sembles même pas te soucier de savoir comment je vais depuis que je suis rentrée au milieu de la nuit en vous laissant là tous les deux comme vous me l'avez demandé.

Il n'y a que tes silences qui te font passer pour celui qui s'en fout. Et il n'y a que toi qui puisses changer ça.










vendredi 18 mars 2011





We were spitting venom at most everyone we know
If the damned gave us a road map then we'd know just where to go
Now let it drop

Let it all drop
Let it all drop
Oh let it all fall off

Well you were talking soda pop
You were talking quite a lot
The opinions that I do not give
The opinions I ain't got
So let it drop

Let it all drop
Let is all drop
Let it all fall off there oh

Well you were spitting venom at most everyone you know
If you truly knew the gravity you'd know just where to go
Well let it drop

Let it drop
Let it all drop
Oh let it all fall off

My ears were pressed so firmly right against your mouth to hear
When you tried to spit the venom out your words were not so clear
Now drop

Hold on to what you need
We've got a knack for fucked up history
Hold on to what you need
We've got a knack for messed up history

Well we went downtown and we sat in the rain
Both looking one direction and waiting for a train of thought over
Thought over

I didn't know you kept track I didn't know there was a score
Well it looks like you're the winner and I ain't gonna play no more
It's over
Game over

Well we walked real stiff and our canes hit the ground
You hit me with yours
And said, "You're gonna stare me down"
It's over
Oh it's over

You can say what you want but don't act like you care
It takes more than one person to decide what's fair
It's over
Think it over

You were spitting venom at most everyone you know
If the damned gave you a road map then you'd know just where to go
So we carried all the groceries in while hauling out the trash
And if this doesn't make us motionless I do not know what can
What a rotten thing to say such an awful thing to say
I didn't mean to bite you, sorry
I always did what I always did what I always had to sling
So let it drop

Let it all drop
Let it all drop
Oh let it all fall off

Let it drop
Let it all drop
Let it drop
Oh let it all fall off

Cheer up baby it wasn't always quite so bad for every
Bit of venom that came out, the antidote was had

Cheer up

Cheer up baby it wasn't always quite so bad for every
Bit of venom that came out, the antidote was had

- Spitting Venom, Modest Mouse






mardi 15 mars 2011





When routine bites hard
And ambitions are low
And resentment rides high
But emotions won't grow
And we're changing our ways
Taking different roads

Then love, love will tear us apart again
Love, love will tear us apart again

Why is the bedroom so cold?
You've turned away on your side
Is my timing that flawed?
Our respect runs so dry
Yet there's still this appeal
That we've kept through our lives

But love, love will tear us apart again
Love, love will tear us apart again

You cry out in your sleep
All my failings exposed
And there's a taste in my mouth
As desperation takes hold
Just that something so good
Just can't function no more

But love, love will tear us apart again
Love, love will tear us apart again
Love, love will tear us apart again
Love, love will tear us apart again


- Love Will Tear Us Apart, Joy Division