mardi 12 avril 2011





Est-ce que

Quand

Franchement


][ ][ ][

Je ne termine plus rien.


Je vis de fruits et j'emballe ma faim.




][ ][ ][


Si tu la vois

N'aies pas ce

Doucement


][ ][ ][


Je suis ce qu'on me laisse bien.

Je n'invente pas de néant.

Je fuis, je fuis tout ce qui n'est rien.


][ ][ ][


J'ignore

Je l'







vendredi 8 avril 2011





Si je ne peux pas le voir alors je ne veux plus te voir.

Si je ne peux pas le voir alors je ne veux plus te voir.

Si je ne peux pas le voir alors je ne veux plus te voir.

Si je ne peux pas le voir alors je ne veux plus te voir.

Si je ne peux pas le voir alors je ne veux plus te voir.

Si je ne peux pas le voir alors je ne veux plus te voir.

Si je ne peux pas le voir alors je ne veux plus te voir.

Si je ne peux pas le voir alors je ne veux plus te voir.

Si je ne peux pas le voir alors je ne veux plus te voir.

Si je ne peux pas le voir alors je ne veux plus te voir.




Je mélange tout.

Je suis gâtée, égoïste.

Je ne suis pas capable de mieux.





mardi 5 avril 2011





Baboune déprime pas contente mauve chagrin peine morose moral à plat les bleus mauvaise humeur tristesse colère vide apathie trouble brouillard abattement amollissement découragement maussade taciturne sombre terne renfrognement tourment mal tracas souffrance irritation courroux aigreur ressentiment rage rancoeur bouderie torpeur léthargie engourdissement pas d'accord insipide pas envie pas capable le reste de la marde.
















C'était prévisible.

C'est rien de personnel.


Voilà. Ci-haut, comment réduire à deux des phrases les plus plates de l'Univers toute cette histoire de merde.

Je me sens beaucoup mieux maintenant.




lundi 4 avril 2011

Une petite liste :



J'aime...



  • les fourmiliers. Quelles bêtes!


  • les expressions «Plaît-il?» et «Que nenni». J'aime bien utiliser la première dans une conversation ordinaire;


  • Gorillaz. Ce groupe est doté d'un génie tout à fait surprenant et plaisant à écouter;


  • l'album Wolfgang Amadeus Phoenix, de Phoenix;


  • le film Before Sunrise, malgré que la photo sur le dessus du boîtier soit d'un quétaine insurpassable. Je me suis finalement décidée à le regarder, parce qu'il y avait déjà quelques années que j'avais été submergée par sa suite, Before Sunset. Ça en a valu la peine. Il ne se passe pas grand-chose dans ces films, mais les dialogues sont solides et le naturel des deux acteurs, Ethan Hawke et Julie Delpy, est saisissant, de même que la chimie entre eux;


  • avoir réussi mon objectif de lire presque tous les finalistes au Prix des libraires cette année. En fait, je les ai tous lus sauf deux : je n'ai pas terminé Purge et je n'ai pas touché à L'homme inquiet, sachant déjà que je ne voterais pas pour ce Henning Mankell, à tort ou à raison;




  • Marc Séguin. Cet homme humble est un artiste de grand talent, et j'avais apprécié son roman La foi du braconnier;


  • le blog (désormais terminé) Portraits as Living Deads. J'adore le concept, surtout la partie des cent premières personnalités dessinées tel qu'on les a retrouvées mortes;


Je n'aime pas...




  • me faire bullshitter;


  • ce moment-là, très précisément;


  • tes foutus silences;


  • les marques que laissent les bas au-dessus des chevilles après qu'on les a enlevés. C'est pas chic;




  • me rendre compte que je choisis toujours la caisse où l'attente est la plus longue, à l'épicerie ou ailleurs, peu importe si je vais où il y a le moins de personnes dans la file. Je crois que cette malédiction me vient de mon père;


  • tirer, malgré les apparences;


  • devoir prévoir à l'avance ce que je vais porter. J'ai de la difficulté à choisir mes vêtements deux minutes avant de m'habiller, alors faire des bagages, pour moi, ça craint;


  • me taper une heure d'autobus pour aller travailler, et une autre heure pour revenir après la journée. Une chance, ce n'est que temporaire. Deux semaines et je regagnerai mon espace à proximité de tout, ou presque!



mercredi 30 mars 2011







Ce matin dans l'autobus, je suis tombée amoureuse d'un jeune papa. Je blâme mes 26 ans pour pareil faible. Ça ne m'était jamais arrivé auparavant.

Tout à l'heure, j'ai vu de ma fenêtre Queue Grise, le chat au regard implacable (et à la queue grise) se promener et j'ai immédiatement su que le printemps s'était installé pour de bon. Dans mon quartier, la reprise de possession de leur territoire par les chats du ghetto est un signe qui ne ment pas, surtout si on croise le chef de la bande.

Je ne suis plus prête, on dirait. Pourtant j'avais préparé quoi dire, pensé à ce que j'allais faire. Je ne sais plus. Tant pis. Je vais me lancer quand même. Ça aurait sorti tout croche de toute façon. Ah, la beauté d'un naufrage prévu...

À go, je coule.




mardi 29 mars 2011






Mes chats, ils les voient mes sourires, mes chats? Je devrais peut-être cultiver l'art de parler à voix haute. Mais peut-être bien qu'ils se foutraient de ce que j'ai à raconter, aussi.

***

Je ne suis pas patiente. C'est un fait. Du même ordre que me proclamer femme frisée. Un fait à accepter, or else. L'alternative serait de me pavaner avec la chevelure plaquée. Mais je préfère m'assumer et ne pas trop étirer mes nerfs pour les autres. Seulement pour bien paraître, en fait. Et ne pas déplaire. Mais autrement, je demeure frisée et impatiente. Et insatiable.

Selon Lao Tseu, grand philosophe et maître taoïste, il n'y a «Pas plus grand malheur que d'être insatiable. Pas de pire fléau que l'esprit de convoitise. Qui sait se borner aura toujours assez.»

... I'm doomed.