dimanche 8 janvier 2012






Pas tant une liste, mais plutôt une énumération de choses qui tournent toujours mal pour moi.


Trucs avec lesquels j'ai vraiment un mauvais karma:

  • les bottes (d'hiver). Je crois que ça a commencé avec la paire de Skechers que ma mère et moi avions trouvée après m'être rendue compte que ma paire adorée (de marque oubliée) était devenue beaucoup trop petite pour mon mollet droit, qui avait sûrement boosté son volume de 63% durant l'été, pour je ne sais quelle raison (et pas le gauche, notez bien), mais c'était assez hallucinant de constater à quel point je ne fittais plus dans ces bottes. Toujours est-il que ces Skechers avaient sûrement un défaut dans le zipper, puisque cet hiver-là, je suis retournée cinq fois chez le cordonnier pour le faire réparer. Cinq fois. Pas de farce. J'étais tellement tannée qu'à la fin de l'hiver je me suis trouvée des EMU que j'ai vénérées pendant les quelques hivers suivants, jusqu'à ce que je doive les renouveler pour cause d'usage à la corde. Je m'en suis donc achetée des pareilles, mais du modèle de l'année en cours. Le lainage avait comme changé, on aurait dit. Eh bien elles n'ont pas toughé longtemps, celles-là. Un hiver et c'est tout. Ce qui fait qu'en novembre, je me suis ramassée à magasiner des bottes d'hiver avec ma soeur. Nous sommes tombées sur des Blondo intéressantes mais coûteuses. Je pensais à toutes mes bad lucks précédentes et j'ai donc préféré miser sur la qualité. Ma soeur et mon frère ont même payé une partie comme cadeau de Noël et pour ma fête. Elles étaient parfaites, jusqu'à ce que je me rende compte cet après-midi que la droite était déchirée en arrière. HEY! Du beau cuir cher de même, c'est une joke, ça là!? Ma soeur était avec moi, et elle n'a pas niaisé : nous sommes retournées au magasin avec la facture et la p'tite dame, elle m'en a donné une paire pareille toute neuve. Non mais, ça fera, hen?
  • mes plats préférés sur les menus. Quand j'étais petite, je ne trippais pas particulièrement sur les hamburgers au McDo, et je devais leur faire enlever pickles, oignons et moutarde, alors ça retardait déjà toute leur production... En fait, je n'aimais pas grand-chose là, sauf quand les pizzas sont sorties. Je savais bien qu'au début c'était pour un temps limité, mais elles sont demeurées si longtemps que je les ai prises pour acquis. C'est mon père qui m'a annoncé la triste nouvelle, un soir qu'il était sensé quérir le repas. Il est revenu les mains vides... Je crois que je ne m'en suis toujours pas remise. Au Subway, ils ont enlevé le poulet pizziola, ou son prédécesseur s'il avait un autre nom, pour un temps après l'avoir ajouté pour une première fois à leur menu. C'était pourtant le seul sous-marin qui m'avait fait changer de mon habituel steak et fromage. Et que dire du Manoir du Spaghetti, maintenant le Manoir tout court, qui a changé son menu au moins deux fois depuis que j'étais devenue une fidèle, en montant les prix, en enlevant des plats et entrées, pour finalement supprimer la table d'hôte (un restaurant qui se respecte offre une table d'hôte. Un restaurant qui se respecte n'enlève surtout pas sa table d'hôte si elle en a déjà une sur le menu) ainsi que le dessert favori de ma soeur (et plus tard de mes parents, et de ma grand-mère, et même de moi), et j'ai nommé : le délice aux pêches. Ça franchement, ça a été le coup de grâce. Nous n'y sommes plus retournés depuis que nous sommes au courant de l'affaire. Les enfoirés. Et puis au Starbucks, ils ont modifié la recette de mon Frapuccino préféré, celui aux fraises et à la crème, ce qui fait que ça goûte maintenant le sirop dégueux. C'est sans parler de leur chocolat chaud Signature, qui n'est plus offert. C'était la vie, ce chocolat chaud-là!
  • les garçons. Bah, je m'en plains souvent, et souvent pour rien en fait, dois-je vraiment m'étaler là-dessus encore une fois? Je crois que l'on connaît tous son lot d'histoires impossibles à ce niveau-là. Je suis loin d'être la pire. Mais, misère, je dois faire exprès des fois (désolée, pas de détails croustillants ici).
  • les plafonds. Ils ont tendance à vouloir me tomber sur la tête. Heureusement jusqu'à maintenant, je n'ai pas encore vécu l'expérience, mais c'est arrivé qu'un plafond s'effondre sans moi en-dessous. Et là un autre menace, mais le concierge semble avoir pris les choses en main.
  • les autobus. Si je suis en retard, c'est sûr que l'autobus l'est aussi. Et me fait donc arriver doublement en retard. C'est un peu la même fatalité que lorsqu'on partait en famille pour se rendre n'importe où de plus ou moins important et que sur le chemin, on pognait toutes les lumières rouges si on était pressé, et toutes les vertes si on avait du temps de lousse. Mon père avait remarqué ça une fois.







samedi 7 janvier 2012








Bah, je ne sais pas quoi te dire.
Le sucre me porte(ra toujours).
Vis dans l'impatience, vis dans l'attente encore.
Des collages affreux. Décevants.
J'accroche quand même.
Parfois j'oublie que certains trucs n'ont pas à être permanents.
On peut changer. Modifier.
Comme des affiches.
Temporaire. Période de temps seulement.
Le petit il regarde.
Plisse des yeux, s'endort.
Il pense à elle. Je pense à toi.
On pense, on pense (trop).
Des fois c'est de juste faire ce qu'il ne faut pas.








mercredi 4 janvier 2012

mardi 27 décembre 2011

Ah oui :


«Elle roule toujours un long filtre entre ses doigts. Elle finira mal. Crèvera dans le ruisseau. En attendant elle est amusante.»

- Edouard Limonov, «La fille de Madame Angot» dans Journal d'un raté, Albin Michel, p. 28


Merci MHV de me faire lire cet homme.






lundi 26 décembre 2011







Oui Ignacio, si tu mets ta patte dans un bain rempli d'eau, tes coussinets, ils seront mouillés par après. Et si, quelques minutes plus tard, tu décides de refaire exactement la même chose, le résultat sera le même. Pas la peine de me regarder avec ces yeux-là, je te le dis : c'est comme ça.

Ce qu'il est craquant, ce chat.










jeudi 22 décembre 2011






J'ai tiré sur un fil qui se logeait dans mon ventre. Ça faisait longtemps. J'ai creusé pour l'extirper, le séparer de ma peau. Sous mes yeux il a disparu, sous mes yeux il s'est enlevé sans que je le voie sortir. Aucune victoire sur le trait. Mais le noir n'y est plus.

J'ai tiré sur un fil. J'ai écorché ma peau. J'ai laissé tomber quand il s'est évaporé. Le fil, le trait, le noir. À la place, il y a une tache rosâtre, un creux de honte, une preuve que mon outil de métal est passé par là. Ça brûle un peu. Mon ventre, il brûle un peu.






mercredi 21 décembre 2011

Le jeune homme est entré dans la librairie, s'est tout de suite dirigé vers le fond. Il regardait un peu partout, voyait sans doute tout et rien en même temps. Il s'est approché de moi et s'est empressé de s'excuser de sa question «idiote» (j'aime ça les questions idiotes moi) puis m'a demandé :

- Est-ce que [faovahughae]-Paul est à vendre?

Je n'avais pas tout saisi, alors je croyais qu'il voulait savoir si notre Paul en carton, à l'effigie du personnage du même nom de la série de bandes dessinées de Michel Rabagliati, était à vendre.

- Non, malheureusement. C'est un article promotionnel donné aux librairies et nous, notre Paul, on le garde précieusement.

Il m'a souri puis remerciée. Il est allé fouiner du côté des livres d'art et des essais pendant que je reformulais sa phrase dans ma tête. Puis j'ai allumé :

- Avez-vous dit l'écharpe de Paul?

- Oui, c'est ça, oui. Je la trouve magnifique.

L'écharpe en question, je l'avais mise autour du cou de Paul pour qu'il fasse un peu plus «hivernal», voire «temps des Fêtes», comme j'avais fait l'an dernier avec un autre de mes vieux foulards. Celui de cette année, je l'avais gagné durant une soirée au pub étudiant de mon ancienne université et je ne l'avais jamais porté. Trop «classique» pour moi.

- Oh, mais alors, vous pouvez la prendre!

Ses yeux se sont agrandis d'un coup. Je venais de faire sa journée (ou sa semaine, son mois peut-être).

- Je croyais que vous parliez de Paul. Paul, lui, on le garde, que je lui ai dit à la blague en me levant pour me diriger vers la vitrine.

Il a bafouillé un peu, semblait très reconnaissant. Quand je lui ai tendu l'écharpe, il l'a tout de suite mise à son cou en murmurant :

- Je la trouve superbe...

Il avait trois ou quatre sachets de thé dans les mains. Il m'a remerciée en m'en donnant un :

- Thé chaï?

J'ai éclaté de rire en lui disant que ce n'était pas nécessaire, il m'a fait signe de garder le petit paquet. On a échangé sourires et derniers mercis puis il est parti.

Je crois que je l'ai eu mon Noël, moi.