samedi 9 mars 2019





C'est le Festival de la Lèvre Décomposée ici sur des Oblats.  On note une participation accrue par rapport aux années précédentes.  Les producteurs de baumes se disent très contents de cette édition.  Pour ma part, je me déclare beaucoup moins satisfaite.  C'est loin d'être chic, ça fait mal et ça saigne.  Budget Personnel se rallie derrière moi pour protester, surtout depuis que nous avons consulté la liste des meilleurs baumes pour lèvres gercées selon Jean Coutu.  Ai-je l'air d'avoir 15$ à mettre sur un produit semblable?  Non mais.  C'est presque une chance que je n'aie personne à embrasser ces temps-ci.  Sniff sniff pareil.


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Je me demande de plus en plus si je suis vraiment faite pour le travail à la maison.  J'apprécie tous ses bénéfices : faire mon propre horaire, me lever tard, ne pas avoir à me déplacer, rester en mou ou en pyjama toute la journée, être avec mes chats...  Mais je n'ai aucune discipline.  Je procrastine à l'infini.  Ma productivité est quasi nulle.  Aurais-je besoin de plus d'encadrement?


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La la la.


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Les comédons (ou points noirs) se pointent rarement seuls.  Pas sur ma peau, en tout cas.  Ils ont formé plusieurs équipes et envahi mon nez et mon menton il y a de cela bien des années.  Ils s'effacent parfois, quittent, mais reviennent toujours.  J'ai tenté de les enrayer de multiples façons.  Mais ils réapparaissent encore et encore.  Depuis que nous nous côtoyons, ils ne m'ont jamais laissée tomber.  Foutus salauds de merde.


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mercredi 6 mars 2019





On en fait trop :

  • des pâtes, surtout quand c'est pour une seule personne, semble-t-il;
  • des nachos.  Même chose;
  • des excuses.  Ça ne veut même plus rien dire;
  • de l'emballage.  On suremballe à l'excès;
  • de l'eau embouteillée.  Quel fléau.











jeudi 21 février 2019





On va se dire les vraies affaires : les distributeurs PEZ sont plus cool que les friandises qui vont dedans.  J'en ai un à l'effigie de Scrat, mon personnage préféré des films Ice Age, depuis plus de dix ans et je crois avoir acheté des refills environ deux fois.  Il remplit mieux son rôle de bibelot : il recueille bien la poussière et me fait sourire chaque fois que je le regarde.




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Depuis environ un an, mon chat Ignacio me suit quand je vais à la toilette.  Je sais que plusieurs animaux de compagnie ont cette habitude.  Les miens le faisaient rarement jusqu'à ce qu'Ignacio décide de développer cette tendance.  Mais là, non seulement il me suit jusqu'au p'tit coin, mais il me race pour arriver le premier!  Il gagne environ deux fois sur trois, je dirais.  Quelqu'un d'autre ici qui fait la course avec sa bête pour se rendre à la salle de bain?


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Portion confession : je croyais, jusqu'à ce que je me donne la peine de vérifier la semaine dernière, que dans la chanson Paint it Black de The Rolling Stones, ça disait «I see a rectum and I want it painted black» au lieu de «I see a red door and I want it painted black»...  Je sais, c'est assez trash, surtout que la première fois que je l'ai entendue, c'était la version de The Tea Party!  C'est une chanson que j'adore, comment ai-je pu vivre dans l'erreur tout ce temps?!





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vendredi 15 février 2019






CONSIDÉRATION (n. f.) : LITTÉR. Estime que l'on porte à quelqu'un. --> déférence, égard. --> respect.  [Le Petit Robert]

CONSIDÉRER (v. tr.) : Faire cas de (quelqu'un). --> estimer, respecter.  [Le Petit Robert]


Oopsie.  Il semblerait qu'on en manque cruellement et qu'on ne le fait pas assez.






vendredi 8 février 2019






L'autre fois (ou plutôt il y a deux ans, lorsque j'ai noté cette réflexion sans la développer davantage), je crois avoir un peu saisi la nuance entre «haïr la vie» et «haïr ma vie».  Entre ne pas supporter l'existence au sens large et peiner contre ce qui m'arrive, ce qui m'habite.

Aujourd'hui, j'haïs la vie.  La réalité de la majorité qui se présente devant moi ne me plaît pas.  Les obligations, le travail, les factures, le ménage,  les conventions...  Ça ne me sied pas.  Je refuse.  Proposition rejetée.  Je ne veux pas signer ce contrat.  Et ce n'est pas parce que je m'oppose à tout ça que je détiens la solution pour remédier à la situation.  Je n'en ai pas, de truc magique.  Pas encore.

C'est peut-être (sans doute) jouer à la victime, ce que je fais là.  Je suis une enfant qui veut expérimenter tous les plaisirs du monde adulte mais qui boude devant les responsabilités qui viennent avec.  Je vis de peu, mais ce peu, je m'éreinte à bûcher pour le conserver.  «C'est comme ça que ça marche», me disent plusieurs.  Eh bien, je ne suis pas faite pour simplement fonctionner.  

Je veux vivre léger.  Je veux couper le lourd et le faire frire.  Je veux me délester de bien des choses.  Bien des tracas.  Mais je ne sais pas comment procéder, alors je perds de l'élan, je fige, j'empile les corvées.  Le lourd revient encore, tout frais mais bien pesant.  Je souhaite qu'on me vienne en aide, espère que tout se dissout de soi-même, sans effort de ma part.  Si vous saviez comme ils sont beaux, les scénarios dans ma tête.

Enlevez-moi ces couches quelqu'un.





jeudi 7 février 2019








Je crois qu'il faut choisir ses raisons d'aller en enfer.  Sélectionner ses fautes, n'exécuter que celles qui en valent vraiment la peine.  Je n'ai pas d'exemple pour ça, par contre.

Malgré mon absence de foi, le concept du paradis et de l'enfer semble ancré en moi.  Je sais que ma grand-mère maternelle est quelque part en haut et qu'elle nous observe.  J'y crois.  J'ai souvent une vision très stéréotypée de ces deux endroits et ça m'énerve.  Ciel bleu rempli de nuages douillets pour le premier et profondeurs remplies de lave rouge pour le second.  Je ne peux pas me défaire complètement de ces images utilisées à profusion et ça me dérange un brin.  Je préfèrerais me défaire de ces espèces d'idées reçues.  Quelqu'un, trouvez-moi un truc plus original.

Ça m'arrive de penser qu'il y a juste rien après.  Ça me donne le vertige.  Puis ça me fait penser que peut-être tout est un rêve et qu'on n'existe pas vraiment.  Et là le vertige gonfle.

C'est ça, la réalité?  Mais c'est quoi, cette fucking réalité?










mardi 29 janvier 2019





La neige est particulièrement scintillante ce soir dans les rues de St-Sauveur.  C'est joli et ça me donne envie d'aimer davantage l'hiver.


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Je préfère les mitaines aux gants.  Je trouve que tout le monde a l'air sympathique avec des moufles aux mains, surtout si la personne gesticule beaucoup en parlant et qu'on peut voir danser ses doigts enfermés dans de grosses enveloppes qui gardent au chaud.  Ça agrémente toute attitude d'une bonhomie qui me réconforte.


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Je magasine en ligne sans rien acheter.  C'est fou comme des choses que l'on ne possède pas peuvent faire rêver.  Des choses ou des gens.  Remarquez que je ne souhaite pas posséder qui que ce soit, mais on se comprend.  Parce qu'on rêve tous.


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«Passepoil» est un mot qui m'amuse, surtout lorsque utilisé comme adjectif.  Une poche passepoilée sur un t-shirt (vu sur le site de Simons), ça me fait rire.  Des fois c'est tout ce que ça prend, oui oui.


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