dimanche 12 avril 2020




Eh bien oui, tout allait trop vite dans ce monde de fous et il y avait des failles dans le système et les priorités n'étaient pas à la bonne place et la société en demandait trop et continue d'en exiger beaucoup et on dit que ça va bien aller et même si ça en rassure plusieurs en ce moment ça ne va pas bien et ça n'ira pas mieux après pour certains et je ne sais pas de quel côté pencher l'espoir ou le découragement bien que pour l'instant moi je ne suis pas très affectée par cette chose et je ne me force pas à performer je ne m'effondre pas non plus mais est-ce que je devrais aider est-ce que je devrais rester chez moi ou retourner travailler oh là là.



dimanche 5 avril 2020




Top 4 des choses qui me désespèrent en ce moment :

  • Les gens qui ne suivent pas les recommandations des experts.
  • Le chas d'une aiguille.
  • Les gens qui désinfectent leurs animaux avec de l'alcool ou de l'eau de javel.
  • La technologie défaillante et/ou qui dépasse mon seuil de compétences en la matière.






jeudi 2 avril 2020





Ce n'est pas une bonne journée et il y en aura d'autres.

J'ai écouté les deuxième et troisième épisodes de la première saison du podcast Tout le monde crush et ça a empiré mon humeur déjà vacillante.  C'est dire à quel point les deux animatrices, Joannie Daigneault et Linda Bouchard, expliquent bien les phénomènes récurrents en matière de relations amoureuses au 21e siècle.  Je me rends compte que je suis tombée dans beaucoup trop de panneaux et ça me désespère.  Vos analyses sont pour la plupart bien amenées, mesdames, mais je pense qu'il faut être fait fort pour garder espoir en l'amour en vous écoutant.  C'est sans doute moi qui n'aie pas la bonne ouverture ou le bon ton, parce que le premier épisode avait bien passé.  J'avais même écrit à Joannie pour lui dire combien ça m'avait rejointe.  Je devrais peut-être en rire comme j'en suis capable souvent, mais aujourd'hui ça ne marche pas.  Je suis consciente que ça vous fait une pub ambigüe, mais ce qu'il faut retenir c'est que vos discussions font réfléchir.

iCloud me donne envie de pleurer.  Je veux juste transférer mes photos et vidéos de mon iPod à mon ordinateur.  Ça devrait être assez simple et pas tant pénible, il me semble.  POURQUOI ÇA NE FONCTIONNE PAS?

Personnellement, la série Tiger King m’effraie plus que la perspective de devoir prolonger l’isolement ou même l’éventualité d’une apocalypse.  Je peux comprendre la curiosité et l'intérêt présents chez beaucoup de gens, si je me fie à la popularité de la chose sur Netflix, et je me souviens avoir lu sur l'affaire quand tout avait éclaté à l'époque, mais je dois dire que mon voyeurisme est plus limité quand ce sont les animaux qui subissent les déviances et les comportements malsains des humains.

C'est une journée où tout le monde m'énerve et pourtant j'ai vu personne.

C'est une mauvaise journée.  Il y en a eu des pires.  Il y en aura d'autres aussi.  

(Je ne suis pas du tout friande de positivité dite toxique ou tout simplement exagérée, alors dites-vous que j'ajoute cette échelle de médiocrité juste pour la forme.)









mercredi 1 avril 2020




Sushie, la p'tite menoune de ma cousine Anne-Marie, fait dire que ça va bien aller.  Sachez aussi qu'Anne-Marie est là pour vous proposer des postures de yoga qui aident à réduire le stress et à maintenir un bon niveau d'énergie.  Je vous invite à suivre sa page Facebook et son compte Instagram!









mardi 31 mars 2020





Comme plusieurs, j'ai la certitude que plus rien ne sera pareil après cette crise pandémique.  Je sens que nous allons constamment nous référer à cette période de nos vies où nous ne sortions plus, ne nous voyions plus, ne travaillions plus, ne voyagions plus.  Pensez à quand nous nous reverrons pour la première fois.  Quand nous nous frôlerons pour la première fois.  Il y aura pléthore de blagues sanitaires pour les décennies à venir.  Pour ma part, j'anticipe sursauts de frayeur et sensations s'apparentant à l'agoraphobie lorsque j'affronterai à nouveau une foule (ou disons plus de cinq personnes dans une même pièce).

Complete fail de ma part : ne pas me toucher le visage.  C’est parce que je suis toujours en train de me frotter le nez, les yeux, ou me poker le menton.  Ça ne se perd pas comme ça, ces tics-là.

J'ai regardé Fourchette, websérie écrite par Sarah-Maude Beauchesne, qui est une de mes nouvelles idoles.  Wow wow wow wow WOW!  Comme son personnage de Sarah/Fourchette (très inspiré d'elle-même), j'ai idéalisé (plus d'une fois) un amour splendide, mais déchu et imparfait.  J'ai aussi été une deuxième pour quelqu'un (et même troisième, et même quatrième, et même...).
«J'suis une p’tite deuxième, une moitié d'amour, une médaillée d'argent à la course à la grande passion. J'ai perdu toute la longueur, la grandeur que j'avais. J’suis devenue minuscule pour fitter dans un coeur déjà pris.» - Fourchette 2, épisode 8
Je crois que les textes de Beauchesne peuvent résonner même si on n'a pas vécu de trucs semblables.  On retrouve de tout dans ses histoires.  L'amitié entre Sarah et Juliette, son éditrice, est belle et nous fait envie.  En plus, ce sont de courts épisodes tout minus, tout mignons.  J'aime ça, les oeuvres courtes.  Spécialement quand elles ont la puissance de demeurer longtemps en moi.

Parlant d'oeuvres courtes, j'ai lu il y a quelques semaines Synapses de Simon Brousseau (Le Cheval d'août éditeur), ancien comparse universitaire.  Un paquet de paragraphes s'adressant à un tu différent à chaque fois, à la réalité unique et parfois bien banale.  L'ensemble m'a charmée.  Il n'y a pas de superflu et, bien qu'on pourrait avoir le goût d'en savoir plus, on n'a pas l'impression qu'il manque quoi que ce soit.  Et dans le pas-très-long, je lis présentement Strange Case of Dr Jekyll and Mr Hyde, de Robert Louis Stevenson.  Je ne suis pas déçue!

Partage culinaire : je me suis fait un grilled cheese du tonnerre composé de fromage gouda, d’un mélange triple cheddar et de champignons.  Menoum menoum miam!  Bon, ok, je m'en suis fait trois dans les quatre derniers jours.  C'est si bon!

Je me suis lancée dans quelques petits projets créatifs : j'apprends tranquillement à coudre un bouton et autres babioles, je donne un petit boost de fraîcheur à certains articles, comme des bijoux et mon porte-clés, en les peignant, et j'ai transformé un support à petites chandelles, qu'on m'avait donné chez Yves Rocher il y a de cela jadis, en support à clés.  J'ai repeint ledit rack, découpé une paire de bottes scrap afin de récupérer le motif que j'aimais bien pour en faire des pastilles là où siégeaient les chandelles, question de pimper le tout un brin, vissé des crochets puis fixé ça au mur.  J'en suis bien fière.  J'ai mentionné ma création à tous ceux à qui j'ai parlé depuis dimanche.  Watch out, ce blog deviendra sous peu un repaire DIY, tendance et actuel (not)!

Non, je n'ai pas de photo avant ni pendant.






mardi 24 mars 2020





Alors voilà, je suis confite moi aussi.  La librairie et les distributeurs de livres étant fermés en raison de cette pandémie que nous vivons tous de façon directe ou indirecte (moi je la subis très indirectement, je ne suis pas malade), je reste chez moi jusqu'au 13 avril (si pas plus tard).  J'avais pensé peut-être documenter ce confinement, prendre des photos de mes chats à toutes les demi-heures, me faire un horaire, partager tout ça ici, puis j'en suis venue à l'évidence : mon isolement est et restera d'aucun, mais vraiment D'AUCUN intérêt.  Plusieurs réussissent à me divertir avec leur quarantaine, chapeau à vous!  Je vais bien sûr photographier mes chats à outrance et essayer de me tenir occupée en écrivant, en lisant et en regardant des séries et films, mais je ne tiendrai pas de journal.

Par contre, je me suis dit que je pourrais une fois de temps en temps vous refiler mes sources de divertissement.  Et que vous pourriez me dire les vôtres.  

Go!



Séries du moment : Brooklyn Nine-Nine, suggérée il y a plusieurs mois par Hugues, qui a presque toujours des bons goûts.  Et avec celle-ci il ne s'est pas trompé!
Je continue aussi de regarder District 31, parce que bah, je veux quand même savoir ce qui va se passer.
Bien que je l'aie terminée avant mon arrêt de travail obligé, je prends la peine de mentionner la prodigieuse série C'est comme ça que je t'aime.  REGARDEZ-LA!

Musiques du moment : Je me tape la discographie de Liz Phair (son livre Horror Stories m'a beaucoup plu, soit dit en passant).
J'ai écouté les deux plus récents albums de The Black Keys (pas trippé sur 'Let's Rock', qui ne rocke pas tant à mon avis, mais Turn Blue j'ai aimé), à défaut d'aller les voir tel que prévu au Centre Vidéotron en mai prochain.
En marchant ces derniers jours, je me suis tournée vers l'album Strangers to Ourselves de Modest Mouse.










samedi 21 mars 2020





Mucho fluff.


Hier matin, j'ai partagé cette photo de mon bel Ignacio sur Facebook.  Un de mes anciens amoureux l'a likée.  Ça m'a fait sourire et me rappeler qu'ils s'aimaient bien, ces deux-là.  Il y a de cela jadis, fin 2012-début 2013, j'avais écrit un texte les concernant mais ne l'avais pas publié.  Je me suis dit que c'était peut-être un bon timing pour le faire.  Le voici, quelque peu remanié :


Je me sens comme une jeune divorcée quand tu viens les voir. Comme celle qui «permettrait» à son ex de les voir quelques minutes de temps en temps, mais qui ne les laisserait pas seul avec eux, à moins de devoir les faire garder. Et pourtant, ce ne sont que des chats. Mais pourtant, justement. 
Tu étais là dès le tout début, avec lui. Tu es venu le choisir avec moi, sur l'Île, même si tu lui préférais le tigré. Un mois plus tard, tu m'as accompagnée lorsque je suis allée le chercher. Ça n'a pas été long avant que tu admettes que j'avais fait le bon choix. Toi aussi, tu as reçu une moustiquaire en pleine tronche alors que mônsieur revenait tout trempé d'une balade improvisée à 4h du matin en plein orage. Tu as souvent offert de l'«exorciser», mais je n'ai pas voulu. Il n'y a qu'à toi qu'il donne des baisers sur demande. Et même des frenchs (beurk)... C'est toi qui lui as tenu compagnie quand j'ai passé un mois à l'hôpital, toi qui l'as tenu pendant que moi je brossais son incroyable fourrure. Tu as été témoin de sa première expérience avec de l'herbe à chats, lui as donné plusieurs fois des minouches et versé des petits bols de yogourt nature, qu'il adore. 
Et elle. Même si nous n'étions plus ensemble, tu étais chez moi quand mon oncle et ma tante sont venus me la porter. Tu lui as donné le surnom de «Précieuse». Tu t'es inquiété de son caractère plus indépendant et moins facile à apprivoiser.  La vérité c'est que toi elle t'aimait bien.  Tu as été un des rares élus.  Si tu l'avais vue se fâcher contre ma dernière fréquentation... 
C'est toi qui les as nourris et torchés durant les deux mois où j'étais en béquilles (sans compter que tu as pris soin de moi). Toi qui m'appelais «Maîtresse» devant eux. Tu les as grondés pour leurs mauvais coups, les as séparés lorsqu'ils se chamaillaient. Tu les as flattés dans le sens du poil, es devenu complètement gaga devant eux.  
Je me demande parfois s'ils se souviennent de toi ou s'ils se sont ennuyés quand tu as fini par quitter la ville. Je crois que oui. Ça m'a fait de la peine pour eux, qui n'avaient rien à voir dans nos chicanes. Pendant des années je n'ai pas voulu te revoir, mais maintenant je serais curieuse de voir leur réaction si tu te pointais chez moi. Peut-être serais-tu assez chanceux pour croiser ma p'tite troisième?