jeudi 11 février 2010






Fini le silence.
Ça prend deux semaines pour en revenir, de moi.










mercredi 10 février 2010






J'utilise cette plateforme pour publiciser Le monde du livre pour Haïti, une activité pour laquelle la librairie Vaugeois, où je travaille, agit en tant que partenaire. J'ai donc le plaisir de vous inviter à une soirée-bénéfice en partenariat avec Le Plan Nagua pour venir en aide aux haïtiens. Le tout se déroulera ce jeudi 11 février à compter de 17h au StudioP, situé au 280 rue St-Joseph. L'entrée est gratuite et tous les dons et profits du bar seront versés à Plan Nagua. L'animation de la soirée sera assurée par Alix Renaud et le déroulement comprendra un partage de topos de Francine Barbeau (de Plan Nagua) et Adrien Chavannes (président de l'Association haïtienne de Québec), suivi d'un hommage à la littérature et à la culture haïtiennes (lectures, témoignages, vidéos, musique, exposition de photographies...). Joignez-vous à nous pour une soirée pleine de partages et de découvertes!






jeudi 4 février 2010





J'attends un monde où les mots «Pour être loin de toi» ne pourraient être qu'un compliment. Prononcés avec douleur, le regard dur, les yeux sans pitié, le point de non-retour bien établi, MAIS : la flatterie, toujours, dans le ton de voix.

Fuis. Fuis, et retourne à tes racines, tout le temps. Rejoins les autres. Parce que j'espère encore l'époque où s'éloigner égalerait le progrès. Et regarder en avant. Voir un soleil se coucher à l'horizon et être optimiste face à celui qui se lèvera dans quelques heures.

Je ne suis pas comme ça, moi. Je n'y arrive pas si aisément. Je rêve d'un esprit qui m'apprendrait le détachement, et la coordination de mes sens à tout ce qui m'entoure. Pour ne pas trop jurer dans le décor, sans toutefois m'y fondre.

J'ai perdu le fil. Les attentes m'ont engloutie. Je n'y pouvais rien; le chemin, encore une fois, s'annonçait trop aride. Je crains l'endroit où me mouvoir me serait impossible. L'immobilité me mènerait à ma perte. Il n'y aurait plus rien à dire, à faire.

Arrête. Laisse-moi continuer ailleurs. Et prendre des clichés de tout ce qui n'est pas toi. Respirer plus loin que ta mort, revisiter le romantisme, ne plus connaître ta peau. Oublier que tu m'as touchée.







lundi 1 février 2010

Parce que ça fait un an et quelques jours que j'ai pris la décision d'être seule, et parce que cette chanson de Regina Spektor me rappelle toujours l'ami, la voici :

Samson

You are my sweetest downfall
I loved you first, I loved you first
Beneath the sheets of paper lies my truth
I have to go, I have to go
Your hair was long when we first met

Samson went back to bed
Not much hair left on his head
He ate a slice of wonder bread and went right back to bed
And history books forgot about us and the bible didn't mention us
And the bible didn't mention us, not even once

You are my sweetest downfall
I loved you first, I loved you first
Beneath the stars came fallin' on our heads
But they're just old light, they're just old light
Your hair was long when we first met

Samson came to my bed
Told me that my hair was red
Told me I was beautiful and came into my bed
Oh I cut his hair myself one night
A pair of dull scissors in the yellow light
And he told me that I'd done alright
And kissed me 'til the mornin' light, the mornin' light
And he kissed me 'til the mornin' light

Samson went back to bed
Not much hair left on his head
Ate a slice of wonderbread and went right back to bed
Oh, we couldn't bring the columns down
Yeah we couldn't destroy a single one
And history books forgot about us
And the bible didn't mention us, not even once

You are my sweetest downfall
I loved you first


Samson, Regina Spektor






dimanche 31 janvier 2010





I don't have a high opinion of my own person, especially these days. Therefore, I rely on other people's opinion to convince myself that I am not as bad as I believe I am. I know I should build my own ideas and not care about what everyone else thinks. But I can't help it, I do care. I care about what you think. And right now, knowing you can't talk or even look at me, 'crushes me right into pieces. It's unbearable, really. I made a fool of myself, and ruined everything. How am I supposed to go on? Pretend I'm ok? I'm not ok. And how am I supposed to believe that I will never hurt anyone else again? Because I do not seem to learn the right lesson. Mistakes are just things I do repeatedly with some small variants. I loathe myself.











J'ai un rêve, ou un fantasme. J'ai 35 ans, tu en as 32. On se croise sur la rue, quelque part entre St-Roch et St-Sauveur. Ça fait, quoi? Des années, des années, des années qu'on ne s'est pas vus. Je te remarque en premier, bien sûr. Fais semblant de ne pas t'avoir vu jusqu'à ce que tu me vois et que tu réagisses. Que tu m'abordes. Et là je vois, dans tes yeux. Tout va. Tu m'as pardonnée de t'avoir harcelé, de t'avoir mêlé à cette magouille entre mon ex et moi, toi et moi, et toi et lui, meilleurs amis, colocs, et bien d'autres choses encore. On a parlé de votre dernière tournée. Je t'ai avoué avoir acheté tous vos albums. M'être imaginé que j'aurais fait partie de la gang, la première fois, que j'aurais été celle en charge du kiosque de marchandises et de produits dérivés ou je sais pas quoi encore, n'importe quel prétexte pour être là. Mais que je savais bien que j'avais tout fait fouerrer. Tu prends des nouvelles de moi. J'ai sûrement de quoi t'impressionner, beaucoup plus que maintenant, genre je termine mon troisième roman, bla bla... T'as sûrement trouvé l'Amour, celui que tu cherches depuis que je te connais. Et moi j'en suis encore à me balancer entre 2 ou 3 joujoux. Je me demande lequel de nous deux est le mieux, et je sais que c'est toi, parce que moi je n'ai rien compris, et que moi je n'ai pas de principes, et que moi je suis faite pour brûler en enfer.

On se quitte sans trop de cérémonie, en se disant «à la prochaine». Il n'y aura peut-être pas de prochaine fois. Il fut un temps où je croyais que vous, le groupe, étiez tout ce que j'avais au monde. Maintenant j'ose espérer que je survivrai sans vous.




mercredi 27 janvier 2010




J'envie les gens qui ont de la conversation. Comme ceux que j'aime observer dans les bars et que je tente de déterminer s'ils sont en train de vivre, disons, les premiers instants de leur couple, une portion de ce qui s'avèrera être une aventure d'un soir, la transformation de «amis» à «amants», ou les prémisses d'une romance mouvementée. Je les regarde, ces duos d'homme et femme, homme et homme ou femme et femme, et je me demande ce qu'ils peuvent bien se dire pendant si longtemps. De quoi parlent-ils? Comment font-ils pour entretenir l'intérêt de celui qui est devant eux? Parce que moi je n'ai pas de conversation. Ou si peu.

Puis je continue à les épier et je tâche de décoder cet intrigant phénomène qu'est l'attirance physique. J'essaie de ne rien manquer : le corps penché vers l'autre, les lèvres et le menton qui frôlent l'oreille de l'autre, les genoux qui se touchent, une main qui parcourt le dos, les yeux bien attentifs à ceux devant soi, les sourires échangés, les rires... Dans ces circonstances, la proximité pourra toujours se permettre de prendre pour prétexte la musique trop forte. Et l'ivresse explique beaucoup de choses aussi.

Il m'est arrivé d'avoir de très bonnes discussions, one-on-one. Mémorables, même. Plusieurs de mes premiers baisers ont été échangés dans l'antre d'un bar quelconque. Je m'ennuie de ce contact, de cette séduction, je m'ennuie des mots entre deux personnes, des efforts déployés pour faire rire l'autre. Et oublions l'endroit, l'heure ou le taux d'alcoolémie dans le sang, tiens. Je veux être dans un McDo la prochaine fois qu'on m'embrassera.

Non, c'est juste que... Être attirante me manque.