vendredi 14 décembre 2018





Dans la vie (ou du moins dans la mienne), il y a des choses qui se doivent d'être froides, toujours et tout le temps.  Comme par exemple : l'eau que je bois.  Avec de la glace, c'est encore mieux.  Et aussi plusieurs trucs liquides comme la liqueur, le jus, le lait, du cidre, de la bière, un smoothie, un milk shake...  C'est de même qu'il faut que ce soit.
À l'opposé, il y a des choses qui se doivent d'être chaudes, telles qu'une soupe.  J'ai un préjugé défavorable (sans doute injustifié) envers les soupes froides.  Ou un chocolat chaud.  Ça le dit dans le nom.  Et puis les repas.  À part, mettons, s'ils ne sont constitués que de salades.  L'eau du bain, aussi.

Je suis une privilégiée-précieuse-de-marde.


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Je ne sais pas vraiment ce que c'est, un bungalow.


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Hier soir juste avant de m'endormir, j'ai pensé à quelque chose que j'aurais pu ajouter ici, mais je ne l'ai pas noté alors je ne m'en souviens plus.

Va falloir vivre sans.


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J'ai commandé une sauce en extra avec mes wraps au poulet.  Je commence les abus du temps des Fêtes en avance cette année.


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Ça y est, je me souviens maintenant : pourquoi et comment le fax est-il devenu obsolète?


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Dans la catégorie []Y a-t-il vraiment un apport nutritif significatif dans cet aliment?[], les nommés sont :

- le céleri
- l'oignon vert (aka l'échalote)


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Je n'ai jamais repassé quoi que ce soit de toute ma vie.


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mercredi 5 décembre 2018






On dirait que de plus en plus, j'ai besoin de me leurrer en ce qui concerne certaines activités.  Par exemple, je ne dois pas avoir l'impression de travailler.  Il faut que le temps passe vite.  Et je ne dois pas avoir l'impression de m'entraîner.  C'est un peu pour ça que le Zumba me semble moins exigeant que le workout, je me rends moins compte que je suis en train de forcer. 

T'sais, les accroires qu'on se fait pour continuer de faire des affaires.







mardi 4 décembre 2018







Le talent qu'ont certaines personnes de développer et entretenir leur inaptitude à gérer les relations interpersonnelles m'épate.

Cette espèce d'habitude de se foutre dans des situations inconfortables qui s'installe au point de transformer l'abondance de malaises en un confort improbable me laisse perplexe.

Autant aimer et côtoyer l'ambiguïté, ça se pratique?  Peut-on devenir doué en la matière?  Peut-on en faire son mode de vie?  Devrions-nous l'imposer aux autres?  Ça peut en égratigner quelques-uns...  Ce ne serait pas plus profitable d'apprendre dans le bon sens?  Il doit y avoir une façon de diminuer les dégâts...

J'ai déjà été prône aux histoires de marde.  Abonnée aux contextes pas possibles.  Nul doute que j'ai souvent fait partie des symptômes.  J'ai fait mal, moi aussi.  On peut considérer les concepts de méchanceté et d'intention derrière les gestes ou les paroles (ou l'absence de), parce qu'il est vrai que beaucoup de gens n'ont pas en eux cette volonté de blesser les autres.  Mais ça arrive, et quand c'est fait, pourquoi nier?  Ce n'est pas à la personne fautive ou à qui que ce soit d'autre de valider ou non ce que l'on ressent.

«Il n'a pas voulu...».  «Elle n'a pas fait exprès...».  Ça se peut.  Ce serait bien alors de constater, d'assimiler et de corriger.  Ne plus recommencer.  Je pense que la répétition peut être un bon indice de mauvaise foi, d'inconscience, d'indifférence, d'insensibilité, d'aveuglement, d'inintérêt.  Parce qu'à un moment donné...  Quand on se retrouve continuellement dans des situations desquelles on a toujours envie de fuir, il faut peut-être se poser des questions.  Ceux qui se croient à l'abri de tout, ou qui le sont réellement parce qu'ils finissent toujours par s'en sortir, m'agressent profondément.  Et me font me demander : à quel moment abandonner?  Déclarer forfait?  Abdiquer sur quelqu'un?  Classer ça «cause perdue»?

Je commence à comprendre comment ne pas choisir est un choix en soi.  Comment ne pas agir est en fait une action et peut traduire un tas de choses.  Comment opter pour le statu quo démontre tant.  Et comment ne pas parler peut tout dire.















jeudi 29 novembre 2018




Lisez ce texte de Véronique Grenier.  Lisez-le.


C'est fou, moi c'était en 2008, mais dans les mêmes dates. 10 ans, donc. Je n'avais pas essayé de me tuer, mais j'avais avoué à une médecin mes envies récurrentes de gober trop de pilules en même temps. Elle ne m'avait rien prescrit mais ne m'avait pas laissée partir et s'était assurée qu'un chauffeur de taxi m'amène à l'hôpital. Mon premier séjour dans une aile psychiatrique a été similaire sur bien des points à celui de Véronique Grenier. Dans mon cas, il y avait moins d'obligations et j'ai très rapidement eu droit à des sorties accompagnées vu que je ne présentais pas de très gros danger pour moi-même. Mais, oh, les gens mêlés. La file pour prendre nos médicaments. Le grillage dans les fenêtres. Le minuscule placard dans lequel j'ai appelé mes parents, ma soeur, mon amoureux et ma boss pour leur dire où j'étais. Les plats tièdes. L'aveu à un psychiatre devant ma mère que mes premières pensées suicidaires remontaient à mes 11 ou 12 ans. Les prises de sang à 5h du matin pour surveiller le taux de lithium, nouvel ajout à ma médication, dans mon système. Un mois beige en dedans. Une parenthèse froide dans ma vie, où j'ai été forcée de tout mettre sur pause pour aller bien. Ou aller mieux.
Je vais mieux. Ces temps-ci, je vais même bien.







vendredi 16 novembre 2018






«Il faut en prendre et en laisser».  On dit ça d'une personne, de ce qu'elle raconte, de ce qu'elle affirme.  On dit ça d'un documentaire, d'une biographie, d'un témoignage.  Mais quand, QUAND, peut-on se fier véritablement à quelque chose?  À quelqu'un?  Qu'est-ce qu'on prend, et qu'est-ce qu'on laisse?

Qui est fidèle à la réalité à 100%?  Qui ne colore pas, ne dénaturalise pas?  Quand sommes-nous francs?  Notre langage est-il adéquat?  Comment bien déterminer ce qui est essentiel de ce qui est de trop?  Le nécessaire du superflu?

Les langues amènent de la saveur aux discussions.  Aux films, aux livres.  Elles peuvent embellir ou enlaidir les discours.  Rendre une histoire plus drôle, ou plus triste. 

Un récit peut être interprété de multiples façons.  Il est impressionnant de constater le nombre de compréhensions différentes que peuvent occasionner un seul et même enchaînement de mots.  Si chacun voit ce qu'il veut bien en regardant à travers la même fenêtre, comment peut-on faire pour se comprendre?

Pourquoi nous ment-on?  Qu'est-ce qui motive le mensonge?  Quelle est l'intention derrière tout ça?  Est-ce que ça a à voir avec la capacité de l'autre à recevoir la vérité?  Est-elle si dure à digérer, à supporter?  Parfois, on peut vouloir cacher.  Parce qu'on s'inquiète pour la personne, on souhaite l'épargner, la protéger.  Mais est-ce vraiment la bonne chose à faire?  D'autres fois, c'est peut-être parce qu'on ne la considère pas comme il se doit.  Mentir à quelqu'un, n'est-ce pas le diminuer?  Lui manquer de respect?

Il peut nous arriver de sous-estimer la gravité de ce que l'on doit révéler ou, au contraire, en surestimer la teneur.  Peut-on vraiment bien déterminer l'importance de certains propos pour un autre individu?  Est-ce que l'on devrait se réserver ce droit de juger de la valeur d'une confession?  Ce qui est lourd pour quelqu'un peut s'avérer léger pour un autre.

Rapporter des paroles d'autrui semble enlever de l'authenticité, mais peut aussi ajouter de nouvelles couches.  Ce qui enrobe peut alors prendre de l'importance, alors que ça ne devrait peut-être pas.  Le rapporteur peut choisir de mettre de côté certains détails, de délaisser un pan, de focuser sur un autre, le mettre en évidence, en premier plan.  L'interlocuteur peut aussi faire ça à l'écoute.  Que se passe-t-il alors?  La communication est-elle réellement fiable?  Tout est transformé!

Quelqu'un m'a dit que ça viendrait.  C'était sans doute pour me calmer.  Ah, ces choses que l'on dit pour rassurer, ou même pour faire taire l'autre.  Qu'est-ce qu'on cherche à faire croire ici?  C'était pour me leurrer.  Ou pour se leurrer lui-même.  Quelqu'un peut nous dire uniquement ce que l'on veut entendre, mais on peut aussi entendre seulement ce que l'on veut entendre.  On peut être fermé à ce point.

Qu'en est-il du silence?  Que signifie-t-il?  Ma grand-mère maternelle avançait que si on n'avait rien de bon à dire, qu'il était préférable de se taire.  Alors, qu'est-ce qu'on doit retenir, garder pour soi?  Les insultes?  La vérité?  Le mensonge?

Je ne sais pas doser.  Je ne sais pas comment départager le vrai du faux.  Je ne sais pas parler mieux que qui que ce soit.  Je me dis qu'il ne faut pas toujours tout prendre au pied de la lettre.  Ni au pied du mot.  Et que l'on doit tâcher de suivre le conseil le plus vague qui soit, et «en prendre et en laisser».








jeudi 15 novembre 2018






Pour se sentir à la fois vieille et jeune, il suffit de se rendre à la Pyramide à Sainte-Foy, où circulent et chillent un grand nombre d'étudiants de l'université et des cégeps environnants, puis de descendre au sous-sol et se payer un bon film au Cinéma Le Clap, dont la clientèle est en majorité troisième-âgée, du moins en après-midi sur semaine.

Vu : Beautiful Boy (2018), réalisé par Felix van Groeningen, écrit par celui-ci et Luke Davies d'après le livre du même titre de David Sheff et le livre Tweak de Nic Sheff.  Avec Steve Carell et Timothée Chalamet.  De très bonnes performances, les détresses sont plus que palpables - autant celle du fils, qui ne se sent plus la force de combattre ses dépendances, que celle du père, qui ne sait plus quoi faire pour aider son garçon.


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Pour se sentir à la fois reposée et à cran, il suffit de dormir trop et de faire d'épouvantables rêves, comme par exemple se retrouver dans une version accélérée et hardcore d'Occupation Double ou d'un de ses semblables, ou bien devoir construire une maison en carton à 4 qui devra devenir fonctionnelle par la suite (points bonis si le système de réfrigération permet de garder du petit moût de pomme à une température idéale).

Notes : Se réveiller en panique et en sueurs risque d'annuler l'effet de repos.  Voir à répétition dans ses songes un être cher qu'on a perdu peut provoquer des larmes.