vendredi 1 juin 2018





Chères deux heures de sommeil,

Vous n'étiez pas suffisantes.

Il fait chaud dans mon espace maintenant que le printemps s'est endurci et tend vers l'été.  Les chats font la crêpe ou cherchent la brise.  Je suis collante, toute dégueux.  J'aurais dû profiter de l'offre de ma soeur pour m'aider à installer l'air climatisé mercredi.  

Oh well.  

J'ai encore trop d'heures à remplir.  Je m'occupe un peu plus, c'est vrai.  Mais il me manque un peu d'élan.  Je pensais avoir trouvé quelqu'un avec qui passer du temps.  Mais pas, malheureusement.  

Il y a des méthodes à revoir, paraît-il.  Des procédés à repenser.  Des façons de faire à choisir.

J'y réfléchis.






mercredi 30 mai 2018





Mes attentes m'écrasent.  Mes idéaux semblent trop grands.  En cherchant l'extraordinaire, je nourris mon insatisfaction chronique et cultive les déceptions.










jeudi 17 mai 2018






Je vous l'ai déjà dit, je suis inscrite à Tinder.  Jusqu'à maintenant, j'ai eu plusieurs matchs, mais deux seules dates.  Je ne like pas beaucoup d'hommes, c'est bien vrai.  Je suis pas mal sélective.  Je regarde les photos, je lis les descriptions, et on dirait qu'il y a toujours un petit quelque chose qui me déplaît et me fait swiper à gauche.  Je suis peut-être passée à côté de bien des hommes de ma vie en jugeant trop rapidement comme ça...

Je n'ai pas eu beaucoup de rendez-vous galants dans ma vie.  Je ne suis pas habituée de me présenter comme ça devant quelqu'un et parler de moi en espérant que ce que je dis et ce que je fais plaisent à cette personne.  C'est un peu comme passer un test.  Ou une entrevue.  Il faut se montrer à son meilleur, mais être authentique...  Tenter d'épater, mais ne pas trop en faire...  Dire les bonnes affaires, mais ne pas trop s'ouvrir...  Est-ce que je devrais attendre avant de parler de ma maladie mentale?  Est-ce que c'est plus un sujet de deuxième ou troisième rencontre?  Ou bien j'attends qu'il s'en rende compte par lui-même?  Et puis mes chats, dois-je avouer que je vis avec trois chats?  Ça se cache plutôt mal...

Juste avant de sortir de chez moi pour aller rencontrer une nouvelle personne me prend une envie de pleurer.  Je me demande pourquoi je me mets dans pareille situation.  Pourquoi je ne reste pas tranquille chez moi à rien faire.  C'est plate, mais c'est tellement plus facile.  Moins forçant.  Je pense aux gars que j'ai connus et à quel point j'étais bien avec eux et je me dis qu'aucun autre candidat ne me fera vivre pareilles sensations, que ce ne sera jamais aussi bien, alors à quoi bon...  J'oublie trop souvent qu'il y a des raisons pour lesquelles je ne suis plus avec ces hommes.

Malgré mes craintes, j'ai envie de quelque chose de différent.  De passer du temps avec quelqu'un.  Je me dis que ce serait bien plus simple si je rencontrais au hasard de la vie un gars qui me plairait et à qui je plairais, mais puisque ça ne semble pas vouloir arriver, j'essaie de provoquer le tout un peu.  Je suis devenue impatiente de même. 

Allô, je suis ici.  Je suis game.  Amène-toi.












mardi 15 mai 2018







Ces jours-ci je me sens comme meh, bof, mouais, ok...  Ce qui ne constitue pas du très bon matériel pour écrire, alors je ne le fais pas.

Si je le faisais, ce serait à propos des mêmes trucs que d'habitude.  Des mêmes personnes.  Ce serait pour dire les mêmes affaires.  Alors à quoi bon me répéter, hen.  Je ressasse déjà assez comme ça.

Si j'écrivais, peut-être que je pourrais faire vivre mes personnages au lieu de réanimer les mêmes angoisses.  Si j'écrivais, j'existerais moins pendant ce temps-là et ce serait bien parce que là je suis trop et je ne fais pas assez...








vendredi 27 avril 2018





Il y a deux semaines, j'ai travaillé au Salon International du Livre de Québec avec quelques membres de la sympathique équipe de la librairie Pantoute.  Je me suis jointe à eux pour monter et tenir le stand du diffuseur Nomade.  Les maisons d'édition présentes cette année étaient Leméac, Québec Amérique, Eaux Troubles et Cardinal.  Mes tâches durant le SILQ consistaient surtout à répondre aux questions des visiteurs, les conseiller, voir à ce tout le monde passe à la caisse et prendre soin des auteurs en séances de signatures.  

Quand j'étais libraire, j'avais déjà aidé à monter d'autres stands, mais j'avais toujours refusé de faire des heures durant le Salon car je craignais beaucoup la foule, les groupes scolaires, le manque d'air, la chaleur, les longues heures passées debout et l'absence de fenêtres.  J'ai accepté cette année de le faire parce que je n'avais pas de contrat en vue et qu'il faut bien faire des sous dans la vie.  Je peux maintenant confirmer, une fois l'expérience terminée, que j'ai souffert de tout ça et de bien plus encore!  Seulement, les enfants ont été beaucoup plus supportables que ce à quoi je m'attendais.  

Je devais faire le montage le mardi de cette semaine-là, puis être présente les mercredi, vendredi et samedi.  Eh bien, je ne me suis même pas rendue jusqu'à la fin!  Je suis tombée malade en plein milieu et mes pieds avaient déjà déclaré forfait depuis la veille au soir lorsque samedi, je suis tombée au combat (pas littéralement, mais presque) quelques heures avant la fin de mon shift.  J'ai quitté le Centre des Congrès et suis allée soigner mon mal de gorge et ma fièvre, me sentant coupable de laisser tomber ma gang en pleine frénésie, mais soulagée de pouvoir enfin m'étendre dans mon lit.  J'ai même manqué la Boum, le party légendaire du samedi soir.  J'aurais jamais pu danser!

Je partage ici quelques bouts de mon aventure.



Constats post-SILQ :
  • Il y a des auteurs qui, visiblement, écrivent du matin au soir, et du soir au matin.  François Gravel, par exemple, avec sa centaine de livres publiés, est fort impressionnant.  Prolifique, much?
  • Il y a pire qu'une bande de jeunes qui courent partout : un groupe d'enfants immobiles qui monopolisent l'allée dans laquelle tu essaies de te faufiler pour aller aux toilettes.
  • Les enfants ont, pour la plupart, un style vestimentaire assez poussé!  Est-ce que les parents mettent plus d'argent sur le linge que dans mon temps?  Parce qu'il me semble qu'étant petite, je mettais à près n'importe quoi qui me faisait et que plus souvent qu'autrement, les morceaux m'avaient été donnés par mes cousines ou ma soeur.  Là, je me suis surprise à noter mentalement des éléments du look de plusieurs filles pour pouvoir recréer l'effet!
  • Recevoir des compliments, c'est toujours agréable.  Mais recevoir un compliment d'une pure étrangère qui a bifurqué de son chemin pour venir te l'adresser, c'est encore plus précieux.  La p'tite dame a vraiment fait ma journée avec sa remarque sur mon kit.  Ça a flatté mon ego comme pas possible et m'a fait réaliser que je n'en fais sûrement pas assez aux autres.  À des inconnus en plus, je serais bien trop gênée!  C'est pourtant si simple et ça ne prend qu'une minute ou deux.
  • Je ne suis plus faite pour travailler debout plusieurs heures d'affilée.  Oubliez-moi.
  • Le chocolat à saveur de caramel fleur de sel de chez Chocolats Favoris, c'est BON!



Entendu :

Une mère à sa fille - Si je pogne les nerfs, vas-tu arrêter de me piler sur les pieds?

L'histoire ne dit pas si la fille a arrêté ou si la mère a pogné les nerfs.



Vu :

  • Jay Du Temple entouré d'une dizaine de petites coucounes en admiration qui attendaient pour se faire prendre en photo avec lui.
  • Marie Laberge en train de signer 1000 livres.
  • Patrick Senécal en train de faire la même chose.
  • Joël Dicker aussi. 
  • Biz traîner son maillot de bain dans un sac en plastique.
  • Mon amie et collègue Anne-Marie jaser avec François Blais comme s'ils était des BFF.
  • L'éditeur Antoine Ross Trempe, que je suis sur Facebook et que je lis dans le journal Métro, mais à qui je n'ai pas parlé parce que j'étais beaucoup trop intimidée.
  • Plein de jeunes tripper en mettant la main sur LE livre qu'ils cherchaient.








dimanche 8 avril 2018






Ma petite fille, tu vas te faire crier dessus.  Si tu t'approches trop près, si tu la regardes, si tu lui parles.  Elle va grogner, siffler, cracher.  Ronchonner aussi.

Si elle te contourne en faisant de grands cercles, ce n'est pas pour respecter ta bulle, c'est qu'elle t'évite.  Si elle passe devant toi en courant, ce n'est pas qu'elle aime la course, c'est qu'elle te fuit.

Lui, on pourrait dire qu'il a compris tout ça.  Mais il s'essaie quand même, à l'occasion.  On dirait qu'il oublie le rejet cruel qu'il a subi lors de la précédente occasion.  Peut-être aussi qu'il le fait pour la narguer ou la tester, parce qu'il y a des fois où elle passe outre.

Elle est comme ça.  Elle n'aime pas les autres de son espèce.  Si elle l'endure parfois, lui, c'est parce qu'il est arrivé ici en premier.  Mais elle le malmène quand même, profitant de lui lorsqu'elle est trop paresseuse pour faire sa propre toilette, puis le congédiant aussitôt qu'elle en a eu assez.

Elle n'apprécie pas tellement les humains non plus.  Mis à part quelques rares exceptions.  Elle semble m'adorer, mais je te rassure, j'ai aussi droit à des coups de patte de temps à autre.  C'est bien souvent Madame qui décide quand le moment de tendresse commence et quand il se termine.

Je pourrais te dire que c'est parce qu'elle est vieille.  Mais ce serait te mentir, parce qu'elle a toujours agi ainsi.  C'est une bitch de nature, une bitch de coeur, une bitch de chatte.