dimanche 17 novembre 2019





T'es un troupeau et moi une souris. 
T'es le troupeau qui me piétinait tandis que je restais là, sans bouger.
Bêtement. 
Amoureusement.






mardi 12 novembre 2019





C'est le début d'un temps nouveau, comme chantait l'autre.

J'ai troqué mes bâtards de soutiens-gorges à cerceaux de marde pour d'autres sans outil de torture.  Des plus légers et moins inconfortables.  Juste du tissu.  Et je vous jure, je sens déjà ma vie changer.






dimanche 10 novembre 2019




Mais quelle journée dull.  C'est correct.  Ça arrive.

Avec mon emploi du lundi au vendredi revient peu à peu la petite angoisse du dimanche.  Angoisse?  Ce n'est peut-être pas le bon terme.  Langueur?  Plus ça, ouais.

Ça dépend toujours de ce qu'on fait lors dudit dimanche.  Moi pas grand-chose, aujourd'hui.  J'ai encouragé en pensées un ami qui se tapait plus de 30 kilomètres à la course.  Me suis douchée.  Ai peint mes ongles en bleu.  Me suis nourrie.  Ai terminé de regarder la troisième et ultime saison de Trop, les yeux pleins d'eau.  Fait une sieste (c'était inévitable).  Et là quoi?  Juste attendre que demain matin arrive?

J'ai plein d'autres trucs à regarder.  Des livres à lire.  Un manuscrit à redémarrer.  Un espace à nettoyer.  Des chats à amuser.  Je vais sélectionner une activité, la moins exigeante.  La délaisser, probablement.  En commencer une autre, revenir à la première.  Me demander quoi faire, encore.  Perdre mon temps.

Ce soir, ça ne me dérange pas tant de m'emmerder.  Je vais prendre mon temps et le gaspiller avec grâce.





samedi 9 novembre 2019






Une multitude de constats se présentent à moi après un peu plus de deux mois en poste à la réception des livres à la Librairie Pantoute, succursale de St-Roch (checkez pour ma face parmi le personnel!).  En voici quelques-uns :


  • Bien que je doive écrire la date au moins 15 fois par jour, je l'oublie tout le temps et hésite une ou deux secondes à chaque fois avant de l'inscrire.
  • Spotter les prénoms laids (Vinciane?), les noms de famille inhabituels (Vanbeselaere, même si ça se prononce plus facilement qu'on pourrait croire), les titres douteux ou surprenants (Évelyne est morte de Guy Bergeron, par exemple.  Ça a le mérite d'être clair.  Et efficace) et les couvertures de livres hideuses (il y en a tant!) m'amuse énormément.  J'avais oublié à quel point ça me faisait sourire et des fois carrément m'esclaffer.  Partager mes trouvailles avec mes collègues décuple mon plaisir.
  • À l'inverse, j'aime aussi découvrir des nouvelles plumes, feuilleter les albums jeunesse et les bandes dessinées.  
  • Il y a beaucoup trop de livres.
  • Je ne suis pas faite pour être travailleuse autonome.  Ni pour travailler de chez moi.  Je dois sortir, me déplacer.  Même mes chats étaient tannés de me voir.  
  • Comme c'est agréable et soulageant de recevoir une paie chaque semaine!  Retrouver une certaine santé financière, c'est bon pour le moral.
  • C'est le fun, décorer son espace de travail.
  • Le quartier St-Roch est fort divertissant et j'apprécie de marcher sur la rue St-Joseph à tous les jours.  Me rendre au travail à pied en à peine dix minutes, ça n'a pas de prix.
  • J'ai tout le temps chaud.  
  • Je suis un très bon public.  Je rigole tout le temps.  Même quand ce n'est pas vraiment drôle, je trouve ça drôle pareil.










jeudi 31 octobre 2019





Voici venue la saison des abris Tempo.  Je ne sais pas ce que je trouve plus laid entre voir juste le squelette desdites structures (l'installation se fait en plusieurs étapes étalées sur plusieurs jours pour beaucoup d'utilisateurs, apparemment) ou bien voir la foutue toile toute fripée et trop souvent blanc sale.

Vous autres?





mercredi 30 octobre 2019






Un ramassis de paquets de terreur.
Un ramassis de bouquets de valeur.
Un ramassis de tout plein de chaleur.






dimanche 27 octobre 2019





Plus jeune, quand on me conseillait de prendre un analgésique, comme du Tylenol ou de l'Advil, pour une douleur autre qu'un mal de tête, je me demandais comment la pilule pouvait savoir où aller pour atténuer l'inconfort d'une autre partie de mon corps.  Qui, ou plutôt qu'est-ce qui leur disait où j'avais mal?  Pour moi, l'ibuprofène et l'acétaminophène étaient des médicaments pour traiter les céphalées.  Leur demander de calmer tout autre souffrance devaient sûrement les déboussoler.  Comment est-ce que la science avait réussi à les rendre capables de se rediriger vers le malaise concerné?  Je ne comprends toujours pas vraiment comment ça fonctionne, mais je m'y fie.  

Je crois aussi en l'effet placebo.  Certains leurres sont si convaincants.  Si rassurants.