mercredi 29 juillet 2020






Mine de rien, je suis en vacances.  Mes premières payées depuis 2016.  Direction Nouveau-Brunswick pour voir la famille proche (mais qui se tient loin), avec tout ce que ça implique comme mesures sanitaires et autres caprices covidiens.  Je suis bonne joueuse, je ferai ce qu’il faut.  

Je me suis booké un petit arrêt détente de luxe en chemin, suffit que je dois patienter à Rivière-du-Loup une nuit.  Demain, tandis que je bouillerai en plein «spa nordique urbain» (dixit UniverSpa Nordik), je fermerai les yeux, lèverai le menton bien au ciel et enverrai paître toutes mes galères financières, en souhaitant fort qu’elles restent derrière.










lundi 20 juillet 2020

mardi 14 juillet 2020





Les irritants majeurs actuels dans ma vie :

  • Le mot «télétravail» écrit avec un trait d'union.  Ça n'en prend pas.  Comme c'est plutôt populaire ces temps-ci, j'ai bon espoir que ce sera assimilé un jour.
  • La parution du troisième livre illustré de Dany Laferrière.   C'est laid, mais ça va se vendre quand même.
  • La phrase «On en reparlera».  J’ai une aversion profonde pour les discussions qui mènent nulle part et qui doivent donc être reprises continuellement.
  • Les bas cheville qui ne tiennent pas sur les chevilles.
  • Les gens qui chialent et s'indignent contre la nouvelle réglementation sur le port du masque dans les lieux publics fermés.  C'est inconfortable pour tout le monde.  Il faut surtout se rappeler que c'est temporaire et que ça peut sauver des vies.
  • Les gens qui portent leur masque n'importe comment.  Ça réduit beaucoup, voire complètement, son efficacité.
  • Mon célibat.

Des socquettes qui glissent, ça m'énarve.  Le mot «socquette» également.









mardi 30 juin 2020





Le reste de juin s'est assombri d'une solitude alourdissante qui a fait équipe avec quelques déceptions pour m'écraser et m'amener aux larmes.  Je réussis à me secouer et me reprendre.  Mais je suis seule encore à nouveau tout le temps.

C'est long longtemps.












mardi 9 juin 2020





Sur le qui-vive d'on ne sait trop quoi.  

On attend tous un peu que ce soit passé, n'est-ce pas?  

Et après, par où aller?  Que faire?  

Quoi dire.  Ou pas.  

Célébrer.  

Se retenir.  

S'avouer.





dimanche 7 juin 2020





Aujourd’hui n’existe que pour dormir, je me dis.  Mais au lieu de retourner faire une autre sieste, j'ai plutôt regardé les trois premiers épisodes de la série Normal People, basée sur le roman du même titre de Sally Rooney (dont j'ai déjà parlé ici).  C'est tellement beau, je veux m'en garder pour plus tard, même si je sais ce qui s'en vient.




J'attends quelque chose mais je ne sais pas vraiment quoi et j'ai l'impression que je vais être déçue.  I want more I want more I want more.  Je veux plus de quelque chose que je ne peux définir.