mercredi 29 octobre 2014





Vaine
Veine
Vin


Plaine
Pleine
Peine


Pleurs
Pleure
Peur


Tentant
Temps
Tant



Flamme
Phare
Femme


Vieille
Ville
Vil


Merde
Merde
Merde











dimanche 26 octobre 2014





L'automne sent quelque chose.  Le vent a une odeur.  J'aime j'aime j'aime.  Il fait froid dans mon appartement mais je ne peux me résigner à en chauffer les pièces.  Pas avant novembre, je me dis.  Je dors beaucoup ces temps-ci, bien emmitouflée, et je peine à sortir de mon coma.  Mes membres préfèrent ne plus bouger.  Mes yeux demeurent clos, bien après le retour de conscience.  Mais vraiment, qui veut se lever avec un mal de tête?  L'horizontal me permet parfois de croire qu'il n'est pas là.  Que je suis seule dans mon cerveau.  Qu'il n'y a que les rêves et moi.  Un peu de brouillard...  Je reste alors entre deux états et je tente de me raisonner : le sommeil, rendu à ce point-ci, est une perte de temps, et le réveil allonge les heures.  Il y a trop d'heures.  Et je les gaspille, encore.

Je n'ai pas d'aspiration.  Est-ce qu'on peut être une personne complète et intéressante même si on n'a pas beaucoup d'ambition?  Quand on me pose la question «Quoi de neuf?», je n'ai pas grand-chose à raconter (en fait, je ne trouve jamais quoi répondre sur le coup, convalescence ou non).  Est-ce que ça veut dire que je suis inutile, futile?  Ou bien c'est que je n'ai pas de conversation?  Je regarde mes amis carrièristes, maîtres et docteurs, puis je me traite de paresseuse.  Il faut que je retourne travailler, paraît-il.  Tout dépend à qui je parle.  Il faut que je m'active.  Il faut que je me trouve un but.  Il faut que j'arrête de me plaindre, de radoter.  Il faut que j'arrête de figer, de reculer.  Il faut que j'arrête d'arrêter.  Il faut que je recommence.  Il faut que je continue de recommencer. 




mercredi 22 octobre 2014




Dominic Sauvé, mon fidèle lecteur, m'a suggéré, après avoir lu ma liste de croyances, de faire une liste des choses auxquelles je ne crois pas.  N'oubliez pas qu'il ne s'agit que de mes idées et opinions à moi.  Voyons les résultats de cet exercice :


Je ne crois pas...

  • à la vérité absolue, ou à une solution universelle, si vous voulez.  Chacun a sa recette individuelle.  Plusieurs peuvent se rejoindre et se ressembler, oui.  Mais aucun traitement, thérapie, religion, éducation, pensée, expérience ou environnement n'agit de la même façon sur tout le monde.  Pour certains, un concept fonctionne et pour d'autres, ça ne marche pas.
  • qu'un seul facteur puisse expliquer les meurtres, les viols, les barbaries ou les guerres.  Les parents ne sont pas les seuls en cause.  Il ne faut pas blâmer uniquement la drogue.  C'est un tout qui fait que les gens commettent des actes terribles et cruels.  Je pense qu'on naît innocent, et qu'ensuite notre environnement - et tout ce qui le compose - forge ce que l'on devient, bon ou méchant, ou encore bon ET méchant.
  • que la nature humaine, en gros, soit un exemple à suivre.  On devrait se laisser davantage influencer par les animaux.
  • à l'exclusivité physique dans un couple ou en amour.  Je ne crois pas que les désirs de quelqu'un puissent toujours être dirigés vers une seule et même personne.  Bref, je ne crois pas à la fidélité comme la majorité de la société la conçoit.  L'idéal serait que sentiments et sexe aillent de pair, mais je pense que c'est utopique de l'espérer.
  • que chaque personne n'a qu'une seule âme soeur.  Je ne sais même pas si ça existe vraiment, les âmes soeurs.
  • qu'on puisse se débarrasser ou guérir d'une dépendance, comme à l'alcool, ou d'un trouble alimentaire comme l'anorexie.  Ce sont des maladies.  Qu'on ne peut que traiter ou calmer pour de courtes ou longues périodes de temps.  Le mal demeure, mais peut être dissimulé. 
  • au destin.
  • aux extrêmes.  Même si je peux parfois en incarner, je préfère de loin les zones grises, le juste milieu.
  • en Dieu.
  • les nutritionnistes.  Ils changent toujours d'idées.
  • qu'une seule personne puisse en sauver une autre.  Même malgré un dévouement inconditionnel.
  • des généralisations.  Elles sont toutes fausses (!). 
  • que tous les sans-abris et/ou les quêteux sont des lâches.  Il y a tellement de raisons pour lesquelles on peut se retrouver à la rue.  Même chose pour «les BS».  Maintenant, je suis beaucoup plus renseignée et ouverte à leur égard.  Surtout depuis que je bénéficie moi-même de l'aide sociale, c'est vrai.
  • que la vie est belle.
  • que l'on naît tous égaux, avec les mêmes chances et les mêmes opportunités.  Certaines personnes ne récoltent rien, ou pas grand-chose, malgré leurs efforts et leur bonté.
  • à la justice.  C'est indéniable qu'il y a des failles. 
  • à une vie sans sucre.  Pas pour moi en tout cas.
  • qu'on s'en remette, vraiment.  Comme Arcade Fire qui chante : "It seems so important now, but you will get over.  Seems so important now, but you will get over.  And when you get over, when you get older, then you will remember, why it was so important then.  Seems like a big deal now, but you will get over.  Seems like a big deal now, but you will get over.  When you get over, and when you get older, then you will discover - that it's never over." (It's Never Over (Hey Orpheus), Reflektor volume 2)
  • à l'astrologie.
  • qu'apprendre l'anglais ou n'importe quelle autre langue devrait être considéré comme une menace pour le français.  Je suis pour le rapprochement des gens par la communication.  Il faut essayer de rejoindre le plus de personnes possible; le bilinguisme ou trilinguisme, etc., permet ça.  Je ne vois pas pourquoi enseigner une nouvelle langue ne peut se faire qu'au détriment de la langue maternelle.
  • que l'on puisse tout prouver.  Il y a des vérités qui ne se déterrent pas.
  • que je pourrais vivre sans animaux.


dimanche 19 octobre 2014




Je crois que plus je vieillis, de moins en moins de situations m'embêtent ou m'embarrassent.  Si je m'enfarge ou si je tombe, je ne regarde pas partout pour voir si quelqu'un a été témoin de ma fouille, en faisant comme si rien ne s'était passé.  J'ai plutôt le réflexe de rire.  Je ne me prends pas trop au sérieux à certains moments.  Et beaucoup trop à d'autres.  Ça ne veut pas dire que je n'ai jamais été gênée par un événement quelconque.  Ça peut même faire place à de bonnes histoires, parfois.


Les moments les plus embarrassants de ma vie :

  • J'étais en troisième année du primaire et je venais de me faire un petit ami (qui, je le dis pour la forme, me courais après depuis genre un an).  Quelques fois à la fin de la journée, juste avant de partir, je déchirais le coin d'une des pages de mon agenda et j'y écrivais «I love you!» et je lui remettais le petit mot (cucul et quétaine j'étais et je suis).  Allez savoir pourquoi, un jour, il avait décidé de garder le minuscule bout de papier dans sa main affublée d'une grande mitaine bleu marine.  Et, allez savoir pourquoi, notre enseignante a repéré ce mi-nus-cu-le, mi-cros-co-pi-que bout de papier, lui a subtilisé et a lu à haute voix le contenu (d'un ton un peu méprisant, ajouterais-je) devant toute la classe, qui a éclaté de rire.  Elle lui a demandé qui lui avait écrit ça et il lui a répondu, en toute honnêteté, que c'était moi.  Nos compagnons de classe ont rigolé encore plus fort. Mon visage devait être rouge cramoisi.  Je ne voulais pas me pointer à l'école le lendemain.  Plus tard, mes amies m'ont assuré qu'elles n'avaient pas ri, elles.  Il me semble ne pas avoir attendu bien longtemps avant de mettre un terme à cette relation.  Aujourd'hui, je trouve cette anecdote très drôle et j'en ris, mais je me souviens que sur le coup, c'était mon plus grand embarrassement à vie.
  • J'étais très embarrassée chaque fois que mon frère m'espionnait puis me faisait faire le saut tandis que je jouais dans ma chambre.  J'inventais des scénarios et les recréais avec des modèles découpés dans des catalogues et je parlais à haute voix.  La honte, chaque fois qu'il me surprenait.  Mais je ne lui ai jamais vraiment tenu rigueur pour ça et encore moins maintenant. C'était un garçon taquineur qui aimait tanner ses deux soeurs... et qui aime encore faire des jokes à l'occasion à ses amis et à sa famille
  • La fois où une de mes anciennes coiffeuses m'avait coupé les cheveux TRÈS court.  Je débutais le secondaire et je détestais déjà cette école de premier cycle.  Le lendemain de la coupe, je crois que j'ai pleuré parce que je ne voulais pas que personne ne me voit.  Mes amies ont été diplomates, mais c'est clair que c'était une horreur.  Si je me souviens bien, ma mère m'a déjà dit que cette coiffeuse avait des problèmes d'alcool.  Ça pourrait expliquer un peu.
  • Quand je croisais un autre élève de la polyvalente à l'extérieur de l'école, que je ne connaissais pas mais dont je savais l'existence, surtout s'il (ou elle) faisait partie des preps (les populaires).  Heureusement, plus j'avançais dans les grades, moins cela me préoccupait. 
  • J'ai déjà travaillé dans une boutique située dans le Vieux Québec.  Mes patrons avaient certaines règles assez ridicules, comme par exemple celle qui interdisaient aux employées de vendre quoi que ce soit qui figurait dans les vitrines.  Elles devaient demeurer intactes jusqu'au prochain relooking et ce, même si l'item en question était notre dernier exemplaire et qu'un client le voulait vraiment.  Plusieurs (des centaines) de ventes ont été perdues à cause de ça.  Et les clients s'en prenaient toujours à nous puisque c'était nous qui devions leur refuser de déplacer l'objet ou le vêtement et de leur vendre.  J'étais toujours gênée quand je devaix expliquer ça aux gens, surtout aux touristes qui venaient de loin et qui ne reverraient probablement jamais un article semblable de leurs vies (plusieurs produits étaient made in Québec).  Mes collègues et moi avons plusieurs fois tenté de négocier avec les boss, mais ils n'ont pas vraiment lâché.  Durant les derniers mois pendant lesquels j'y ai travaillé, ils faisaient une liste des items des vitrines que nous pouvions vendre, mais nous n'avions pas le droit de toucher aux autres.  Je me souviens d'une fois en particulier où une cliente a vraiment pété sa coche devant moi, et j'étais seule à ce moment-là dans la boutique, mis à part quelques autres clients.  Elle m'a obstinée, je lui ai expliqué, lui disant que je trouvais ça ridicule moi aussi, que ce n'était pas mon idée, mais elle est quand même partie en criant et, rendue sur le trottoir, elle a hurlé «Allez pas là, ils veulent pas vendre!».  Je me suis contentée de sourire aux autres personnes présentes dans le magasin, qui eux, ne parlaient pas français.  J'avais juste l'air de la méchante vendeuse.
  • Il y a environ cinq ans, j'avais développé un crush sur un des amis de mon ex.  C'était surtout une attirance physique.  Lors d'un petit party improvisé, l'alcool aidant, je me suis fabriqué une espèce de confiance en moi et j'ai décidé de faire mon move.  Je restais près de lui et je participais à ses discussions.  À un moment donné, j'ai eu l'audace de me mettre à lui passer une de mes mains dans le dos.  Il n'a rien fait sur le coup, mais il devait être mal à l'aise puisque oui, mon ex était présent à cette soirée (aucun tact, la fille, et pas brillante non plus).  Plus tard, j'ai suivi le dude en question à l'ordinateur et tandis quil cherchait la prochaine chanson à faire jouer, j'imagine, je me suis penchée vers lui, juste pour me rapprocher.  Il s'est alors tourné vers moi m'a dit, d'un ton ferme : «Ça arrivera pas».  C'était la première fois qu'on me revirait de bord de façon aussi solide (mais pas la première fois qu'on me revirait de bord, je vous rassure).  Une chicane a suivi entre mon ex, lui et moi.  J'ai quand même continué à lui faire quelques avances, mais lui ne voulait rien savoir de cette fille au comportement agaçant, et avec raison.  Cette nuit-là, je me suis humiliée moi-même et j'ai agi comme une merde.  Le lendemain matin, j'étais HORRIFIÉE.  Je le suis encore des fois, quand j'y repense.  Mais bon, cet épisode n'a pas trop affecté notre amitié par la suite.  J'étais pourtant convaincue qu'il ne me reparlerait plus jamais.
  • La soirée - celle d'hier - où j'ai renversé la moitié du contenu de mon verre de vin sur un livre qu'un auteur (que je rencontrais pour la première fois, Daniel Grenier pour ne pas le nommer) présentait car il l'avait beaucoup aimé, c'est-à-dire Pour sûr de France Daigle.  En m'excusant, j'ai accroché une seconde fois mon verre, donc le restant du vin a éclaboussé sa copie d'un livre de Don DeLillo et un peu son exemplaire emprunté à la bibliothèque de Le mur mitoyen de Catherine Leroux.  J'étais pétrifiée.  J'ai dû m'excuser 87 fois.
  • Toutes les fois où j'avoue ne jamais avoir pris l'avion.

Étrangement, je n'ai pas été gênée lorsque...

  • une gastro-entérite m'a férocement arrachée à un souper familial se déroulant chez une de mes tantes.  Pendant que tout le monde s'empiffrait, moi je vidais ma vie.  Il faut croire que je pensais à autre chose et que je n'avais pas le temps d'être humiliée...
  • mes jeans se sont déchirées de la fourche au mollet en plein milieu d'une soirée de danse endiablée.  Je l'ai pris en riant.  Et une chance que mon amie Julie y était, et qu'elle avait une brocheuse dans son sac d'école!  Elle a temporairement réparé mon pantalon pour que je puisse terminer la soirée.  Je me suis moins donnée sur le dance floor après coup...
  • je n'ai jamais vraiment caché le fait que je souffre de troubles mentaux et de personnalité.  Peut-être qu'au début je ne l'annonçais pas d'emblée (remarquez que ça ne fera jamais une bonne introduction : «Bonjour, je suis dépressive chronique!  Comment allez-vous?»).  À ce propos, il m'est arrivé quelque chose d'assez comique.  Il y a quatre ou cinq ans, j'avais eu une date avec un jeune homme plutôt excentrique avec lequel je correspondais sur Facebook (oui, oui...  Il m'avait abordée d'une façon très originale alors j'avais décidé qu'il méritait que je lui réponde).  Nous nous étions donné rendez-vous au carré D'Youville.  Cinq minutes à peine après le début de notre promenade, il a lâché une joke inoffensive sur «les fous de Robert-Giffard», sans savoir que j'y avais effectué deux séjours.  C'est un hôpital psychiatrique assez connu, donc la farce était facile et j'en ai sûrement déjà raconté moi-même avant d'y aller (peut-être même après... faut en rire), mais je ne lui ai rien dit, je me suis contentée de lui sourire.  Dans ma tête, je riais un peu (pour ceux qui sont curieux, ça s'est pas mal arrêté là, lui et moi, mais ce n'est pas parce qu'il m'avait offusquée).  Mais là, je n'ai pas de malaise à en parler. 
  • un ancien amour et moi avons été applaudis en entrant dans le McDonald's pour FINALEMENT rejoindre notre gang d'amis.  Nous avions pris du retard sur le chemin entre le pub étudiant que nous quittions et le restaurant pour échanger quelques baisers (rien de plus, je vous jure)...  Lui a peut-être ressenti un certain malaise devant toute cette attention à notre arrivée, mais moi j'en étais presque fière.  C'était le début d'une histoire qui m'a habitée longtemps.
  • J'assume la quantité impressionnante de toutous qui occupent mon appartement (et mon ancienne chambre chez mes parents).  Des fois, j'avertis ceux et celles qui me visitent pour la première fois et ne sont pas au courant de mon penchant pour les peluches, mais je ne les cache pas, elles sont même bien en évidence.  Elles font partie de ma décoration.  Et je nous ai créé un univers, chacune porte un nom, la plupart ont une personnalité bien à elle...  À peu près tout le monde réagit très bien (en fait, j'ai pas d'exemple d'une personne m'ayant fuie pour cette raison...  À moins que ce soit demeuré secret!), et j'ai même réussi à embarquer les hommes que j'ai fréquentés et qui ont passé un nombre acceptable d'heures chez moi dans cette petite folie.  Certains se sont mis à les faire parler, à leur parler, à jouer avec elles...  C'est chou et craquant.


lundi 29 septembre 2014




Un de mes lecteurs, Dominic Sauvé, m'a suggéré de faire une liste de choses auxquelles je crois.  Je vous retransmets sa proposition exacte:

«Salut, j'pensais à ça l'autre fois... Je pense que ça serait intéressant que tu fasses une liste des choses auxquelles tu crois. Croire dans le sens de croyances. Dans le sens de quelque chose de pas prouvé ou prouvable, mais que tu crois quand même. Des croyances qui influencent certaines positions et décisions. En tous cas, moi ça m'intéresse.»

J'y ai pensé.  Et j'ai pu constater encore une fois qu'il est difficile pour moi de formuler des éléments de façon positive.  Tout ce qui me venait en tête était des «Je ne crois pas en...», «Je ne crois pas à...», «Je ne crois pas aux...».  Et j'ai eu beaucoup de misère à trouver des trucs auxquels je crois.  Je me suis trouvée vide et pessimiste.  Mais je me suis forcée.  Je ne sais pas si c'est vraiment ce qui t'intéressait à la base, M. Sauvé, mais j'en suis venue à ça :


Je crois...
  •  à la famille.  Sans la mienne, sans mes parents, je ne serais tout simplement plus là.  Ça sonne sans doute cliché, mais c'est la vérité.
  • à tout ce qu'écrit et dit Catherine Mavrikakis.  Ça me rejoint.  Cette femme, il faut la lire.  Ses souvenirs, son passé, et la façon qu'elle a de les raconter, sont secouantes.  Ses idées, grandioses, inspirantes et à point.  Son attitude est à envier.   Je l'adore.
  • au pouvoir des mots.  Ils peuvent flatter, énerver, blesser, détruire, intriguer, laisser indifférent, mentir, révéler, libérer, clarifier, embrouiller, confondre, amuser, embêter, faire rire, provoquer des éclats, déstabiliser...
  • aux bienfaits de la zoothérapie.  Bon, plusieurs études ont été faites à ce sujet et pas mal toutes s'entendent pour en vanter les bénéfices.  Et j'y crois très fort.
  • que notre époque n'est pas pire qu'une autre.  Chacune a connu ses succès et ses échecs.  Les inventions, le progrès, la bêtise humaine, la corruption, tout y a été et tout y est tout le temps.  Andrew W.K. l'a si bien écrit : «But the truth is, the world has always been and always will be on the brink of destruction».  Il me semble qu'on innove de moins en moins, on améliore plutôt.  Chaque objet, technologie ou phénomène est simplement remplacé par un autre, peut-être plus avancé ou «tendance».  Tout se répète, tout découle de quelque chose qui a déjà existé.  Mais d'un autre côté, je me dis qu'il reste des ajouts complètement nouveaux à appraître. 
  • à l'amour.  Oui oui.  J'en ai été témoin à plusieurs reprises et je l'ai moi-même vécu quelques fois.  Par contre, je ne crois pas à l'amour éternel.  Je sais que l'amour peut mal tourner, ou que l'amour se modifie parfois.  En bout de ligne, c'est Frédéric Beigbeder qui a raison : L'amour dure trois ans (roman paru chez Grasset en 1997; adaptation cinématographique sortie en 2012). 
  • que sexe et amour ne vont pas forcément ensemble.  Le désir exclusif porté vers une seule personne me semble utopique.  Il est possible, selon moi, d'être attiré par quelqu'un dont on n'est pas amoureux.  Je crois qu'il est aussi possible en couple de vouloir une tierce personne sans pour autant cesser d'aimer son/sa partenaire.
  • à l'art.  Sous toutes ses formes.
  • à l'amitié.  Ça supporte, ça fait rigoler.  C'est un partage, des expériences.  Et ça peut durer toute une vie.
  • que les religions devraient se vivre de façon individuelle.  Chacun devrait pouvoir croire en ce qu'il veut tout en respectant les autres.
  • que l'eau potable devrait être gratuite et accessible à tous.  Qu'elle ne devrait pas devenir un produit ou une marchandise.
  • aux avantages du transport en commun.  
  • au concept du covoiturage
  • à la participation des médicaments dans le traitement de la dépression, la bipolarité et bien d'autres troubles mentaux.  Attention, je n'insinue pas que ça règle tout.  Mais ça peut aider.
  • au sucre.  Naturel ou artificiel.  Il en faut dans la vie.









dimanche 7 septembre 2014



Dernièrement sur Facebook, il y a une espèce de chaîne qui circule, un peu comme les chaînes de lettres dans le temps sur Hotmail et tout, mais en plus pertinent et intéressant.  Il s'agit de dresser la liste des dix livres qu'on a le plus appréciés et/ou qui nous ont le plus marqué.  Ça amène des suggestions pour les autres, et ça nous rappelle de bons moments de lecture!  En fait, je ne sais pas pourquoi je ne l'ai pas fait avant.  Comme je suis incapable de trancher dans la vie, voici ma liste, sans aucun ordre précis, composée de vingt-quatre titres : 


Mon top de livres :


  • Un long dimanche de fiançailles, Sébastien Japrisot
  • Karoo, Steve Tesich
  • Nadja, André Breton
  • L'Amant de la Chine du Nord, Marguerite Duras
  • Kamouraska, Anne Hébert
  • Pomme S, Éric Plamondon
  • Et au pire, on se mariera, Sophie Bienvenu
  • La nuit sans fin, Thierry Horguelin
  • Anima, Wajdi Mouawad
  • Les sangs, Audrée Wilhelmy
  • L'éternité en accéléré, Catherine Mavrikakis
  • Ceci n'est pas une histoire de dragons, Mathieu Handfield
  • Keith me, Amanda Sthers
  • la série Scott Pilgrim, Bryan Lee O'Malley
  • Il faut qu'on parle de Kevin, Lionel Shriver
  • Le Cercle Violet, Daniel Sernine
  • Microfictions, Régis Jauffret
  • Le monde selon Garp, John Irving
  • J'écris parce que je chante mal, Daniel Rondeau
  • Millénium 1 - Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, Stieg Larsson
  • L'Île des gauchers/Autobiographie d'un amour/Mademoiselle Liberté, Alexandre Jardin 
  • Les Hauts de Hurlevent, Emily Brontë

Si l'envie vous prend, vous pouvez vous aussi partager vos livres fétiches dans les commentaires.  Même si ce n'est qu'un seul titre!





mardi 2 septembre 2014





Je me suis couchée par terre j'ai laissé le chat faire le tour de mon corps il est resté à ma tête j'ai mal à la tête.  
Puis il s'est installé sur mes cuisses je l'ai senti ronronner j'ai regardé le plafond avec mes yeux de myope j'ai à peine distingué les carrés.

J'ai fermé mes paupières.  Bougé mes orteils.  Palpé mes côtes.  Mes membres se sont raidis.  Et relâchés.  Raidis.  Et relâchés.

Je n'ai jamais été certaine de l'efficacité du projet.  Ensuite je me suis rappelé que j'en avais rien à foutre, de l'efficacité de ce projet.

Je me suis levée le chat il m'a suivie s'est étendu quand je me suis assise.
Je n'ai pas pensé je n'ai pas pensé je n'ai pas pensé je n'ai pas voulu y penser.

Je n'ai même pas l'audace de sortir.  Essayer.  Respirer dehors.  J'ai tout annulé aujourd'hui.  J'ai prévu me reprendre demain.