vendredi 24 juillet 2015






Palmarès 28


La question : Pourquoi voudrais-tu mettre des cils sur les phares avant de ta voiture?


Le film : Blow (2001), de Ted Demme avec Johnny Depp et Penélope Cruz, écrit par Bruce Porter (l'auteur du livre qui a inspiré le film) et les scénaristes David McKenna et Nick Cassavetes.  Retrace les moments de gloire et la descente de George Jung, l'homme qui a fait entrer et installer le marché de la cocaïne aux États-Unis dans les années 70 (pour ceux que ça intéresse, ce dernier a été libéré l'an dernier).  Je n'ai pas d'aspiration criminelle, mais j'aime beaucoup les récits de guerre, de meurtres, de gangs et d'activités illégales, surtout si c'est basé sur des faits réels.  Ce film m'a donné ce que je voulais.  Mais pour ça, j'ai dû endurer la plus affreuse coiffure de M. Depp de toute son histoire cinématographique personnelle.

George Jung (Johnny Depp) et son partenaire Diego Delgado (Jordi Mollà).


Voyez comme c'est laid.


Le pire : Moi, dans mes performances à Pinball.


La constatation : Il m'arrive à moi aussi de dire des choses qui finissent par changer.  C'est le genre de trucs que je reproche parfois à d'autres.  Je commence seulement à comprendre qu'on puisse changer d'avis, ce qui ne nous empêche pas d'être sincère au moment où les paroles en question sont prononcées.


La chanson : Donald Glover est un acteur et un rappeur, entre autres choses.  Il est aussi connu sous le nom de Childish Gambino.  Je l'ai découvert en tant que comédien dans l'excellente série Community.  Son genre de musique ne me plaît pas particulièrement, mais j'ai accroché sur Heartbeat.




La citation :

"Censors tend to do what only psychotics do : they confuse reality with illusion." 
- David Cronenberg


Le (la?) photographe : Yung Cheng Lin, connu(e) sous le nom de 3cm.  Je ne suis pas sûre du sexe de ce photographe, étant donné que certains sites en parlent  avec le pronom «il» et d'autres avec le pronom «elle».  Peu importe, cette personne propose des clichés qui font réagir, particulièrement ceux qui traitent de la féminité sous toutes ses facettes (je dis bien TOUTES).

© Yung Cheng Li aka 3cm


 © Yung Cheng Lin aka 3cm





samedi 18 juillet 2015





Palmarès 27


La chanson : Dream On d'Aerosmith.  Elle me donne envie de défoncer des barrières, de briser des chaînes, 'voyez ce que je veux dire?  T'sais, dans le genre qu'elle est powerful, je trouve.  La voici live pour un show présenté sur (old school) MTV.



La lecture : Je lis La nageuse au milieu du lac de Patrick Nicol, roman paru aux éditions Le Quartanier.  C'est très très touchant et écrit merveilleusement bien.  Les souvenirs et l'affaissement actuel du narrateur se succèdent et démontrent à quel point il ne peut se défaire de sa mère.  Son quotidien est taché par son impuissance face à la maladie de celle-ci.


La citation :

«Il est permis à un amant de chercher les moyens de plaire, et on doit lui pardonner lorsqu'il a réussi.» 
- Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux


Le site : Revue, où Catherine Desormaux et Rose-Aimée Automne T. Morin parodient les photos de publicités et d'articles dénichées dans les magazines.  J'admire l'imagination, l'originalité et l'humour de ces femmes.  Il y a des bijoux là-dedans.

#Troisfoisparjour et robe en tape, © Revue

Julie et Céline / Hochelaga et des cintres, © Revue


La vidéo : Vous trouvez peut-être que je parle (trop?) souvent de dépression et de maladies mentales, ou que ça devient un thème récurrent dans les vidéos que je vous propose, eh bien sachez que je ne limiterai pas mes partages sur le sujet.  En voici une qui montre comment ce serait si les troubles physiques étaient considérés de la même façon que le sont les troubles mentaux.  Bravo Buzzfeed d'avoir bien révélé le ridicule dans tout ça.




Le meilleur : Le Festival d'été de Québec, malgré son lot de gens désagréables, les longues périodes d'attente, la pluie occasionnelle et la fatigue.  11 jours de shows de musique, à tripper entre amis en voyant sur scène des groupes qu'on aime et à faire de belles découvertes, moi ça me plaît.  Cette année, mention spéciale à Foo Fighters et Interpol.

© Renaud Philippe, Festival d'été de Québec






vendredi 10 juillet 2015





Palmarès 26


La lecture : La nouvelle Avant Gwen, de Dennis Lehane, parue dans un petit livre spécial offert à l'occasion de la publication du 500 000e titre de la collection Rivages/Noir en 2004.  J'apprécie particulièrement le talent qu'a un auteur lorsqu'il réussit à amener parfaitement une histoire bien située, parsemant les détails un à un, et à garrocher une chute parfaite à la toute fin.  Rien ne manque, tout s'y trouve, et ça se termine bien avant qu'on ne l'aurait souhaité.  Chapeau.


La chanson : Soul Meets Body de Death Cab for Cutie, de l'album Transatlanticism (2003).  Bonne, bonne, bonne!  Elle est plaisante à écouter l'été, en plus, je trouve.




Le site : Gens de partout, visitez le site Tour de Ville Ottawa, surtout la section Blog historique, qui est remplie de faits intéressants sur le Canada, puis, pour tous ceux qui y résident ou qui y sont de passage, réservez votre visite guidée de la ville.  Vous serez servis par un sympathique guide plus qu'expérimenté et dont la passion pour l'histoire est très contagieuse.

Le Parlement du Canada, à Ottawa (source : tourdevilleottawa.ca).


La vidéo : Le 6 juillet est la Journée Internationale du Baiser au Royaume-Uni, paraît-il.  Je suis tombée sur cette vidéo où on voit trois couples qui, à prime abord, semblent «normaux», s'embrasser.  Puis les images nous montrent que dans chacune des paires, un ou l'autre a un handicap.  J'ai moi-même eu un petit sursaut en reconnaissant celui de l'homme du couple dans le lit.  Cette vidéo a été faite pour justement entamer le processus de briser le malaise devant de telles scènes.  Parce que bon, embrasser, c'est merveilleux, et tout le monde y a droit.




Le meilleur : M'être trouvé un stage dans un salon de toilettage en, genre, un jour de recherche!  Valait bien la peine d'être stressée pour ça et d'en avoir des maux de tête.  Drama Queen, je suis.  Et j'envisage trop souvent le pire.  Le bonus avec ça c'est qu'étant donné que je n'ai pas eu besoin des deux semaines accordées pour dénicher un stage, le restant de cette période devient pour moi des VACANCES!  En plein durant le Festival d'été de Québec, souligne-je.


La citation :

«Si on ne peut pas avoir le coeur de quelqu'un, faut-il pour autant renoncer au reste?»
- Philippe Djian







mardi 7 juillet 2015







Un bond devant, un bond derrière.  Ça voudrait dire que je n'avance pas.

Un bond devant, deux bonds derrière.  Je recule.

Deux bonds devant, un bond derrière.  J'avance, un peu, pas vite.  

J'ai peur qu'on me gronde.  Qu'on me dise que je ne m'applique pas assez, que je ne fournis pas d'efforts.  J'ai peur de finir par tous les envoyer chier.

Plus facile.  De rouler sans rien ramasser.  De ne pas frôler le sol.  Ne pas s'y accrocher.  Ne pas.

Ne pas.












samedi 4 juillet 2015



Palmarès 25


L'artiste : Tom Wesselmann, artiste américain de l'ère du Pop Art (malgré qu'il n'aimait guère cette étiquette).  Il s'est servi de quelques médiums : peinture, collage, sculpture...  La plupart de ses oeuvres partage une vision très sexualisée d'un peu de tout, mais surtout en utilisant différentes parties du corps de la femme : cuisses, bouche, seins...  Moi, je l'aime parce qu'il a fait plusieurs belles choses trippantes et pleines de couleurs (portion critique d'une enfant de 8 ans, mais parfois faut pas chercher à aller plus loin).

© Tom Wesselmann


Bathtub Collage n°2 (1963), © Tom Wesselmann


Le film : Phoenix (2014), film allemand de Christian Petzold avec Nina Hoss, Ronald Zehrfeld et Nina Kunzendorf.  Une chanteuse ressortie vivante mais défigurée des camps de concentration tente de retrouver son mari même si c'est peut-être lui qui l'a livrée aux Nazis.  Lorsqu'elle le retrouve, celui-ci ne la reconnaît pas.  Il lui demande alors de se faire passer pour sa femme afin de toucher la fortune dont elle a hérité.  Ce long métrage parle beaucoup plus de trahison et d'amour que de la Deuxième Guerre mondiale.  L'attitude du mari et le comportement de la femme qui, en perdant ses traits s'est aussi perdue elle-même, créent un amalgame cassant.  On rage contre l'un et on a pitié de l'autre.  On veut les secouer tous les deux, mais pas pour les mêmes raisons : pour briser le premier et pour que cette dernière reprenne ses sens.   Pendant plusieurs moments au cours du film, j'ai eu peine à croire que de tels êtres peuvent exister.  Et pourtant, je sais qu'il y a bien pire... 

Nelly Lenz après sa chirurgie plastique (Nina Hoss).


Johnny (Ronald Zehrfeld) et Nelly (Nina Hoss).


La citation

"Language is a piss poor attempt at telepathy is what it is. We try to put our thoughts into each other's heads through language...But half the intended meaning gets lost in the transmission, and the other half is filtered through existing assumptions. Everything is a half truth!"  
- Tony Vigorito


La chanson : Mon amie Anne-Marie, cette fille qui n'aime que des choses cool, trippe pas mal sur Welcome to Night Vale, un podcast livré sous la forme d'une émission de radio qui sert de bulletin de nouvelles pour la ville fictive de Night Vale.  C'est le band Disparition qui fournit la pièce d'ouverture ainsi que la grosse majorité de la musique entendue durant les épisodes.  J'ai exploré un peu, j'aime bien.  Cliquez ici pour deux échantillons.  J'apprécie particulièrement Faith.

La lecture :  J'ai débuté la lecture de Cataonie, recueil de nouvelles de François Blais, un auteur québécois que j'aime beaucoup.  On suit le même personnage d'une histoire à l'autre.  Le langage utilisé ajoute beaucoup d'humour aux situations déjà cocasses dans lesquelles se retrouvent le narrateur, particulier lui aussi.  Et Anne-Marie adore François Blais, donc il est cool, et ce qu'il écrit l'est tout autant.


Le meilleur : Avoir terminé les (et survécu aux) six semaines de la portion orientation du Programme Préparatoire à l'Emploi (PPE) offert par l'APE.  Je suis très satisfaite de mon expérience, du chemin que j'ai fait je suis même fière de moi.  Je suis aussi contente d'avoir rencontré des madames et des orienteurs exceptionnels avec lesquels j'ai vécu cette formation.


Le pire : Max, le chien de mon frère Sébastien et de ma belle-soeur Marie-Ève, est mort.  On s'ennuie tous déjà, Ti Max.


Le jour de son arrivée parmi nous.  Ses oreilles et ses pattes étaient alors un brin disproportionnées.



Ti Max quand il était encore petit.



Son ère prépubère.



Une bonne séance de grattage.


On lui avait mis un joli noeud papillon pour le mariage de Marie-Ève et Sébastien.



Mon frère était son préféré.






samedi 27 juin 2015





Palmarès 24


La télésérie : Breaking Bad, un incontournable de la télévision.  Il faut voir les brillantes performances de Bryan Cranston et Aaron Paul, la chimie entre les deux (tout le monde le dit et utilise la formule, ce n'est pas un mauvais jeu de mots de ma part avec le thème de la série et l'occupation de Walter White) et la transformation de Mr. White en Heisenberg, d'un enseignant banal à un être abominable assoiffé d'argent et de pouvoir.  Fort du début à la fin.  Aucune saison de trop.


Jesse Pinkman (Aaron Paul) et Walter White (Bryan Cranston).


Les «faiseux» de crystal meth à leurs débuts, époque durant laquelle une vieille roulotte leur servait de laboratoire.


La citation :

"I like the peace
  In the backseat
  I don't have to drive
  I don't have to speak
  I can watch the countryside
  And I can fall asleep"
 
- Arcade Fire, In The Backseat



Le film : J'ai vu Le torrent (2012) de Simon Lavoie, un film d'après la nouvelle du même titre d'Anne Hébert, une auteure que je chéris beaucoup.  L'histoire, celle d'une fille-mère qui veut à tout prix que son fils devienne prêtre pour qu'elle retrouve un peu de sa dignité perdue, est magistrale, comme c'est le cas de bien des oeuvres de Mme Hébert.  Je salue les performances de Dominique Quesnel dans le rôle d'une mère obsédée par l'idée du bien et du mal, qui bat son fils, fruit du péché, pour tenter de le vider de tout mal, et celle de Victor Andrés Trelles Turgeon, qui incarne François, le fils torturé.  C'est quelque chose de voir cette femme recluse et décousue de la réalité comme «appelée» à fouetter son fils puis à en gagner un tel soulagement, et d'être témoin de ses prières portées avec une certaine fièvre.  Malgré que j'aime beaucoup le travail de Laurence Leboeuf, je ne l'ai pas trouvée à sa place dans la peau de la jeune femme que François ramène chez lui de force en déboursant un gros montant.  Le film est d'une beauté fougueuse, sauvage et malsaine, à l'instar des écrits d'Anne Hébert.


Claudine (Dominique Quesnel).


François (Victor Andrés Trelles Turgeon).


La chanson : Talk Tonight d'Oasis, pièce composée et chantée par Noel Gallagher.  Belle.  Douce.



Le pire : Trop douter.


Le meilleur : Les fraises juteuses, les raisins croquants et les cerises sucrées.