dimanche 31 janvier 2016






Palmarès 50


La question : Parmi tous ceux qui filment avec leurs cellulaires brandis bien haut des bouts de spectacle (ou l'entièreté...) auxquels ils assistent, combien regardent par après ce qu'ils ont enregistré?


La photographe : Joanna Piotrowska, qui a exploré entre autres les thèmes de la famille et de l'adolescence chez les jeunes filles.  Pour cette dernière série, elle s'est inspirée de manuels d'autodéfense pour reproduire des poses qui expriment à travers le corps des sujets présentés les conflits intérieurs, la découverte de soi et la bizarrerie de cette période de la vie.  Elle utilise le noir et blanc, ce qui nous amène assez loin du côté plus artificiel, rose et paisible de l'adolescence.  En regardant les photos, je me suis souvenu m'être sentie coincée et awkward lorsque j'avais moi-même l'âge des modèles.  C'est assez criant de vérité, en fait, très à nu.

Untitled© Joanna Piotrowska


Untitled, © Joanna Piotrowska


La chanson : La laideur de Safia Nolin.  J'aime bien ses compositions et les paroles de ce morceau me plaisent particulièrement.  Mme Nolin m'a charmée lors de son passage à Tout le monde en parle le 24 janvier dernier.  Elle était nerveuse et si authentique, c'est une vraie.  Sa musique et sa voix me font penser à un mélange de Lisa LeBlanc et Marie-Pierre Arthur, mais je dis ça en ne lui enlevant rien de sa personnalité et de son son uniques.




Le pire : Les passagers d'autobus de ville qui écoutent leur musique dans le plafond SANS ÉCOUTEURS.  À peu près personne, moi y compris, n'ose leur demander de baisser le volume de leur foutu beat.  Et c'est très rare que je partage les goûts musicaux du mal élevé.  C'est agressant.


Le meilleur : Le plaisant souper entre amis partagé avec Gisèle, Sébastien et Hugues à La Voie Maltée.  Bonnes bières, bons plats (à la bière), bonnes histoires, bons rires.


La citation :

"In memory everything seems to happen to music." 
- Tennessee Williams, The Glass Menagerie


La série : Ruptures, qui est présentée à ICI Radio-Canada et qui met en vedette Mélissa Désormeaux-Poulin, que j'aimais déjà sans trop savoir pourquoi à l'époque de Jamais deux sans toi, parce que je ne regardais même pas cette émission, et que j'ai revue dans Dédé à travers les brumes et Incendies (prodigieux!).  Elle incarne une avocate en droit de la famille qui porte sur elle de gros cas lourds.

Les amoureux Étienne Dalphond (Vincent-Guillaume Otis) et Ariane Beaumont (Mélissa Désormeaux-Poulin).


Ariane avec Gabrielle Lassonde (Dominique Laniel), son adjointe juridique.





mardi 19 janvier 2016






Ma tête est comme un bouchon qui se visse et se dévisse.  Des fois, je serre trop fort.  Je me referme.  D'autres fois, je relâche.  Je me libère.  La pression se perd.  Je ne suis plus tournée vers l'intérieur.  Tout s'échappe, et c'est mieux.























lundi 18 janvier 2016



Palmarès 49


Le pire : La mort de David Bowie.  Et moi qui commence à peine à connaître son oeuvre.  Chapeau bas, grand homme.  Je tire ma révérence à ce gigantissime musicien et incroyable artiste.  Merci pour tout.



Le meilleur : Ma soeur, qui m'a gâtée pour mes 31 ans en me faisant une fondue chinoise, en regardant avec moi un programme double (Sicario et The Walk) et en me préparant une soupe poulet et nouilles.


La chanson : Fire Without a Flame de NONONO, un groupe dont j'ai entendu parler de la bouche de...  Marie-Mai.  



La citation :

"They're funny things, Accidents.  You never have them till you're having them." 
- A. A. Milne, The House at Pooh Corner


La vidéo : Un de mes coéquipiers du quiz auquel je participe les lundis soirs m'a envoyé...  «ça»... pour me souhaiter un joyeux anniversaire.  Oui, je sais, 7 minutes, c'est long.  Il faut au moins que vous vous tapiez les choristes et que vous avanciez jusqu'au générique.  Merci Mario!



La lecture : Boo, roman de Neil Smith paru en français l'automne dernier aux Éditions Alto.  Oliver Dalrymple, que l'on surnomme Boo à cause de son teint plus que pâle, meurt et se retrouve au Village, sorte d'au-delà pour tous les jeunes décédés de 13 ans.  Il apprend par un ancien camarade de classe qu'ils ont tous deux été victimes d'une tuerie à leur école.  Les deux partent alors à la recherche de leur assassin, qui se trouve sans doute à quelque part dans le Village.  Bon, avec un certain humour.



mardi 12 janvier 2016




Palmarès 48


Le meilleur : Je vais bien depuis 1 an à peu près.  Ma tête se porte mieux.  Cheers to that!


Le pire : Mes cheveux.  Pis quand j'essaie de trouver des inspirations de coiffure pour remédier au problème, je tombe sur ce genre d'idées.  Fuck you Marie Claire, aucune de ces chicks n'a les cheveux frisés, ou les portent frisés.  FRISÉS, dammit!


La chanson : Hello, d'Adele.  Je l'ai dans la tête depuis une couple de semaines.  Je l'aime bien, même si je ne peux m'empêcher de me demander à quoi elle a pensé avec un titre pareil...  Je crois tout de même qu'elle est assez puissante pour que les gens passent par-dessus les blagues la reliant à la chanson de Lionel Richie.




Le site : Refashionista, ce blog d'une jeune femme de South Carolina aux États-Unis, qui est obsédée par tout ce qui est thrift stores, récupération et réutilisation de vêtements et accessoires.  Elle fait tout : elle coud, elle teint, elle rapièce, elle réinvente, elle transforme...  Elle a une imagination phénoménale et est très inspirante.  Je ne couds pas (encore), mais j'ai déjà utilisé quelques-uns de ses trucs «no-sew».  Elle est une pro du magasinage et fait des trouvailles époustouflantes.

Regardez ce qu'elle peut faire avec une seule guenille!  © Refashionista, 2014


Il y a quelques années, Jillian a créé une robe de bal faite de chemises d'homme seconde main pour le Runaway Runway de la Columbia Design League du Columbia Museum of Art (oui, elle a aussi refashioné la robe qu'elle porte sur la photo).  © Refashionista, 2011


La lecture : Je lis Le coeur est un muscle involontaire de Monique Proulx, publié chez Boréal.  Quel joli titre, et quelle stimulante quête qu'on y trouve : Florence tente de retrouver l'auteur anonyme mais chéri des Québécois, Pierre Laliberté (une sorte de Réjean Ducharme), qui se serait inspiré des dernières paroles de son père et de la vie de patients mourants pour écrire son plus récent roman.


La citation :

"Marriage?  No thanks.  I can't mate in captivity." 
- Sur un de mes aimants à frigo






mardi 5 janvier 2016




Palmarès 47


Le meilleur : La naissance de ma nièce, Mahée Stéphanie Blanchette, le 18 décembre 2015.  Elle est toute petite et mignonne et couine constamment.  Good job à mon frère Sébastien et sa femme Marie-Eve!


Le pire : Juger.  Personne ne peut s'empêcher de le faire, moi y compris.  Je juge ceux qui jugent, c'est loin d'être mieux.


La lecture : Une mouche en novembre de Louis Gagné, un de mes amis libraires.  C'est la maison d'édition Le Quartanier qui a eu le pif et la chance de publier son premier roman.  Un récit fait tout en atmosphères lourdes, voire un peu malsaines, et qui m'ont rappelé les écrits d'Audrée Wilhelmy, que j'adore.  J'ai beaucoup aimé le contraste entre la narration précise, les détails rendus avec minutie, et le mystère et l'absence de réponses quant à ce qui s'est réellement passé.  J'apprécie énormément ces histoires où l'auteur laisse la place au lecteur et à son imagination, où il lui permet de faire lui-même des liens et sa propre interprétation.  Merci Louis, tu m'as fait passer de très bons moments avec tes personnages.


La vidéo : Marina Abramovic est une artiste qui donne dans la performance depuis plus de 40 ans.  Sa quête de la pureté de l'art et du moment présent a choqué beaucoup de gens.  Je ne comprends pas tout de son travail, de ses réflexions et de ses expériences (elle a déjà passé plusieurs heures couchée entourée d'objets divers allant de plumes à un pistolet chargé, laissant les spectateurs faire d'elle et de son corps ce qu'ils voulaient.  Elle était devenue l'objet et l'audience avait pris le contrôle de la performance), mais elle me fascine.  Chacune de ses idées cherche à connaître les limites du corps, les repousser le plus possible.  Durant une douzaine d'années, elle a travaillé aux côtés de son amoureux, Uwe Laysiepen, mieux connu sous le nom d'Ulay.  En 1988, pour symboliser leur séparation, chacun est parti d'une extrémité du Grand Mur de Chine pour finir par se rencontrer au milieu et ne plus se revoir par la suite.  En 2010, au cours de la rétrospective donnée au MoMa en l'honneur de Marina, durant laquelle elle offrait une performance intitulée The Artist is Present, permettant aux gens de partager un moment de silence face à face avec elle, Ulay s'est présenté devant elle.  Cette vidéo nous montre ce splendide instant.



La chanson :  Cette chanson de Deckard, groupe maintenant connu sous le nom de Baby Chaos, qui s'est ramassée sur une vieille compilation musicale de l'émission Friends.  Elle m'avait impressionnée, à l'époque, à cause de l'agressivité du refrain et de la banalité de la requête (après tout, tout le monde a besoin d'un hug) mais qui cache aussi toute la complexité des émotions ressenties. Je l'ai réécoutée dernièrement et je l'aime encore autant.



La citation :

«Moi, les religions qu'on est obligé de croire à un dieu, ça ne m'intéresse pas.» 
- Lalie, personnage dans Les chroniques d'une fille indigne 2 - Affreusement heureuse, écrit par Caroline Allard et illustré par Francis Desharnais, Hamac-Carnets, p. 43







mercredi 30 décembre 2015




Palmarès 46


Le meilleur : Je me suis fait du pouding à la vanille Jell-O, comme ma mère nous faisait quand nous étions petits, ma soeur, mon frère et moi.  Il semble y avoir aucun ingrédient naturel là-dedans, mais c'est bon!


Le pire : Les faces et l'attitude des hauts responsables nazis à leur entrée au procès de Nuremberg.  J'ai regardé des vidéos d'archives et c'est effroyable de les voir se serrer la pince et discuter comme s'ils se racontaient leurs dernières vacances au bord de la mer alors qu'ils sont tous pleinement conscients des raisons de leur présence là.  Ils ont tous eu le culot de plaider non coupable, aussi.


La chanson : My Sharona, de The Knack.  J'aimerais bien être une de ces filles qui inspirent ce genre de chansons à quelqu'un.



La citation :

«L'extraordinaire, c'est tout ce qu'on ne remet jamais en question.» 
- Pierre-Luc Landry, Les corps extraterrestres, Éditions Druide, p. 23


L'artiste : Richard Vergez, découvert grâce à la revue Les Libraires qui ont mis une de ses oeuvres en page couverture de leur numéro de novembre/décembre 2015.  Eh oui, un autre qui fait dans les collages, que voulez-vous, j'aime ça!

© Richard Vergez


© Richard Vergez


Le film : Blood Ties (2013) de Guillaume Canet, écrit par celui-ci et James Gray, d'après le film de Jacques Maillot Les liens du sang (2008), lui-même scénarisé d'après le livre autobiographique Deux frères, flic & truand, de Bruno et Michel Papet.  Chris, qui vient de sortir de prison après avoir purgé une peine de plusieurs années, et Frank, policier modèle, sont frères.  À la sortie de son aîné, Frank lui offre son aide pour qu'il s'éloigne de ses anciennes fréquentations et occupations, mais Chris semble voué à une carrière de criminel.  Le dilemme éthique et sentimental de Frank est terrible : dénoncera-t-il son propre frère au nom de la loi ou le laissera-t-il s'embourber dans ses combines à l'issue desquelles plusieurs vies innocentes sont perdues ou gâchées?  Tout au long du film, on se dit que la solution est pourtant simple et que Frank ne devrait même pas hésiter une seconde, surtout que Chris s'avère être un homme égoïste, inconscient et irrécupérable.  Mais le problème est plus profond que ça.  Frank croit que son frère est une bonne personne, il VEUT y croire, tellement qu'on se surprend à être tiraillés nous-mêmes.

La relation entre Chris (Clive Owen) et Frank (Billy Crudup)  a toujours été tendue et complexe.


Chris finit par entraîner son ex-femme, Monica (Marion Cotillard), dans son nouveau projet.









samedi 12 décembre 2015






Le matin dans l'autobus qui m'amène au travail je dors le menton relevé parfois, je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas ce que je veux éviter, des clous peut-être.  Puis je pose ma tête contre la fenêtre, ce n'est pas confortable alors je plie mon bras l'accote sur la paroi et j'appuie mon menton dans ma main.  Je ferme les yeux les ouvre les referme les rouvre.

Dans l'autobus qui me transporte à mon travail je dors j'ajoute des minutes à ma nuit j'allonge mon sommeil.  Je ne rêve pas vraiment par contre, dans le fond de ma tête je suis occupée à suivre le trajet pour ne pas rater mon arrêt je ne le manque jamais.

À bord de l'autobus c'est plus fort que moi je m'endors je somnole.  S'assoupir, dormir, ça commence bien une journée.