mardi 29 juillet 2014






Je ne comprends pas pourquoi, quand on nous apprend quoi faire avant de traverser la rue, on nous dit de regarder à gauche, puis à droite, une autre fois à gauche, et ensuite d'y aller.  Et si un véhicule arrivait de la droite tandis que nous regardions à nouveau à gauche?  Si on suit cette logique, par contre, s'ensuivrait alors une interminable série de coups d'oeil dans les deux directions.

Je ne saisis pas tout à fait comment on peut en être rendu là avec les ITS (infections transmises sexuellement).  C'est moi ou avant il y en avait moins de «sortes»?  Ou bien c'est simplement qu'on ne les avait pas encore «trouvées»?  Aussi, il me semble que ça devient de plus en plus compliqué de se protéger correctement.  Il n'y a pas que la pénétration qui peut être risquée; un seul contact des muqueuses peut causer une infection.  Mes profs ne nous ont jamais parlé de ça dans nos cours de sexualité et de FPS (formation personnelle et sociale).  De nos jours, on enlève ce genre d'éducation au cursus académique des jeunes.  Moi je dis qu'on devrait montrer des photos de lésions et de tout autre symptôme apparent des différentes maladies à tous ceux qui sont sur le point d'avoir une vie sexuelle, et même à ceux déjà actifs sexuellement (la syphilis et l'herpès suffiront, je crois), tout en leur rappelant que certains symptômes ne sont pas apparents, mais qu'un individu peut tout de même être contaminé et passer le tout à son ou ses partenaire(s).  Ça ferait peut-être baisser les statistiques.  Et je me dis que je ne dois pas être la seule qui aimerait bien s'amuser sans inquiétudes.

Je ne me rappelle jamais vraiment ce qui a provoqué le conflit qui déchire les Israéliens et les Palestiniens.  J'ai bien lu quelques résumés et tenté d'analyser certains arguments, je perds toute connaissance acquise sur le sujet à chaque fois qu'il en est question à nouveau.  Je ne pourrais pas détailler la chronologie des événements.  Une chose dont je suis certaine est que cette guerre a coûté la vie à trop d'innocents.

Je ne m'explique pas la politique, les élections, les lois, le fonctionnement de tout ça.  Je suis mieux renseignée qu'avant, remarquez.  Mais en gros, dans ces domaines, je suis ignorante.

Je ne tolère pas la violence, l'intimidation, la culture du viol, la cruauté envers les animaux, l'injustice, mais devant la plupart de ces situations, je ne sais pas comment agir concrètement pour contribuer à faire disparaître ces réalités.

Je me demande parfois ce qui serait différent si je n'étais pas malade.

J'ignore ce qui s'est passé entre le moment où tu m'as dit que tu m'adorais et ces heures-ci.

J'aimerais connaître le nombre de personnes qui se font arnaquer avec les concours bidons et les croisières dites gratuites dont on nous fait part par téléphone.

Qui a décidé que les bébés n'aimaient pas le noir?

J'apprendrai.  Je trouverai, je maîtriserai.  Pas tout, mais des bribes.  Ou j'arrêterai de me poser trop de questions.  Je ne sais pas.  Je verrai.  J'en reviendrai.






jeudi 24 juillet 2014





Un peu d'eau, beaucoup de sucre, des colorants artificiels et des produits chimiques pour ma survivance.  Je n'ai le goût de rien sauf de ce qui n'est pas sain pour moi.  Ce qui n'est pas bon me tente, m'attire.  Et je ne résiste même pas.  Ne me pose pas de questions.

Les grands vides reprennent.  Bien-être, vide; extase, vide; joie, vide; hilarité, vide.  Ils reviennent toujours.  C'est ma stabilité, ce sur quoi je peux m'appuyer.  Je sais qu'ils vont se repointer.  Mais s'appuyer sur quelque chose qui ne nous élève pas, c'est moche et ça désespère.  Peu d'espoir pour la suite.  On en vient à se demander si les moments entre chaque désert en valent la peine.  Et on ne veut pas miser sur une seule source pour espacer les vides.

Je soupire, mes paupières se ferment, tardent à se rouvrir.  Je suis encore crevée.  La nuit toute à moi.  Je souris un peu.  J'ai quand même de belles images en tête.











dimanche 20 juillet 2014





Il y a des choses dans la vie qui ne devraient jamais se terminer.  Je l'ai peut-être (sûrement) déjà dit.  Des trucs qui ne devraient pas finir.  Comme un séjour à l'hôtel, certaines amitiés, certaines amours.  Des soirées en particulier.  Des nuits.  Des journées.  Un moment.

Par contre, ces temps-ci je me surprends souvent à vouloir accélérer le rythme, faire avancer le temps, pour me rendre directement à un instant ou un événement que je juge plus important, ou que j'anticipe tout simplement.  Entre deux de ces occasions privilégiées, un sentiment de vide m'accapare.  L'épuisement m'absorbe, l'ennui est total et je n'ai plus le goût de rien.  Je dors, parce que je m'imagine que ça fera passer le temps plus rapidement.  Seulement, je ne dors pas bien ces dernières semaines.  Les heures sont longues.  Je m'occupe, mais demeure en moi une insatisfaction chronique pour ce qui se présente devant moi dans l'attente, versus un désir disproportionné pour ce qui est inatteignable ou très lent à se concrétiser.

Je me retrouve alors prise, comme abasourdie, ne sachant que faire pour ne pas surestimer le futur prochain et ainsi négliger mes activités présentes, actuelles.  Mais dans l'entre-deux, je ne peux m'empêcher de me demander avec lassitude : «On repart vers quoi, là?».  Tout est à recommencer.  Ça m'embête, ça me décourage.  C'est la poussée qui me manque.  Toute mon énergie est déployée à me lever et après, il ne me reste plus rien pour agir.

C'est sous cette facette que je me considère paresseuse.  Et, comme ma psychothérapeute me le dit, passive.  J'ai déjà été plus fonceuse.  Je pense quand même qu'on a le droit de tomber et de prendre le temps qu'il faut pour se relever.  L'important est de raccourcir la chute, ce que n'ai pas su faire cette fois-ci.  Toutefois, s'il ne me reste que de l'assurance et de l'action à reprendre pour compléter ma guérison, je ne dois pas être si loin.  Mais, il faut se le dire : je n'ai jamais vraiment fait preuve d'assurance à tout casser.  Pas dans ma tête, en tout cas.  Personne ne peut voir à quel point j'hésite à propos de tout.  Alors je ne vois pas pourquoi je me mettrais à m'en tisser, là là, de la confiance en moi.  Oui, je suis pessimiste aussi.





vendredi 18 juillet 2014




Encore des vers d'oreille!  Mais cette fois-ci, je tiens à préciser que quelques titres ne sont pas si déplaisants à avoir en tête.  Pour connaître les autres morceaux qui font partie des trois précédentes listes, c'est ici, ici et .


**AVERTISSEMENT**
Durant l'élaboration de cette liste, bon nombre des chansons qui y figurent me sont restées en tête, certaines pour des durées de temps carrément pénibles.  Seule l'évocation du titre déclenchait le processus.  Il se peut qu'en lisant ce top, vous soyez vous aussi pris avec l'une ou l'autre de ces mélodies.  Je préférais vous en avertir.


Top (+ que) 10 des pires (ou pas si pires) tounes à avoir dans'tête vol. 4 
  • American Boy d'Estelle, avec la participation de Kanye West.
  •  Get Down (You're The One For Me) des Backstreet Boys et aussi I'll Never Break Your Heart.
  •  I Wanna B With U, Celebration et Do Wha Diddy de Fun Factory.  Je me rappelle d'un voyage fait à l'été 1997 avec mon amie Mélanie et ses parents.  Nous avons écouté la cassette en boucle aller-retour Edmundston-Moncton et durant tous nos déplacements dans la ville.  Respect à ses parents, sérieux.
  • Alors on danse de Stromae.
  • December, 1963 (Oh, What A Night) des Four Seasons (ou les versions françaises, si vous préférez : Cette année-là de Claude François ou Ces soirées-là de Yannick).
  • Soak Up The Sun de Sheryl Crow, ainsi que Every Day Is A Winding Road.  En fait, il y en a beaucoup de cette artiste qui me reste en tête, mais ce n'est pas forcément négatif dans son cas, comme All I Wanna Do, A Change Would Do You Good et If It Makes You Happy.  Je dois aussi souligner que My Favorite Mistake est une chanson que j'affectionne tout particulièrement.
  • N'importe quoi d'Éric Lapointe.
  • Sous une pluie d'étoiles de Cindy Daniel (durant l'été 2006, je l'entendais MINIMUM DEUX FOIS À TOUS LES JOURS à cause de fucking Rock Détente, station qui nous était imposée à l'endroit où je travaillais à l'époque).
  • I Think Of You de Gregory Charles (même chose que la chanson précédente.  T'sais la variété dans ta programmation de la journée...  Si l'animateur(trice) du matin a fait jouer un morceau, même s'il est bien populaire, l'animateur(trice) de l'après-midi n'est pas obligé(e) de la faire passer aussi...  Parce qu'il y en a qui sont pognés avec cette chaîne de radio toute la journée!).
  • Team de Lorde.
  • Une partie des chansons de Zachary Richard.
  • Pas mal toutes celles de Michael Bublé.
  • Rich Girl, ce duo avec Eve produit par Dr. Dre (qui est en fait une adaptation d'une chanson de Louchie Lou & Michie One, qui est déjà elle-même un cover de If I Were A Rich Man, de la comédie musicale Fiddler On The Roof) et Hollaback Girl de Gwen Stefani.
  • La chanson-thème de l'émission Les cités d'or.
  • Live Is Life d'Opus.
  • Africa de Toto.  Pour vous, à regarder : les gars qui jouent sur une pile de livres!
  • Hawaïenne des Trois Accords.
  • Mon voisin des Frères à ch'val.



jeudi 3 juillet 2014




D'autres vers d'oreille!


**AVERTISSEMENT**
Durant l'élaboration de cette liste, bon nombre des chansons qui y figurent me sont restées en tête, certaines pour des durées de temps carrément pénibles.  Seule l'évocation du titre déclenchait le processus.  Il se peut qu'en lisant ce top, vous soyez vous aussi pris avec l'une ou l'autre de ces mélodies.  Je préférais vous en avertir.
 
 
Top (+ que) 10 des pires tounes à avoir dans'tête vol. 3 

  • À ton départ de Nathalie Simard.
  • Tourne la page de René et Nathalie Simard.
  • La Tribu de Dana de Manau.
  • It's Not Right But It's Okay de Whitney Houston.
  • Dégénérations de Mes Aïeux .
  • la chanson-thème de Passe-Partout.
  • Lady Gaga et sa Poker Face.  Et à la limite, Bad Romance aussi.
  • I Kissed A Girl de Katy Perry.
  • la foutue chanson Paquetville d'Édith Butler (malgré le fait que la dame est fort joviale).
  • Coco Jamboo (ou Coco Jumbo, selon vos sources sur Internet) de Mr. President.
  • Sweat (A La La Long) d'Inner Circle.
  • de Culture Club, Karma Chameleon.
  • à peu près toutes les chansons de pas mal toutes les comédies musicales.
  • Red Red Wine de Neil Diamond, mais la version d'UB40.
  • The Final Countdown d'Europe.  Je me souviens que la première fois que je suis allée à Valcartier pour les sports d'hiver, c'est la première chanson qui a sorti des haut-parleurs.  La journée augurait bien, mais je l'ai eue dans'tête pendant une semaine après!
  • pas mal toutes les pièces de Kaïn.
  • Foule sentimentale d'Alain Souchon.
  • l'infâme toune des Club Med, Haut les mains, par Crazy Signs (quel plaisir que de voir cette pub avec Dominique Michel qui passait sur le défunt réseau TQS...).
  • You're Beautiful de James Blunt.
  • Hero et Be With You d'Enrique Iglesias.  Ah pis aussi Rhythm Divine et Don't Turn Off The Lights.  Bref...




mardi 17 juin 2014






On dit souvent que l'herbe est fraîche, que le gazon est doux, mais même tout juste tondue, une pelouse reste pour moi piquante.  Les brins séchés, les mauvaises herbes, ça pique, ça gratte, ça colle aux cuisses, aux mollets, à la plante des pieds.  Le parterre est inégal.  Les fourmis s'y promènent, s'invitent sur notre couverture, nos jambes, nos bras.  Il y a des petites plaques de terre à moitié humide ici et là.  Plusieurs aiguilles de conifères jonchent le sol, le rendant encore plus piquant.  Et l'ensemble n'est jamais tout à fait vert, hen.  Je veux dire, à part les terrains de golf et de baseball, avez-vous souvent vu des cours éclatantes et uniformes?  À moins d'y investir un sacré paquet d'argent ou de concourir pour le meilleur aménagement paysager (et ainsi vous assurer le jugement d'un certain nombre de vos voisins, dont moi), je ne vois pas.



«Est-ce que le skate c'est un sport?»
- Un enfant tout près de nous, Parc Saint-Rodrigue








lundi 9 juin 2014





Il y a des habitudes qui ne se perdent pas.  Ou moins rapidement.  Le lundi, encore des fois j'attends que tu m'appelles ou me textes pour me demander si tu peux venir me rejoindre après ton quiz.  Je pense encore à des films que nous pourrions regarder ensemble.  À la prochaine fois que nous irions aux crêpes.

Il y a des habitudes qu'on ne veut pas mettre de côté.  Pas tout de suite.  On y tient encore trop fort.  Nos matins.  Sur nos divans, je m'asseyais toujours à gauche et toi à droite.  La façon que tu avais de parler à mes chats.  Nos confidences.

Il y a des habitudes qui ne se perdent pas.  Ou pas assez vite.  Parce que j'espère les abollir sous peu, question de demeurer à peu près saine.  Tes pas dans l'escalier.  Nos mésententes.

Il y a des habitudes que je ne partageais qu'avec toi.  Que nous nous étions inventées, que nous avions créées.  Je fais comment maintenant, alors que ça brûle encore?

Il y a des habitudes qui ne se perdent pas.  Et moi je perds tout, toujours, tout le temps.

S'il y avait des nouvelles habitudes à instaurer, je te prendrais dans mes bras pour t'accueillir.  Presque à chaque fois.  Je sourirais plus souvent.  Je m'en ferais moins.  Je ne m'endormirais plus devant un film.  Je serais moins exigeante.  Je t'embrasserais plus souvent.  Je ne te laisserais pas prendre tout l'espace dans mon lit.  Je ne te ferais pas sentir obligé de quoi que ce soit envers moi.

S'il y avait des nouvelles habitudes, ce serait presque parfait.  Pas tout à fait, mais presque.