mardi 27 décembre 2016






L'homme se berce, se penche, dépose sa cigarette sur le bord du cendrier posé sur la table à côté de la chaise.  Il cesse de se bercer, se tourne vers la femme et lui demande, d'un seul élan :

- L'avez-vous surprise, la peine que nous sommes devenus?

La dame, qui ne se berce pas, est assise dans le grand fauteuil à l'autre bout de la pièce.  Mais c'est une petite pièce, alors elle n'est pas bien loin.  Elle fixe le téléviseur, puis le regarde, lui.

- Elle était où tout ce temps-là, cette question?

- Dans ma tête.  J'arrivais pas à la composer.

L'homme se réinstalle et se remet à se bercer.  Il soupire, ferme les yeux.

- Mais vous l'avez vue venir, n'est-ce pas?  Vous nous avez laissés devenir lamentables?

Il ouvre les paupières à temps pour la voir rouler des yeux.  Il soupire à nouveau.  Il pose ses mains l'une contre l'autre et sent à quel point elles sont froides, tout d'un coup.  Il reprit :

- Ça me tue.

Elle se penche vers lui, agacée, et bat l'air de sa main droite.

- Marcel, tu mourras à la fin, quand tout sera fini.

- C'est vous qui me faites mourir, madame, parce que tout me creuse vers vous.





lundi 26 décembre 2016





J'aime

  • le tumblr enter the chamber.  Il y a du gros n'importe quoi, du drôle, du cute, de l'irrévérencieux de l'intéressant...;
  • jouer à Rock Band.  Même si j'ai besoin de BEAUCOUP de pratique pour commencer à maîtriser la batterie et sa foutue pédale;
  • le gâteau aux cerises de ma mère;
  • le site de l'Office Nationale du Film.  On peut y regarder plein de films et de documentaires gratuitement.



Je n'aime pas

  • le bouton gauche de ma souris d'ordi.  Il est beaucoup trop sensible, ce qui fait que ça dérange un peu mon cheminement sur Internet (je veux aller à la page précédente, pas à l'avant-avant-précédente);
  • l'horaire de télé tout chamboulé durant la période des Fêtes.  Je veux savoir ce qu'il va se passer, et vite!
  • le Boxing Day;
  • mon apathie (je dois faire preuve d'efforts assez immenses pour trouver des items dans mes listes, question de tenir ce blog en vie).








mardi 13 décembre 2016





J'aime...

  • les Lucky Charms.  Et aussi quelques autres sortes de céréales beaucoup trop sucrées, mais celles-ci demeurent en tête;
  • les produits de la Fromagerie Bergeron.  En ce moment, je déguste à nouveau Le Calumet, un de mes favoris;
  • pas grand-chose, en fait, ces jours-ci;
  • Étincelle, roman d'autofiction de Michèle Plomer publié chez  Marchand de feuilles dans lequel celle-ci raconte le long combat de sa meilleure amie qui s'est retrouvée gravement brûlée après un accident.  L'auteure partage aussi son propre cheminement alors qu'elle demeure aux côtés de Song : la culpabilité de ne pas avoir été là le soir de l'incendie, sa peine, son impuissance, son monde qui s'écroule autour.  Reste encore l'amour de Michèle Plomer pour la Chine, merveilleusement décrite.



Je n'aime pas...

  • les spoilers.  Autant dans les bande-annonces de films, les annonces à la télé ou les foutus magazines QUI NE PORTENT QUE SUR LES INTRIGUES DES SÉRIES, TÉLÉROMANS ET FEUILLETONS.  Leur contenu est exclusivement dédié à ça.  TV 7 Jours!  TV Hebdo!  Et ça traîne sur les rayons dans les files à l'épicerie, ces choses-là!  Comment ne pas voir les titres en grosses lettres?  Comment ne pas savoir avant l'heure que Marguerite est enceinte de Jean alors qu'elle est mariée à Ursule?
  • les cagoules style passe-montagne pour l'hiver.  À la base, c'est pas joli joli.  Et ça a beau bien protéger du froid, quand on respire dedans avec la condensation et tout, c'est dégueulasse.  Ça fait ça un peu aussi avec les foulards si on les met trop près de la bouche.  Ça m'écoeure;
  • le ketchup aux fruits;
  • mes tremblements qui m'empêchent de prendre des bonnes photos, bordel.  Pas que je sois une bonne photographe, mais une photo pas floue de temps en temps, ce serait bien.




lundi 12 décembre 2016





Mes jours sont d'une platitude sans nom.  Ils sont longs, ils sont froids, ils sont mornes, ils sont vides.  «Mais force-toi un peu, me direz-vous, lève-toi, bouge-toi le cul, essaie, trouve-toi pas d'excuses, va travailler - SURTOUT va travailler, bordel!».  Eh bien je ne peux pas.

Mes jours sont répétitifs.  L'absence d'activités, d'action, de vie est répétitive.  Parce que ce n'est pas la première fois que ça m'arrive.  Je me plains de ne rien faire parce que je VEUX rien faire.  Vouloir rien faire, puis vouloir se scier en huit.  Se scier parce que la honte, se scier parce que la culpabilité, se scier parce que mon pas-d'allure.

Mes jours sont solitaires.  Le nombre de personnes avec lesquelles j'aime(rais) passer du temps est assez minus.  Puis les occasions et les lieux où il y a trop de gens, trop de bruit, m'étourdissent un peu.  Me déplacer est un calvaire.  Je le fais le moins souvent possible, et quand et si c'est nécessaire.  Parce que ça ne me tente pas de marcher.  Ça ne me dit rien de prendre l'air.

Mes jours sont partagés avec mes trois chats.  Même les divertir eux, je trouve ça lourd.  Ils doivent me trouver dull à mort, surtout Ignacio, qui lui s'éclate et court partout depuis que la neige tombe.  J'emprunte les chiens d'amis quand je les vois pour leur soutirer un peu de chaleur et de caresses.  Ça fonctionne.

Mes jours sont de la marde.  Ce n'est pas qu'on me laisse seule ou qu'on ne m'offre pas de support ou qu'on ne me propose pas de sortir.  Je suis juste comme une fracturée clouée à son lit d'hôpital.  Sauf que moi je sais pas trop où elle est située, la cassure.  Mais bon, il y a des heures qui sont agrémentées de sourires.  De rires aussi.  Il y a des patients de divers degrés.  Parfois il me prend l'envie de faire quelque chose, puis le moment venu, je panique.  Certaines choses me font angoisser.  Le travail.  C'est trop compliqué, c'est trop difficile, je ne suis pas capable, je pense trop, il va arriver ça, il va arriver ci...  Alors je préfère rester en dedans.  C'est plus simple.  Moins demandant.  Et c'est là que je me dis que je suis vraiment nulle.










vendredi 2 décembre 2016






Dans ma tête, je bouge au ralenti.  Je marche sur un trottoir, dans la ville.  En noir et blanc.  Je lève la tête à l'occasion pour regarder le ciel et les toits des maisons.  Dans ma tête, je vois mes bras s'élever dans les airs puis doucement redescendre et frôler mes flancs.  Je vois mes paupières s'ouvrir et se refermer lentement et mes jambes, comme très lourdes, avancer.  Je tourne la tête pour voir derrière moi puis je la redresse vers l'avant, me pince les lèvres et marche.

Dans ma tête, je vois souvent les choses en noir et blanc.  J'adore les vidéos tournées au ralenti.  Les images qui prennent leur temps, qui rendent pleins de détails et révèlent étape par étape une simple esquisse de sourire.  Une tape sur une cuisse.  Un rire à gorge déployée.  Sans son.  Sans son qui correspond aux gestes.  Peut-être une musique comme trame, mais aucune chanson qui se synchronise aux mouvements.  Le ralenti, sans trame parfois.

Des fois je pense aussi au ralenti.  Je me parle.  Je parle à d'autres, ou à un seul autre.  J'ignore à qui.  Je monologue, je dialogue, je discute.  Je vois des phrases revenir à l'infini dans mon esprit.  Je ne parle pas bien, dans ma tête au ralenti.  J'entends un peu ma voix et les autres, ou bien je m'imagine nos tonalités.  Je m'entends hurler.  Après qui, je ne sais pas.  Ces jours-ci, je questionne le sens.  L'utilité.  Je prends mon temps.  Le temps me fait prendre mon temps.  Le temps me fait détester le temps.



Pourquoi tu nous l'as pas dit qu'on valait rien?

                Pourquoi tu nous l'as pas dit qu'on valait rien?

                                    Pourquoi tu nous l'as pas dit qu'on valait rien?









jeudi 1 décembre 2016






Samedi dernier, je suis allée chez Vaugeois, ma librairie préférée (!), et j'ai acheté une petite pile de livres pour essayer de réparer la panne littéraire dont je souffre depuis un mois ou deux.  Je me suis donc procuré, entre autres, le dernier de Sophie Bienvenu, Autour d'elle (Le Cheval d'août éditeur), et Déterrer les os de Fanie Demeule (Hamac), roman aussi dirigé par mon propre directeur littéraire, M. Éric Simard.  J'ai placé ma récolte dans mon sac de toile et suis repartie vers chez moi.  En rentrant, j'ai déposé ledit sac par terre contre une des pattes de ma table de cuisine.  J'en ai extirpé Déterrer les os en laissant le sac là et j'ai lu le livre au complet la journée même, en deux shots.  Les jours suivants, j'ai vaqué à mes (non) occupations, le sac au sol, encore rempli de livres.  Mardi soir, j'ai fouillé dedans pour prendre Autour d'elle et en débuter la lecture, sans déplacer le sac.  Aujourd'hui, c'est jeudi et je ne l'ai pas ramassé encore.  Il gît à moitié plein sur mon plancher.  Des fois, un de mes chats le réchauffe en se roulant en boule dessus, mais je ne pense pas que ça justifie que je le laisse là.

Ça me prendrait deux secondes le ramasser.  Peut-être cinq pour le vider.  Une dizaine pour le replier et le ranger.  Je suis passée devant et à côté un nombre incalculable de fois depuis que je l'ai laissé choir là.  Je l'ai contourné, je l'ai évité, j'ai fait de grands pas pour ne pas le bousculer.  À la limite, il peut être potentiellement dangereux puisqu'il est à moitié dans le chemin.  Je pourrais m'enfarger dedans.  Un mauvais calcul, une mauvaise coordination dans les mouvements et paf, à terre.  Je sacrerais peut-être, me fouterais de ma gueule, ou un peu des deux.  Je me relèverais et même là, je ne suis pas certaine que je prendrais le fucking sac pour au moins le déposer sur la table.  

C'est à ce point que je me crisse de tout, ces temps-ci.

En même temps, je dis que je m'en crisse, mais dans le fond, je suis obnubilée par ce sac.  Il faudrait que je revienne aux vraies affaires, hen?










mercredi 30 novembre 2016





J'aime...
  • la chanson Ain't No Sunshine de Bill Withers.  J'apprécie aussi plusieurs covers qu'ont fait d'autres artistes.  En fait, la première fois que j'ai entendu cette pièce, c'est lorsqu'elle est jouée dans la dernière scène d'un épisode de la série Fortier;
  • District 31, la nouvelle série quotidienne de Radio-Canada écrite par Luc Dionne (on lui doit la série Omertà) et mettant en vedette Magalie Lépine-Blondeau (qui est trop talentueuse pour que je la déteste même si Louis-José Houde en est amoureux) et Vincent-Guillaume Otis (que franchement j'aime bien, surtout depuis Série Noire).  Je crie un peu après mon ordi à chaque soir à la fin de l'épisode parce que j'en reviens jamais que la demi-heure soit déjà passée et que j'en aurais voulu plus;
  • le Café Félin Ma Langue Aux Chats, sur la rue St-Paul à Québec.  La bouffe est bonne, c'est tout calme et douillet, rempli de coussins, de poutres et de petits lits perchés sur les murs pour les 7 chats résidents (je n'en ai vu que 6 lors de ma première visite...  Nala ne s'est pas montrée).  Mon amie Danielle et moi avons eu la chance de s'asseoir sur les fauteuils devant une des vitrines, en plein où Pantoufle et Mitaine, les 2 Exotic Short Hair (une race que j'adore), faisaient leur somme.  Malgré que je n'apprécie pas particulièrement le look des Rex et le fait qu'il se soit très peu montré, j'ai eu un petit faible pour RedmixX.  Il avait de la jasette.  J'ai flatté Fiby, sa compatriote Cornish, et c'est très doux, ce petit duvet-là!  Regardez donc leurs belles faces!




Je n'aime pas...
  • les (relativement) nouveaux décors des McDonald's.  Je sais que ça fait déjà quelques années qu'ils ont modernisé leur look, mais pour moi, un McDo, ça devrait demeurer un resto avec des banquettes dures et blanches un peu huileuses à cause des enfants qui s'y glissent avec leurs mains sales et des coussins rouges qui n'ont jamais été confortables de toute leur vie, un éclairage un peu exagéré et plus de jaune que de bleu et de gris.  Ça devrait plus sentir leur ketchup ultra vinaigré.  Je m'ennuie de Grosse Douceur.  Juste dire son nom, c'est douillet;
  • les raisins secs.  Ceux vraiment secs là, comme ceux dans les petites boîtes Sun-Maid Raisins, que certaines personnes jugeaient appropriés à donner à l'Halloween.  Est-ce qu'il y en a qui offrent encore ça aux enfants?
  • la nouvelle série d'annonces publicitaires de VIA Rail, celle qui propose aux gens de changer leurs habitudes.  C'est pas que je ne comprends pas, c'est qu'elles sont nulles, selon moi;
  • mes mains qui se sont remises à trembler.

Grosse Douceur Forever








mercredi 23 novembre 2016





Des baleines frétillent, rencontrent le vertige.
L'intérieur des agrumes, leurs quartiers parfaits, m'impressionnent.
Les baleines frétillent et prennent le vertige puis se rencontrent.

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Les filles tranquilles ne sortent pas mais hurlent très fort lorsqu'elles jouissent.
Les chairs concernées attendent, respirent.
Embrasse-moi, t'en as envie.

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Ma silhouette, je la trouve trompeuse.
Il y a des choses que je n'ai jamais redites.
Mon corps lentement se mousse et puis déborde.

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Ne se brisent qu'avec respect les choses longtemps voulues.
Ne se brisent qu'avec respect les liens volontaires.
Ne se brisent qu'avec fracas les passions craintes.

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mardi 15 novembre 2016



«Je me suis pratiquée à faire un panda», a-t-elle dit avec un petit sourire gêné, comme pour s'excuser, en me tendant le chocolat chaud.

Chère inconnue, merci de m'avoir fait sourire aujourd'hui.



Création d'une barista du Ma Station Café.






lundi 7 novembre 2016



Je ne suis plus très puissante.
Je ne suis plus tout.
Ce n'est pas une autre époque encore.
Plutôt un duplicata de mes faiblesses.


L'automne n'est plus de mon bord.
L'aversion des gens pour la suite, toutes leurs lamentations ont eu raison de moi.
Je vous blâme tous, haineux de l'hiver.
Je vous blâme aussi, compagnies et magasins qui débordent de Noël trop tôt.












mardi 1 novembre 2016



J'aime...


  • la patate hachée brune du McDonald's.  La galette de pommes de terre du Tim Hortons est pas mal aussi;
  • le gâteau vanillé avec sauce sucre à la crème de chez St-Hubert.  En salle, c'est servi chaud avec une boule de crème glacée à la vanille.  C'EST LE MEILLEUR DESSERT AU MONDE;
  • l'espèce de tarte à la banane et au caramel de Chez Victor.  C'EST LE DEUXIÈME MEILLEUR DESSERT AU MONDE;
  • la croustade aux pommes.  C'est réconfortant;
  • les mots que les gens prennent le temps de m'envoyer pour me parler de mon livre, autant des amis proches, des membres de ma famille que des inconnus.  On me remercie, on me dit qu'on a aimé, on me dit qu'on s'est reconnu...  Sérieux, le fait que quelqu'un ose témoigner de sa lecture me touche (je dis bien «ose», parce que moi je ne l'ai jamais fait malgré que j'aie souvent pensé le faire).  Ça fait chaud au coeur, tout ça là, ces phrases clichés et tout.  Littéralement;
  • ça aussi;



Je n'aime pas...

  • tout ce qui est épicé/piquant;
  • le nouveau type de jalousie que je ressens dernièrement;
  • mon désert amoureux;
  • quand je me dis que mes chats ne m'aiment pas parce que je ne joue pas assez avec eux, que je ne les stimule pas parce que je manque de motivation et de vigueur (eh oui, il y a croire que personne nous aime, et craindre que nos animaux domestiques ne nous aiment pas);
  • ne pas être fiable.





mercredi 26 octobre 2016








"What is up to me and what is not up to me is not up to you", she kept repeating to herself over and over.














dimanche 23 octobre 2016





J'aime...

  • le nouveau dessert que j'ai concocté moi-même : crème champêtre 15%, biscuits au thé Leclerc concassés et morceaux de fraises (ok, c'est pas super original et c'est plus comme une version très grasse d'un parfait-yogourt-chose, mais MmMMmmmmMMMMmmmM...);
  • la série L'imposteur;
  • le film Whiplash (2014).  Beaucoup aimé.  L'influence malsaine et l'abus psychologique qu'exercent le grand maître de jazz Terence Fletcher sur l'étudiant en musique Andrew Neiman sont puissants et dérangeants.  Les méthodes éducatives de Fletcher qui ont pour but d'amener un musicien à toujours repousser sont extrêmes et Neiman embarque en risquant tout, jusqu'à sa santé mentale.  C'est le genre de thèmes que j'adore explorer en visionnant des films ou en lisant des livres;
  • manger brayon avec du stew et des ployes!
  • le moment où l'on libère un chien que son maître ou sa maîtresse est venu(e) chercher après s'être fait coiffer.  C'est toujours beau de voir les pitous se mettre à battre de la queue et courir vers leur humain préféré.
  • que Peggy Sue dorme avec moi au pied de mon lit depuis plusieurs nuits.  Elle attend quelques minutes après que j'aie éteint la lumière puis elle saute me rejoindre en roucoulant.  On est rendus 4 dans le lit.  Je dirais pas non à une commandite pour un format king.



Je n'aime pas...

  • l'extrême angoisse qui me prend chaque fois qu'il est question de sortir de chez moi depuis une couple de semaines;
  • la cellulite;
  • le froid;
  • mon budget serré;
  • tout ce qui se passe autour de la (l'in)culture du viol.  Je ne sais même pas quoi dire.  Je me suis surprise à avoir la réflexion suivante en lisant un article : «Mais pourquoi elle est retournée chez le dude?».  Ça m'a frappée, je me suis dit que je n'étais pas mieux que les autres qui portent le blâme sur la victime.  Pourtant, je me dis toujours que non c'est non et qu'on peut changer d'idée à n'importe quel moment sur ce qu'on a envie de faire et de vivre avec une autre personne.  C'était la première fois que j'avais ce genre de réaction.  J'ai un peu honte, parce que je suis pourtant outrée du phénomène et de la trop grande quantité d'actes inacceptables/indécents/violents/déplacés/destructeurs/(...).







mardi 18 octobre 2016





Des fois je sais pas quoi faire de moi et je capote un peu.  Des fois je suis chez moi, incapable de sortir incapable d'aller travailler incapable d'aller chercher une pinte de lait incapable de lire incapable de jouer avec les chats incapable de cuisiner, juste capable de fixer l'écran et de dormir.  Fixer l'écran puis dormir.  Dormir.  Et fixer l'écran.

Je me sens coupable de pas m'être levée d'avoir rien fait d'avoir dormi pour accélérer le temps le supprimer l'enlever.  Coupable de gaspiller des heures de les flusher de les faire disparaître.  Je sais même pas pourquoi je suis pressée de les faire passer, j'attends rien j'espère rien.  Je me promène dans mon salon je regarde par les fenêtres j'ai mal au ventre comme si j'anticipais quelque chose, comme si j'appréhendais quelque chose.  Je me taponne les lèvres avec mes doigts.  J'appuie mon front contre la vitre.  Il y a rien dehors il y a rien dans ma rue rien de menaçant mais dehors je veux pas y aller.  

Des fois je me sens carcasse.  Souvent je suis très lourde.  Tout le temps je me traîne.










lundi 17 octobre 2016




10 ans de posts et 1 livre plus tard, Une fille louche existe encore.  À mi-chemin, j'ai écrit cette espèce de bilan.  Je pourrais continuer à partir de là...

2012 a été une superbe année avec quelqu'un.  Ça s'est effrité à la fin de 2013, alors que je vivais ma pire dépression à date.  Il ne fait pas de doute que cette relation ait affecté mon état, même si ce n'est pas la seule cause (je dis toujours qu'il n'y a pas qu'un seul facteur, avec cette maladie-là).  Ça reste une des plus douloureuses des séparations que j'aie vécues.  Et pendant que tout était beau avec lui, j'avais encore du trouble avec mon ex, qui a fini par quitter Québec et retourner par chez lui, ce qui nous a fait du bien à tous les deux.  

Je ne comprends pas encore comment j'ai pu endurer tous ses appels à répétition, ses visites, ses messages...  Ou comment j'ai pu supporter de le voir apparaître pratiquement à tous les jours à l'arrêt d'autobus, sur mon balcon, dans ma rue, sous ma fenêtre...  Tout ça pendant près de 4 ans.  Avant cette expérience, je croyais que j'étais une personne qui ne se laisserait jamais piler dessus comme ça.  Je pensais être assez sensibilisée aux phénomènes de harcèlements et d'abus, j'étais convaincue qu'on ne pouvait pas me manipuler à ce point.  Mais il a réussi.  Parce que si je l'abandonnais, il se retrouverait seul au monde.  Je le croyais quand il me le disait.  Et je pensais vraiment que je ne pouvais pas le laisser tomber.  Même si ça voulait dire que je devais embarquer dans ses jeux.  Même si je devais jouer selon ses règles.  J'aurais dû m'y prendre autrement, et plus tôt.  Ça aurait été bien mieux pour lui, pour moi et pour tous les gens autour.

2013 et 2014 ont été les pires années de ma vie.  Je suis devenue une larve sans but, sans intérêt, sans passion, sans activité, sans énergie, sans émotion, avec trop d'émotions, avec trop de vide, avec trop de noir.  J'étais morte et je voulais mourir encore plus.  Je me souviens de journées passées à m'isoler dans mon espace, à dormir, à me traîner de mon lit à mon ordi, à scroller des pages remplies de futilités, à ne manger qu'une pomme, à ne pas sortir, à ne pas me laver, à ne pas avoir envie, à juste me demander ce que je crissais là, si ça allait se terminer un jour.  Est venue aussi la peine d'amour.  La sécheresse et la douleur se disputaient la place en moi.  J'ai arrêté de lire et d'écrire.  Tous les événements sensés être joyeux, tout ce qui arrivait autour de moi à ceux que j'aimais, tout ça a filé dans un épais brouillard pour moi.  Je n'ai pas pu participer, je n'ai pas pu être contente pour qui que ce soit, je n'ai pas pu arrêter de pleurer, je n'ai pas pu arrêter de fermer les yeux, je n'ai pu rien voir de beau, pas d'éclat, pas de bonheur.

Je me souviens de la fin de semaine durant laquelle j'ai accompagné mes parents chez mon frère et ma belle-soeur pour aider à préparer la chambre de leur premier enfant.  C'était en mars, Marie-Ève était enceinte d'environ 7 mois.  C'est moi qui avais voulu donner un coup de main, je ne travaillais pas et je voulais participer aux préparatifs pour l'arrivée de mon neveu.  Tout ce que j'ai réussi à faire ces jours-là, c'est de tenir Max le boxer près de moi pour qu'il ne soit pas trop dans les jambes sur le «chantier».  On est restés collés toute la fin de semaine.  Je n'ai fait que ça, et dormir et pleurer.  Je me souviens, et j'en ai honte.  J'aurais voulu aider.  Profiter de ce temps en famille.  Je n'étais même pas foutue de me lever pour souper avec eux.  Un moment me revient régulièrement en tête quand je pense à cette période-là : je revois la grande fenêtre de la chambre d'amis dans laquelle j'étais, étendue sur le lit, la bouche entrouverte, les yeux grand ouverts, les larmes coulant sans arrêt.  Tout était bleu autour de moi, un bleu froid, j'avais froid, et une grande lumière blanche transperçait la vitre.  C'était l'après-midi, il faisait tempête, nous avions dû retarder notre retour à Québec d'un jour, et moi j'étais figée sur mon flanc gauche.  Je n'ai jamais ressenti pareille douleur.  Il n'y avait rien que je pouvais faire pour la faire disparaître.  Une douleur qui stagne tout autour, qui efface tout autour.  Je n'étais consciente que de ma peine, j'avais le souffle coupé, le temps n'existait plus, ou existait trop, c'était interminable.  Je me demandais si j'allais pouvoir me lever et passer à autre chose, juste pouvoir oublier ne serait-ce qu'une seconde que j'étais broyée en dedans, pouvoir faire un pas, crier, quelque chose...  À ce moment-là, je ne pouvais même plus m'endormir.  Je comptais beaucoup sur le sommeil pour geler ma douleur dans ce temps-là.  Et à cet instant précis, je n'y parvenais même pas.  Mourir, juste là.  J'aurais tellement voulu.  J'ai pensé à ce que j'aurais pu utiliser qui se trouvait dans la penderie.  J'ai vraiment pensé à ce que j'aurais pu faire.  Mais mes parents étaient à côté.  Mon frère était à côté.  Ma belle-soeur aussi.  Elle allait donner naissance à leur premier enfant.  J'ai appelé ma mère.  Elle est venue me voir.  Je pleurais encore, je lui ai dit que je ne pouvais pas dormir.  Elle semblait désemparée, elle ne devait plus savoir quoi me dire, avec toutes les paroles qu'elle m'avait déjà soufflées depuis le début de la fin de semaine.  Pénible est un mot qui me revient en tête quand je repense à ça.  Intolérable, aussi.  Rien n'était plus pénible que lorsqu'il ne se passait rien.  Je me sentais très mal vis-à-vis mon frère et ma belle-soeur.  Je me disais que j'avais gâché ces beaux moments, j'avais rendu lourde l'atmosphère, alors que tout aurait dû être légèreté et fébrilité.  Je m'en suis voulu d'avoir failli à ma tâche, celle de la future tante venue aider à bricoler pour la chambre du petit qui s'en venait.

Sinon, j'ai fini par émerger après un peu plus de 2 ans de longueurs et d'efforts.  J'ai fait partie d'un groupe de thérapie d'expression par l'art brut qui m'a beaucoup aidée.  Je me suis remise à sortir de ma cabane.  Voir des gens.  J'ai fini par suivre un programme d'aide à l'emploi pour réintégrer le monde du travail.  Je me suis trouvé une nouvelle «vocation», celle du toilettage pour animaux.  Je suis employée au Salon Canin depuis environ 14 mois maintenant.  J'ignore combien de temps je vais m'y plaire.  Ça m'a pris beaucoup de temps à me réajuster à avoir un horaire, des responsabilités, des obligations.  J'ai échoué à quelques reprises.  Je semble avoir un peu plus le dessus maintenant.  Après avoir bénéficié de l'aide sociale pendant presque 2 ans, je me rebâtis tranquillement un budget.  C'est fou tout ce que j'ai dû couper de mes habitudes de consommation durant cette période : j'ai cessé d'acheter des vêtements et des trucs en solde; j'ai décidé que du revitalisant, c'était vraiment du luxe; je me suis mise à être moins difficile sur les marques de bouffe et de produits nettoyants; j'ai réduit considérablement mes sorties et mes activités culturelles (ok, je n'en avais pas envie alors pour un bout ça n'a pas été difficile de le faire.  Mais quand on est sensé retrouver la joie de vivre, ça n'aide pas beaucoup, de ne pas avoir de cash jamais ever); j'ai arrêté d'aller au restaurant presque complètement (ceux qui me connaissent savent ce que ça représente pour moi)...  Encore aujourd'hui, j'ai gardé des tendances d'économe développées durant cette période, ce qui a quand même du bon.

Je me suis fait de nouveaux amis.  Je n'ai rencontré personne, romantiquement parlant, ni même eu de crush, vraiment, depuis ma dernière rupture...  Ça fait longtemps, ça commence à être triste.  Je suis un peu bloquée à ce niveau-là, je pense.  J'ai 3 chats maintenant.  Ma p'tite dernière, je l'ai adoptée du refuge ACSA, où ça fait trop longtemps que je ne suis pas allée bénévoler.  J'ai moins de temps avec mon travail, et je prends moins le temps aussi, je dois avouer.  J'ai encore des jours de larvitude, durant lesquels je ne veux pas sortir de chez moi ni voir personne.  Je me bats encore contre mes tendances à creuser ma peau.  Je bois trop de liqueur, je prends des médicaments à tous les jours mais des fois je ne suis pas assidue et c'est moi qui écope.  Je suis abonnée aux maux de tête, gracieuseté de certains de mes médicaments.  J'ai maigri et réengraissé.  Je n'aime pas mon corps ces mois-ci.  Je pense que je vais laisser pousser mes cheveux un peu.  C'est l'automne et j'adore ça, il fait si beau.  Je ne marche ni ne bouge assez.  Je procrastine.  Le recueil Une fille louche est sorti à la fin d'août et j'en suis bien contente.  J'ai encore moins voyagé qu'avant, il me semble, ce qui est aussi déplorable.

Je trouve ça dur d'encore trouver ça dur, des fois, de me lever et de vivre.  Mais ça se passe mieux.  Mes problèmes et mes difficultés sont assez communs, rejoignent plein de gens.  Comment ça se fait?  Louis CK a dit : «Everything is amazing and nobody is happy».  C'est foutument trop vrai.










mardi 11 octobre 2016





J'aime...

  • jouer à Klask!  Éclats de rires garantis et possibilités de jeux de mots à l'infini;
  • ne rien faire.  Ce que d'autres appellent «perdre son temps» (j'avoue que j'ai parfois l'impression que c'est le cas, et des fois je m'en sens coupable, mais la plupart du temps, je m'assume);
  • jouer à Mahjong.  Ma cousine Noémie et moi le faisions quand nous étions plus petites, et ma mère est une machine à ce jeu;
  • réécouter toutes les capsules du «Gars qui magasine» des Albums du peuple de François Pérusse, qui est tout simplement un génie!
  • Please Like Me, télésérie australienne suggérée par mon amie Anne-Marie, celle qui a des goûts géniaux.  C'est bourré de malaises hilarants et de personnages disjonctés.  Je suis accro, vraiment!



Je n'aime pas...

  • vider les glandes anales d'un chien.  Ewww...
  • les gens qui ne croient pas à l'Holocauste.  Vraiment là?  Ça vous prend quoi de plus comme preuves?
  • les confusions administratives.  WTF do you want from me, Revenu Québec?
  • acheter des piles.  C'est donc ben plate, dépenser de l'argent pour ce genre de choses!  Ça me rend triste;
  • les bris techniques et/ou électroniques;
  • avoir le cafard en revenant du cinéma.  Ça m'arrive souvent, peu importe le type de film.  Je ne sais pas pourquoi.  Peut-être que c'est la trop grande quantité de liqueur et de popcorn ingérée...





mercredi 28 septembre 2016





J'aime...

  • retourner me coucher.  C'est si douillet se reglisser sous les couvertures;
  • recevoir des messages d'inconnus qui m'écrivent pour me dire qu'ils ont aimé mon livre;
  • regarder 2 de mes chats, Ignacio et Peggy Sue, se faire des mamours;
  • Prague, de Maude Veilleux, paru chez Hamac.  Tellement bon, bien écrit.  L'auteure parle de beaucoup de trucs que j'aurais aimé pouvoir exprimer de cette façon-là;
  • l'Examen Final, quiz hebdomadaire qui se passe à La Revanche.  Pas que je sois particulièrement bonne, mais c'est toujours plaisant et c'est souvent suivi d'une game d'un jeu de société quelconque puis d'un (ou plusieurs) verre(s) au Deux22 ou plus récemment au MacFly tout en se divertissant aux arcades;
  • le trajet en autobus pour me rendre au travail est plutôt long, mais ça me permet de lire beaucoup.  J'en profite en masse;
  • le film The Place Beyond the Pines (2012).  En particulier la performance de Bradley Cooper;
  • les M&M's au beurre d'arachide.  Ce sont les meilleurs!
  • Iris Apfel.  Cette dame!



Je n'aime pas...

  • quand les clients du salon de toilettage nous demandent que leur pitou ou leur minou soit prêt pour une heure spécifique, genre midi ou 13h, mais viennent le chercher vers 16h15 ou 10 minutes avant la fermeture.  C'est parce qu'on a rushé pour respecter votre demande, hen!
  • faire une entrevue télé.  Je suis nuuuuuuuuulle.  Peut-être que ça s'apprend ou que ça se perfectionne;
  • le wasabi;
  • me faire des lunchs pour aller travailler;
  • l'état de l'entrée et de l'escalier de mon bloc.  C'est couvert de mégots de cigarettes, donc ça empeste, et je trouve à l'occasion des emballages de barres de chocolat.  Je suis même déjà tombée sur un Mr. Freeze seulement à moitié terminé!  Quel gaspillage (oui, j'ai avisé le propriétaire, oui, je me suis plaint à quelques reprises...);
  • les livres en trop accumulées au cours des derniers mois;
  • mes voisins d'en bas, qui ne savent pas élever leur pauvre chienne et qui n'ont aucun contrôle sur elle (quelle bonne idée d'avoir un berger allemand dans un petit appartement et de ne lui faire faire que très peu d'exercice);
  • le manque d'initiative (de ma part ou des autres);
  • l'incohérence (la  mienne ou celle des autres).






jeudi 8 septembre 2016




Je suis très très très contente du chemin qu'a parcouru le livre Une fille louche jusqu'à maintenant, et ça ne fait même pas 1 mois qu'il est disponible en librairie!  Je vais bragger un peu et partager avec vous certaines données :




Merci beaucoup à Éric Simard, Marie-Michèle Rheault et toute l'équipe des éditions du Septentrion et de Hamac, ainsi qu'à tous ceux qui sont venus au lancement et tous ceux qui parlent/ont parlé du livre dans leur entourage et/ou réseaux sociaux.  Oh, et aussi à ceux qui l'ont acheté (t'sais)!


Photo de la couverture : © Joanne Laliberté


lundi 22 août 2016






Ce blog est FINALEMENT devenu un livre (ça n'aura pris qu'environ 4 ans) !  Le recueil Une fille louche sera disponible en librairie dès DEMAIN, le mardi 23 août.  Courez (ou marchez, y'a pas de presse) vous procurer votre exemplaire dès l'ouverture (ou plus tard, sérieux c'est pas une urgence, ne vous faites pas mal en y allant) !  Il rassemble les meilleurs textes (selon moi et l'avis de précieux conseillers, Marie-Michèle et Éric, mes ancienne et actuel directeurs littéraires) écrits entre 2006 et 2015.  J'espère que la sélection, les quelques retouches et le résultat final vous plairont!

Si vous voulez me faire plaisir, achetez-le dans une librairie indépendante (trouvez la plus près de chez vous en consultant la liste ici) ou en ligne sur leslibraires.ca.

Si vous voulez me faire doublement plaisir, allez chercher votre copie à la Librairie Vaugeois, à Québec, mon ancien lieu de travail!

Et si vous voulez me faire triplement plaisir, venez me voir lors du lancement officiel qui se tiendra à la Librairie Vaugeois (oui, la même) le mercredi 31 août à compter de 17h pour un petit 5 à 7 convivial.  Vous pourrez en profiter pour acheter le livre (si ce n'est pas déjà fait) et il me fera plaisir de vous le dédicacer (vous pouvez aussi apporter le vôtre si vous voulez que je vous le signe)!

On se voit la semaine prochaine!






samedi 30 juillet 2016




Samedi soir dernier, ma soeur et moi sommes allées voir The Secret Life of Pets au cinéma.  Nous avons beaucoup aimé.  C'est drôle et divertissant, ce qui tombait à point parce que j'avais bien besoin de rire.  L'animation est brillamment développée.  J'ai surtout noté et apprécié le souci du détail des mouvements des personnages.  Les artistes derrière tout ce travail semblent avoir vraiment bien étudié les gestes des animaux, comme par exemple quand Chloe la chatte joue avec une petite souris en plastique, et ceux des humains reproduits par les animaux, comme on peut le voir quand le caniche royal Leonard trashe et se brasse la moumoute tel un véritable métalleux.


McDonald's a offert comme jouet accompagnant le Joyeux Festin des petits toutous de 10 des personnages les plus importants du film : Max, Duke, Gidget, Chloe, Mel, Norman, Sweetpea, Buddy, Pops et Snowball.  J'avais déjà Chloe avant de visionner le film.  J'ai toujours adoré les toutous, petits et gros, réalistes ou farfelus, et plus jeune je collectionnais les Beanie Babies alors ce n'était pas très surprenant que je veule tous les avoir.  Ce samedi-là, ma soeur a été assez gentille pour me traîner à 5 McDo différents afin de ramasser le plus de peluches possible.  À la fin, j'en avais 6 en ma possession.


Comme je le disais il n'y a pas si longtemps, je passe dernièrement la plupart de mes moments libres et journées de congé à l'intérieur, à annuler mes sorties, à ne pas vouloir parler et à perdre mon temps.  Alors que j'examinais mes nouveaux amis, je me suis dit que je partirais le lendemain à la recherche des 4 Pets manquants.  J'avais alors une mission qui me donnait une raison de me déplacer et d'affronter le monde.  Je me suis donc fait un itinéraire de succursales mcdonaldiennes et je suis partie.

Cet après-midi-là, j'ai visité 5 autres McDo.  Toute seule, en autobus et à pied.  J'ai marché au soleil, j'ai poursuivi ma quête très bébé et quétaine pendant 3 ou 4 heures.  Quelle autre perte de temps, vous direz-vous peut-être.  Je semble peut-être inconsciente de l'insignifiance d'un tel projet, mais rassurez-vous, je suis au courant.  Je dois dire par contre que si ce n'avait été de ces bestioles, je serais restée chez moi à penser, à dormir et à regarder des trucs futiles sur Internet.  J'ai finalement trouvé 2 autres toutous cette journée-là.  J'ai maintenant le set complet.  Mes recherches m'ont entre autres amenée à faire plein de détours, dont une LONGUE MARCHE sur de L'Ormière parce que je m'étais trompée de parcours d'autobus et d'arrêt.  Ma soeur a continué de participer en vérifiant à chaque restaurant qu'elle croisait sur sa route.  C'est elle qui a mis la main sur mon avant-dernier toutou, Mel le pug.

Il y a donc une dizaine de guedis inutiles de plus dans mon espace.  Je me suis traitée de folle à quelques reprises durant mes expéditions, questionnant le but de cette récolte et en pensant aussi au temps et à l'argent investis (bon, on s'entend que chaque bonhomme a coûté 2,50$, mais quand même).  Ils deviendront peut-être rapidement des ramasse-poussière, peut-être que je les donnerai dans quelques mois/années.  Finalement, je m'en fous un peu.  Je me suis amusée.

Il ne me reste plus qu'à tenter fort de résister à l'envie de me procurer les peluches des mêmes personnages que Ty a sorties...  Misère!









lundi 18 juillet 2016







La nuit dernière, j'ai rêvé que j'étais à nouveau au secondaire et qu'à cause d'un congé dû à une tempête dont nous avions bénéficié quelques semaines plus tôt, nous devions débuter une journée de cours à une heure impossible, au petit matin, vers les 4h, pour reprendre le temps perdu.  Mon réveil a sonné à 1h30 et je n'étais plus certaine de l'heure à laquelle je devais me pointer à l'école.  En larmes, j'ai couru en bas pour réveiller mes parents.  J'étais désespérée et je ne voulais plus y aller, je pensais même à laisser tomber mes études.  Mon père essayait de me rassurer.  Je braillais comme une enfant qui ne veut pas manger ce qu'il y a dans son assiette, comme une petite fille qui doit aller au lit.  C'était la fin du monde, la catastrophe sans nom, la tragédie d'une vie.  Dans toute cette commotion, j'avais réussi à réveiller mon frère et sa femme qui, pour une raison obscure, dormaient dans le salon, et ma soeur, qui en descendant a raccroché le téléphone qui n'avait sonné qu'un coup.  J'étais frustrée parce que je me disais que ce devait être mon amie Marie-Claude qui m'appelait pour savoir quand est-ce qu'elle pouvait me rejoindre pour qu'on parte ensemble.  Je chignais à l'idée de la rappeler, et je ne l'ai pas fait.  Le rêve était fini.  J'ai ouvert les yeux en soupirant et en faisant la grimace, certaine d'avoir à me préparer pour vrai.  

Ce qui m'est resté après m'être réveillée c'est à quel point je ne voulais VRAI-MENT PAS aller à l'école.  C'était tellement trop me demander.  Comme une obligation de plus, un devoir à accomplir, un engagement pris à reculons.  

Je suis très mélodramatique, moi, autant dans le réel que dans les songes.




lundi 4 juillet 2016






Je ne veux plus sortir de chez moi.
What's up with that?

Je repousse mes obligations.
What's up with that?

Je choisis le plus facile.
J'opte pour le moins demandant.
Je ne bouge pas.  Pas tant que ça.  Pas assez.
What's up with that?

Je m'isole.
What's up with that?

Je n'ai pas envie de sortir.
Pas envie de rien faire.  Je ne fais rien.  Pas grand-chose.
Je n'amuse même pas mes chats.
What's up with that?

Mon sommeil est merdique.
What's up with that?





samedi 2 juillet 2016







J'ai une voix de flèche qui siffle au vent, qui siffle.   
J'ai une discorde au bout des doigts.  
J'entends l'appât, je le vois grand.  
Je m'y dirige, je ne sens plus rien d'autre 
           que le vent qui fait siffler ma voix.













dimanche 12 juin 2016





Le jeudi 14 avril dernier, j'ai travaillé mes trois dernières heures à la librairie Vaugeois.  J'ai décidé de me concentrer sur les animaux.  Faire les deux était déjà fatigant, et étant donné que l'été est la saison la plus achalandée au Salon Canin (comme dans la plupart des salons de toilettage, en fait), j'ai choisi de garder mes énergies pour cette nouvelle occupation.  Il s'agit de mon premier départ «volontaire» de la librairie, mes autres pauses ayant été causées par la maladie.  Ça fait bizarre...

C'est mon ami Pierre-Luc qui m'a d'abord proposé de le remplacer comme libraire le temps de son trip dans l'Ouest canadien et américain.  Je me suis dit «Pourquoi pas?», j'ai rencontré Marie-Hélène Vaugeois, la co-propriétaire, et après ce qui demeure l'entrevue la moins formelle de toute ma vie, j'ai été engagée.

J'y ai débuté en mai 2007.  Je suis arrivée en même temps que la technologie, c'est-à-dire le système qui traite tout dans la librairie, de l'inventaire à la caisse.  En même temps que le livre Le Secret de Rhonda Byrne, aussi.  Environ un mois avant que je m'inscrive sur Facebook.  La session hiver-printemps à l'université venait de se terminer.  J'avais un bagage plutôt classique, j'étais à la fin de mon baccalauréat en littérature (que je n'ai toujours pas complété) et je n'étais absolument pas à l'affût des nouveautés, des auteurs préférés, des genres de prédilection...  La littérature québécoise contemporaine, la bande dessinée et tout ce qui se faisait en jeunesse m'était tout à fait inconnus, de même que la science-fiction, le fantasy et ce qui se trouve sous l'étiquette «essai»...  Bref, l'univers et le fonctionnement d'une librairie m'étaient étrangers.  J'avais toujours été une fidèle usagère des bibliothèques.  J'irais même jusqu'à dire qu'avant de débarquer chez Vaugeois, je ne saisissais pas vraiment l'utilité ni le besoin ou l'envie de posséder un livre, une histoire qu'on ne lirait probablement qu'une seule fois.  Je partais de loin.  Mais j'étais très ouverte et je tenais à vivre cette expérience.

Mon ami était là les premiers jours et je crois que ça a beaucoup facilité mon insertion dans le domaine et dans cet environnement en particulier.  J'ai vite apprécié - et participé, il me semble? - à la douce ambiance folle qui régnait dans la place.  On m'a présenté mes collègues, le personnel des boutiques d'à côté, (feu) le Paillasson et la Papetruc, l'équipe des éditions du Septentrion, dont les bureaux étaient à l'époque situés à l'étage et avec lesquels j'allais partager mes dîners.  Je me suis tout de suite bien entendu avec tout le monde.  Certains sont même devenus des amis avec le temps.  Avec eux, j'ai vite découvert qu'on pouvait travailler et s'éclater en même temps.  Vraiment s'amuser.  Ça ne m'était jamais arrivé avant.

Je me suis aussi vite dit qu'il y avait des chances que je puisse faire ce métier toute ma vie.  Que je pourrais en avoir envie.  Je ne me disais pas que je le ferais, juste que c'était possible.  Cette pensée-là me réjouissait.  Enfin quelque chose que j'aimais faire, qui me permettait de survivre financièrement et qui ne m'était pas lourd.  Je ne savais pas ce que je voulais faire.  Mais ça, travailler dans une librairie, ça me tentait, et je pouvais le faire.

Je n'ai jamais été très bonne vendeuse.  Je réussissais davantage à démontrer mon enthousiasme pour un ouvrage à l'écrit plutôt qu'à l'oral.  Si on me demandait quelque chose de bon à lire, mon esprit se vidait plus souvent qu'autrement.  J'avais un blanc.  Je ne savais plus ce que j'avais aimé.  J'ai eu beau observer Marie-Hélène et les autres suggérer des livres, raconter et expliquer en quoi ça leur a plu, j'ai toujours senti que je ne réussissais pas tant à transmettre la bonne vibe du livre. Même en tentant de résumer l'action, je m'enfargeais dans mes mots.  J'étais meilleure à d'autres tâches, je pense.  J'aimais traiter les commandes, faire des vitrines, voir les nouveautés arriver...  Et non, je ne trippe pas particulièrement sur l'odeur des livres, moi.

Je ne sais pas si je suis devenue une vraie de vraie libraire.  Pendant 6 ans, j'ai adoré ça.  Puis, en 2013, ma passion s'est un peu effritée.  Plusieurs aspects de la job se sont mis à me peser, pour plusieurs raisons.  Je suis tombée malade, je me suis mise à remettre en question mon avenir en librairie.  J'avais perdu la vocation.  Tout est devenu trop, et j'ai pris une pause qui devait à l'origine durer 6 mois.  Finalement, je n'y suis retournée qu'après environ 20 mois et seulement à temps partiel.   Marie-Hélène m'a rendu service en me permettant de faire quelques heures par semaine à la librairie, ce qui m'a beaucoup aidée à me refaire la main sur le marché du travail.

J'ai emmagasiné un nombre impressionnant d'anecdotes savoureuses là-bas.  J'ai appris plein de choses, découvert des talents, développé des passions, partagé des expériences, j'ai ri, mais RI!  J'ai rencontré un tas de gens fascinants.  Des idiots, aussi (t'sais, le service à la clientèle, des fois...).  Je me souviens de toute la poussière, de toutes les boîtes, des milliers de discussions entamées, de cette dame, une des premiers clients que j'ai servis et qui cherchais le livre d'Anthony Hopkins (!), du facteur beaucoup trop hot pour la vie, d'une poignée de fidèles qui venaient régulièrement faire leur tour, des livreurs sympas, des représentants et des fous rires partagés avec eux, des bijoux de lecture qu'ils nous ont annoncés ainsi que des horreurs à prévoir, des coups hilarants aussi (la palme revient, je crois, à Nathalie lorsqu'elle nous a présenté le livre de Jacques Salomé, L'effet source, à propos des femmes fontaine...), des rencontres entre les éditeurs et les libraires et aussi avec des auteurs (Patrick Senécal super funny, François Blais tellement gêné), des lancements tenus à la librairie, des nombreux problèmes techniques... Je garde en tête les nombreuses histoires de voyage et potins de toutes sortes racontés par Mme Vaugeois, de la gentillesse, disponibilité et dévouement de Huguette, de la folie, la passion et l'amitié de Marie-Hélène, des jasettes au soleil avec Marie-Claude, des moments passés en haut avec Sophie, Marie-Michèle, Gilles, Éric, Pierre-Louis et Carole, des passages de M. Vaugeois qui avait toujours un bon mot pour nous, des boîtes de retour que Gaël remplissait à la perfection.  J'ai eu la chance aussi de voir un peu Hélène et Julien en action, deux bons vendeurs passionnés.

Je me rappelle aussi que mes employeures ont été les plus flexibles et ouvertes que j'ai jamais connues, et j'en suis très reconnaissante.  Mère et fille Vaugeois, vous avez toujours été très compréhensives face à mes problèmes de santé et je vous en remercie.  Avec vous deux, ça a toujours été facile de négocier mes vacances et mes congés (en fait, j'appelle même pas ça de la négociation, et tant mieux pour moi parce que je suis nulle là-dedans).  Vous m'avez à peine ou pas du tout renoté mes retards.  Vous avez laissé passer plusieurs erreurs, plusieurs crises, plusieurs épisodes de mauvaises humeurs (et/ou  humeurs malades).  Vous avez toujours pris de mes nouvelles.  Durant ma dernière convalescence, Mme Vaugeois m'accueillait toujours avec une bise et me serrait fort lors de mes quelques visites à la librairie.  Je me suis parfois sentie faire un peu partie de la famille.  Merci.

Quand je suis arrivée à la librairie le jeudi 14 avril dernier, je ne réalisais pas vraiment que c'était la dernière fois que j'y travaillerais.  Ce n'est qu'un peu avant 21h, juste avant de fermer les lumières et de compter la caisse, que les larmes sont montées à mes yeux.  Ma gorge s'est serrée.  J'ai espéré fort qu'aucun client tardif n'entrerait, même si ce n'est pas bon pour la business souhaiter des affaires de même.  J'ai écrit à Marie-Hélène pour lui laisser savoir que là, j'étais émue, toute seule dans la place, dans le noir, entourée de livres et étouffée par mes souvenirs.  Cette Marie-Hélène-là, je ne l'appelle plus ma boss, je l'appelle mon amie.  J'ai eu du fun à travailler avec elle, elle m'a montré plein d'affaires et m'a fait (re)plonger dans les mondes de la bd et de la littérature jeunesse.  On a ri ensemble, passé plusieurs soirées arrosées ensemble, chialé ensemble, on s'est confié des trucs et maintenant on joue à une soirée hebdomadaire de quiz.

Je me surprends à penser, me dire, ressentir, savoir que je ne suis plus celle que j'étais quand j'ai mis les pieds dans cette librairie la première fois.  Ou alors c'est que j'ai changé?  On change?  Une chose est sûre : mon goût pour la lecture s'est transformé, a décuplé, et ça je le dois aux Vaugeois, à leur librairie, leurs employés et leur clients.








mercredi 18 mai 2016



Il y a un an aujourd'hui, ma grand-mère maternelle nous a quittés.  Je pense beaucoup à elle.  Tous les membres de notre famille pensent à elle.  J'ai envie de partager avec vous le texte écrit par mon oncle Anthony et moi et lu lors de ses funérailles par mon oncle Alain, ma tante Catherine, mon cousin François et moi-même.



Hommage à Olive Katryn Gagnon (née Young), 1922-2015


Nous sommes réunis pour rendre hommage à Katryn, notre mère, votre Granny et l’épouse de feu notre père, Maurice, qu’elle a suivi, laissant derrière elle l’Angleterre de 1946, un pays dévasté et en reconstruction.
Ses souvenirs, pour le peu qu’il lui en restait, et son histoire jusqu’en 1945 la chagrinait et parfois la tourmentait quand nous cherchions à savoir. En effet, l’impact d’une bombe lui fit perdre la mémoire.

À la fin de l’adolescence, cette orpheline de père et de mère fut happée par la guerre.  À 18 ans, un âge d’insouciance et de plaisirs pour une jeune femme, elle joignit l’armée pour participer à l’effort de guerre. Elle connut bien des atrocités, notamment avec les bombes qui tombaient régulièrement  dans les endroits où elle vécut, Brighton en particulier. Elle se rappellera toutefois de son prétendant australien, mais surtout chérira la rencontre de son Maurice ainsi que la décision de venir s’établir avec lui au Canada.

Maman, notre Granny bien aimée, nous laisse bien des leçons. Elle fut un exemple de courage et de résilience. Elle a tout laissé derrière elle, affronté les incertitudes de la vie, les multiples déménagements et les épreuves qui accompagnent la maternité, particulièrement avec l’éloignement, l’isolement ainsi que les absences d’un époux souvent parti pour des raisons professionnelles. Il faut se replacer à Seneterre par exemple dans les années 50. Pas de téléphone cellulaire ou d’Internet pour garder le contact avec un mari parti résoudre un déraillement sur la voie ferrée. Elle a surmonté ces défis dans un milieu où elle ne maîtrisait pas la langue. Elle accepta tout mais en s’assurant  de protéger ses enfants et de les combler d’amour.

La famille fut son obsession. Chaleureuse et aimante, nous nous rappellerons tous son regard de bonheur devant les personnes que nous choisissions pour compagnon ou compagne. Elle a réinventé la façon d’être une belle-mère, devenant l’amie et confidente de nos conjoints. Et que dire de cette étincelle dans ses yeux quand elle tenait l’un de nos enfants. Tendre maman, tendre Granny, la chaleur de tes bras, ce regard rempli d’amour et toutes les petites attentions, les messages pour nous rassurer ou nous guider nous manqueront par-dessus tout.

Sa maison était grande et accueillante comme son grand cœur. Nos familles s’y rassemblaient régulièrement pour la baignade, un barbecue ou une soirée devant le feu. Nous y avons tous festoyé. Pour beaucoup d’entre nous, nous n’avions pas besoin de chercher d’autres activités pour le weekend. Nous nous présentions sans prévenir, certains du plaisir de se retrouver en famille autour d’une mère chaleureuse. Son solarium en aura connu des soirées de meurtres et mystères, des anniversaires et des moments festifs!

Chacun se rappelle des Noëls chez Granny, un incontournable plaisir pendant plus de 40 ans, avec  ses plaisirs partagés, les petites attentions, les cadeaux choisis pour chacun ou parfois les mêmes pour éviter de blesser l’un ou l’autre. Ses repas et buffets étaient tous mémorables. Elle les préparait des mois à l’avance avec la complicité de ses enfants : dinde, steak and kidney pie, petits gâteaux glacés multicolores, biscuits aux brisures de chocolat, London fruit bars, gâteaux aux fruits et tarte au mincemeat. Certains d’entre nous se rappelleront des dortoirs mémorables où nous nous cordions comme des sardines au sous-sol. Il fallait la voir toute heureuse de nous recevoir et d’accueillir le «vrai» Père Noël au grand émerveillement des jeunes et, avouons-le, nous, les adultes. Mais où était donc l’oncle Alain à ce moment?

Sa descendance est riche de 8 enfants, 19 petits-enfants et 19 arrière-petits-enfants (21 en incluant ceux déjà en route).


ÉCOUTONS LES PAROLES ÉCRITES PAR L’UNE DE SES PETITES-FILLES :

Granny, tu demeureras toujours la femme la plus intrigante, la plus fascinante et la plus remarquable que j'aie connue et ce, avant même de savoir ce que ces trois mots signifiaient vraiment.  L'impression forte d'avoir quelqu'un de spécial dans ma vie m'habitait déjà lorsque j'étais petite. 

Merci d'avoir, avec Maurice, fondé une famille aussi extraordinaire que la nôtre.  Ton ouverture d'esprit et ton intérêt pour tout et pour chacun de ses membres ont suivi les années et les époques et nous ont fait sentir importants.  Tu t'informais de tout le monde et te rappelais des noms et des détails sans difficulté.  Ces liens qui nous unissent tous sont une grande fierté.  Pour moi, tu resteras toujours à la tête et la figure rassembleuse de ce merveilleux clan.

Maintenant je sais ce que c'est que d'admirer quelqu'un.  Ta simplicité, ta générosité, ton dévouement et ta débrouillardise - parce que qui peut réellement se vanter d'avoir un mode d'emploi pour élever huit enfants? - t'ont rendue unique.  Merci chère femme, chère mère, chère grand-mère et arrière-grand-mère, pour tout.  Tu as endossé tous ces rôles avec patience et humour.  Parmi mes souvenirs les plus précieux se rangent désormais les moments où j'ai pu te voir sourire et t'entendre rire.

Merci, dear Granny, We love you.


Olive Katryn, notre mère, notre Granny, fut un être d’exception. Elle nous a guidés, aidés et enveloppés d’amour. Elle fut la preuve vivante que la vie vaut la peine d’être vécue malgré les épreuves, la souffrance, dans la simplicité et la richesse, non pas des biens  matériels, mais celle de la famille. Elle nous a enseigné, entre autres, le courage et la résilience.

Maman, Granny, ton départ pour rejoindre Maurice laisse forcément un grand vide dans nos vies. Toutefois, tu nous as marqués à jamais et tu resteras en nous, avec nous, par ton esprit, pour toujours.



(Texte écrit par Anthony Gagnon et Sylvianne Blanchette)



Katryn, notre Granny, le jour de ses 92 ans (© Jean-Yves Blanchette)






samedi 7 mai 2016




Palmarès 59


Le meilleur : Brooklyn et Delvar.


Le pire : Ma dent dont la facette s'est effondrée...


La chanson : L'acteur Kiefer Sutherland a lancé un album intitulé Down In A Hole.  Ce n'est pas trop mon genre, mais sa voix me plaît et fitte parfaitement, et puis j'aime les couplets de cette chanson.



La citation

‘There are men put on this earth to make laws designed to break the spirits of men. There are those put here to have their spirits broken by those put here to break them. Then there are those who are here to break the laws that break the men who break the spirits of other men. I am one of those men.’  
- Steve Toltz