dimanche 27 décembre 2009





Noël + grand-mère à l'hôpital + pluie en hiver = pas bon pour mon moral

Niaiseries entre cousins et cousines + cupcakes + biscuits de Granny = good good good

Ne reste plus qu'à souhaiter bonne fête à la soeur, au père et à Pierre-Luc, voir le frère et son chien Max, trouver qu'un réveillon du jour de l'An, ça n'a vraiment rien d'extra (pour la, genre, dix-huitième fois de mon existence), dormir pendant mes cinq jours de congé ou à peu près, et je devrais atteindre un semblant d'équilibre entre ce qui me fait sourire et ce qui m'embête durant le temps des Fêtes.

Et pour rire de tout ça, il y aura toujours Sketchy Santas.





mercredi 23 décembre 2009





Moi Noël ça me fait pleurer. Et quand il neige, c'est pire. Pas que j'aie toujours détesté les Fêtes, non, et c'est pas que j'aime pas la neige. C'est juste comme ça depuis des années. Dans ma tête, je me fais un substitut pour ces célébrations et je me dis que c'est la fête de l'Hypocrisie. Et là je me trouve bien drôle d'être aussi grave. Alors je saute à mon prochain leurre, et je me dis que c'est la fête des toutous. Ou des chats. Il devait y en avoir dans la crèche, à côté de l'âne et du boeuf...






vendredi 18 décembre 2009





On aurait dit une transformation inadéquate. Une mutation inappropriée. Je ne connaissais rien du corps qui s'offrait à moi pour me servir d'enveloppe. J'allais à tâtons.

Ta tête, j'en ai fait mon naufrage. J'ai coulé, la bouche entrouverte; j'ai absorbé le sel, m'en suis gavée. J'ai laissé l'écume récupérer les débris, tes morceaux. Et je n'y ai plus jamais pensé.












jeudi 17 décembre 2009





«Je me suis dit : Tout ce qu'on a à faire, c'est de substituer une sensation à une autre. Le changement. La vie n'est que changement.»



- Rawi Hage, Le cafard, Alto, p. 351




Merci, M. Hage. Il s'agit d'un remerciement sincère, mais je tiens à dire que ce passage me ravit tout autant que je l'emmerde.





mercredi 16 décembre 2009




J'en ai marre que la majorité l'emporte. À travers l'Histoire, il y a pourtant bien eu des minorités qui ont vaincu. Eh bien c'est ça. Je veux être l'exception qui a raison. Je veux me croire supérieure au point de penser que ce qui est bon pour moi l'est pour les autres, et le leur imposer.

Non.

Pas vraiment.

J'aimerais seulement que l'on considère la marginalité avec autant de crédibilité que la norme. J'aimerais que tous ceux qui sortent du lot soient reconnus et compris. Je souhaite que les mots m'inspirent à nouveau, comme avant. Et que le reste ne me désespère pas trop.






mercredi 9 décembre 2009





Eh bien, la neige s'est pointée. En grandes pompes, ce qui fait que tout le monde s'emballe. Pourtant, il faisait si doux, ces dernières semaines. Je me plaisais bien dans ce que j'appelais un printemps automnal (ou un automne printanier, c'est selon). L'insouciance provoquée par l'absence de gel tangible me convenait. J'aimais m'envelopper sans avoir à craindre le ciel. Je m'y ferai, à autant de blanc. Comme à chaque fois.

Dans la cuisine, sur la table, il y a une citrouille qui refuse de mourir. Ou qui a oublié de se décomposer. Je la garde avec moi. Elle deviendra la première citrouille de Noël. Je la saupoudrai d'aiguilles de sapin et lui apprendrai des cantiques. Je ne risque pas de m'en lasser; elle ne peut pas chanter, de toute façon. Peut-être me redonnera-t-elle le goût des Fêtes.

Je fais à nouveau des rêves de grande teneur. Après lesquels je dois récapituler ma vie, départir les images des faits. La nuit on me veut toujours plus que durant le jour. J'aimerais bien qu'on me remarque. Plus. Comme ça.

Je passe beaucoup de temps là-bas. Là où il fait toujours un peu froid parce que souvent les fenêtres sont ouvertes pour laisser s'échapper la fumée de leur tabac. Là où il y a deux autres chats. Où on peut entendre de la musique environ 18 heures par jour, de la cuisine ou du salon, de l'ordi ou d'une guitare grattée par l'un des occupants. Cet endroit où souvent la télé présente l'insipide poste V aux émissions dont la médiocrité me fait bien me marrer. Où je peux rester à coucher, emprunter le divan. Où on peut profiter de l'immense cuisine pour danser sur du Ray Charles. La place où tout le monde se rassemble après un show des gars. La place où je peux seulement m'asseoir et ne pas être seule. Ils ne sauront probablement jamais à quel point cet appartement vaut tout pour moi en ce moment.







mercredi 2 décembre 2009



Hier soir, je me suis payé le luxe de retourner voir Matthew Good, mon idole, en spectacle. Cette fois-ci, il était accompagné de musiciens alors que la première fois, il était seul sur scène. C'était à l'occasion de sa tournée acoustique, à l'automne 2007. Cette fois-ci, c'était... c'était bon. Presque comme retrouver quelqu'un qu'on avait pas vu depuis longtemps. Je dis ça, et je nous prête des affinités et une relation qui n'existent pas, à «Mathieu» et moi. Oui, «Mathieu», comme l'a appelé la fan finie d'environ 45 ans qui s'était toute pomponnée pour aller fantasmer sur son chanteur préféré. D'autres ont aussi scandé son nom en français durant le show. Au début, je trouvais ça de très mauvais goût et j'ai eu envie de leur gueuler quelque chose, puis je me suis rappelé que le prénom peut se traduire, comme le faisait ma prof d'espagnol au secondaire pour s'adresser à nous durant la classe, contrairement au nom de famille qui, lui, ne se traduit pas. Mais bref.

Pour revenir à MATTHEW Good, j'ai trouvé qu'il avait vieilli. Et qu'il avait des mimiques de débile en jouant de la guitare électrique. Mais pas trop, et pas souvent, hen. Ça ne lui enlève pas son talent. Je ne peux pas dire qu'il ait beaucoup de charme. Je n'ai pas tout compris ce qu'il disait durant ses interventions, il marmonnait un peu, et n'a pas pu s'empêcher d'émettre des commentaires politiques. Il n'a pas perdu son humour. Il m'a fait rire. M'a encore touchée. On dirait que j'avais envie de le protéger, et de tout lui répéter ce que les gens lui criaient depuis la foule tassée, au cas où il n'aurait pas saisi le propos. J'avais envie de lui pointer la petite dame, encore plus fan finie que l'autre, juste en avant à sa droite, et le pépé qui semblait l'accompagner. J'aurais voulu savoir s'il était aussi surpris par leur présence que moi.

Il portait une petite casquette style vieillot comme l'ami porte souvent. Je m'imaginais le croiser après sa prestation et entamer une conversation digne des meilleurs dialogues des plus beaux romans, un peu à la Marguerite Duras. J'aurais pu lui confier que moi aussi, je m'étais déjà produite sur cette scène, du temps où l'endroit était une galerie d'art. Lui dire que le décor n'était vraiment pas le même. Que la première fois, mon complice et moi avions assassiné deux poissons rouges et avions laissé trois kilos de poudre à bébé sur la rue St-Joseph en nous secouant après coup pour essayer d'enlever le plus gros qui restait collé dans nos cheveux, sur nos vêtements, notre peau. Et j'aurais pu lui dire que j'étais consciente que personne n'avait compris grand-chose à notre performance. Et j'aurais parlé de la deuxième fois, où j'accompagnais le gars que je trouvais le plus drôle au monde et comment j'avais peur de ne pas être à la hauteur. J'aurais pu lui avouer que cette fois-là était la dernière où j'avais fait du semblant de théâtre, et que ça me manque.

Il a joué quelques-unes de mes chansons favorites. Il ne m'a pas regardé, nos regards ne se sont pas croisés, malgré que j'aurais pu lui agripper le genou en tendant la main. Non. M. Good chante les yeux fermés. Ou bien il fixe droit devant. Un point, ou une image dans sa tête. C'est pas grave. Je voulais juste le voir, moi. Et l'entendre. Sa voix, ses mots. Qui me sont si précieux. Je le marierais, cet homme. Même s'il a 38 ans, qu'il est bipolaire (c'est peut-être un plus, dans mon cas...), que je devrai le défendre devant mon père parce qu'il dit «fuck» aux 2 phrases et que je ne comprends pas tout des enjeux dont il parle. Je le marierais, j'irais le rejoindre à Vancouver, m'occuperais de ses chiens, serais gentille avec sa famille.

Je vous laisse avec les paroles de ma chanson préférée sur son dernier cd, Vancouver.


Us Remains Impossible

Come on over, you'll regret it
Drive you nuts if you let it
Breathe in only 'til you get it
The waves go on and on

There's a light up there tonight
That shines a lady all year bright
It's all the same, the you and I
It's over now, I know it's sorry

I know you so you know me
But us remains impossible

Come on over, you'll regret it
Crack you up if you let it
Hang on only 'til you get it
The weight goes on and on

There's a light up there tonight
That shines a lady golden bright
I long to wait for you and I
It's over now, I know it's always

And I know you so you know me
But us remains impossible
And I know you know that I ain't me
So us remains impossible



jeudi 26 novembre 2009

Top 3 des trucs moches (et surutilisés) à dire pour consoler quelqu'un :


  1. C'est la vie.
  2. Le temps arrange bien les choses.
  3. Rien n'arrive pour rien.


Top 3 des pensées automatiques perçues dans le cerveau des gens après avoir reçu l'une ou l'autre (ou les 3 en même temps) de ces phrases frustrantes :


  1. Ah oui, c'est la vie, ça? Elle est nulle, la vie, alors. Fait chier, cette vie.
  2. Temps de PUTE. Il n'a aucune pitié, et prend bien son temps, le temps. (Personnellement, je la dis souvent, celle-là.)
  3. Dans le vif du chagrin, comme ça, là, c'est dur de trouver une raison à tant de souffrance, et d'y croire, et de l'accepter. (Et même après, parfois, on n'en trouve aucune.)


Étant moi-même une de ces filles que l'on doit souvent réconforter, je dois avouer ne pas avoir trouvé la formule magique à réciter aux coeurs blessés. Mais il existe une alternative miracle : l'écoute. Et si l'âme froissée n'a rien à dire, il y a aussi la 2e meilleure solution : la présence. Être là, juste ça. Tout près, ou au bout du fil, ou devant l'écran d'ordi.

mardi 24 novembre 2009




Mes chats ont une mauvaise influence sur moi. Je dors tellement. Le dimanche, jour mortel et ennuyant s'il en est un, je réussis à égaler leurs seize heures quotidiennes réglementaires. Pas étonnant que ma vie ait aucun ou si peu d'éclat.

Paraît que je dois faire des efforts, provoquer des nouvelles rencontres... Je fais tout ça, pourtant. Je ne m'enferme pas chez moi. Ce n'est pas de ma faute si je renonce parce que tout me demande trop d'efforts et que le nouveau monde ne m'accorde pas d'intérêt significatif (En fait, si, je suis à blâmer pour le premier énoncé et j'exagère et/ou suppose bien des choses dans le second). Mais j'imagine que quand même écrire ne me dit plus grand chose, je ne dois pas avoir une tronche bien invitante.

J'ai l'humeur dépressive, qu'il dit. Grande révélation. Vous avez raison de me fuir, alors. Partez tous avant que mon mal ne vous rattrape. J'ai connu des maladies avec lesquelles on s'accommode davantage. La mononucléose, par exemple. M'enfin.

C'est fou ce que je suis d'aucun intérêt, vraiment.







vendredi 13 novembre 2009

Entendu dans la rue :


«Y'en a qui se croient immortels, hen... C'est pour ça que ça existe encore, les guerres.»




Hum. C'est une bien belle théorie ça, madame. Maintenant, que pensez-vous de la crise économique?...

mercredi 11 novembre 2009




Faut comprendre. Cet endroit, je l'exècre. Je veux le renier, ne prendre que ce qui me convient et oublier le reste. Je garde donc quelques personnes, une maison (ou deux ou trois, parce que celles-là m'ont vue grandir aussi), un parc, un pub, un appartement, un café étudiant et des locaux d'une asso étudiante dans une petite petite université, certains chiens et chats, moins de cinq restos, une boutique ou deux pas plus, une piste cyclable, un trajet de marche en pleine ville.

Mais je suis bien obligée d'y retourner et de croiser le reste. Parce qu'il y a des événements et des gens, encore. Seulement, ça fait mal d'y remettre les pieds. Physiquement mal. Et mal en dedans. Y'a un recul automatique qui se fait dans mon corps quand je débarque de l'autobus ou de la voiture. Mes pas ne veulent pas autant que ma tête. Le problème c'est que quand j'y suis, j'ai si peur du reste que je préfère m'enfermer dans la maison. Ne pas dépasser le terrain. Je n'accepte de déchirer ma bulle que pour les éléments énumérés ci-haut, et même encore, à certaines occasions je m'empêche de franchir mon mur transparent.

Parce que ce n'est plus pareil. Et ce ne sera plus jamais la même chose. Et ça me déçoit trop. Toi t'es plus là. Et lui non plus. Elle vit en appart avec un chat qui ne m'aime pas. Et elle, elle a sa petite maison, son fiancé, leur chien, leurs chats et l'enfant qui s'en vient. Et l'autre est repartie, puis le trajet de marche est nul sans elle. Je n'ai plus de repères, quand j'y retourne, et moi je perds tout ce qui se passe autour de moi. Je tourne le dos à ce qui prétend être ce qui a déjà été, et j'en suis consciente. Je n'y peux rien, c'est comme ça. Comme la vie qui va. Foutue vie qui ne nous demande pas notre avis.

Y'a que la maison qui ne change pas, pas vraiment. J'y retrouve ses principaux occupants à chaque fois, et à d'autres y'a quelques membres qui s'ajoutent, parfois à tour de rôle. Ça me va. On n'a pas trop déplacé les trucs laissés dans mon ancienne chambre. Elle me semble inanimée, maintenant. Un peu normal, faut croire. La télé du den est maintenant beaucoup trop grande pour la grosseur de la pièce, selon moi, mais je ne l'écoute pas assez pour m'en plaindre vraiment. Et la terrasse me plaira toujours, sûrement.

En fait, ce qui revient tout le temps quand je vais là-bas, c'est mon mal. Ma nostalgie qui déborde. Je peux pas croire qu'on s'est tous éparpillé comme ça. Fuck les promesses, hen. Parce qu'elles ne se tiennent pas.






mardi 3 novembre 2009





You know, when you get down


to just about everything



and think,



the ONLY


question remaining is :


"Why'd you do it?"



And the truth is,



most of the time,


I don't have an answer for that (question).






samedi 31 octobre 2009







La sentinelle maudite n'est pas là pour me reprendre. Sur ce que je fais, sur ce que je dis. N'est pas là pour me corriger.


Mouha. Ha-ha. Ha.









vendredi 30 octobre 2009

On dirait que je n'ai pas voulu voir octobre. Je n'ai pas voulu voir grand chose, en fait. Refus passif de me brocher à l'extérieur; j'avais les yeux ouverts mais n'enregistrait que dalle.
J'ai passé quatre semaines (ou plus?) dans le coma. J'avançais à l'aveuglette, comme s'il avait fait noir continuellement. Et je piétinais, n'osais rien, avec mes membres comme pris dans de la laine de mouton. C'est joli un mouton. Mais je ne les voyais pas, ne sentais même pas la chaleur qu'ils auraient dû dégager.
Je me suis nourrie du supposé confort de ma propre bulle. Quelle triste supercherie. J'ai oublié la thérapie et tous les moyens. J'ai laissé des pensées me descendre, j'ai retrouvé mes habitudes d'auto-kick boxing. Et j'ai placé l'enjeu de mon bonheur sur les épaules du sucre. À toi de te démener maintenant, petit grain.
Je vais me mettre à espérer beaucoup du bricolage. Me dire que colorier me fera esquiver le drame. Je n'ai jamais vraiment eu besoin des autres pour me raconter des histoires. J'ai toujours été un très bon public. Même à mon âge, j'ai encore un faible pour ces foutaises que j'invente et me répète. Moi aussi je peux être une star. Rendre fous de moi des dizaines de mecs. Ouais, ça va arriver ça, sûrement. Sûrement. Et cette fille que j'imagine, si extraordinaire et si mince et qui maîtrise tout, elle existe oui. Elle existe et c'est moi dans une autre vie. Elle fait tout et si bien, joue des instruments et danse toutes les danses, ne dort pas ou si peu et finit amoureuse de quelqu'un qui ressemble vaguement à Sébastien Ricard.
Je crois que je ferais mieux de croire aux moutons, si réels et pas (encore) en voie d'extinction, eux.

vendredi 23 octobre 2009

C'est comme si j'étais dans un mauvais manège. Ma tête tourne et s'efforce de suivre, mais chaque nouveau vertige me surprend, un à la fois, et je tombe, toute lourde de mon envie de rester en l'air.
Je ne suis pas préparée. J'ai choisi un parcours de niveau trop élevé pour moi. Je ne suis pas prête. Je ne sais plus comment faire; l'ai-je déjà su? Je me recroqueville, ferme les yeux, je retrouve la position foetale, je n'entends plus rien. Ça fait moins mal quand je dors. Et tout est moins dur. Pas plus facile, juste moins dur. Parce qu'on se réveille et on ne veut pas, mais c'est là, les obligations et tout.
Et puis j'ai sept ans quand il est à mes côtés. Je dois réapprendre à me débrouiller. Sinon on va me les enlever, tous ces privilèges d'adulte que j'ai gagnés mais desquels je suis de moins en moins digne. Je ne sais plus nettoyer. Tenir à l'ordre. Me nourrir. Bientôt il faudra qu'on me lave et qu'on me mette mes vêtements, et je baverai et ferai des bulles durant tout le processus. Je redeviendrai enfant, puis après je me métamorphoserai en loque-larve.
Je suis dans un mauvais manège. Qui me brasse et me bouscule, me donne la nausée. Et de voir ce que je suis et où j'en suis me fait vomir.

lundi 19 octobre 2009




Je retrouve enfin mon Éléonore, mon ordinateur adoré, après une attaque soudaine qui a nécessité une transplantation cardiaque ou, si vous préférez, un changement de disque dur. Je risque donc de me laisser aller ici plus souvent. Tant mieux - ou tant pis - pour vous. Tout le plaisir est pour moi. Je le dis sans gêne : ma dépendance envers l'Internet est beaucoup plus forte que celle que je pourrais entretenir (ou que j'ai déjà entretenu, sans doute) vis-à-vis la télévision. Média de merde, si vous voulez mon avis, surtout en ce qui a trait aux bulletins de nouvelles. Mais vous ne m'avez pas demandé mon opinion là-dessus, je ne m'étendrai donc pas trop dans ce sens-là.

Étant donné que je n'arrive presque à être intéressante ce soir, j'abrège ici. Je saurai peut-être être digne de lecture plus tard.

Bon temps, comme dit l'autre, le chat humain.












lundi 5 octobre 2009




Loin de moi cette idée vaine. Je ne suis pas propre. Comment pourrais-je devenir limpide? Je ne cherche aucun état concret. Il vaut mieux miser sur une hybridité désarmante, parce que penser contrôler une constance est un leurre. Le temps est venu de se l'avouer : on ne détient rien. Tout s'échappe.

J'envie la liberté. Elle n'a rien à se prouver.





mardi 29 septembre 2009





Bleh. Je me sens dans un état de végétation intense, ce qui n'empêche en rien, mais plutôt stimule, la haine viscérale que j'entretiens à intermittences pour mon moi-même.
Maudit sois-tu, rhume. Maudits soyez-vous, hommes qui me font perdre mes repères. Et maudit sois-je, femme qui redevient jeune fille de seize ans aux tendances à l'invisibilité irritante et à la niaiserie populaire facile.

Je suis iiiiiiiidiote. Oui. C'est mon nouveau refrain. À apprendre par coeur. Pour une idiote c'est pas si compliqué.
Cet automne sera synonyme de chapeaux. J'en mettrai plein. Les trois ou quatre que je possède. Je développerai cette habitude de toujours couvrir ma tête, de ne jamais la laisser nue. Je n'aurai plus peur. Plus peur de mon idiotie.





dimanche 20 septembre 2009

J'avais oublié que :


  • grimper aux arbres procure un plaisir FOU;
  • le trafic suscite des comportements louches chez bien des gens;
  • je ne voulais pas d'enfants (merci au détestable petit garçon de cinq ans qui a bien voulu me le rappeler ainsi qu'au livre Il faut qu'on parle de Kevin, de Lionel Shriver);
  • être malade sans raison (donc sans alcool) et au mauvais moment se peut;
  • écrire bien, c'est si difficile;
  • avoir seize ans, c'était palpitant la plupart du temps (je pense ici à la série (k) de Sophie Bienvenu qui me tient en haleine comme jamais);
  • tu es beau.


C'est bien, non?

vendredi 11 septembre 2009






Je partage ici une de mes naïves et puériles suppositions : je croyais qu'à mon âge, on ne perdait plus ses amis. Je pensais que, dépassé le cap des 20 ans disons, tous les gens qui vous avaient suivi jusque là continueraient de le faire pour l'éternité. Parce que je me disais qu'avec la maturité, l'expérience et plein de trucs qu'on acquiert avec les années, il n'y avait plus de conflit qui puisse être fatal à un lien d'amitié. Ou d'obstacle, ou d'épreuve. Là pourtant, je perds des amis, je le sens. Ils tombent comme des mouches. Ou comme des choses qui tombent, tout simplement. Et s'évaporent.

Je suis consciente que la vie sépare bien des chemins, que le temps, la disponibilité, la distance et plusieurs autres facteurs peuvent éloigner des individus. Et je connais le principe des amis «de passage». Mais moi je n'efface personne. Et je ne veux pas me répéter que c'était bien plaisant le temps que ça a duré, que maintenant il faut passer à autre chose. Quand on m'ignore ou qu'on me met de côté, je me mets à me traiter de out. Ordinairement, je me fous pas mal d'être in ou non. Ce sont mes amis qui me font lever, c'est à cause d'eux si des fois je suis drôle, grâce à eux que je me fais de nouveaux amis.

Je ne suis pas fâchée contre ceux et celles qui me tournent le dos, volontairement ou pas. Je suis juste déçue. Triste à en pleurer. Mais pas fâchée.









mardi 8 septembre 2009





Tomber peut faire perdre de l'assurance. En fait, tomber engloutit l'assurance. Et je parle de tomber au sens propre. Depuis ma chute en mai, je visualise au moins cent fois par jour que je vais me péter la gueule à quelque part. Quelques marches innocentes. Chaîne de trottoir insignifiante. Monter dans un vulgaire autobus. En descendre. À chaque fois, je me dis que je vais - et je me vois - tomber. Je sens le vide, l'absence de sol pour recueillir mon pied. Je sens ma cheville se tordre. Elles finissent par passer, ces visions. Je n'ai qu'à m'arrêter, fermer les yeux, chasser l'image, rouvrir les yeux, et prendre mon temps. Chacun de mes pas devant un obstacle est calculé. Je m'applique avec soin. Puis j'accélère ma démarche, je reprends ma route.

J'ai déjà connu la discipline. Celle qui me faisait faire des redressements assis, des pompes et une série d'étirements tous les matins, du lundi au vendredi (je me donnais congé la fin de semaine). Celle qui me faisait bannir de mon alimentation toute nourriture communément appelée «cochonnerie», ou presque, et qui ne m'en permettait que très peu souvent (genre aux Fêtes ou aux anniversaires). Celle qui me faisait rendre tous mes devoirs et travaux à temps. Celle qui me faisait laver mes cheveux à tous les jours, pour qu'ils soient plus beaux et plus faciles à coiffer. Celle qui me faisait arriver toujours à l'heure, et même à l'avance, des fois trop. Maintenant je ne me fais plus chier avec tout ça. Je me dis parfois que je devrais peut-être trouver un juste milieu. Je me dis aussi que c'est au tour des autres d'attendre.

Tout à l'heure, l'air avait la même odeur que celle des soirées qui précédaient l'automne et qui entouraient mes rentrées scolaires alors que j'étais au primaire. L'air en avait la même fraîcheur. Mes amies et moi étions toujours dans notre «mode été», et nous profitions de la charge légère de devoirs que nous donnaient nos enseignantes au début de l'année pour jouer dehors jusqu'à la noirceur, ou jusqu'à ce que nos parents nous rapatrient dans nos maisons respectives, parce qu'il y avait quand même classe le lendemain. Il fallait bien que quelqu'un soit sage. L'air sentait celui qui a bercé les petites filles de mon enfance, et qui les a regardées jouer à la cachette ou au chat glacé. Et les feuilles vont tomber bientôt. Ce sera magique.

Les trois paragraphes précédents n'ont aucun lien entre eux, mis à part le fait qu'ils émergent d'idées qui m'ont traversé l'esprit aujourd'hui.













jeudi 3 septembre 2009





C'est une belle leçon d'humilité.
Je ne suis pas irrésistible.


--> Se répéter ces 2 phrases 5 à 10 fois par jour, tout en ingérant les portions quotidiennes recommandées de fruits et de légumes, pourquoi pas.







samedi 29 août 2009

On en revient, vraiment. On en revient, des frayeurs, des déceptions, des coups de foudre, des humiliations, des jours gris, des modes, du cheveu dans sa soupe, de l'insecte dans sa salade, des fous rires, des bars, des vieux pervers, des malaises, de toi, de l'autre, de lui, du soleil, de la chaleur, de la pluie, du froid, de la vie, de la drogue, de vieillir, des devoirs, des jobs poches, des mauvais amis, des parents embarrassants, des bad hair days, des profs nuls, de l'amour, de l'acné, des heures trop longues, de la bêtise, de l'argent, des couples, des erreurs, de la jalousie, des disputes, des malentendus, des mots, des non-dits, des silences, des airs bourrus, des crises, des absences, de l'ennui, de la distance, des peurs d'enfants, des chiffres, des médicaments, des évaluations, des entrevues, des idoles, des rencontres, des rumeurs, du sexe, des ruptures, des tromperies, de la fidélité, des garçons, des formes, des différences, du temps, des larmes, des souvenirs, des endroits, du passé, des entorses, des coups de vent, des douleurs, du mouvement, des rejets, de l'isolement, de la solitude, de l'entourage, des choix, des méchants, de la bourgeoisie, des potins, des mélodies, des faux pas, des gâteries, des moments de gloire, des instants qui ne durent pas, des exploits, de la mort.
On en revient, de tout ça, vraiment. Avec le temps. Foutu temps.

mercredi 19 août 2009





Message à mon amie



Voici ce que j'aurais confié à son répondeur si son fiancé n'avait pas répondu pour me dire qu'elle n'y était pas :

«Salut, c'est Sylvianne. Alors voilà, je voulais juste provoquer une occasion d'entendre la grande nouvelle de ta voix. Parce que c'est ben beau l'apprendre par les autres, c'est pas vraiment la même affaire, hen. Donc c'est ça, j'attends que tu me le dises, maintenant. Oui je sais, les enfants moi ça me rend mal à l'aise et c'est pas dans mes plans, mais je te jure que je vais être contente pour toi. Je suis capable d'être heureuse pour toi. Appelle-moi.»





mardi 18 août 2009







J'ai envie de vivre l'orage. Pleinement l'orage. Je veux sentir l'humidité éclater une bonne fois pour toutes, sentir la chaleur presser ma peau, serrer mes os. Puis la pluie, partout. J'ai le goût de boire la nuit, de ne plus parler, d'étendre les bras, d'agiter mes doigts. Je pense à étirer mes jambes et à saisir l'éclair, le dernier. J'ai envie de montrer au tonnerre ce que ça devient ici-bas quand il crie et que la peur nous prend.







mercredi 12 août 2009

J'ai pris du soleil. Ai ressorti ma toile, dans l'espoir de terminer mon collage débuté l'automne dernier. Je me suis remise à marcher, marcher, et je réussis à ne pas trop ressasser les mêmes idées. Je vois des gens, m'entoure, je ris, je ne fais pas semblant. Je revois mes objectifs, redéfinis mes plans de vie: je veux être groupie, comme Kate Hudson dans Almost Famous. Voyager, accompagner en tournée un groupe uniquement composé d'hommes et idéalement coucher avec le plus beau d'entre eux. Je parviens à renouer avec la musique, je retrouve des goûts que j'avais mis de côté. Arcade Fire. Le lait au chocolat. C'est peut-être ce breuvage qui me manquait pour être heureuse.

Et Arcade Fire, voilà, leur chanson Neighborhood #1 (Tunnels), parce que ça dit tout:

And if the snow buries my,
my neighborhood.
And if my parents are crying
then I’ll dig a tunnel
from my window to yours,
yeah a tunnel from my window to yours.
You climb out the chimney
and meet me in the middle,
the middle of town.
And since there’s no one else around,
we let our hair grow long
and forget all we used to know,
then our skin gets thicker
from living out in the snow.

You change all the lead
sleepin’ in my head,
as the day grows dim
I hear you sing a golden hymn.

Then we tried to name our babies,
but we forgot all the names that,
the names we used to know.
But sometimes, we remember our bedrooms,
and our parent’s bedrooms,
and the bedrooms of our friends.
Then we think of our parents,
well what ever happened to them?!

You change all the lead
sleepin’ in my head to gold,
as the day grows dim,
I hear you sing a golden hymn,
the song I’ve been trying to say.

Purify the colors, purify my mind.
Purify the colors, purify my mind,
and spread the ashes of the colors
over this heart of mine!





mardi 4 août 2009





C'était hier. Je sortais de l'hôpital après m'être présentée pour ma prise de sang hebdomadaire. Je me dirigeais tranquillement vers le terminus Beauport et je souriais au soleil tout en me félicitant de ne pas m'être évanouie devant l'aiguille (ça m'arrivait, jadis). Je vis une petite dame d'environ cinquante ans marcher dans ma direction. Déjà, son allure m'a fait sourire: elle avait de grands verres fumés et portait un chapeau loufoque et un chandail zébré noir et vert déteint. De sa voix joviale, elle m'apostropha:

- Vous allez dîner?

Je me suis dit que nous devions sûrement avoir été de grandes amies dans une autre vie, alors je lui répondis sur le même ton:

- Non, je vais travailler!

- À quelle place vous travaillez?

En fin de compte, nous ne nous connaissions pas tant que ça dans cette autre vie...

- Dans une librairie.

La dame hocha la tête de façon exagérée.

- Aaaaahh... Vous êtes une grande écrivaine!

- ... On essaye!

Parce que tout le monde sait que les grands écrivains travaillent tous dans une librairie! N'empêche, elle était bien tombée, la p'tite dame. J'ai de ces aspirations dans'vie, moi...!






samedi 1 août 2009





Il arrive parfois, quand je rends visite à ma soeur, que je reste à coucher, même si chez elle - mon ancien chez moi - c'est tout de même près d'où se trouve mon espace actuel. Je passe alors la nuit dans mon ancienne chambre - notre ancienne chambre. Et ça me fait penser: je suis tellement loin de la fille que j'étais lorsque nous remontions, main dans la main, l'interminable 46e rue pour rejoindre cette pièce qui n'appartenait qu'à nous. Maintenant, cette chambre reçoit quiconque est de passage chez mon aînée. Nos parents. Notre frère et sa copine. Des amis. C'est bizarre, quand même. Des murs pour tout le monde. Avant je ne les partageais qu'avec toi. Si tu n'y étais pas, il y avait Gustave l'ours dandy pour te remplacer, Gustave que je prenais dans mes bras pour m'assoupir, Gustave que je plaçais sur mon ventre, son visage au creux de mon cou. Il a quitté la chambre en même temps que toi, n'y a jamais remis les pattes et désormais, Gustave se contente de me regarder dormir de son poste, sur mon bureau dans ma nouvelle chambre.

Quand j'y suis à nouveau, dans notre ancienne chambre, il m'arrive d'avoir une pensée pour toi. De me demander où t'es rendu, et de me dire que t'es peut-être plus près que je ne le crois. T'as sûrement encore un bon emploi, une copine aussi - tu n'es jamais resté seul bien longtemps pas vrai - une voiture peut-être? Et j'espère que tu n'as plus ces amis que je détestais tant, ceux qui t'avaient laissé à moitié mort un soir de beuverie intense, j'espère plutôt que t'en aies déniché des plus dignes de toi.

Aujourd'hui n'est pas un anniversaire. Je vais juste dormir chez elle ce soir. Et je sais que je penserai à nous, à qui j'étais quand j'étais la femme de ta vie - tu l'as dit trop souvent celle-là, tu dois t'en mordre les doigts, non? - et je pleurerai pour Gustave, qui a passé les mois suivant notre rupture dans la garde-robe de ma soeur, jusqu'à ce que je déménage. Je penserai à tout ça, peut-être. En souriant, me disant que ce n'est peut-être pas une si mauvaise chose que je ne sois plus cette fille. Mais je la garde pas loin, elle m'est précieuse, cette fille.








mardi 21 juillet 2009




Ah, voilà. J'ai compris. Je suis une personne normale, mais qui témoigne seulement d'un léger retard moyen, disons d'environ 3 heures, pour décider la prochaine activité qui saura l'occuper. Du temps perdu, de l'angoisse pour rien. Les jours sont beaucoup trop longs pour moi tout d'un coup. Et devant cette impasse, mon alternative favorite: dormir.

Une chance qu'il y a les rêves. Sinon ce serait nul, toute cette réalité à la con. Je surpasse les événements, encore une fois. Et fais semblant qu'il n'y a pas lieu d'en faire de cas. C'est la vie, après tout, qu'on dit. Tout est la vie, après tout. Tu es pris. Vous êtes amis. Elle est enceinte. C'est beaucoup de vie en même temps pour moi qui n'ai rien pour égaler tout ça.

Je reprends goût au soleil. J'avais peut-être peur d'un trop-plein de chaleur.

J'emmerde les gens qui quittent sans se retourner.






samedi 4 juillet 2009





Mine de rien, c'est l'été. La saison s'est installée sans que je voie sa grande soeur lui céder le pas (et ne me dites pas que c'est qu'on a des températures de merde, à ce que je sache il pleut, l'été. Et en ce qui me concerne, je préfère la pluie d'été à celle d'hiver). Non, c'est plutôt comme si on m'avait coupé les pupilles; je ne vois rien, à l'extérieur. Je ne suis consciente que de mes deux pieds. Et y'en a un d'amoché. Mais je force la note, bien sûr.

J'essaie de trouver des raisons. Et je pratique des rencontres. Il faut expliquer tout, sans ça on ne s'endort pas la nuit. Puis faut savoir se mettre en valeur.


*


- Oui, bonjour, je suis Sylvianne. Peut-être avez-vous entendu dire que je suis folle. Sinon, écoutez bien : « »

Bruit de tonalité. On entend respirer.

Parfois, c'est lorsqu'on a trop d'air qu'on suffoque.


*


J'aimais bien tes salades. Maintenant je fuis les légumes. J'ai forcé ma nuque aujourd'hui, elle m'en veut et me crie douleur. Moi je ne crie pas quand j'ai mal. Je pleure. Y'a des soirées où les chats peuvent se montrer salement ingrats. À moi de ne pas trop leur bourrer le ventre.

Je pense. Je l'aime, ton petit mystère. J'accepte de mourir sans te reparler, si c'est ce qu'il faut.





mardi 30 juin 2009




Réajustements dans mon comportement de la vie :


  1. Je cesse la poutine Fusée pour au moins un mois. L'entente est conclue avec l'ami, les deux chats nous ont servi de témoins. Décision effective à partir de maintenant. GO!
  2. Je cesse de jouer avec la nuance entre le sous-entendu, la métaphore et ce qui n'est clair que pour moi. Je rêve du jour où l'hermétisme ne définira plus tout ce que je dis.
  3. Je cesse de blasphémer autant que je le fais depuis six ou sept semaines. Ma grand-mère ne serait pas fière de moi, et me dirait probablement "A lady never swears" ou quelque chose du genre.
  4. Je cesse de me déprécier. Paraît que c'est une habitude chez moi, et que ça ne devrait pas.
  5. Je cesse de trop penser, et j'agis. Pour le meilleur ou pour le pire.

lundi 29 juin 2009








Des fois, j'aimerais bien que tu me dises que tu m'as délibérément mise de côté.

Souvent, je me demande t'es où, je me demande vraiment t'es où.



Oh et puis, fous-moi la paix, connard de souvenir de merde.







dimanche 21 juin 2009






Il y a des beautés dans ce monde.



Il y a des beautés dans ce monde. Il y a le travail de Jacques Després. Il y a un oiseau qui m'a fait rire tout l'après-midi. Il y a des amis qui en valent la peine.



Il y a des choses vraiment belles dans ce monde. C'est mon humeur du moment.






mardi 16 juin 2009







Et ça reste.
Un truc comme ça,
qui ne se défend d'aucune façon,
ça reste.
Ça ne s'en va pas.
Ça grille le coeur.








lundi 8 juin 2009





Je crois que ce qui est si dur, pour moi, avec l'écriture, c'est de continuer à croire en mon histoire. Je me relis, et certains passages me disent que personne n'achètera ce que je raconte. Qu'aucun éditeur ne misera sur mes personnages. Parce qu'on dirait que je m'y prends mal, et que je ne sais pas aller jusqu'au fond des choses que j'ai envie de dire. Et relire et douter m'enlève le goût d'essayer de poursuivre. Ce qui explique sans doute le fait qu'il y avait près de cinq mois que je n'avais pas revisité ce que j'avais créé.

J'avais seize ou dix-sept ans quand je m'étais tracé l'avenir après lequel j'ai couru jusqu'à maintenant. Tout était clair pour moi: je termine mon secondaire, j'étudie un an au Nouveau-Brunswick et après je rapplique au plus sacrant à Québec pour étudier la littérature puis ensuite écrire. J'ai maintenant vingt-quatre ans et, mis à part la certitude d'avoir trouvé ce qu'il me fallait, créativement parlant, à l'intérieur de mes cours de création littéraire, le reste du plan a échoué. Je ne m'étais pas donné d'échéance, alors il n'est pas trop tard. Mais je refuse le bacc, et je ne sais bien pas ce que j'accepterais de gober en un quelconque autre domaine... La librairie m'a ouvert une nouvelle voie, mais elle ne me permet pas de vivre au niveau de mes idées de grandeur et de luxe. Je me bats donc depuis un bout pour demeurer vivante, en santé, et heureuse. Et je gaspille beaucoup trop de forces au passage. J'ai envoyé valser l'amour car je ne sais pas comment m'y prendre et je me tue trop à essayer. Heureusement, l'entourage est assez charmant pour me supporter et m'amener une petite dose d'énergie suffisante jusqu'à la prochaine misère. Ce doit être comme ça que ça marche, et pour tout le monde, j'imagine.

Mais il faut bien que je m'y raccroche, à mon roman. Parce qu'il n'y a plus rien d'autre pour moi.












mercredi 3 juin 2009





L'entorse s'est transformée en thrombophlébite. Mon mollet et mon pied gauche tournent au rouge, bleu, violet à mesure que le caillot se promène. Il s'est arrêté au genou. On me shoote de l'anticoagulant depuis lundi, j'en ai le ventre couvert d'hématomes. Je devrai prendre des comprimés pour éclaircir mon sang pendant au moins trois mois. Marcher à l'aide de béquilles pour encore un bout. Le temps que la douleur se désinstalle, le temps que mes ligaments se reconstruisent, le temps que la voie soit libre dans mes veines.

J'en ai ma claque que cet Exil ne serve que de bilans de santé. Je pourrais écrire autre chose, mais il n'y a plus de place à grand chose d'autre quand on passe une semaine aux urgences, quand il faut se rendre au CLSC pour des prises de sang, quand on prend des médicaments trois fois par jour, quand on ne peut pas marcher, quand on est déprimé, les nerfs à vif et la dernière once de patience vaporeuse. Il ne me reste qu'à crier: Ode aux gens malades et à tous leurs proches qui les accompagnent dans leurs traitements!

Un jour je reviendrai avec ma bouille habituelle et mes problèmes familiers. Pour l'instant je vais m'allonger dans un bain brûlant et lire. Et éviter de me rappeler que demain, la course aux injections reprend.




lundi 25 mai 2009





You know when people say that it's only once you lose your health or, let's say, your ability to walk, that you truly realize how lucky you were and all that crap?


Well, it's true.











samedi 23 mai 2009





Hier, entre un rendez-vous matinal et l'ouverture de la salle d'entraînement, j'ai pique-niqué sous un lilas en fleurs. Mon front a pris de la couleur tandis que je lisais au soleil. Une dame un peu capricieuse m'a demandé de lui arracher quelques tiges, mais pas n'importe lesquelles, seulement les plus fleuries et les plus longues. Après avoir mangé, je me suis étendue et j'ai regardé les nuages construire un semblant de dragon avec une bouche en poisson. Puis je me suis mise à penser à Mary Kate Olsen et me suis demandé si elle se nourrit suffisamment ces temps-ci. Ensuite, un peu au même moment où le ciel me renvoyait un Cookie Monster enragé, je me suis déplacée pour aller faire pomper mon coeur un peu. Faire forcer mes muscles.

C'était avant la chute. Avant l'accident, avant que je ne rate la marche. Et que mon pied se torde d'une façon non-agréable. Rien de grave, une chance. Aucune fracture. Juste des béquilles pour une semaine. Beaucoup de glace, de Tylenol, de «bains de contrastes», peu de déplacements, peu d'entraînement, pas de piscine. Mais ça va, on m'aide. Et on oublie vite le médecin blasé qui m'a vue. Il a été si peu courtois le con, en plus il portait des bas dans ses sandales.

Sinon, je suis à bout de nerfs, semble-t-il. Tout m'agresse. Je suis aussi bête que ma Capicolle avec Ignacio. Et je me suis remise à rêver à des trucs auxquels je crois trop fort une fois éveillée. Je dois faire un bilan et me rappeler que ces choses-là ne se sont pas passées pour vrai. Ça n'arrange en rien mes différends avec la réalité, ça.

Depuis un mois, j'écoute en boucle Fantasies, le dernier album de Metric, qui est magistralement merveilleux. C'est entraînant. Ça nourrit les oreilles et l'esprit.

Et j'ai faim.











lundi 11 mai 2009





«Ce n'est plus vivre donc

C'est autre chose qu'il faut»

Louise Bouchard



Exactement. C'est autre chose qu'il me faut. Je renie l'absolu, je ne crois pas en la vérité suprême. Je veux mes parties de solutions. Et vos bribes aussi. Pas la réponse au complet. Qu'on me tue si je sais tout. Je (me) donne droit aux erreurs, aux maladresses, parce que je mise sur les détours. Involontairement, inconsciemment, mais j'ai choisi de m'y appuyer. On s'use à force de trop pleurer. Je préfère accepter. Un jour la mise en pratique me sera instinctive.

Je veux me défaire de moi-même. Me défaire hors de moi. Je veux explorer l'hyper-exploration. Le vertige, et courir après mon souffle. Je veux nager, et qu'il fasse beau tout le temps. Je veux savoir ce que mes félins pensent, et voir si je peux planter d'autres graines ailleurs qu'en mon espace. Je veux perdre ce réflexe que j'ai de te chercher partout, et partir pour Boston la tête vide.

Je veux autre chose, ou le même tout transformé.














lundi 27 avril 2009




Bon, eh bien, j'ai essayé de tourner dans tous les sens le pourquoi de la chose. En fait, je n'ai pas tenté très fort, mais tourner pour moi ces temps-ci est d'un naturel étonnant, parfois même choquant, alors disons que je n'ai pas eu à me forcer. Seulement, j'aurais aimé que les réponses viennent davantage à moi, et plus vite. Je n'aurais pas eu à les tirer ni à me tourmenter. Alors je m'adresse directement à toi, Mike A., puisque tu m'as posé la question. Mais voilà: je ne sais pas. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais même pas pourquoi quoi. J'ignore où j'en suis et où ça me mène, tout ça. Je sais juste que je suis comme ça. On fait quoi après?

Je pourrais foutre le camp. Me réinventer, m'éloigner de certaines gens. Aller voir ailleurs si j'y trouverais le désir. Mais est-ce que loin loin règle vraiment tout? J'ai juste envie de bouger, des fois. D'aller tout droit, sans m'arrêter ni penser, et voir ce que l'horizon m'offrirait. Pour changer de couleurs, pour avoir à marcher tant que mes jambes ne me tiendraient plus. Je partirais entre gars dans la Grande Ville et je ferais tous les coups possibles, même si je sais que je suis une fille. On reviendrait et personne pourrait nous retracer. Mon sexe ne serait qu'un leurre de plus.

À défaut d'en vivre assez, je vais me créer des aventures. C'est ce que j'ai toujours fait, il me semble. Je suis comme ça. Je crois plus en la fiction qu'en la réalité. Je préfère miser sur ce qui ne se peut pas, j'ai l'impression de perdre moins souvent.





lundi 20 avril 2009

Je rêve d'un cocon.
N'y entrerait pas qui veut.
J'y emmènerais les chats.
Un cocon sécuritaire.
Dans lequel je ne me ferais plus de tracas pour rien.
Tu y serais sûrement, tu y es tout le temps.
Je ne me laverais plus.
Un cocon où on ne se pose pas de questions.
Où on n'a pas à paraître ou à être quoi que ce soit.
Je veux ce cocon.
Juste pour moi, pour ma tranquillité d'esprit.
Un cocon où je pourrais me débarrasser de toi, petit à petit, sans en faire tout un plat.
J'y laisserais tous mes poids.
Dormirais tout le temps.
Un cocon pour moi et mes chats.
Douillet, et tu ne viendrais qu'un peu, pas trop.
Un cocon qui me ferait réveiller sans ma tête.
Je n'attends que ça.
Une enveloppe, douce à l'intérieur, épineuse à l'extérieur.
Un cocon pour vous faire fuir.
Je renie le dehors.
Je veux l'assurance de ne plus avoir à affronter quelqu'un d'autre.
Je rêve d'un cocon.
D'un si doux cocon.




vendredi 17 avril 2009



J'ai été taggée par Sophie, et étant donné que le petit questionnaire porte sur les livres et qu'il ne semble pas trop long à répondre, j'accepte de m'y soumettre!
À vous d'en profiter!


1. Plutôt corne ou marque-page ?

Marque-page, définitivement. De la Librairie Vaugeois, préférablement. Comme dirait MHV, ils sont du bon format, pas trop long donc ils ne dépassent pas du livre. En plus, ça nous fait de la pub, et ils ont une jolie couleur.

2. Un livre en cadeau ?

Ça m'arrive d'en recevoir, mais beaucoup plus d'en donner dernièrement, en fait depuis que je travaille en librairie. Le dernier livre reçu était je crois Un barrage contre le Pacifique, de Marguerite Duras, offert par MHV et Mme Vaugeois. Le dernier offert était L'homme licorne, d'un auteur dont je ne me souviens plus du nom, et je l'ai donné à mes marraine et parrain.

3. Lis-tu dans ton bain?

Bien sûr! Et non, je n'échappe pas le livre dans l'eau, seulement le signet à l'occasion...

4. As-tu déjà pensé à écrire un livre?

Depuis que j'ai environ 15 ans, oui. Et j'en ai un d'écrit, il est presque complété. J'ai pris congé pour un temps. Je m'y replonge sous peu, Thomas et Sophie m'attendent. En espérant être publiée un jour...

5. Que penses-tu des séries de plusieurs tomes?

Je trouve qu'il y en a trop, et qu'il y a trop de tomes. Au-delà d'une suite ou d'une trilogie, je n'adhère pas. Voilà, c'est dit.

6. As-tu un livre culte ?

Pas encore, je crois. Ou bien je n'y pense pas dans le moment... Ce qui serait signe que ce n'est pas vraiment mon livre culte. Il y a des livres que j'ai beaucoup beaucoup aimés, par contre. L'amant de la Chine du nord, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (je sais, c'est un tome I d'une trilogie, on en revient!), Doggy bag I et II (merde, une autre série! Il y a des exceptions, hen...), Zéro tués, Ensemble, c'est tout, Un long dimanche de fiançailles, Parfum de poussière, Soudain le minotaure, Le monde selon Garp... Et j'arrête ici.

7. Aimes-tu relire?

Oui, mais je préfère me consacrer à des oeuvres que je ne connais pas encore. Il y en a tellement, et tant d'auteurs à découvrir... S'il y a une raison pour laquelle la vie est trop courte, c'est bien celle-là. On n'a pas le temps de tout lire.

8. Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu’on a aimés?

J'aime bien les voir, les écouter parler en entrevue ou autres, mais je n'ai rien à leur dire de brillant ou d'intéressant. Ça m'intimide, j'imagine, et de toute façon je suis gênée devant de nouvelles personnes, alors imaginez si en plus j'aime ce qu'ils font et je les trouve eux brillants et intéressants. J'en perds mes mots.

9. Aimes-tu parler de tes lectures ?

Oui et non. J'aime les discussions, écouter, mais moins y participer, à moins qu'une idée forte ne me vienne. Encore une fois, je perds mes mots quand vient le temps de discuter de littérature (oui, j'étais étudiante en littérature). En fait, dans bien des sphères de la vie, je préfère écrire plutôt que parler. Mes opinions n'en sont que plus sensées. Ça a pris du temps avant que je puisse conseiller un peu convenablement les clients à la librairie parce que je n'arrivais pas à parler des livres de façon correcte. Écrire des commentaires de lecture qu'on mets sur les livres à la librairie ou bien rédiger une «craque» pour Le Libraire, c'est plus dans mes cordes!

10. Comment choisis-tu tes livres ?

Le titre, la couverture, la quatrième de couverture, l'auteur, le thème/sujet et les suggestions d'autrui sont ce qui me font trancher.

11. Une lecture inavouable?

Euh, People.com? Ok, c'est pas un livre, mais je le parcours en magazine aussi quand il est à ma portée. Et puis si je le dis, c'est que cette lecture devient avouable? Quelle question piège!

12. Des endroits préférés pour lire?

Mon lit, mon bain, le Parc Victoria, le fauteuil dans le den chez mes parents. Ou leur divan, tiens, il est confortable aussi.

13. Un livre idéal pour toi serait ?

Ouff... inexistant? Ma notion d'idéal est très pessimiste. Mais j'imagine que ce serait un livre qui brillerait autant par la forme que le contenu, et qui ne serait ni trop long ni trop court.

14. Lire par-dessus l’épaule ?

Tout le temps! Dans l'autobus, en tout cas. Mais je jette un coup d'oeil, voir de quel livre il s'agit, je ne lis pas nécessairement avec l'étranger concerné.

15. Télé, jeux vidéos ou livre ?

LivreSSSS, bout de bâtard! Si jeux vidéos il y a à avoir, le Nintendo originel. Mais en petites doses, chez ma soeur.

16. Lire et manger ?

Oui, en dînant dans la cuisine du Septentrion. Lire le Voir ou Le Libraire en mangeant se fait très bien aussi.

17. Lecture en musique, en silence, peu importe ?

Peu importe. Les deux. Certaines musiques se prêtent bien à certains livres. Et le silence est dû à d'autres. Tout est question d'ambiance.

18. Lire un livre électronique ?

Non, merci. Peut-être qu'un jour on me convaincra.

19. Le livre vous tombe des mains : aller jusqu’au bout ou pas ?

Si on m'a dit beaucoup de bien de ce livre qui, à prime abord, ne me plaît pas, je peux continuer. Si c'est un choix personnel et qu'il semble n'y avoir aucun espoir d'amélioration, j'abandonne.

20. Qu’arrive t-il à la page 100?

Attendez, je vais voir... Je n'y suis pas rendue! Mais j'y arrive, alors vous le saurez plus tard. Ou pas.

21. Un livre que tu donnerais à ton pire ennemi?

Le truc que chose a écrit dans lequel aucun mot n'est répété deux fois. Je ne me souviens plus du titre, mais on l'a eu en consignation...


Voilà, je l'ai fait! Je transmets la (le?) tag à Éric (me lit-il? Hahaha il ne le saura jamais qu'il a été taggé!), Pierre-Luc, Caroline (bon, c'est un blog de voyage, mais peut-être voudras-tu t'y prêter), Martin, et Manu (blog de photos... mais tu lis aussi, que je sache! T'es dû pour un update, de toute façon, hihi). Amusez-vous (ou pas, c'est à votre discrétion, il n'y a aucune obligation)!






mardi 14 avril 2009




Ma peau est chaude. Ma peau est chaude. Ma peau est chaude, très chaude. Je m'extirpe de mon bain brûlant, plus brûlant que le précédent, celui-là trop chaud pour moi. Ma peau est chaude; de chacun de mes pores s'échappe une petite fumée dansante, un filet d'air blanc né du contact entre la fraicheur ambiante et la chaleur de ma peau. Je sors de cette eau presque bouillante en tremblant, mes genoux ne supportent pas mon poids endormi par les vapeurs qui règnent dans la pièce étroite. J'aimerais plutôt me laisser tomber et m'assoupir, enrobée de mousse. Demander aux bulles de me raconter leurs rêves, de me bercer et me garder au chaud. Je profite quand même de l'atmosphère qui tourne au frisquet lorsque j'entrouvre la porte, remarque la moiteur que cela donne à mes membres. Je songe à de l'eau glacée coulant dans ma gorge, au contraste de cette brûlure et celle du bain moussant. Puis je ne résiste plus, je m'étends à nouveau dans la baignoire, j'y replonge. Il est trop tôt pour quitter ce spa maison.




mardi 7 avril 2009





«Les années trente ne reviendront jamais, mais ses chaussures étaient trempées de rosée.»

«Sur le paradis» de Richard Brautigan, dans
La pêche à la truite en Amérique
suivi de Sucre de pastèque, p. 80, 10-18.




J'aime. J'aime ce genre de phrases aux deux propositions qui n'ont aucun lien apparent entre elles. Et j'aime Richard Brautigan. Son oeuvre, oui j'aime.




dimanche 29 mars 2009




La peau.

Quand j'y pense, je me demande pourquoi on n'a pas créé quelque chose de plus résistant pour affronter tout ce qui fait défaut dans la nature. Comme le feu, le froid, l'acier, le soleil, le roc. Parce que le Destin le savait bien, lui (oui, celui avec un grand D), qu'un jour, la peau aurait à nous protéger de tous ces vilains. Qu'ils viendraient tous, un à la fois, brûler, déchirer ou sécher notre enveloppe.

Mais ça c'est si on croit à notre pote le Destin. Je ne veux pas y croire. Je préfère ne pas y croire.











mercredi 25 mars 2009



Ce 25 mars 2009, j'ai vu...

  1. Une dame assise sur la terrasse du Bagel à se faire bronzer le décolleté.
  2. Jacques Poulin, pour la troisième fois en trois semaines, donc plus souvent que ma propre mère (ou presque).
  3. Pierre-Luc dans l'autobus, ce matin en allant travailler.
  4. Mon chat.
  5. Des épisodes de Full House en compagnie de l'ami.

Ce fut donc une bonne journée.





jeudi 19 mars 2009

Je ne suis pas patiente. Et je ne suis pas quelqu'un d'un optimisme naturel. Alors c'est long, cette guérison, cette remise sur pieds. On m'a dit par deux fois aujourd'hui que je devais m'activer pour retrouver l'énergie que je n'ai plus. Ce sont elles les professionnelles de la chose, je vais donc miser sur ces deux personnes qui «font leur job» en me conseillant ainsi et qui semblent pleines de bonnes intentions.

Je ne sais pas doser. Je vais peut-être me mettre à en faire trop, question de m'activer. Reviendra l'épuisement. Puis le découragement dû à cette fatigue extrême, qui enclenche en lui-même une baisse d'énergie. Et c'est à ce moment qu'on se tire les cheveux, qu'on s'arrache les poils, qu'on se creuse la peau puis qu'on désespère. Jusqu'à ce qu'on prenne un répit, qu'on nous dise de souffler. Et après un temps on nous suggère d'essayer à nouveau. C'est un cercle vicieux, tout ça.

C'est ma façon de voir les choses. Peut-être aurez-vous d'autres solutions à me balancer à la figure. Mais je vous l'ai dit: je suis impatiente, pessimiste et incapable de mesurer ou de faire la part des choses.

Je tente tout de même. Tente fort de m'activer.






mardi 17 mars 2009





Je dois avouer que, pour une fille qui a des penchants suicidaires, je lis ces temps-ci des trucs qui n'ont vraiment pas grand chose de gai à m'apporter. Le ciel de Bay City (chez Héliotrope), par exemple, que j'ai dû mettre de côté quelques jours avant d'effectuer un deuxième séjour en hôpital psychiatrique. Plus récemment, j'ai terminé la lecture de Dédé de Raymond Paquin. Malgré des passages marquants et des «tiens, je me reconnais, là», j'ai adoré. Je dis malgré, parce que ça aurait pu me mettre encore plus down. Ça m'a surtout donné le goût d'en apprendre plus sur cet André Fortin des Colocs, et sur la musique de ce groupe (à l'époque, dans leur grosse époque là, j'étais au secondaire et on faisait passer beaucoup trop souvent Julie et La rue principale à la radio à l'heure du dîner pour remplir le quota de chansons françaises, alors la saturation m'empêchait d'être ouverte au restant de leur oeuvre). J'ignore si j'ai cogné aux bonnes portes, mais j'en prends et j'en laisse. Ce qui m'a le plus rejointe, c'est une confidence de Dédé laissée à Laurent Saulnier en octobre 1998 et qui a été retranscrite le 12 mars 2009 dans un article du Voir de Montréal:
«Je vais te donner un conseil: quand tu vas chez le médecin et que tu es vraiment déprimé, lorsqu'il te demande si tu as encore le goût de vivre, réponds oui. Sans hésiter. Parce que si tu dis non, tu ne sortiras pas de l'hôpital. Ils vont te garder une dizaine de jours. Sous observation, qu'ils disent. Ils vont te mettre dans une aile avec des gens qui ne sont pas complètement là.»
Voilà, c'est exactement ça. Cet homme disparu a très bien su résumer ma pensée, environ dix ans avant que moi je me «fasse faire le coup». Après deux fois, je sais que c'est à des centres de crises et/ou à des gens qui sont proches de moi, qui me connaissent et m'aiment, que je dois faire appel. Peut-être qu'il y en a pour qui ça fonctionne, cette formule d'hospitalisation. Ce n'est pas mon cas.

Mais bon, maintenant je suis de retour chez moi. J'ai pu reprendre Le ciel de Bay City. J'irai bientôt voir le film Dédé, à travers les brumes. J'écoute Karkwa beaucoup. Je n'ai pas envie de me lever, ni même de me laver, des fois. Je lave mes amis en peluche, au lieu. Je suis une enfant qui en veut mille, de ces poilus. Aujourd'hui, mes parents m'ont aidée à faire une épicerie «qui a de l'allure». Peut-être que j'aurai envie de manger. De cuisiner. Il ne me reste que 22 pages à lire dans le Document Bleu. Et beaucoup à écrire pour mon propre document.

Je suis une catastrophe qui n'a pas envie de sécher.






lundi 9 mars 2009

Cette chanson est beaucoup trop longue, son refrain me pèse. Il faut savoir abréger, mais il y a des endroits où je n'ai pas ce rythme. Je me perds encore dans les bases même de l'instrumentation, je ne sais pas comment m'accompagner.


J'ai oublié comment m'occuper comme avant. Certains airs ne me reviennent pas. Je coule dans mes pirouettes, les notes n'ont jamais été mon équilibre. Et je danse là-dedans, à travers tous mes semblants; je piétine la vie qui s'enfuit et je me regarde foncer droit devant.


Les surplus n'ont pas toujours du beau. Et il y a longtemps que je ne crois plus en les vertus d'une tempête pour emmener la saleté ailleurs. Il ne suffit pas de dériver, parfois. Il faut apprendre à se laisser aller. S'y soumettre.


Changer la musique.



Et apprécier.



samedi 7 mars 2009

Oh déjà, encore. On m'y a ramenée, et cette fois sans que j'acquiesce.
Je ne veux plus retourner là.
J'ai compris, et je souhaite vivre mon vide librement.
Hors de cette aile et sans ces autres dépressifs, ces autres troublés.
Que je partage une déviance avec eux ne m'attendrit pas.
Je veux être seule avec mes chimères et des visages connus.
Je préfère avoir à libérer Ignacio de sous la laveuse que de faire la ligne le soir pour attendre une collation qui remplit à peine le creux qu'a laissé un souper infect.
Je dessine. Le plan des prochaines heures.
Je regarde Le monde selon Garp, près de deux ans après l'avoir lu.
Et je sais bien que les baleines n'ont pas de sourcils.

mardi 24 février 2009

So I'm standing here and I'd like to cry.

I get so tired of things that once lifted me...

I don't believe in the stories I wanted to tell anymore.

And it did not seem so fake at first, did not lie as easily.

It was never a good idea to rely on time to help us get through it.

It hardly ever comes as complete and finished, no, nothing.

jeudi 12 février 2009






- Qu'est-ce que vous faisiez dans la marine marchande?

- Je côtoyais des hommes.

- Est-ce que vous diriez que vous êtes sorti grandi de cette expérience?

- Pas vraiment. Ces hommes n'avaient pas grand chose à m'apprendre.

- Même pas des trucs à propos... de la marine, par exemple?

- Encore moins sur la marine que sur tout autre sujet, monsieur.

- Et y aurait-il eu une raison pour laquelle vous auriez tué vos camarades Johnson et Lionel?

- Ils ne cessaient d'enfoncer leurs queues dans ma bouche, monsieur.

- Vous admettez donc les avoir tués?

- Non. Mais si j'avais eu à le faire, ç'aurait été pour ne plus avoir à les sucer.






mardi 10 février 2009

Ce n'est pas toujours aussi facile.




Et on s'ennuie, comme ça, juste au moment où l'on croyait que ce n'était plus possible, qu'on n'en était plus capable.



Je n'en ai pas la force. De m'inventer une doublure.




Le mieux, c'est le mieux. Mais ce n'est pas toujours facile.









vendredi 6 février 2009





Révélations de début de mois d'un cerveau éclaté:



  • La rupture était nécessaire; l'amitié qui lui succède est étonnante et ô combien précieuse.
  • S'entraîner l'après-midi est nettement plus efficace et bénéfique qu'en matinée.
  • Il ne faut pas laisser la fatigue ronger qui, ou quoi, ou quelque activité que ce soit.
  • Il est important de satisfaire tout besoin de repos.
  • Les deux constats précédents se contredisent.
  • Les soldes existent parfois dans le but de faire acheter ce qui n'est pas indispensable, mais se procurer des trucs cool à bas prix, c'est si bon.
  • Les massages chez Yves Rocher valent vraiment moins la peine que ceux dans un véritable centre de massothérapie.
  • Le génie d'Arcade Fire est époustouflant. C'est le meilleur groupe AU MONDE.


samedi 31 janvier 2009




Confusion et tiraillements. Je ne sais que faire. Ni quel bien choisir. Le mien, ou le sien?


Je me suis faite prendre au jeu à nouveau. Parce qu'encore une fois j'aurai tant de difficultés à me défaire de lui...

J'ai besoin de temps. Une fin d'histoire à deux, ça peut être beau?

Tout dans ma tête balance. Il n'y a pas de conclusion. Mon esprit ne s'arrête sur aucune issue.

J'ai mal de passer d'une solution à l'autre sans arrêt. Mal de m'étourdir et de lui faire subir mon vide.

Je ne peux plus être amoureuse.





mercredi 28 janvier 2009






Je regarde la tempête s'installer. Je vois des gens se démener avec le vent, des bambins alourdis de trente kilos de vêtements d'hiver sortir de la garderie. Je suis la neige des yeux, jusqu'en bas, mais elle arrive toujours avant moi. Je sens qu'un ciel aussi blanc m'ennuiera bien vite, je cherche ailleurs pour occuper mon esprit. Ce n'est pas ma fenêtre ni ce qu'elle me montre qui me divertiront. J'ai besoin d'éclats et j'attends trop. J'ai peur du dehors, je ne vois plus. Je m'en vais parce que j'écris toute seule, de toute façon.










vendredi 23 janvier 2009





Ça prend combien de temps avant que le vide nous tue d'y tomber trop vite?
Il faudra combien d'avis pour me convaincre que la vie c'est le top?
Je compte combien de jours avant de m'embarquer dans le vrai du vrai?
On passe combien d'années à trouver?
J'ai avalé combien de comprimés aujourd'hui?
Est-ce que je sais combien je t'aime?
J'écris «combien» et je pense «comment», c'est grave?
L'écoute se résume à combien de minutes par semaine?
La parole, à combien d'heures?
Il est passé par là combien de fois?
Il y a combien de flocons dans une tempête?
Et dans ma tête?
À combien sent-on le froid?
Les fous sont conscients de combien des réalités qui les entourent?
Un chat roupillonne à combien de reprises dans une journée?
Je m'accroche à combien de chimères, en ce moment?
Elle pense à moi combien longtemps?
Je serai seule dans combien d'années à venir?
Tout ça durera combien de temps?
On pleure combien de larmes en une seule crise?
Sait-on combien le vent peut être dur?





mercredi 14 janvier 2009




Je ne veux plus sortir de ma cabane, je veux t'écrire de foutre le camp et en même temps t'empêcher de t'éloigner. Sur du papier blanc cartonné, à travers la fenêtre, mes mots qui t'interdisent l'accès. Sur des ailes enrubannées, mon appel à l'aide mes frustrations mon désespoir ma grande peine, vers toi tout atterrit.

Je ne veux plus quitter ma cabane, je veux me nourrir de nostalgie et m'hydrater de torpeur. Ne parler qu'aux chats que j'aurai laissés entrer. Je veux voir ma vie filer plus vite, m'en débarrasser la donner. Ne pas la sentir ne pas l'aimer.

Je ne veux plus bouger ailleurs que dans cette cabane. Je veux l'animer, l'humaniser. La serrer dans mes bras, en faire plus qu'un simple endroit. Je la prendrai comme deuxième peau, comme étoffe comme déguisement comme masque comme étau. Je la laisserai m'asphyxier, je mourrai à ses pieds. Mes yeux rivés aux siens.




samedi 10 janvier 2009

Men I've slept with are getting married or having kids. I'm taking lithium twice a day.
The dude I wanted so much in high school is growing his hair long, and the one I had a crush on in my Spanish class traded his dreads for curls almost like mine.
My lost love has become serious, and thinking about him so often has become ridiculously pathetic.
I'm gonna buy myself dozens of pairs of Converse shoes, use the colors to pretend to be hip and cool.
I never change or dye my hair, hardly ever get a haircut at all:
I don't mess with what's on top of my head, only with what's inside.
I still have scars, all over my body, from when I dig under it.
I also have one on my right knee, from the time I fell off my bike and some biker chick came to help me clean the wound.
And another one near my right elbow, from the night a friend banged her beer against my drink. Some glass got stuck in my arm.
I need to row my boat. As fast as I can.
I don't get serious with you people. I just get lucky, from time to time.
Plus when I get bored, I can always vanish.
And dance on my two feet with two raspberry-flavored lollipops in my hands.

mardi 6 janvier 2009






Il est l'heure d'énumérer les choses que j'aime et que je n'aime pas! Pour ceux qui ne s'y connaissent pas ici, il s'agit d'un petit rituel de début d'année auquel je suis loyale depuis maintenant trois ans. Alors voilà, dans le désordre, et sans répéter ce qui a déjà été souligné, à moins que les données n'aient changé:



J'aime...
  • les versions originales (anglaises, surtout) au cinéma. Vive le Clap, parce qu'à Québec, c'est de plus en plus rare.
  • mon chat. Durant les trois semaines que j'ai passées à l'hôpital, il m'a davantage manqué que l'amoureux. Mais il faut dire que l'amoureux pouvait me visiter, lui.
  • l'amoureux (puisqu'on en parle...!).
  • choisir du vernis foncé et m'en peindre les ongles.
  • mon espace, mon appart À MOI! Et j'aime ses murs, ses couleurs, ses divisions, j'aime le décorer tranquillement, j'aime y vivre, y lire...
  • le psychiatre qui s'occupe de moi pour le moment. Il a une façon enviable de voir la vie et de la vivre. Ses deux externes m'ont bien plu aussi.
  • m'entraîner. Et pourtant, je ne croyais pas m'amuser autant! Tout le long de mon suivi externe, j'ai accès à la salle prévue à cet effet à l'hôpital, la même que durant mon hospitalisation. Je veux continuer à y aller et après, je compte me débrouiller pour faire l'équivalent chez moi ou ailleurs.
  • les photos. En prendre (merci à mes parents pour le super appareil!), en regarder, décider lesquelles iront dans mes cadres...
  • le chocolat chaud Signature Starbucks aux noisettes.
  • les produits chez Yves Rocher. Et m'y faire faire un facial. Et leurs rabais, et leurs cadeaux, et leurs surprises avec la carte fidélité.
  • Mes parents, mon frère, ma soeur. Ils sont tous venus me voir le mois dernier, malgré la distance, malgré leurs horaires, malgré bien des choses.
  • Pierre-Luc. Ouais, je l'aime lui. Il n'a qu'à être là pour que je me mette à rire ou à dire plein de conneries, ou encore pour que je sois moi-même drôle. Lui l'est tellement. Et il est là, à sa façon. Pis on se comprend.
  • la «douche» folie.
  • les pâtes au pesto.
  • la série Six Feet Under. L'amoureux et moi avons entamé la cinquième et dernière saison, et j'ai envie de pleurer à chaque réplique tellement c'est beau, tellement c'est vrai, tellement c'est méchant.
  • les secrets, sous certaines facettes.
  • les activités en plein-air. Quand j'y repense, j'ai vraiment adoré notre week-end en amoureux passé au Cap Jaseux. Je referais de l'hébertisme et de la Via Ferrata n'importe quand!
  • Martha Wainwright. En spectacle, elle est enlevante. Et si coquine!
  • voyager entre amis. Toronto was so great, we HAVE to do it again soon! NYC I say. Ou Boston.
  • la solitude, quand tout le reste devient trop lourd.


Je n'aime pas...
  • la (le?) tequila.
  • l'hôpital (psychiatrique). Ses corridors, ses règlements, ses horaires...
  • gaspiller.
  • les sacs en plastique. UTILISEZ DES SACS RÉUTILISABLES. Il y en a de toutes les couleurs, de toutes les textures, de tous les tissus, de toutes les grandeurs, des dépliables, des refermables, des chers et des pas chers, certains avec compartiments, d'autres avec des poches... Il n'y a plus d'excuse.
  • Me rendre à mes rendez-vous (psychologiques ou pour mon suivi). Je redoute toujours ces instants passés face à une autre personne, des fois à partir de la veille au soir. Ce qui est énervant, aussi, c'est que des fois, rendue là-bas tout se passe bien, ou à peu près.
  • l'attitude bourgeoise.
  • avoir peur.
  • craindre les gens.
  • être la seule à me souvenir.
  • les suites de suites. The Fast and the Furious 3 ou 4, très peu pour moi.
  • les prises de sang.
  • vomir.
  • manquer d'argent.
  • ma paresse.
  • ma fatigue.
  • mes pores.
  • les marques sur ma peau, gracieuseté de moi-même et de mon auto-mutilation.
  • puer. C'est ma phobie, de sentir pas bon.
  • le temps des Fêtes.
  • perdre le contact. Avec les gens, plus qu'avec la réalité, parce qu'avec la réalité, je trouve souvent que c'est bien mieux dans mes rêves.
  • devoir avoir un plan, devoir choisir une voie.
  • être évaluée. Les examens, les travaux, j'ai assez donné.
  • manquer de clarté. Parfois.
  • oublier des trucs qui pourraient s'ajouter à cette liste mais qui ne me viennent pas à l'esprit au moment de rédiger ladite liste.




vendredi 2 janvier 2009






Quand j'étais petite, je rêvassais des heures durant à propos de l'amour, de la parfaite princesse et des princes charmants, laissant de côté leurs armure et les munissant de tout ce qu'il y a de plus humain. C'était décidé: mon chevalier à moi n'en serait pas vraiment un, il serait imparfait et vrai.

Toujours lorsque j'étais petite, je me surprenais à envier mes cousins et cousines plus âgés qui amenaient leurs amoureux(euses) chez ma grand-mère le soir du 31 décembre. Je les surestimais, eux qui avaient quelqu'un à embrasser sur le coup de minuit. Je les trouvais teeeeeeeellement chanceux, et je souhaitais un jour trouver ce genre de complicité qui pousse deux personnes à se regarder dans les yeux, à se sourire et à se dire qu'il n'y pas d'autre façon d'être mieux.

J'ai été déçue, un soir où j'avais amené mon compagnon de l'époque qui ignorait tout de mes fantaisies de petite fille. Ma haine du temps des Fêtes s'est sans doute mise à grandir en ce début d'année 2006. Quand je me suis retrouvée seule, j'ai gardé pour moi mon romantisme quétaine et j'ai fait un voeu muet de non-attachement pour un temps. Et pour cause de gastro et d'humeur malade, j'ai eu la «chance» de me retrouver seule dans mon lit, soit entre deux états ou endormie, durant les deux réveillons suivants. Je n'ai pas vu 2007 ni 2008 arriver et c'était très bien comme ça.

Pour la présente période des Fêtes, j'avais à mes côtés l'amoureux idéal. Il m'a traînée à Thetford Mines et à Beloeil pour me présenter à sa famille. Il m'a suivie ici à Québec pour festoyer avec la mienne. Et même si je n'étais pas dans l'esprit des Fêtes, il m'a supportée et il ne s'est même pas sauvé. Mais voilà, il y a un hic. Je me suis empoisonnée, sûrement. Je ne vois plus rien à deux, et j'en suis venue à craindre le décompte du 31 et cette seconde qui suit le coup de minuit et où tout le monde embrasse son plus proche voisin. Les voix étaient trop fortes, je ne voulais pas y mêler la mienne. Je ne savais plus compter, ni regarder dans les yeux, je savais juste pleurer et marmonner «J'aime pas ça» comme une enfant. L'amoureux m'a pourtant embrassée, il m'a serrée. A pris mon visage de ses deux mains, m'a embrassée encore. Moi qui avais mon prince à mes pieds, je rêvais d'un igloo et de solitude.

Cette année, je veux VRAIMENT ma cabane en bois rond pour Noël. J'y tiens.