mercredi 30 décembre 2015




Palmarès 46


Le meilleur : Je me suis fait du pouding à la vanille Jell-O, comme ma mère nous faisait quand nous étions petits, ma soeur, mon frère et moi.  Il semble y avoir aucun ingrédient naturel là-dedans, mais c'est bon!


Le pire : Les faces et l'attitude des hauts responsables nazis à leur entrée au procès de Nuremberg.  J'ai regardé des vidéos d'archives et c'est effroyable de les voir se serrer la pince et discuter comme s'ils se racontaient leurs dernières vacances au bord de la mer alors qu'ils sont tous pleinement conscients des raisons de leur présence là.  Ils ont tous eu le culot de plaider non coupable, aussi.


La chanson : My Sharona, de The Knack.  J'aimerais bien être une de ces filles qui inspirent ce genre de chansons à quelqu'un.



La citation :

«L'extraordinaire, c'est tout ce qu'on ne remet jamais en question.» 
- Pierre-Luc Landry, Les corps extraterrestres, Éditions Druide, p. 23


L'artiste : Richard Vergez, découvert grâce à la revue Les Libraires qui ont mis une de ses oeuvres en page couverture de leur numéro de novembre/décembre 2015.  Eh oui, un autre qui fait dans les collages, que voulez-vous, j'aime ça!

© Richard Vergez


© Richard Vergez


Le film : Blood Ties (2013) de Guillaume Canet, écrit par celui-ci et James Gray, d'après le film de Jacques Maillot Les liens du sang (2008), lui-même scénarisé d'après le livre autobiographique Deux frères, flic & truand, de Bruno et Michel Papet.  Chris, qui vient de sortir de prison après avoir purgé une peine de plusieurs années, et Frank, policier modèle, sont frères.  À la sortie de son aîné, Frank lui offre son aide pour qu'il s'éloigne de ses anciennes fréquentations et occupations, mais Chris semble voué à une carrière de criminel.  Le dilemme éthique et sentimental de Frank est terrible : dénoncera-t-il son propre frère au nom de la loi ou le laissera-t-il s'embourber dans ses combines à l'issue desquelles plusieurs vies innocentes sont perdues ou gâchées?  Tout au long du film, on se dit que la solution est pourtant simple et que Frank ne devrait même pas hésiter une seconde, surtout que Chris s'avère être un homme égoïste, inconscient et irrécupérable.  Mais le problème est plus profond que ça.  Frank croit que son frère est une bonne personne, il VEUT y croire, tellement qu'on se surprend à être tiraillés nous-mêmes.

La relation entre Chris (Clive Owen) et Frank (Billy Crudup)  a toujours été tendue et complexe.


Chris finit par entraîner son ex-femme, Monica (Marion Cotillard), dans son nouveau projet.









samedi 12 décembre 2015






Le matin dans l'autobus qui m'amène au travail je dors le menton relevé parfois, je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas ce que je veux éviter, des clous peut-être.  Puis je pose ma tête contre la fenêtre, ce n'est pas confortable alors je plie mon bras l'accote sur la paroi et j'appuie mon menton dans ma main.  Je ferme les yeux les ouvre les referme les rouvre.

Dans l'autobus qui me transporte à mon travail je dors j'ajoute des minutes à ma nuit j'allonge mon sommeil.  Je ne rêve pas vraiment par contre, dans le fond de ma tête je suis occupée à suivre le trajet pour ne pas rater mon arrêt je ne le manque jamais.

À bord de l'autobus c'est plus fort que moi je m'endors je somnole.  S'assoupir, dormir, ça commence bien une journée.













vendredi 11 décembre 2015




Palmarès 45


La chanson : Flesh without Blood, de Grimes.  Dansons.



La vidéo : Celle-ci, créée par une jeune étudiante de Chicago du nom de Shea Glover.  Une idée simple et sincère, des réactions magnifiques.




La citation :

"Might take a nap just so bedtime comes faster.
- Tim Siedell sur Twitter, citation trouvée ici.


La lecture : Madame Victoria de Catherine Leroux, paru cet automne aux Éditions Alto.  L'auteure est partie d'un fait réel : le squelette d'une femme a été retrouvé pas loin de l'Hôpital Royal Victoria.  On n'a jamais pu l'identifier.  Mme Leroux a donc imaginé quelques-unes des existences possibles de cette femme inconnue.  Je n'étais même pas à la moitié du livre que déjà deux des histoires m'avaient fait pleurer (en plein trajet d'autobus)!  Des récits très touchants sur la solitude et les déraillements.


Le site : Un taxi la nuit.  C'est le blog de mon ami Pierre-Léon Lalonde, chauffeur de taxi montréalais, grand monsieur, amateur de bonnes bières, photographe à l'oeil averti et au doigté alerte, joueur imbattable de mots et homme d'une sensibilité remarquable.  Deux recueils de textes tirés de cette page ont d'ailleurs été publiés chez Hamac.  Des histoires humaines, des anecdotes de parcours, de l'humour et des douceurs.  À lire.


Le meilleur : Manger des M&M's au lit.  Ceux au beurre d'arachides, de préférence.


Le pire : La mise en attente de n'importe quel service à la clientèle.











dimanche 29 novembre 2015







Palmarès 44


La citation :

«Ce qu'on est incapable de changer,
il faut au moins le décrire.» 
- Rainer Werner Fassbinder


La vidéo : Le clip pour la chanson Set Forth du groupe Tijuana Panthers a été réalisé grâce au talent d'Anny Yi, une artiste qui excelle dans le maniement de la pâte à modeler.



La lecture : J'ai commencé la lecture d'un classique de la littérature jeunesse québécoise : Le dernier des raisins de Raymond Plante, paru à l'origine chez Boréal en 1986.  Bien bon!  J'aime aussi l'écriture de l'auteur, qui est très imagée et qui s'associe bien avec les petits et grands «drames» de l'adolescence.


Le site : Introvert doodles, tenu par Marzi, une introvertie qui a finalement appris à s'assumer et rire des petits tracas et des situations cocasses que ça lui occasionne.  Comique!

© introvertdoodles


© introvertdoodles


© introvertdoodles



La chanson : Sweater Weather, morceau du groupe The Neighbourhood.




La vedette féline du moment : Atchoum, le chat qui souffre d'hypertrichose, un dérèglement hormonal aussi appelé le «syndrome du loup-garou», ce qui explique son air.  J'envie son look couetté/cool!

Regardez-lui l'allure!




Le pire : La xénophobie.


Le meilleur : Les soirées improvisées.













dimanche 15 novembre 2015






Ce qui me fait peur moi, mais vraiment peur, ce sont les gens qui, poussés par leur ignorance ou la peur de perdre leur petit confort personnel, refusent de reconnaître la différence entre des extrémistes et de simples citoyens ou pratiquants.  Ceux qui ne savent pas distinguer les radicaux des individus qui se poussent de leur pays pour fuir ceux-ci.  Ceux qui mettent tout le monde dans le même panier pour des raisons telles que leur sécurité, ou la priorité qui devrait revenir à ceux dans le besoin ici (comme c'est beau cette soudaine empathie pour son voisin).  Et je plains toutes ces personnes qui n'ont jamais connu ou côtoyé des familles d'origines ou de cultures différentes des leurs.  


















samedi 14 novembre 2015




Palmarès 43


Le site : Vie de merde, un site où n'importe qui peut soumettre une anecdote, une expérience ou un événement ironique, souffrant ou amer du petit quotidien.  C'est un bel exemple du «Quand on se compare, on se console»...


La pièce de théâtre : Et au pire, on se mariera, l'adaptation de Nicolas Gendron du roman éponyme d'une auteure que j'adore, Sophie Bienvenu.  Le théâtre ExLibris est venu la présenter à Québec du 3 au 7 novembre et j'ai saisi l'occasion de revivre l'histoire d'Aïcha, 13 ans, qui tombe amoureuse d'un homme qui a plus du double de son âge.  Au fur et à mesure qu'elle se confie à une intervenante (invisible), on comprend qu'Aïcha a grandi dans un environnement difficile, qu'elle vit une relation complexe avec sa mère et que sa courte existence la pousse à vieillir trop vite.  L'interprétation de Kim Despatis est impeccable.  J'ai été aussi touchée, dérangée et impressionnée par le contenu aux thèmes tabous et le texte costaud que durant ma lecture, puis époustouflée par sa performance.  Si vous n'avez pas pu assister à une des représentations, lisez le livre!

Aïcha (Kim Despatis) avec son canard. 


Aïcha se confie à une interlocutrice «fantôme».


La citation :

«On nous inflige
Des désirs qui nous affligent.» 
- Alain Souchon, Foule sentimentale, 1993


Le meilleur : Je me suis procuré le DVD du spectacle Les heures verticales de Louis-José Houde.  J'ai vu ce show-là live deux fois.  J'ai encore ri, et ri, et ri en regardant l'enregistrement.


Le pire : J'ai appris il y a quelques semaines que Louis-José Houde est désormais en couple avec l'actrice Magalie Lépine-Blondeau.  Je suis en peine d'amour depuis.  Mais bon, je suis bien contente pour eux, oui oui, bla bla...


La chanson : Steady, As She Goes de The Raconteurs.



Le photographe : L'impressionnant Arno Raffael Minkkinen, qui utilise son propre corps et le met en scène dans ses photos pour qu'il fasse partie du paysage/décor/environnement.  Celles-ci sont incroyables, surtout en sachant qu'il n'utilise pas Photoshop et ne fait appel à aucun assistant.  Son processus de création est très inspirant.  Il a débuté sa série d'autoportraits il y a plus de 50 ans!  C'est vraiment admirable, comme travail.

© Arno Raffael Minkkinen


© Arno Raffael Minkkinen



vendredi 6 novembre 2015





Palmarès 42


La chanson : Cette merveilleuse version de Nothing Compares 2 U chantée par Jimmy Scott.  Merci à MHV pour son partage sur Facebook.




Le pire : Les gens qui demeurent inconscients de la présence des autres dans les transports en commun.  Ceux qui bloquent le passage, les portes, qui monopolisent des sièges avec leurs sacs, qui ne cèdent pas leur place à ceux qui en ont plus besoin...


Le meilleur : Faire un toast, un cheers, un tchin, lever un verre à la santé de, trinquer quoi, lors d'un souper ou d'une soirée.  Ça unit, c'est un beau petit moment, que ce soit partagé à deux ou en groupe.


La lecture : 37°2 le matin, un des premiers romans de Philippe Djian, publié en 1985 et adapté au cinéma par Jean-Jacques Beineix l'année suivante.  La Betty est follement dangereuse et explosive; le narrateur, lui, amoureux fou d'elle.  Il sait qu'il serait prêt à tout pour cette femme, et il sait que ça pourrait le mener à sa perte.  En rétrospective, il cible bien les moments où il aurait dû se rendre compte que tout allait mal tourner mais sur le coup, impossible d'agir à l'encontre des désirs de la belle.  Elle aime le risque et lui risque tout.


La citation :
«La forme de tes yeux ne m'apprend pas à vivre.» 
- Paul Éluard


La vidéo : Ce court reportage du Wall Street Journal qui raconte l'amitié qui unit un vieil homme et un pingouin.  J'en veux un (pingouin) moi aussi!




L'artiste : Mathilde Corbeil.  Des illustrations jeunes, actuelles et colorées, en général assez minimalistes.  Ses images témoignent d'un bel humour ou d'une belle sensibilité, parfois même les deux.

© Mathilde Corbeil


© Mathilde Corbeil





dimanche 1 novembre 2015



Palmarès 41


L'artiste : Kate Hush, une artiste au médium assez inusité : le néon!  Elle se concentre sur l'image de la femme fatale et représente souvent des vedettes féminines du cinéma et de la télévision.  Je trouve ce qu'elle fait absolument génial et plusieurs de ses oeuvres me font sourire.  J'ai aimé lire cette entrevue au cours de laquelle la créatrice parle de son procédé, de ses intérêts et ses inspirations.  Merci à Stéphane de m'avoir fait découvrir Mme Hush.

O'Sailor, © Kate Hush.


When this kind of fire starts, it is very hard to put out, un hommage à Catherine Coulson, l'interprète de la Log Lady de la série Twin Peaks, de David Lynch.  © Kate Hush.


Le meilleur : Les biscuits aux noix de macadam du Royaume de la Tarte.  Ce sont les biscuits les plus mous et les plus délicieux au monde!  Je blâme en partie cet endroit (qui est situé à 10 pas de chez moi) de m'avoir aidée à reprendre 15 livres.


Le pire : Mon pouce vert.  Ou plutôt le fait que je ne l'ai pas.  J'adore les cactus, pourtant j'ai tué tous ceux que j'ai eus.  Jusqu'à maintenant, je n'ai réussi qu'à faire vivre deux plantes : ma grimpante, Jocelyne, et mon bambou, Clothilde.


La chanson : Une du band canadien Half Moon Run, Turn Your Love, de leur deuxième et plus récent album sorti tout récemment, Sun Leads Me On.




Le constat : Je n'ai jamais fait ça, moi, lécher le bout de mon doigt pour ramasser ou distribuer des copies.  Ça aide vraiment?


La citation :

«Le sublime il est vrai présente l'inconvénient d'être peu crédible.» 
- Alexandre Jardin















mercredi 28 octobre 2015








Je n'aime pas vraiment les derniers jours.  Le plafond de ma cuisine a encore coulé.  J'ai mal à la tête.  Mes tremblements s'imposent un peu plus.  Ça s'annonce jamais quand ça visite, ces choses-là, et ça ne dit pas pour combien de temps.  Il fait très beau, il vente et j'aime ça, pourtant je n'en profite pas pour marcher davantage.  Je ne marche plus autant qu'avant.  C'est l'ironie du chou-fleur.




















mercredi 21 octobre 2015





Palmarès 40


La chanson : Five Years de David Bowie.  J'adore le bout du ice cream parlour.




Le meilleur : Ça fait 9 ans que j'entretiens ce blog.  9 ans, quand même.  Clap clap clap pour moi.


Le pire : Les résultats de l'élection fédérale canadienne 2015.  Ouch.


La découverte : David Goudreault, un auteur, poète, slameur et parolier de grand talent.  Il paraît que son premier roman, La bête à sa mer, est très bon.  C'est un génie : il a réussi à écrire en 3 semaines un texte qu'on lui avait commandé et qui devait contenir les titres de 57 émissions qui passent, ou sont déjà passées à Radio-Canada.  C'est tout simplement brillant.  Lorsqu'il l'a récité devant un petit public de 8 ou 9 personnes dans une minuscule chambre d'hôtel à l'occasion de la soirée Oeuvres de chair (dans le cadre du festival Québec en toutes lettres), j'ai été flabbergastée.




Le film : Paul à Québec (2015), de François Bouvier d'après la bande dessinée de Michel Rabagliati.  On y retrouve l'humour du dessinateur et de sa série Paul, ainsi que sa sensibilité.  Paul à Québec est sans doute le tome le plus touchant des BD de M. Rabagliati, le beau-père de Paul étant atteint d'un cancer en phase terminale.  Les scènes passées en famille, comme la soirée (assez avancée) où les adultes jouent à leur jeu de cartes préféré, «J'achète», font sourire et peuvent rappeler la parenté autour d'une table, riant fort, se taquinant, buvant leurs bières et fumant leurs cigarettes.

La famille Beaulieu au grand complet.


Les trois filles (Lapin 1, Lapin 2 et Lapin 3) de Lisette et Roland avec leurs conjoints respectifs.


La citation :

«Si tu [y] meurs, c'est sûr que tu meurs!» 
- Moi, en parlant de l'Alaska





vendredi 16 octobre 2015





Palmarès 39


La chanson : Molten Light, de Chad VanGaalen.  L'univers de cet homme est coloré, intrigant et un peu morbide.  J'aime.




L'oeuvre : Ces statues, une création de Tamara Kvesitadze, inspirées des personnages d'un roman paru en 1937, Ali and Nino, qui raconte la tragique histoire de deux amants, un musulman et une princesse Géorgienne, séparés après l'invasion de la Géorgie par la Russie Soviétique.  À chaque soir, les statues se mettent en mouvement, se rapprochent l'une de l'autre, s'étreignent puis s'éloignent.  Les voir en vrai doit être fort impressionnant.




Le pire : Un lavabo de cuisine.  Ça m'écoeure.  J'essaie de garder le mien propre, mais avec tout ce qui peut quand même s'y ramasser, ça me lève le coeur.  Je me lave rarement les mains dans cet évier-là, je préfère aller à la salle de bain...


Le meilleur : J'aime voir deux hommes se serrer la main.  J'aime l'espèce de fraternité, de solidarité, qui se dégage de ce geste.  Pas nécessairement une poignée de mains formelle, plus celle où ils se tapent les paumes ensemble.  Je trouve que ça fait relaxe et chaleureux.


La citation :

«Ils servent à quoi, les écrivains?  À ménager leur santé ou à écrire des grands livres?» 
- Bernard-Henri Lévy dans Conversations d'un enfant du siècle de Frédéric Beigbeder, Grasset, p. 292 (à propos de l'utilisation de substances illicites durant le processus de  création).


La lecture : Je suis en train de relire L'insoutenable légèreté de l'être, de Milan Kundera.  CE.  ROMAN.  Il est encore plus chavirant et retentissant pour moi qu'à ma première lecture.  Je pourrais le citer au complet tellement chaque phrase me révèle quelque chose sur moi-même, mes expériences, la vie, l'amour, la sexualité...  L'auteur y explore plusieurs thèmes et idées ainsi que certains contrastes dans les dichotomies tels que la légèreté et la pesanteur, le négatif et le positif...

Un jeune Milan Kundera.
(Photo de la Czech Cojeco encyclopedia)









dimanche 11 octobre 2015





Hier, ma grand-mère aurait eu 93 ans.  Ça me fait penser que l'année dernière, je n'avais pas assisté à son souper d'anniversaire.  J'ignore où j'étais à pareille date.  J'avais peut-être une autre activité?  Étais-je restée chez moi?  Je n'étais pas tout à fait guérie, je ne sortais pas encore beaucoup.  Peu importe, j'ai manqué cette soirée.  Je me souviens l'avoir appelée pour lui souhaiter bonne fête.  Je me souviens qu'elle m'avait entre autres demandé de combien de chats je m'occupais dans le moment au refuge.  Elle était très forte en actualité familiale, elle n'oubliait rien du quotidien de chacun.  J'avoue avoir pensé, le 10 octobre des dernières années, que c'était peut-être le dernier.  

Hier soir, une partie de la famille s'est tout de même réunie chez ma tante, comme nous en avions l'habitude durant la fin de semaine de l'Action de Grâce pour souligner sa journée à elle.  Mon père a porté un toast en son honneur.  Nous avons eu une pensée pour elle.  Je crois que chacun d'entre nous a plusieurs pensées pour elle à tous les jours.  

Bonne fête, Granny.







samedi 10 octobre 2015



Palmarès 38


Le meilleur : Avoir pu me rendre à Tracadie-Sheila pour assister au mariage de ma bonne amie Gabrielle et de son désormais mari Luc.  Ça n'a pas été facile, mais je n'aurais pas manqué ça pour rien au monde, comme on dit.  Une chance que j'ai des parents qui aiment faire du camping, que ce soit sur une piste cyclable ou dans le stationnement d'une marina.  J'étais si contente d'être là, j'en ai eu les larmes aux  yeux et la gorge serrée à quelques reprises durant la cérémonie, moi qui ne suis pourtant pas friande des mariages (mais j'adore les partys qui viennent après).  Je suis vraiment heureuse pour elle, pour eux.  Ça fait tout de même drôle de voir une vieille chume rendue là, à 30 ans, mariée et avec un p'tit bonhomme.  On n'y pense pas, à tout ça, quand on est assis à une table dans la cafétéria de la polyvalente...  On s'imagine bien devenir adulte et vivre ces étapes-là, mais ce n'est jamais très concret quand on ne sait pas avec qui, où, combien, comment...


Le constat : Je ne peux pas être plus transparente que je le suis pour le beau jeune homme qui prend le même autobus que moi le soir en rentrant du travail.  Je crois qu'il ne m'a même jamais regardée.  Oh well...


Le pire : M'empêcher de me lever parce que ma petite sauvageonne de Souris-Mini est venue se coucher tout près de moi sur le divan.  Ça n'arrive tellement pas souvent, je veux en profiter...  C'est quand même un peu con comme raison, je le sais.


La chanson : Celle que j'aurais voulu entendre lors de la soirée qui a suivi le mariage de mes amis : Jump Around de House of Pain.




La vidéo : Jean Leloup propose une chorégraphie pour sa chanson À Paradis City.  Ma foi, il maîtrise parfaitement les mouvements...




La citation :

«En me réveillant, je laissais ma conscience réintégrer mon corps.  Il y avait toujours les coups de sabre du chagrin, qui me clouaient au matelas, puis, tandis que ma lucidité s'affûtait, que je percevais la ligne de démarcation entre ma chair et la douceur des draps et des coussins, un frisson d'extase me parcourait, s'intensifiait et faiblissait à chaque respiration, jusqu'à ce que j'ouvre enfin les yeux.» 
- Louise Erdrich, «Un domaine» dans Feuilleton numéro 14, Éditions du sous-sol, p. 140


La photographe : Mary Ellen Mark, décédée en mai dernier.  On lui a décerné plusieurs prix, dont les très prestigieux World Press en 1987 et Lifetime Achievement in Photography en 2014.  Elle a publié de nombreux livres également.  Elle a mis de l'avant les humains, tous les humains, sans discrimination.

Robert Downey, Jr on the set of Fur,
Steiner Studios, Brooklyn, New York, 2005, © Mary Ellen Mark
La photographe a aussi travaillé sur plusieurs plateaux de tournage et fait des portraits de nombreuses célébrités.

Thom and Mom at home, New Orleans, Louisiana, 2015, © Mary Ellen Mark
La photographe s'est rendue à la Nouvelle Orléans dix ans après les ravages causés par l'ouragan Katrina et a partagé ce qu'elle y a vu.





mercredi 7 octobre 2015







I'm a perfect crane
He taught me everything he knew
Then sold my organs for cash










mardi 6 octobre 2015



Palmarès 37


Le meilleur : Cueillir des pommes.


Le pire : Les mouches à fruits.  Laissez mes bananes tranquille!


L'artiste : Derrière Icinori, il y a Mayumi Otero et Raphael Urwiller.  J'aime leur travail respectif, mais leur association créative est très intéressante aussi.  Les illustrations de ce duo ont été utilisées, entre autres, par Forbes, le New York Times, les éditions Actes Sud et ont été exposées dans différentes galeries.

© Icinori


Couverture pour le magazine Trois Couleurs n°118 (février 2014), © Icinori


La vidéo : Agrémentées d'un poème de Max Stossel, ces trois minutes d'images urbaines sont de toute beauté.  J'avoue que je regarde beaucoup les gens, que ce soit en attendant l'autobus ou en marchant.  J'observe tout le temps.  Mais je n'ai pas le guts, ou des fois même simplement l'envie, de leur adresser la parole.  Des fois juste un regard ou un sourire peuvent faire ma journée.



La citation :

«Le mot couple me fait irrésistiblement penser à deux canaris enfermés à vie dans une cage pendue dans un placard à balais.» 
- Régis Jauffret


La chanson : Partons vite, du défunt groupe français Kaolin.  Je viens de la réentendre et je me suis souvenu qu'elle m'avait beaucoup plu à sa sortie.




La lecture : Le Grand Cahier d'Agota Kristof.  C'est fort.  C'est très dur.  Pas mal comme on me l'avait décrit.  Les personnages principaux, des jumeaux, sont d'effroyables enfants.  Ils ne font qu'un dans la narration et pourtant, on ne peux pas oublier qu'ils sont deux.  J'ai beaucoup aimé le fait que l'auteure ne précise jamais de façon explicite le pays où se déroule l'action et ne nomme aucune nationalité (même s'il est facile de deviner où on est et de qui il s'agit).






dimanche 27 septembre 2015






Palmarès 36


La citation :

«Belle lumière aujourd'hui, le ciel fait des efforts.» 
- Christian Bobin, Autoportrait au radiateur, Folio, p. 83


La chanson : Mornings Eleven de The Magic Numbers.




Le moment cute : Par une belle fin d'après-midi ensoleillé, j'ai assisté à la reconstitution d'une scène des 101 Dalmatians, vous savez celle où Roger et Anita se rencontrent bien malgré eux quand Pongo, le chien de Roger, emmêle sa laisse autour du futur couple, obligeant ainsi un rapprochement.  Au coin d'une rue, un homme promenait ses deux labradors et une dame marchait avec son épagneul.  Arrivés face à face, les chiens se sont tout de suite salués et ont emmêlé leurs cordes tandis que leurs maîtres tentaient fort de les déprendre.  C'était PAREIL PAREIL.  Sauf qu'ils ne sont pas tombés dans une mare.  Et je doute que le monsieur et la madame soient tombés amoureux.





Le photographe : Tim Walker, surtout pour sa série avec la grande Tilda Swinton, mais le reste aussi.  Les décors, les costumes, l'aura fantaisiste...  C'est éclaté, c'est magnifique, j'aime beaucoup.  Merci à mon ami Pierre-Luc d'avoir partagé ces photos sur Facebook, il y a un temps déjà.

Tilda Swinton by Tim Walker for W Magazine, May 2013.


Marion Cotillard by Tim Walker for W Magazine, December 2012


Le film : True Story (2015), un film de Rupert Goold écrit par lui-même et David Kajganich d'après le livre du même titre par Michael Finkel.  On y relate la véritable histoire de ce dernier, journaliste viré du New York Times.  Il apprend qu'un homme, Christian Longo, accusé du meurtre de sa femme et de ses enfants s'est fait passer pour lui lors de son arrestation.  Intrigué, Finkel entre en contact avec lui.  En attendant son procès, les deux concluent une entente : Michael donnera des cours d'écriture à Christian, qui lui racontera son histoire et permettra au journaliste de publier un livre à ce sujet.  La relation entre les deux hommes évolue en crescendo, le tout se regarde comme un suspense.  Manipulation et jeux d'esprit au menu.

Michael Finkel (Jonah Hill) partage ses techniques d'écriture avec Christian Longo (James Franco).


Après le procès de Longo, durant lequel il a été déclaré coupable du meurtre de sa famille.


Le meilleur : L'automne.


Le pire : Les gens qui chialent à propos de l'automne.  Surtout ceux qui anticipent déjà l'hiver et chignent à cause du froid et de la neige qui ne sont même pas encore débarqués.


L'artiste : Teo Zirinis, le dude derrière HandsOffMyDinosaur!  Ses illustrations ont servi dans la création de t-shirts.  Son travail est amusant et rigolo.  Il utilise souvent des personnages connus, l culture populaire semble être une grande inspiration pour lui.  J'aime particulièrement ses dessins qui révèlent un côté différent des monstres mythiques (Cthulhu, le Yéti, King Kong...) et exposent leurs problèmes, c'est d'une intelligence ludique.

© Teo Zirinis


The No Fly List, © Teo Zirinis


La vidéo : Pauvre Columbus...  C'est tout de même hilarant!  Merci Sharon d'avoir partagé sur Facebook.





samedi 19 septembre 2015






Palmarès 35


La chanson : Rock the Casbah, de The Clash.  Excellente chanson, et en plus il y a un joli tatou dans le clip!




Le pire : Faire la vaisselle.  Vraiment.


Le meilleur : Voir une aussi grande variété de races de chiens au travail.  Bien sûr, on reçoit souvent des caniches, des schnauzers, des bouviers bernois, des bichons, des labradors et des shih tzus.  J'adore arriver le matin et aller dire bonjour aux pitous déjà arrivés, puis d'attendre la surprise au fur et à mesure que les autres clients entrent.  Je suis chanceuse, j'ai eu affaire, entre autres, à des bouledogues, un boxer, des pugs, des Samoyèdes, un montagne des Pyrénées, un lévrier afghan et un irlandais (celui de mon patron, en fait), des bergers Shetland, allemands et australiens, un Terre-Neuve, des Yorkshire, un Welsch, un Scottish, des fox, des pitbulls, des Boston et un Skye terriers, des épagneuls Cockers et un King Charles, un esquimau américain, des teckels, des pinschers, des chihuahuas, un malamute, des huskies, un braque de Weimar, un chien d'eau portugais, un Pékinois et plein de bâtards...


Le(s) site(s) : Felines Of New York, la version féline du très beau site Humans Of New York.  J'aime beaucoup feuilleter les deux, en fait.  Humans  présente des portraits de gens rencontrés dans les rues de New York par le photographe Brandon Stanton, à qui ils partagent une réflexion, une anecdote ou un bout de leur vie.  Ça donne des révélations parfois touchantes, parfois rigolotes.  Felines reprend le même concept, mais avec un ton plus humoristique.

“The lady brought these empty boxes home and I thought ‘finally, some real furniture.’ But then she said we were moving to California. She seems kind of stressed about it. I just want the boxes to be empty again.”        - Cleo, Williamsburg, Felines Of New York, 17 mars 2015

"There are days when I can be great at my job and there are days when I can be a great mom. I’m trying to have as many days that I can do both at the same time. And I’m learning to forgive myself on the days that I can’t.”   Photo : © Brandon Stanton, Humans Of New York, 24 mai 2015


La lecture : Les deuxièmes, superbe bande dessinée de Zviane, publiée par les éditions Pow Pow.  Une grande oeuvre qui allie la musique et le dessin.  Il faut lire et voir la partition érotique, c'est grandiose.  Chaque case est essentielle, le découpage rend bien le rythme approprié pour le décor, l'ensemble (jour de pluie, deux amants, du piano, des mots, du sexe).  Tout est si parfait et harmonieux, tout est dans l'atmosphère...  Je relirais encore et encore.

Les détails et la fluidité entre chaque case dévoilent l'ntimité et la complicité qui lient les deux personnages.  © Zviane


Le film : Amours & turbulences (2013), un film d'Alexandre Castagnetti avec un scénario de Vincent Angell.  Deux anciens amoureux se retrouvent par hasard voisins lors d'un vol New York-Paris.  Ils se remémorent leur romance et s'envoient des pointes en essayant de régler leurs comptes.  Une histoire amusante comme j'aimerais parfois en vivre.  Ça m'a bien plu.

Julie (Ludivine Sagnier) et Antoine (Nicolas Bedos) lors de leurs retrouvailles.

Lors de leur première rencontre.


La citation :

«Je n'avais pas prévu d'être heureuse.  Alors si ça m'arrive des fois, c'est déjà beaucoup.» 

- Sylvie Laliberté, Je ne tiens qu'à un fil mais c'est un très bon fil, Éditions Somme toute, p. 121



mardi 15 septembre 2015



Palmarès 34


La citation

«La jouissance n'a rien à voir avec les bons sentiments, avec la loi, avec ce qui se fait, l'amour, etc. La jouissance, c'est quelque chose qui est complètement sans loi, hors-la-loi.»

- Leopold von Sacher-Masoch


Le film : Dernièrement, j'ai regardé à nouveau un de mes films préférés de tous les temps, Love Actually (2003), écrit et réalisé par Richard Curtis.  Tout d'abord, j'aime son modèle : quelques histoires qu'on croit parallèles mais qui finissent par se relier entre elles.  Et puis, ilcontient tout ce que j'aime dans un long métrage : du drame, de l'humour, des moments tendres, des personnages authentiques (interprétés par des acteurs tanlentueux), des dialogues pertinents et de la bonne musique.  C'est si bon que je peux le regarder même si l'action se déroule durant le temps des Fêtes!


Peter (Andrew Lincoln) est amoureux de Juliet (Keira Knightley), la femme de son meilleur ami.



Sarah (Laura Linney) est folle de joie : Karl (Rodrigo Santoro - CET HOMME) l'a embrassée!


La lecture : Connaissez-vous Clément de Gaulejac?  Cet homme est BRIL-LANT.  Il écrit et dessine, mais réfléchit surtout, et fait des liens épatants entre les mots et les images.  Tailleurs d'histoires, (la mauvaise tête) son plus récent livre, est un bel exemple de son génie.




© Clément de Gaulejac


La chanson : J'aime bien cette chanson de Mick Jagger, Visions of Paradise, même si ça frôle le quétaine et que c'est loin d'être la meilleure de son répertoire. 




Le meilleur : Boire de l'eau froide avec plein de glace dedans.


Le pire : Boire de l'eau tablette.  Dégueulasse.








dimanche 6 septembre 2015





Palmarès 33


La citation

«On n'entre pas sans péril dans la vie d'un autre, si insignifiante soit-elle.» 
- Maxime Raymond Bock, Des lames de pierre, Le Cheval d'août, p. 52


L'artiste : Un autre pro du collage, parce que j'aime beaucoup trop ça : David Delruelle!

The Hangover, © David Delruelle


© David Delruelle


Le film : Lie With Me (2005), film basé sur le roman du même nom de Tamara Berger, réalisé et écrit par Clement Virgo.  Je suis tombée par hasard sur ce long métrage, qui amène entre autres la question de la fine ligne qui existe entre érotisme et pornographie.  J'ai beaucoup aimé le personnage de Leila, jeune Torontoise nymphomaniaque sur les bords.  Sa narration est parfaite, autant sa voix, ses tons, ses pauses que ses mots.  Elle se pose beaucoup de questions sur les liens entre l'amour et le sexe, elle qui n'avait jamais aimé avant de rencontrer David.  J'ai trouvé que la mise en contexte a souvent été négligée tout au long de l'histoire, conséquence possible des difficultés à adapter un livre complet en un film de 93 minutes.  Qu'importe, les deux acteurs principaux, Lauren Lee Smith et Eric Balfour, se donnent beaucoup dans et pour ce film, autant d'eux-mêmes que l'un à l'autre.  J'aime ce genre de dévouement à un projet ou à une oeuvre.

David (Eric Balfour) et Leila (Lauren Lee Smith).


Il y a des scènes crues, mais aussi de belles scènes.


La découverte : Bodybag by Jude, atelier tenu par Judith Desjardins et situé à Montréal.  Une ligne de vêtements qui s'appelle Bodybag, moi, j'adore ça!  Et elle crée de beaux morceaux.

Me want.  Lysanne dress, collection Automne-Hiver 2015, © Bodybag by Jude


Me want this one too.  Voggue dress, collection Printemps-Été 2010, © Bodybag by Jude


Le meilleur : Avoir eu l'honneur d'être invitée et d'assister au mariage intime de mes deux amis Hélène et Phil.  La cérémonie civile était toute simple et les mariés ont prononcé de drôles, honnêtes et touchants voeux.  Il s'agit des premières noces extérieures auxquelles je prenais part et il a fait si beau et chaud que ça m'a donné envie d'avoir une cour comme la leur.  Nous étions encore dehors devant le feu à 4h du matin.  Les jeux dans la soirée ont confirmé ce que je savais déjà : je suis incapable de boire sans renverser mon breuvage partout sur moi, et je suis nulle dans tout ce qui implique précision et doigté, comme pour flipper une cup.  Ils avaient engagé Phil Smoked Meat pour nourrir tout le monde - le traiteur qui a le même nom que l'époux, ça ne s'invente pas - et c'était bien bon, puis que dire des CUPCAKES (de chez Provigo Le Marché, m'a-t-on dit, je me promets d'aller m'en chercher et d'ajouter quelques livres de plus à celles gagnées dernièrement)!  Le tout a été plus que plaisant.  J'aime mes amis et leurs amis et nous tous ensemble.


La chanson : Regina Spektor joue avec sa voix et son piano pour mon plus grand bonheur.  Voici Folding Chair.




La lecture : Je ne tiens qu'à un fil mais c'est un très bon fil, de Sylvie Laliberté (Éditions SommeToute).  Petit livre tout doux, tout vrai.  Les mots de cette femme m'emballent et m'enchantent.  Les expériences et les souvenirs qu'elle choisit de partager et les moyens qu'elle prend pour le faire sont charmants.  Je veux tout posséder de ce qu'elle a créé.




mardi 25 août 2015





Palmarès 32


La citation

"I've always said there are three sexes : men, women, and actors.  And actors combine the worst qualities of the other two." 
- Orson Welles


Le meilleur : Ressentir de la fatigue physique.  Tellement mieux que d'autres fatigues...


Le pire : Avoir raté la soirée du Pub Quiz lundi dernier.  C'était la première fois que je ne participais pas à ce divertissement hebdomadaire depuis janvier.  C'est souvent le highlight de la semaine pour moi, alors j'étais déçue (mais j'en suis revenue, vous inquiétez pas).  On va se reprendre!


La vedette féline du moment : Bubba, le chat-élève de San Jose, en Californie!  Ce minet fait le va-et-vient à tous les jours entre deux écoles situées près l'une de l'autre.  Les étudiants et les enseignants semblent l'avoir adopté, il a même sa propre carte d'identification!

Ladite carte certifiant que Bubba est bel et bien un élève de Leland High School.


On ignore cependant si ses résultats sont excellents, bons, satisfaisants ou médiocres.  Semblerait que sa participation en classe laisse à désirer.


La lecture : Je lis avec plaisir Je n'ai pas tout oublié, le plus récent livre de Simone Bussières, une femme remarquable et coquette qui a maintenant 97 ans.  Elle a fait de grandes choses et il lui est arrivé de drôles de choses aussi.  Elle nous raconte plusieurs de ses souvenirs dans ce volume.  En la lisant, on est tout de suite pris par ses talents de conteuse.  Son sens de l'humour et son grand coeur sont des traits flagrants que l'on retrouve dans chacune de ses histoires.  Je l'ai vue pour la première fois à la Librairie Vaugeois où elle est une cliente fidèle.  Lors de ses visites, elle avait toujours un mot pour nous faire rire, le plus souvent sur la vieillesse, des fois la sienne en particulier.  Maintenant, c'est Marie-Hélène qui va lui porter les livres qu'elle commande.  À chacune de ces occasions, je me plais à lui demander des nouvelles de Simone et prétendre qu'elle est mon amie à moi aussi.


La chanson : Where Is My Mind?, de The Pixies.  J'adore cette chanson.  La voix de Kim Deal, merde.




La série : La linea, série de courtes animations créées par le dessinateur italien Osvaldo Cavandoli (Cava) qui jouait souvent entre deux émissions.  Petite, le bonhomme fait d'un simple trait blanc me faisait rigoler quand il se mettait en colère ou qu'il chantonnait en se promenant.  Aujourd'hui, quand je revois des épisodes, je suis impressionnée par le concept de cette ligne en mouvement et les interactions entre le personnage et son créateur.




Mr. Linea et son créateur, Osvaldo Cavandoli (aka Cava).