vendredi 23 octobre 2009

C'est comme si j'étais dans un mauvais manège. Ma tête tourne et s'efforce de suivre, mais chaque nouveau vertige me surprend, un à la fois, et je tombe, toute lourde de mon envie de rester en l'air.
Je ne suis pas préparée. J'ai choisi un parcours de niveau trop élevé pour moi. Je ne suis pas prête. Je ne sais plus comment faire; l'ai-je déjà su? Je me recroqueville, ferme les yeux, je retrouve la position foetale, je n'entends plus rien. Ça fait moins mal quand je dors. Et tout est moins dur. Pas plus facile, juste moins dur. Parce qu'on se réveille et on ne veut pas, mais c'est là, les obligations et tout.
Et puis j'ai sept ans quand il est à mes côtés. Je dois réapprendre à me débrouiller. Sinon on va me les enlever, tous ces privilèges d'adulte que j'ai gagnés mais desquels je suis de moins en moins digne. Je ne sais plus nettoyer. Tenir à l'ordre. Me nourrir. Bientôt il faudra qu'on me lave et qu'on me mette mes vêtements, et je baverai et ferai des bulles durant tout le processus. Je redeviendrai enfant, puis après je me métamorphoserai en loque-larve.
Je suis dans un mauvais manège. Qui me brasse et me bouscule, me donne la nausée. Et de voir ce que je suis et où j'en suis me fait vomir.

3 commentaires:

  1. Je suis à l'opposé de toi... Je ne veux plus dormir, c'est pire quand je dors. Je nettoie, je range, j'organise: ça m'occupe l'esprit et m'empêche de penser à la pression.

    La pression de réussir un parcours dans une voie difficile. La pression de me confronter à mes rêves. La pression de ne pas être un poids pour les autres. La pression de faire avec un corps et des hormones qui déconnent.

    Tu dis que tu retournes en enfance, moi je trouve que je vieillis trop vite. Mais toutes les deux, on s'accroche, et on refuse de revenir sur nos pas pour prendre un chemin plus facile. Finalement, on est pas si différentes. Et un jour, on va se féliciter d'avoir persévéré, d'avoir passé à travers. Lâche pas xxx

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  2. Je crois que nous nous ressemblons sur bien des points, malgré ce qui peut nous opposer. J'ai déjà connu des périodes où je m'occupais à outrance pour fuir autre chose. Je dois avouer que je préfère la productivité disproportionnée à mon espèce d'oisivité actuelle. Je ne peux juste pas prévoir ou choisir de quelle façon le mal va me faire réagir. Mais sache que tes mots m'encouragent, merci :)

    Et en passant, je ne manquerai pas de retourner régulièrement voir ton blog, ça me semble très intéressant tout ça!

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  3. Anonyme24/2/13

    Saches - si tu ne le sais pas déjà - que tes parents (qui t'adorent !) sont et seront toujours près de toi et avec toi ... La distance physique, ce n'est rien !

    el P
    XOXOXO

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