jeudi 10 octobre 2013

Le vendredi 27 septembre 2013

Suis allée marcher avec ma mère.  Ça m'a pris beaucoup de discipline et de volonté pour me botter le cul, mais il faisait très beau et on avait dit qu'on irait.  Et c'était plaisant.  J'aimerais avoir plus de détermination, en tout cas pour plus de choses.  Je la gaspille sur des trucs futiles, on dirait.  Des idées fixes qui n'en valent pas la peine.  Il faudrait que je tire sur mes rêves, que je cabosse mes désirs.  Que je reparte.  Des beaux projets tout ça.



Le samedi 28 septembre 2013

«Il y a une vieille dame, une amie de mes parents sans doute, ou des leurs, qui m'avait offert avant de mourir une chaîne en argent avec une pierre précieuse elle-même entourée d'argent, une espèce de petite breloque.  C'était joli, vieillot et sûrement dispendieux.  Le joyau me fascinait.  Je pouvais le faire miroiter des heures durant.  Plus je le regardais, plus il était là et plus il existait, plus j'étais convaincue que j'allais mourir exactement comme cette femme, seule dans un incendie.  Je n'ai jamais porté le collier.»

(*tentative de courte fiction*)



Le dimanche 29 septembre 2013

Cet après-midi, mon père, ma mère et moi sommes allés cueillir des pommes. C'était amusant, une belle récolte.  Sur le chemin, des couleurs sublimes dans les arbres.  Et en revenant, me suis rappelée qu'on pouvait voir les étoiles dans le ciel, ici.  Même distinguer les constellations.  Pommes et étoiles.  Très bonne combinaison.

[...]

Je ne sais pas vraiment ce qu'Arcade Fire fait avec ses nouvelles chansons, mais j'aime.  Peut-être moins propice à l'écoute en boucle, mais ce sera à voir (ou à entendre) avec l'album complet.



Le lundi 30 septembre 2013

Je profite de la terrasse chez mes parents en compagnie de Max le boxeur.  Je me fais griller les jambes.  Il fait beau et chaud même à pareille date.  Je ne sais pas comment ça se passe à la librairie.  Je ne les ai pas contactés depuis mon arrêt de travail.  Sauf Mme V et Marie-Hélène qui m'ont envoyé de bonnes pensées.  Je ne suis pas prête à y retourner...  Je t'ai appelé hier soir.  T'ai dit que je commençais à avoir hâte de te voir.  Tu m'as réservé ton jeudi soir.  Jeudi c'est aussi mon rendez-vous avec mon psychiatre.  Ça, je l'appréhende.  Il fait beaucoup trop chaud au soleil.  Je tente l'ombre.

[...]

Je m'emmerde.  J'ai fait le tri de mes vieux stylos et crayons, jeté ceux qui ne fonctionnaient plus.  Il me reste encore beaucoup de crayons pas encore aiguisés.  Je crois que je vais les donner à ma soeur pour ses classes.  Je viens de retrouver mes anciennes cartes d'identité du secondaire, ça peut être très affreux et drôle, je te les montrerai.



Le mardi 1er octobre 2013

J'ai rêvé que mon ami Alex et moi, on faisait un deal de dope ensemble.  Genre qu'on allait en vendre.  C'était ma première fois.  J'étais étendue sur le dos à l'arrière de la camionnette qui nous conduisait à l'acheteur et je regardais le plafond, sentais les soubresauts du véhicule.  Il y avait deux autres gars avec nous, plus le chauffeur.  Alex essayait de me rassurer, m'a pris les mains dans mes gants - peut-être aussi pour se réchauffer.  Puis il a eu l'idée que c'est moi qui devrais conclure le deal, m'a expliqué en détails comment ça se passerait.  Moi j'hésitais, les autres gars semblaient trouver ça plutôt drôle.  Vu que j'avais jamais fait ça et que je craignais de tout faire foirer, j'ai refusé.  Alex a lâché mes mains.  Le reste du trajet s'est fait en silence.  Les autres ne semblaient pas m'en vouloir.  Arrivés à destination, j'ai voulu demander à Alex si j'entrais avec eux, mais je n'avais plus de voix.  Il a fini par comprendre et m'a dit que j'avais  intérêt à les suivre et à ne pas dire un mot.  Je lui ai signifié que je ne pouvais pas, de toute façon.  Un des gars m'a regardée puis m'a souri, l'air de dire que tout irait bien.  Nerveuse, je lui ai rendu son sourire.  Nous sommes sortis de la van et sommes entrés dans une maison.

(*fin du rêve*)

[...]

Suis allée dîner avec Mélanie et Gabrielle.  Ce qu'on a ri!  Après, j'étais fatiguée donc sieste.  Et si ma vie n'était que mondanités comme ça...



Le mercredi 2 octobre 2013

Nous sommes revenues à Québec, ma mère et moi.  Mon rendez-vous avec le psychiatre est demain à 9h30.  Je suis impatiente, nerveuse, presque terrorisée.  Je ne sais jamais s'il peut comprendre.  Le peu de choses que je sais, j'aimerais les avoir - oui, un congé.  Je ne veux pas retourner travailler.  Mon chat laboure les draps et finit par s'installer.  Je veux dormir tout de suite pour que demain arrive plus vite.  Comme une enfant excitée par un grand événement.











2 commentaires:

  1. Dominic Sauvé11/10/13

    écris-la ta vie. celle que tu rêve. tu pourras rêver éveillée. utiliser ton temps jusqu'à ce qu'il t'en manque. y'a personne qui viens nous prendre par la main, nous dire ce qu'on doit faire maintenant. c'est à nous de décider what we bring to the table. tu réfléchis, mais ta lumière se dissous dans l'obscurité ambiante. choisis toi un rayon, amplifie tes réflexions, bientôt, on suivra ton phare.

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