jeudi 4 février 2021

 

En allant me chercher à dîner aujourd'hui, j'ai croisé un «vieil» ami du secondaire.  Nous avons jasé un peu puis nous sommes chacun retournés à nos affaires respectives.  

La dernière fois que nous nous étions vus, c'était à l'automne, en octobre ou peut-être novembre.  C'est lui qui m'a interpellée, je rentrais du travail et il pleuvait, j'avais le capuchon de mon imperméable sur la tête et je ne l'aurais jamais remarqué sinon.  Avant ça, nous ne nous étions pas vus depuis des années.  J'étais donc agréablement surprise.  Je me suis arrêtée, il s'est approché, il a mis son masque et il m'a enlacée.

J'avoue que j'ai figé.  J'ai pensé «On est pas supposés!  Le virus, c'est dangereux!».  Je lui ai quand même rendu son hug sans rien dire.  Ça a duré genre trois secondes.  Je ne me suis pas sentie agressée, mais j'ai été déboussolée par ce geste si simple, si naturel, parfois même automatique et que j'aime tant pratiquer en temps «normal».  Je me suis rendu compte que ça faisait des semaines que je n'avais pas eu ou donné de câlin.  Et je me suis dit par après que j'aurais dû en profiter davantage.

Cet après-midi, j'ai constaté que je n'ai pas eu d'autre hug depuis cette fois-là.  Et je trouve ça incroyablement triste.

Je sais qu'il faut continuer à être prudent et prévenir le plus possible la contagion, mais viarge que j'aimerais qu'on m'enlace à nouveau.




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