lundi 4 janvier 2010




En ce début d'année 2010, je me sens être n'importe quoi, devenir plusieurs choses... Je me désincarne, ne comprends rien à la plupart des trucs qui arrivent. Je suis en train de perdre mon intelligence, mon éducation, mon civisme... Je ne veux plus de théorie. Je veux pratiquer, seulement. Peaufiner, redéfinir. La vie, les valeurs. C'est un tournant, un nouveau cap, pour moi. Et j'en profite pour faire ma liste annuelle.

J'aime
  • Dexter. Définitivement une série qui a su me faire rebondir, cet automne.
  • et Michael C. Hall, tiens. L'interprète de Dexter et de David, un des fils Fisher dans la sublime série Six Feet Under. Son jeu d'acteur m'impressionne vraiment.
  • la bière blanche rosée d'hibiscus, de la brasserie Dieu du ciel. Dé-li-cieu-se.
  • The Freatz. Leur site n'est pas très à jour, mais ça vaut la peine d'y jeter un coup d'oeil et d'écouter les chansons disponibles. De grandes choses s'en viennent pour ces hommes que j'adore (lire: un album)!
  • Manu. Il s'arrange toujours pour être là, de quelque façon que ce soit, et peu importe sa situation géographique par rapport à la mienne. And he's my dream mate :)
  • MES CHATS. Et dormir avec eux, Capicolle sur l'oreiller tout près de ma tête, et Ignacio étendu sur mes jambes.
  • l'album Fantasies, de Metric. L'ami et moi l'avons écouté en boucle pendant plus de 2 mois.
  • aller voir Matthew Good en concert. Cet homme.
  • que 2009 soit finie.
  • me faire dire que je sens bon. Ma brume à la vanille fait fureur!
  • me trouver de nouveaux fringues et accessoires que personne d'autre ne porterait.
  • m'occuper du site de la librairie Vaugeois.
  • qu'on me fasse découvrir des groupes musicaux.
  • développer de nouvelles amitiés.
  • les anniversaires.
  • la littérature jeunesse. J'ai découvert, au cours de l'année qui vient de s'achever, de grands auteurs et des illustrateurs très doués qui ont su m'émerveiller et m'attendrir devant leurs personnages si attachants (je pense à Mélanie Watt, Alain M. Bergeron, Sampar, Christiane Duchesne, Oscar Brenifier, Jacques Després... et j'en oublie trop).
  • le bébé boxer de mon frère et sa copine, Max. Il ne sera plus petit encore longtemps, à 3 mois, le paquet pèse déjà un beau 25 livres!
  • n'avoir aucun principe, ou à peu près.
  • l'humour.
  • faire passer le temps à l'appart coin de la Reine et de la Chapelle.
  • feuilleter des beaux livres à la librairie après qu'un client ait demandé qu'on le déballe pour le regarder.
  • les jus Oasis.
  • le sucre, sous presque toutes ses formes.

Je n'aime pas

  • avoir les ongles trop longs. Je trouve ça accrochant. Plus jeune, je me les coupais tellement court que j'avais mal au bout des doigts pendant 2 ou 3 jours suivant ma manicure. Ça saignait, aussi. Ce devait être ma prédisposition à l'auto-mutilation.
  • être la freak qui se donne beaucoup trop d'importance dans vos vies.
  • avoir à dire au revoir.
  • me chicaner avec l'ami.
  • la pluie en hiver, et tout ce qui me laisse détrempée.
  • la télé-réalité. Je n'en dis pas plus.
  • avoir perdu toute bonne habitude alimentaire. J'imagine que ça se retrouve.
  • ne pas être capable de terminer mon manuscrit.
  • Walmart. Me promener dans un de ces magasins s'avèrent être pour moi une expérience des plus déprimantes. L'éclairage, la grandeur des lieux, les gens, les vestes bleues des employés, les produits... J'ai dû m'y rendre aujourd'hui pour effectuer l'échange d'un cadeau que j'ai reçu. Je crois pouvoir me passer de ce genre de visites pour les cinq prochaines années.
  • ne pas lire assez.
  • n'avoir aucun principe, ou à peu près (ça a du négatif, aussi).
  • blesser les gens autour de moi parce qu'on ne partage pas les mêmes valeurs et opinions.
  • blesser les gens tout court. J'ai peut-être l'air d'avoir aucun sentiment, mais je n'y prends pas plaisir, vous savez.
  • prendre les choses pour acquis.
  • ne plus savoir qui je suis, vraiment, ni ce que je veux.
  • l'hôpital. Tous les hôpitaux, tous les types. Et aussi que ma grand-mère y soit encore.
  • qu'on ne réponde pas à mes messages.



vendredi 1 janvier 2010




It's never enough. And I can't bare the thought of having to wait two more years before I see you again. But then I will wait and I won't really notice how long it's been until you ask me when was the last time we met.

It's never enough, you know? One evening. To sum up everything. To collect every bit of each other. To do all the things you wanted to. And try to make the most of it before the night is over.

I want you to be my almost-neighbor again. I want to be able to run to your door in the middle of the night, roll around in the snow, talk face to face, watch Friends and Coupling on your couch. I want to see you and hug you every other day.

'Cause it's never enough.



dimanche 27 décembre 2009





Noël + grand-mère à l'hôpital + pluie en hiver = pas bon pour mon moral

Niaiseries entre cousins et cousines + cupcakes + biscuits de Granny = good good good

Ne reste plus qu'à souhaiter bonne fête à la soeur, au père et à Pierre-Luc, voir le frère et son chien Max, trouver qu'un réveillon du jour de l'An, ça n'a vraiment rien d'extra (pour la, genre, dix-huitième fois de mon existence), dormir pendant mes cinq jours de congé ou à peu près, et je devrais atteindre un semblant d'équilibre entre ce qui me fait sourire et ce qui m'embête durant le temps des Fêtes.

Et pour rire de tout ça, il y aura toujours Sketchy Santas.





mercredi 23 décembre 2009





Moi Noël ça me fait pleurer. Et quand il neige, c'est pire. Pas que j'aie toujours détesté les Fêtes, non, et c'est pas que j'aime pas la neige. C'est juste comme ça depuis des années. Dans ma tête, je me fais un substitut pour ces célébrations et je me dis que c'est la fête de l'Hypocrisie. Et là je me trouve bien drôle d'être aussi grave. Alors je saute à mon prochain leurre, et je me dis que c'est la fête des toutous. Ou des chats. Il devait y en avoir dans la crèche, à côté de l'âne et du boeuf...






vendredi 18 décembre 2009





On aurait dit une transformation inadéquate. Une mutation inappropriée. Je ne connaissais rien du corps qui s'offrait à moi pour me servir d'enveloppe. J'allais à tâtons.

Ta tête, j'en ai fait mon naufrage. J'ai coulé, la bouche entrouverte; j'ai absorbé le sel, m'en suis gavée. J'ai laissé l'écume récupérer les débris, tes morceaux. Et je n'y ai plus jamais pensé.












jeudi 17 décembre 2009





«Je me suis dit : Tout ce qu'on a à faire, c'est de substituer une sensation à une autre. Le changement. La vie n'est que changement.»



- Rawi Hage, Le cafard, Alto, p. 351




Merci, M. Hage. Il s'agit d'un remerciement sincère, mais je tiens à dire que ce passage me ravit tout autant que je l'emmerde.





mercredi 16 décembre 2009




J'en ai marre que la majorité l'emporte. À travers l'Histoire, il y a pourtant bien eu des minorités qui ont vaincu. Eh bien c'est ça. Je veux être l'exception qui a raison. Je veux me croire supérieure au point de penser que ce qui est bon pour moi l'est pour les autres, et le leur imposer.

Non.

Pas vraiment.

J'aimerais seulement que l'on considère la marginalité avec autant de crédibilité que la norme. J'aimerais que tous ceux qui sortent du lot soient reconnus et compris. Je souhaite que les mots m'inspirent à nouveau, comme avant. Et que le reste ne me désespère pas trop.