mercredi 15 novembre 2006


Elle aurait voulu connaître d'autres remous
Autrefois il y avait des jeux, des rondes qui l'amusaient
Maintenant il n'existe que des hommes rugueux, des sculptures de plâtre au sourire enjôleur

Elle envie tous ces gens aux jours remplis
Se dit que tous les carnets et tous les feuillets ne sont pas assez grands
Qu'il lui faudrait une mer, un autre alphabet et puis bien des plumes et beaucoup d'encre

Elle n'aime pas les trop grandes chaleurs qui font bouillir son sang
Préfère le givre, préfère voir ses veines se tordre sous la brûlure, préfère le froid
Elle siffle et puis se berce, fait languir les pétales, découvre un parterre inexploré, se l'approprie

Elle s'appuie contre les grandes herbes
Se laisse tomber et dissout
en une seule note tous les graves et les aigus du vent
Elle veut plaire, se plaire, distinguer, se distinguer, déranger, se déranger, puis mourir voilée










2 commentaires:

  1. The Professor15/11/06

    Un peu comme le vent, qui écrit dans les herbes, une phrase dont on n'entend que le sifflement...

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  2. Voilée ? Voilée par quoi ?

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