dimanche 23 novembre 2014






Le vide, ça gronde.  À l'intérieur.  De l'intérieur.  Se déplace un peu, mais semble coincé.  Un vide qui se dépose dans le ventre, qui y reste et qui gonfle.  Qui creuse un gouffre et fabrique un malaise.  Tout est difficile.  Les mouvements.  Comment un vide peut-il devenir lourd?  Comment cet espace se change-t-il en une masse?

Le vide se repose, parfois.  Se remplit, se nourrit.  Mais il se remet à gruger presque aussitôt.  Il ne laisse pas beaucoup de chance.  Qu'est-ce qui l'amène?  Des pensées, des obsessions.  Un stress, une inquiétude.  Une personne, un souvenir.  Une peine, une douleur.

Le vide est une réaction à ce qui cogne.  On n'est jamais bien avec le vide en dedans.  Un vide qui éreinte.

Du vide, en moi, qui gronde.  Mon vide.  Mon manque.  Mon absence.







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