dimanche 7 août 2011







Une autre forme de liste encore ce mois-ci!




Choses qui m'impressionnent :

  • les aimants. Quand même!
  • les photocopieuses et imprimantes. Il y a de ces inventions...
  • la photographie. Non mais pensez-y!
  • l'Internet;
  • la débrouillardise des aveugles et le travail de leurs chiens-guides;
  • Wanda Jackson. Cette. Femme;
  • les ponts. Sauf peut-être ceux suspendus, eux sont ma mort, mais les autres, leur construction me fascine. Ils font comment pour les fixer dans l'eau? M'enfin, j'ai une amie qui va pouvoir répondre à toutes mes questions dans quelques années;
  • les gymnastes, acrobates et autres sportifs/performeurs connexes;
  • ma mère, pour sa patience, son dévouement, sa tolérance, sa gentillesse et sa nature sans malice.



Choses qui ne m'impressionnent pas :

  • la télé-réalité;
  • la violence, sous toutes ses formes. Elle peut me faire très peur, par contre;
  • un show de DJ, du style Girl Talk, sans scratching ou prouesse quelconque. Je trouve ça d'un inintérêt total à regarder, particulièrement dans un contexte de non-bar, même si je peux apprécier la sélection des morceaux choisis;
  • la musique trop forte en voiture, surtout le boum boum. Ça ne m'impressionne pas, ça m'agresse;
  • Magnetic Hill. J'y suis allée deux fois dans ma vie (sans compter la fois pour assister au concert de U2 précédé d'Arcade Fire), et je n'ai jamais été bernée par la pseudo-illusion de monter plutôt que descendre, ou le contraire. Encore aujourd'hui, plusieurs années plus tard, je me demande encore c'est quoi l'affaire, et qu'est-ce que j'aurais été sensée voir, le truc d'attraction et tout. J'y comprends rien, et je trouve ça nul;
  • le monde qui essaie sans retenue et sans subtilité aucune d'impressionner à tout prix.





vendredi 5 août 2011






Profiter de sa présence dans la ville qui l'a vue grandir (pas naître, juste grandir) pour voir deux amies qu'on ne voit plus assez souvent. Constater que le petit de la première a grandi, que sa famille va bien. Lui raconter ses aventures amoureuses comme lorsqu'elles étaient adolescentes, à la différence près que là, il se passe quelque chose et pas uniquement dans sa tête. Prendre des nouvelles, comme ça. Plaisant.

Être surprise par nul autre que Pierre-Léon Lalonde, mon chauffeur volontaire pour le retour à Québec qui est débarqué sans prévenir, et prendre la route plus tôt que prévu avec lui et sa charmante Pauline. S'endormir malgré la conversation intéressante. Retrouver son espace et ses chats le temps de le dire, rester avec eux le plus longtemps possible pour rattraper les caresses perdues.

Prendre le traversier pour se diriger vers la Rive-Sud pour ce rendez-vous tant espéré avec The Tea Party, groupe-culte qui en a précédé tant d'autres dans son coeur. Sourire devant un Jeff Burrows mâchant de la gomme comme si ça faisait partie de son jeu de drums, mais surtout devant cette coupe qu'il arborait, très à la François Jean des B.B. Puis être sous l'emprise de Jeff Martin, qui changeait de guitare à chaque chanson (M. Martin ayant l'oreille absolue, on ne voudrait pas changer de place avec le roadie chargé de tuner chacun des instruments), et qui y allait d'interventions dignes de son charme, presque cheesy pour certaines ("The Tea Party will never say goodbye again"), d'autres plutôt remplies de sarcasme ("There have been a lot of rumors about me... They're all true"). Et enfin voir avec plaisir Stuart Chatwood se balancer au clavier comme on l'a vu faire dans les vidéos. Ce groupe, ce groupe, ce groupe. Vouloir le voir, l'entendre, encore et encore.

Dormir tard avec ses chats. Ne pas foutre grand-chose, à part ses ongles, d'une couleur qu'on n'avait pas portée depuis longtemps. Profiter de son balcon. Regarder les photos de son petit voyage. Siester avec les chats. Fainéante, qu'on avait dit.









lundi 1 août 2011






Un film qui m'a laissée plus que perplexe avec sa citation de Job en introduction et ses deux ou trois passes de pseudo-documentaires sur la création de l'Univers. Un après-midi au soleil et sous les jets d'eau, une soirée avec Yoav, et même son plus récent album signé (étant donné le nom que je porte, j'ai eu droit à son attention quelques minutes de plus que les autres).

Un vendredi à préparer le départ, à revisiter sa coiffeuse (qui s'inquiétait et craignait de ne plus me voir; non non, c'est normal pour moi d'y aller qu'une seule fois par année), puis à partir pour vrai et à chercher à trois têtes tout le temps requis pour sortir de Québec et traverser le pont le mot «chapelure». Arriver chez ses parents (qui sont en tournée de camping en Estrie), revoir son frère et le boxer Max, des amis, se rendre au fameux party du parking; et carrément oublier de manger des ployes et des teriyakis (merdeeeee).

Survivre à la courte nuit et quitter pour Moncton parce qu'Arcade Fire et U2 nous attendent. Passer quelques heures avec des amis du copain d'une amie, à boire une ou deux bières en les écoutant faire du «boum boum». Et ensuite marcher pendant ce qui a semblé des heures, dans de la bouette la plupart du temps, pour se rendre au foutu site où les groupes sus-mentionnés donnaient leur show. Revoir Régine et être charmée à nouveau par toute sa bande; être éblouie par Bono et les autres, la scène, l'écran. Nouveau périple dans la vase, puis dodo. Mon pauvre dos, mes pauvres pieds.

Retrouver la plage par un après-midi ensoleillé, s'étendre sur le sable et nager dans la mer, se laisser emporter par les vagues. Manger au St. James' Gate, y boire un martini et penser pour un instant qu'on est sophistiqué, puis filer vers un feu entre jeunes gens tous en congé le lendemain pour la fête du Nouveau-Brunswick.

Regagner Edmundston tout à l'heure. Regarder des films avec le frère et sa copine et leur 'tit Max. Relaxer. Réfléchir au retour à Québec. Les vacances ne sont pas finies.








mercredi 27 juillet 2011





Lundi matin, je me suis levée beaucoup trop tôt pour quelqu'un qui se dit fière d'être en vacances. J'ai mis en marche mon nouveau climatiseur, installé la veille par mon père. Pas moyen de changer l'indicateur pour passer de degrés Fahrenheit à des degrés Celsius. Et on appelle ça le progrès? Franchement, je suis un peu déçue. Mais sinon, à part bloquer la vue à mes chats qui aimaient bien regarder dehors par la fenêtre qu'il occupe désormais, il refroidit à souhait, l'engin.

'Suis allée me faire vacciner trois fois plutôt qu'une. Comme une grande, que j'ai fait ça. Même pas tombée dans les pommes. Après, la soeur et moi nous sommes demandé quoi faire tellement longtemps que nous n'avons rien fait. J'ai ressorti mon vieux collage et l'ai complété un peu. Peut-être bien qu'un jour je l'accrocherai. 'Suis sortie pour acheter des trucs pour faire des pâtes. Plus tard, je me suis trempée dans un bain très chaud, longtemps, j'y ai lu Le Sablier des solitudes, de Jean-Simon DesRochers. Puis j'ai fait mes ongles, qui sont déjà à refaire, parce que comme je le craignais, mon fond de flacon de vernis était à chier et ça fait pas très joli, tout ça. Soucis esthétiques superficiels et nuls, j'en conviens. Un constat, avant de dormir : je suis vraiment lasse d'avoir recours à certaines personnes et d'aller aux mêmes endroits, tout le temps. Lasse, voire écoeurée. Le passeport au pc, s'il-vous-plaît.

Mardi, facial. 'Failli m'endormir. Il y avait longtemps que je ne m'étais pas autant détendue durant un de ces trucs. J'ai pensé à toi, à eux. Puis je suis allée dépenser, acheté six disques d'un coup et d'autres babioles. De retour chez moi, je me suis surprise à laver le plancher à genoux, comme dans le temps. Partout, partout. Je ne sais pas ce qui m'a prise. Remarquez que j'habite un petit 3 et demi, ça relève donc pas de l'exploit. J'ai lu encore, on passe à, ou plutôt on poursuit avec, La chute des géants, de Ken Follett. Tout ça en écoutant le nouveau de Fleet Foxes, les deux derniers de Gorillaz et le plus récent de Matthew Good. 'Pensé à nouveau à toi. Mais pas à eux, vraiment. 'Me suis couchée tôt, quand même.

La journée commence encore de bonne heure. J'ai fait des muffins, vous en voulez? Le lavage est déjà prêt à être étendu. Rien à l'horaire si ce n'est que de lire jusqu'à ce que mort s'ensuive. Et peut-être aller voir un film.














lundi 25 juillet 2011






On dirait bien que je vous ai tous menés en bateau.


***


Un temps fou à sécher. Le tableau de ma formule.

Tout le monde se trompe. Tout le temps.


***


Je n'ai pas envie de te dire. Alors je t'embrasse.

L'air frais jusqu'à moi. Vous êtes partis.











dimanche 24 juillet 2011






Manger des fraises dans son lit, un matin de soleil, un chat à sa gauche, un autre à sa droite. Se dire «Les vacances... Deux semaines à s'improviser fainéante». Y penser, le constater, parce qu'à la veille de retourner au travail, on se dira que c'est passé trop vite, et qu'il y a quinze jours à peine on avait tout ça devant soi.

Commencer tout ça par un BBQ maison dans le quartier des Mormons, où les noms des rues sont des prénoms courants comme Sébastien ou Édith, faire peur à ses amis parce qu'on manie le couteau comme si on avait douze pouces (et un index, qu'on a légèrement entaillé d'ailleurs), manger sans doute les meilleurs burgers à vie (chapeau Phil; et désolé mon frère, mais les tiens demeurent les plus gros au monde), boire de la sangría concoctée par soi-même, jouer à Cranium en anglais et se faire battre de peu, chiller sur un balcon pour profiter de quelques bouffées d'air pseudo-fraîche. Ah vraiment, ces soirées entre jeunes dans la seconde moitié de la vingtaine, tous un peu cassés, tous capables d'en rire (et de rire point), on ne s'en lasse pas.

Et puis poursuivre avec un après-midi à se laisser couler dans la piscine de sa tante, à boire une Sloche, et s'asseoir au soleil dans la jolie cour de sa grand-mère, jaser jaser, s'imprégner de l'enthousiasme de Kate, la chienne tripède, et lui flatter la tête, entre les deux oreilles qu'elle lève de temps à autre, ce qui lui donne un air aux aguets, croquer des fruits entre femmes et croiser son oncle taximan, rire de ses commentaires, se saucer à nouveau avant de partir, s'étirer tous les membres dans l'eau pour finalement aller s'empiffrer au East Side Mario's avec la soeur.

On en revient aux fraises dégustées au lit, au linge accroché sur la corde, au vent. Au reste de la journée, probablement familiale encore. Et au reste de la semaine, très peu remplie, ouverte à l'imprévu.

Oui oui, les vacances. Les vacances toutes simples.






jeudi 14 juillet 2011