mardi 15 mai 2018







Ces jours-ci je me sens comme meh, bof, mouais, ok...  Ce qui ne constitue pas du très bon matériel pour écrire, alors je ne le fais pas.

Si je le faisais, ce serait à propos des mêmes trucs que d'habitude.  Des mêmes personnes.  Ce serait pour dire les mêmes affaires.  Alors à quoi bon me répéter, hen.  Je ressasse déjà assez comme ça.

Si j'écrivais, peut-être que je pourrais faire vivre mes personnages au lieu de réanimer les mêmes angoisses.  Si j'écrivais, j'existerais moins pendant ce temps-là et ce serait bien parce que là je suis trop et je ne fais pas assez...








vendredi 27 avril 2018





Il y a deux semaines, j'ai travaillé au Salon International du Livre de Québec avec quelques membres de la sympathique équipe de la librairie Pantoute.  Je me suis jointe à eux pour monter et tenir le stand du diffuseur Nomade.  Les maisons d'édition présentes cette année étaient Leméac, Québec Amérique, Eaux Troubles et Cardinal.  Mes tâches durant le SILQ consistaient surtout à répondre aux questions des visiteurs, les conseiller, voir à ce tout le monde passe à la caisse et prendre soin des auteurs en séances de signatures.  

Quand j'étais libraire, j'avais déjà aidé à monter d'autres stands, mais j'avais toujours refusé de faire des heures durant le Salon car je craignais beaucoup la foule, les groupes scolaires, le manque d'air, la chaleur, les longues heures passées debout et l'absence de fenêtres.  J'ai accepté cette année de le faire parce que je n'avais pas de contrat en vue et qu'il faut bien faire des sous dans la vie.  Je peux maintenant confirmer, une fois l'expérience terminée, que j'ai souffert de tout ça et de bien plus encore!  Seulement, les enfants ont été beaucoup plus supportables que ce à quoi je m'attendais.  

Je devais faire le montage le mardi de cette semaine-là, puis être présente les mercredi, vendredi et samedi.  Eh bien, je ne me suis même pas rendue jusqu'à la fin!  Je suis tombée malade en plein milieu et mes pieds avaient déjà déclaré forfait depuis la veille au soir lorsque samedi, je suis tombée au combat (pas littéralement, mais presque) quelques heures avant la fin de mon shift.  J'ai quitté le Centre des Congrès et suis allée soigner mon mal de gorge et ma fièvre, me sentant coupable de laisser tomber ma gang en pleine frénésie, mais soulagée de pouvoir enfin m'étendre dans mon lit.  J'ai même manqué la Boum, le party légendaire du samedi soir.  J'aurais jamais pu danser!

Je partage ici quelques bouts de mon aventure.



Constats post-SILQ :
  • Il y a des auteurs qui, visiblement, écrivent du matin au soir, et du soir au matin.  François Gravel, par exemple, avec sa centaine de livres publiés, est fort impressionnant.  Prolifique, much?
  • Il y a pire qu'une bande de jeunes qui courent partout : un groupe d'enfants immobiles qui monopolisent l'allée dans laquelle tu essaies de te faufiler pour aller aux toilettes.
  • Les enfants ont, pour la plupart, un style vestimentaire assez poussé!  Est-ce que les parents mettent plus d'argent sur le linge que dans mon temps?  Parce qu'il me semble qu'étant petite, je mettais à près n'importe quoi qui me faisait et que plus souvent qu'autrement, les morceaux m'avaient été donnés par mes cousines ou ma soeur.  Là, je me suis surprise à noter mentalement des éléments du look de plusieurs filles pour pouvoir recréer l'effet!
  • Recevoir des compliments, c'est toujours agréable.  Mais recevoir un compliment d'une pure étrangère qui a bifurqué de son chemin pour venir te l'adresser, c'est encore plus précieux.  La p'tite dame a vraiment fait ma journée avec sa remarque sur mon kit.  Ça a flatté mon ego comme pas possible et m'a fait réaliser que je n'en fais sûrement pas assez aux autres.  À des inconnus en plus, je serais bien trop gênée!  C'est pourtant si simple et ça ne prend qu'une minute ou deux.
  • Je ne suis plus faite pour travailler debout plusieurs heures d'affilée.  Oubliez-moi.
  • Le chocolat à saveur de caramel fleur de sel de chez Chocolats Favoris, c'est BON!



Entendu :

Une mère à sa fille - Si je pogne les nerfs, vas-tu arrêter de me piler sur les pieds?

L'histoire ne dit pas si la fille a arrêté ou si la mère a pogné les nerfs.



Vu :

  • Jay Du Temple entouré d'une dizaine de petites coucounes en admiration qui attendaient pour se faire prendre en photo avec lui.
  • Marie Laberge en train de signer 1000 livres.
  • Patrick Senécal en train de faire la même chose.
  • Joël Dicker aussi. 
  • Biz traîner son maillot de bain dans un sac en plastique.
  • Mon amie et collègue Anne-Marie jaser avec François Blais comme s'ils était des BFF.
  • L'éditeur Antoine Ross Trempe, que je suis sur Facebook et que je lis dans le journal Métro, mais à qui je n'ai pas parlé parce que j'étais beaucoup trop intimidée.
  • Plein de jeunes tripper en mettant la main sur LE livre qu'ils cherchaient.








dimanche 8 avril 2018






Ma petite fille, tu vas te faire crier dessus.  Si tu t'approches trop près, si tu la regardes, si tu lui parles.  Elle va grogner, siffler, cracher.  Ronchonner aussi.

Si elle te contourne en faisant de grands cercles, ce n'est pas pour respecter ta bulle, c'est qu'elle t'évite.  Si elle passe devant toi en courant, ce n'est pas qu'elle aime la course, c'est qu'elle te fuit.

Lui, on pourrait dire qu'il a compris tout ça.  Mais il s'essaie quand même, à l'occasion.  On dirait qu'il oublie le rejet cruel qu'il a subi lors de la précédente occasion.  Peut-être aussi qu'il le fait pour la narguer ou la tester, parce qu'il y a des fois où elle passe outre.

Elle est comme ça.  Elle n'aime pas les autres de son espèce.  Si elle l'endure parfois, lui, c'est parce qu'il est arrivé ici en premier.  Mais elle le malmène quand même, profitant de lui lorsqu'elle est trop paresseuse pour faire sa propre toilette, puis le congédiant aussitôt qu'elle en a eu assez.

Elle n'apprécie pas tellement les humains non plus.  Mis à part quelques rares exceptions.  Elle semble m'adorer, mais je te rassure, j'ai aussi droit à des coups de patte de temps à autre.  C'est bien souvent Madame qui décide quand le moment de tendresse commence et quand il se termine.

Je pourrais te dire que c'est parce qu'elle est vieille.  Mais ce serait te mentir, parce qu'elle a toujours agi ainsi.  C'est une bitch de nature, une bitch de coeur, une bitch de chatte.







samedi 7 avril 2018






I don't get what you do when you do what you do.  
And I don't think I should try to any longer.








vendredi 6 avril 2018





Il faudrait peut-être que j'écrive un peu ici.


Voilà, c'est fait.










mardi 13 mars 2018





© Hugues Skene


Connaissez-vous Kamourascrap?  Non?  C'est correct, l'événement se tiendra pour la deuxième fois seulement ce mercredi 14 mars (demain, oui DEMAIN!) à la brasserie Le Griendel (195 rue Saint-Vallier Ouest) à compter de 19h30.  Le prix d'entrée est de 5$.  Vous DEVEZ venir parce que je participe à cette édition en tant qu'auteure!

Mais qu'est-ce que Kamourascrap?  Je vous explique : le concept est de demander à des auteurs d'écrire une fanfiction érotique inspirée d'oeuvres qui ont marqué la littérature québécoise.  Ces textes sont lus par un comédien (dans ce cas-ci Paul Fruteau De Laclos) lors d'une soirée tenue au Griendel.  Le public est ensuite appelé à voter pour son histoire favorite.  Tout ça se veut très ludique, grivois et festif.  Pour avoir assisté à la première édition en décembre dernier, je peux vous assurer que ce fut très drôle et chaleureux.

Pour la première édition, cinq auteurs ont dévergondé La Chasse-Galerie.  Demain, ce sera Un homme et son péché de Claude-Henri Grignon qui se verra chamboulé par les fantasmes de cinq autres auteurs, dont moi (les autres sont Simon-Pierre Beaudet, Catherine Côté, Arnaud Langlois et Olivia Wu)!  Vous avez envie de savoir ce que mon esprit tordu a imaginé pour Séraphin, Donalda et Alexis?  Vous avez envie d'entendre des courtes nouvelles hard et trash un brin (ou beaucoup)?  Pointez-vous demain au Griendel!  Ça va être fou, ça va être plein, ça va être hot!

La page Facebook de l'événement : Kamourascrap dévergonde Un homme et son péché