mercredi 18 octobre 2006

J'ai mangé. Pour rien: j'avais pas faim. C'est fade, manger quand on n'a pas faim. Fade comme une sortie annulée, comme une journée mi-brume, mi-pluie... Fade comme aujourd'hui.

On ne m'a pas appelée, on ne m'a pas buzzée. Ou plutôt oui, on a téléphoné pour annuler. Et maintenant je nage dans ce que je devrais faire et ce que j'ai accompli: me faire vomir, écrire plus, lire, rire, ou prier pourquoi pas, versus des draps tout frais, des planchers nets, des vêtements propres, du tapis lisse et vide de boubous, de graines à bouffe d'oiseau autiste et de poils de lapin de crotte...

C'est fou ce que des heures peuvent trop promettre. Fou comme elles permettent tant, mais ne suggèrent pas assez. Ou le contraire. Enfin, des fois. Pas tout le temps.


1 commentaire:

  1. Y'en a qui voit des heures de trop, des temps bien trop latents. Comme des images simultanées qui ne s'arrêtent que pour dire au revoir.
    Et y'en a qui voit la nuit comme un repos, même quand le sommeil ne marche pas vers eux. Même quand rien, ni les rêves, ni les somnambules dans la rue, ne t'avoue t'avoir vu tomber par la fenêtre.

    Je lis les métamorphoses, et je ne vois pas l'absence de ce qui prévallait. Je vois mon casse-tête se remplir un peu plus, je vois ma caisse de résonnance devenir plus puissante.

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