samedi 21 octobre 2006

Un étranger. Une peau sur laquelle je ne me brûle plus. Un corridor qui ne m'apprend plus rien.

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Un port m'a anéantie...

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J'ai connu des larmes qui m'ont dit qu'elles valaient tous les fleuves du monde. J'ai tenté de les faire taire, puis plusieurs bouées sont venues à mon secours. Je n'en ai attrapé que quelques-unes, m'y suis accrochée très fort.

Les lumières des phares m'ont révélé l'écume de la mer. On m'a fait boire du sel et j'ai éternué une mousse. Le froid ne m'a pas effrayée, je n'ai frémi que lorsque j'ai su que cette voix n'existerait que dans ma tête désormais. Et le vent m'a réchauffée. Je n'ai soufflé mot, les bulles m'ayant prise à la gorge...

Au loin, j'ai entendu les cors et les accordéons vibrer. J'ai marché, j'ai rampé. J'ai suivi leur mélancolie. J'aurais aimé qu'un violon m'entraîne plus loin, mais il n'y avait que de l'air pour me dicter le chemin. J'ai souri, me suis dit «tant pis».

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Des masques se sont levés, pour ne pas avoir à tomber comme tous les autres. Je me suis mise à valser avec ces visages tordus. J'ai agrippé celui qui me le rappelait le plus, l'ai serré, puis l'ai jeté à l'eau.

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J'ai troqué mes os contre son timbre de voix, je n'ai gardé que ça, que sa voix.

2 commentaires:

  1. Il faut être imaginatif (non, pas imaginatif, plutôt débrouillard) pour déchiffrer cette poésie. Bon, juste un petit mot pour dire que je suis passé, et que je recommencerai. Je persiste, et signe.

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  2. Origigale comme façon de l'écrire!! Ça donne encore plus le gout de le déchiffrer!!

    Je sais pas exactement ce qui va pas chez toi ma belle, et je ne crois pas être la personne vers qui tu vas te tourner, mais sache que je continue a te suivre juste parce que c'est toi et que j't'aime bien!!

    Continue d'écrire Sylvianne... Moi j'trouve ça beau de te lire!!

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