dimanche 21 janvier 2007

Allez-y, retenez-moi par la peau des fesses (ça n'a rien de sensuel). Pas de coup de coude, pas de main réconfortante sur l'épaule. Non non, ne vous dérangez pas pour ça.


Quel rôle ingrat ils ont, les parents! À eux de faire miroiter tous les mauvais côtés de la plaque, paraît-il. Mais est-ce à eux de tirer sur les cordes de la culpabilité, de l'hésitation, du rabat-joitisme (ce n'est pas un mot), et de la confiance? Est-ce à eux d'ébranler toutes les fondations, parce qu'une décision potentielle n'est pas la leur? Est-ce à eux d'inquiéter leur enfant et de perturber ses réflexions à cause d'un éventuel changement?

L'enfant ne sait plus quoi faire, l'enfant en a marre d'entendre le reproche dans le ton de voix parentale, le «pense-y bien là!» dans l'accentuation, l'angoisse dans le débit et presque la déception dans le volume des paroles marmonnées.

L'enfant n'a plus envie de rester avec elle pour elle. L'enfant a envie de découvrir par lui-même, après tout, il apprend depuis longtemps à se débrouiller seul, et de son plein gré. Pour l'aventure. Et pour avoir des histoires cocasses à partager lorsqu'il lui arrive certaines malchances, ou lorsqu'il provoque des idioties.


Je n'ai plus envie de vous en parler. Vous m'en avez enlevé le plaisir, m'avez gâché mes confidences. Ne vous méprenez pas, je vous pardonne, parents que vous êtes! Mais voilà, c'est tout. Ou ça suffit. Pour n'importe qui de nous trois (ça n'a rien de menaçant).

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