vendredi 16 janvier 2015





Le palmarès louche - Cinquième édition


La constatation : Je ne peux plus sauter sur mon lit.  Je suis trop grande, je me pèterais la tête.  Remarquez, c'est peut-être mon plafond qui est trop bas, je ne vis pas dans une cathédrale, moi.  Mais en fait, je crois que le seul lit sur lequel j'ai pu sauter est celui des parents de mes amies Marie-Claude et Jolène.  Nous étions plus petites alors, et le plafond plus haut. 


La photographe : Aisha Zeijpveld, une photographe indépendante qui travaille à Amsterdam.  J'adore ses sujets et les manipulations qu'elle exécute (silhouettes de carton, comme dans les exemples ci-dessous, la superposition de couches d'images, l'utilisation de différentes textures...).  Il en ressort des oeuvres d'une clarté un peu absurde, surréelle.

Deux photographies de la série What Remains (2012) © Aisha Zeijpveld, inspirée par des sketchs de l'artiste Egon Schiele



Le site : A Softer World, qui figure dans les liens de ce blog depuis pas mal sa création, je dirais (du blog, pas du site).  Le concept est simple : une photo en triptyque d'Emily Horne soutenue par un très court texte de Joey Comeau.  Le message peut être drôle, cynique, triste, des fois même un peu effrayant...  Je dois dire que j'ai un penchant pour les mots souvent durs mais si lucides de Comeau. 


Le film : J'ai finalement vu The Godfather, que j'ai beaucoup aimé.  Merci à mon ami Mike de m'avoir permis de rayer ce titre de ma liste de films à voir.  Je suis prête pour The Godfather : Part II.


La chanson : Une de The Naked And Famous, groupe entendu durant le Pub Quiz de cette semaine.  J'avais oublié que je les connaissais déjà.  Écoutez aussi Young Blood, j'ai longuement hésité à savoir laquelle des deux je partagerais.




La citation : Guillaume Chauvin et Rémi Hubert ont remporté en 2009 le concours Grand Prix Paris Match du photoreportage étudiant avec leur série intitulée Mention rien, des diplômés option précarité.  Lors de la remise du prix à la Sorbonne, les deux jeunes hommes, élèves de l'École Supérieure des Arts Décoratifs de Starsbourg à l'époque, ont avoué avoir fabriqué leur reportage en créant des mises en scène basées sur des histoires vraies.  Le prix, d'une valeur de 5000 euros, a été annulé et plutôt remis à l'établissement que fréquentaient Chauvin et Hubert.  Dans leur discours prononcé lors de la cérémonie, ils ont clairement exprimé leur but, soit celui de souligner la manipulation de la réalité faite à travers différents médias.  Je trouve leur démarche inspirante et la pertinence de leur «supercherie» fort à propos.  Voici un extrait dudit discours :

«Nous proposons donc ici une interprétation de la réalité, construite, maîtrisée, au même titre que la photographie et l'information interprètent des réalités.
C'est bien là que sont nos sincères motivations : nous tenons à souligner que le faux ne s'oppose pas au vrai, mais qu'il permet de faire émerger les mécanismes du discours. Notre démarche, en tant que faiseurs d'images, est une tentative de remise en question : celle des rouages d'un discours médiatique qui a pour ingrédients la complaisance et le voyeurisme dans la représentation de la détresse. Grâce au Grand Prix Paris Match, nous souhaitons donc éveiller les consciences sur la fragilité, la force et l'ambiguïté des images d'information.»

- Guillaume Chauvin et Rémi Hubert



La série : J'ai commencé à regarder Série noire et j'aime.  Les deux personnages principaux sont vraiment tatas et beaucoup trop dévoués à leur projet de scénarisation de la deuxième saison de leur émission écrasée par les critiques.  Leur «démarche» et leurs niaiseries les mettent dans'marde...  C'est fou ce que ça peut faire faire, l'écriture!  En fait, pas mal tout le monde dans cette série est disjoncté!


L'artiste : La mystérieuse sculptrice de livres.  J'avais déjà vu quelques-unes de ses oeuvres, mais le lien qu'Antoine Tanguay d'Alto a partagé sur Facebook m'a permis d'en apprendre plus sur cette personne, son travail et ses objectifs.  La dame crée ses oeuvres à partir de pages de livres et les dépose un peu partout dans la ville d'Edingurgh (devant des bibliothèques, surtout).  Je suis très impressionnée par la minutie de ses créations.  En plus, ce geste supporte le livre et les gens qui s'efforcent d'y accorder sa place méritée dans la société.

Lost in a good book..., © Mystery book sculptor













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